Note de l'auteur N°1: Tout d'abord je tiens à vous remercier pour votre patience et pour votre soutient qui m'a été très précieux pendant mon séjour dans cet horrible hôpital! Vos reviews m'ont donné envi de continuer cette histoire même si les premiers temps j'avais le bras plâtré et que je ne pouvais pas écrire. Merci encore pour vos encouragements, vous ne savez pas à quel point ça ma fait plaisir.

Note de l'auteur N°2: Ce chapitre sera plusieurs petits POV de certains personnages donc il sera peut être plus court que les chapitres précédents. Bonne lecture!

Chapitre 9: Grabuge (partie 1)

POV Chelsea:

Lorsque je suis sortie du bureau de Aro je me suis sentie excitée, une sorte d'euphorie s'est installée en moi. J'étais tellement heureuse de savoir que Démétri était tombé amoureux que je faisais déjà des plans pour faire comprendre à Eléandra qu'elle avait toutes ses chances bien qu'elle pense le contraire. Je savais que je m'engageais sur un terrain glissant mais après les siècles que j'avais passés avec Dém, je savais que le jeu en valait la chandelle.

Dans un sens il me faisait penser à Edward Cullen avant de rencontrer cette humaine du nom de Bella. Leur histoire n'était certes pas pareil, mais je sentais qu'elle serait toute aussi magnifique et que la seule ici finale pour qu'ils puissent être heureux serait la même que Edward et Bella. C'est à dire, la transformation de Eléandra.

Mais elle, serait-elle prête à faire pareil sacrifice? L'aimerait-elle assez, ou Démétri souffrirait-il pendant les siècles à venir? J'étais sure qu'il fallait que j'aide mon ami pour qu'il réussisse à la séduire. Mais comment faire sans que cela ne se voit? Aro avait raison, un bal était une excellente idée. Ainsi elle verrait que nous n'étions pas que des monstres, que nous avions aussi des sentiments. Et puis, en la présentant aux autre vampires vivant dans le château elle se sentirait peut être plus à l'aise. Oui, ce bal était une très bonne idées...

POV Démétri:

En sortant du bureau de Aro je m'étais rendu à une vitesse surhumaine dans les appartements de Félix, ouvrant la porte dans un mouvement brusque. Il m'avait probablement entendu arrivé car il ne fit que lever un sourcil moqueur lorsqu'il me vit. Ma rage se sentait à travers tout les pores de ma peau mais mon meilleur ami fit comme si j'étais calme, d'ailleurs, la seule façon de me calmer était de ne pas faire attention à mon humeur. Depuis des siècles, il avait comprit comment faire pour me faire recouvrer mon calme.

Je pris place sur l'un des somptueux fauteuils en velours noir et poussais un soupir las. Il me servit un verre de sang et me le tendit. Je le prit volontiers et en bu une gorgée. Il s'en servit un et s'assit en face moi, il croisa les jambes et posa une main sur l'un des accoudoir. Je savais qu'il attendait que je lui raconte ce qu'il s'était passé dans le bureau de notre maître, mais je savais aussi qu'il approuverait la décision d'Aro. Un nouveau soupir m'échappa, et je lui expliquais tout dans les moindres détails. Comment au premier regard, elle m'avait ensorcelé, ce que j'aimais chez elle, c'est à dire tout! Mais je m'attardais surtout sur mes peurs ou plutôt ma peur d'être rejeté. Pour la première fois dans ma longue existence, je me sentais vulnérable. Je m'attendis à ce qu'il se moque de moi, de mon mauvais caractère, de mes peurs stupides, de mon attitude lâche. Mais il ne le fit pas. Il me fixait de ses yeux rouge sang avec un petit sourire en coin. Je connaissais bien ce sourire, je savais ce qu'il allait me dire, je savais aussi qu'il aurait raison.

-Démétri, tu es un abrutit.

Il l'avait dit! Mais ce qui m'énerva le plus était le ton calme et posé sur lequel il l'avait dit, et son attitude désinvolte m'horripilais au plus au point. Je pris sur moi et m'abstins de tout commentaires désobligeant. Mon meilleur ami, voyant que je ne réagissais pas à son pic, cru bon d'en rajouter une couche.

-Tu devrais arrêter de te voiler la face. Tu n'as pas peur de lui faire du mal ou d'être rejeté, tu as peur de ne plus l'aimer. Tu sais que le seul moyen pour que vous soyez ensemble c'est qu'elle soit transformée en vampire. Ce qui t'attire chez elle, c'est son humanité, c'est ce qu'elle possède et ce que toi tu n'as plus. Tu as peur de ne plus l'aimer une fois qu'elle sera morte.

Il reprit sa tirade blessante mais réelle en se levant et en faisant les cents pas dans la pièce.

-Tu dis aimer le bruit que son coeur fait lorsqu'il bât, tu dis aimer son odeur, son sang que tu désire plus que tout au monde, tu dis aimer sentir que tu as un certain pouvoir sur elle, tu aimes le fait qu'elle puisse n'être qu'une proie pour toi, qu'elle t'attire parce qu'elle est comme du cristal entre tes mains et qu'une simple pression de tes doigts pourrait la briser. Mais tu demandes surtout si tu l'aimerais toujours lorsque le bruit de son coeur aura cessé, quand son odeur aura changer parce que son sang ne sera plus, elle sera ton égal une fois transformée, d'ailleurs pendant les premières années elle sera plus forte que toi. Et une fois qu'elle sera devenue vampire, ce sera toi le jouet entre ses mains. Tu es faible Démétri, tu es lâche et tu pus l'amour à des milliers de kilomètres à la ronde.

Si j'avais pu pleurer, je l'aurais sans aucuns doutes fait, mais je serrais de toutes mes forces mes poings et mes dents pour ne pas hurler tellement ses paroles étaient vrais et douloureuses. Il avait fallut que ce soit lui qui me balance mes quatre vérités en face pour que je me rende compte que je me mentais à moi même. Ne pouvant plus supporter le regard emplis de compassion et de colère mêlé de mon meilleur ami, je me levais d'un bond et quittais les appartements de Félix.

Encore une fois, je fuyais devant la vérité, mais cette fois, je savais que où que j'aille, quoi que je fasse, la réalité me rattraperait toujours...

POV de Aro:

J'aimais tout les membres de mon clan, de ma famille, considérant mes gardes les plus proches comme mes enfants. Je voulais qu'ils puissent être heureux, et figés dans l'immortalité c'était ce qu'il y avait de plus difficile. Lorsque l'on a la vie éternelle et que l'on a vécu pendant de nombreux siècles, on devient las de tout. Au début on s'émerveille des détails qui nous échappait lorsque nous étions mortel mais une fois que l'on pose un regard nouveau sur le monde, tout nous paraît plus beau. Mais au fil du temps, tout se ressemble, tout à la même odeur. Tout devient fade et l'on perd goût à la vie.

Démétri est l'un de mes gardes que j'affectionne tout particulièrement, au même titre que Jane, Alec, Chelsea, Félix, et Heidi. Ils sont mes fils et mes filles. Je les connais depuis tellement longtemps qu'ils sont devenus une partie de moi même.

Mes frères, Caïus le cruel et Marcus l'éternel dépressif les aiment aussi de la même manière mais eux ne le montre pas comme moi. Pourtant, ils n'ont jamais doutés des sentiments que nous éprouvions pour eux. Ils nous est souvent arrivés de nous montrer injuste avec eux, d'être cruels, agressifs et d'avoir des comportements que nous regrettions après, mais jamais, ils ne nous en n'ont voulus. Aujourd'hui, l'un d'entre eux à peur, doute, souffre et tout cela par amour. Même si tout le monde pense que nous sommes durs, froids et intransigeants, j'ai envi de l'aider, comme un père le ferait pour un fils. D'habitude je lui aurais conseillé de la tuer si il n'avait eu que le désir de son sang mais ce n'était pas ce désir malsain qui l'animait.

Il l'avait désirait, haït et aimer des qu'il l'avait sentis, des qu'il l'avait vu.

Et pour la première fois depuis que j'étais devenu un vampire, j'avais peur, pas pour moi mais pour un de mes enfants. Je voulais qu'il soit heureux et je l'avais fait souffrir des l'instant ou j'avais condamné cette humaine à nous suivre. Pour la première fois de ma longue existence, j'avais des regrets. Maintenant, je me fis la promesse de veiller sur elle, sur elles. Je les considérais déjà comme mes deux nouvelles filles, bien qu'elles soient toutes deux humaines, je ferais tout pour qu'elles soient elles aussi heureuses et qu'elles ne manquent de rien. Je le devais à Démétri, mon fils...

POV Démétri:

Je la haïssais. De tout mon être, je la haïssais. En ce moment même je ne voulais qu'une chose, qu'elle disparaisse, qu'elle meurt de la plus horrible des façons, qu'elle souffre comme je souffrais, qu'elle sente la pression de son cœur grandir au point qu'il implose dans son corps si fragile, comme mon cœur mort pouvait le faire en ce moment même!

Je me détestais de nourrir pareils pensées alors que lorsqu'elle poserait son regard d'humaine sur moi, je l'aimerais autant que je la détestais. Je voulais tellement qu'elle me dise qu'elle m'aime, et qu'elle m'aimerait jusqu'à la fin des temps que s'en était douloureux. Je ne pourrais jamais être aimer d'une telle créature, d'une telle déesse. Car c'était ce qu'elle était à mes yeux, une déesse, la plus belle chose au monde. Elle qui avait risqué sa vie pour sauver une enfant, était la femme que je ne pourrais jamais chérir comme j'aurais dû le faire. J'aurais dû la tuer lorsqu'elle avait insulté mon maître, celui qui était comme un père pour moi. Mais ses yeux avait transpercés l'âme que je n'avais plus, le cœur dans ma poitrine qui ne bâtait plus.

Ah! Comme je m'étais moqué du dernier Cullen lorsque j'avais su qu'il s'était épris d'une misérable humaine! Le traitant de faible, de honte à sa race, notre race.

Aujourd'hui, c'était moi le faible, le couard, le lâche, la honte de ma grande famille, Les Volturi.

Pourtant, aucuns de mes pères, de mes mères, de mes frères ou de mes sœurs ne me jugeaient, bien au contraire. Ils m'étaient tout en œuvre pour que celle que je chérissais en secret me tombe dans les bras, me jurant un amour éternel. Même Edward Cullen ne se moquerait pas de moi comme j'avais eu la bassesse de le faire, non il était trop pur, trop gentil. Les Cullen pardonnaient toujours tout même à la pire créature que la terre est portée. Ils étaient persuadés qu'il y avait toujours une part innocentes dans chaque êtres. Je ne partageais pas cet avis, jusqu'à maintenant.

Moi le grand, le redoutable, le cruel, le méchant (vilain pas beau), Démétri Volturi était tombé amoureux d'une humaine que j'aurais pu brisé juste en l'effleurant...

J'étais sur que jamais cela ne m'arriverais, que j'étais l'une des rares personnes à n'avoir pas le droit à l'amour et voilà qu'un jour ou je cru que j'étais oublié des Dieux, il me tombe dessus. Félix avait raison une fois encore, j'étais un abrutit...