FANTASTIC TALES

The Beauty and the Niffler

Auteur : Angelscythe

Genre : Fantasy/Fantastique(dépend comment vous le voyez), UA, romance ? Conte

Couple : De toute évidence du Gramander se profile… mais quoi d'autre ?

Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à J.K Rowling un IMMENSE merci à elle. Moi, je me contente de jouer avec les personnages 3 Bonne lecture !

PS : J'appelle « Norbert Dragonneau » Newt parce que je l'ai toujours appelé comme ça. Les autres noms sont normalement traduits ! (… Bon je me trompe peut-être sur l'orthographe de certains noms, désolée.)


Chapitre 10

L'effroyable tanière du Niffler tout aussi effroyable

Les oiseaux chantaient aux alentours de Gloucester et aussi près de la demeure du Niffler. Lequel était allongé dans une montagne d'or, se tournant et se retournant en poussant des petits bruits des plus adorables. Il agitait les pattes, ce qui faisait rouler les pièces et les beautés scintillantes. Un magnifique son qui agissait tel une berceuse pour ses oreilles internes…

Il y eut toutefois quelque chose qui le perturba…

Une odeur.

Il remua les narines et commença à sortir de ses songes.

Lorsqu'il fut réveillé, ou presque, sa première réaction fut de se jeter sur ses trésors pour en mettre le plus possible dans sa poche et que personne ne les lui prennent.

L'odeur se propageait toujours un peu plus et il se retrouva à renifler avec une autre avidité. Pas celle de ses yeux et de ses sens mais de son ventre qui le pressait à aller voir…

Le Niffler tourna la tête vers la porte et eut un sursaut stupéfié. Mince ! Il avait encore oublié que sa vieille maison, qui n'était même pas la sienne d'ailleurs, il l'avait trouvée comme ça un jour, avait pris en beauté. Le papier peint était revenu, souligné de dorure et d'argents. Les chandeliers reluisaient tout comme les lustres. Les fenêtres étaient propres et les tentures étaient en velours avec des cordages brillant. Il en vola un qu'il enfouit dans sa poche, faisant à moitié se fermer la fenêtre puis il sortit timidement, avançant à quatre pattes.

Les contours de la porte craquèrent un peu lorsqu'il traversa les arches de bois parce qu'il était définitivement trop gros. Il aurait dû demander à son nouvel esclave de les faire plus larges !

Il sauta au bas des escaliers et recueillit d'autres trésors qu'il dissimula dans sa poche. Les marches aussi étaient mieux à présent, ayant un aspect de marbre et les rampes scintillants de leur vrai or. Il s'approcha de la cuisine d'où venait l'odeur et marcha sur un sol constitué d'un carrelage luisant pour arriver dans une salle qui avait le même sol et où les ustensiles brillaient tant, étant fait de cuivre, que pour le Niffler, ça devait être un sacrilège de les utiliser !

- Oh !

Newt se tourna vers lui en souriant.

- J'étais en train de mettre la table.

Le jeune homme se tourna vers Pickett qui était à côté de la poêle, une longue spatule en main.

- Pickett m'apprends à cuisiner pour toi ! Ce sera plus prudent si je m'en charge.

De sa baguette, le Sorcier faisait s'ouvrir les portes qui donnaient sur une salle à manger en ébène avec des reliures en or et rehaussé de nombreuses pierres brillantes. Les couverts étaient en argent, les assiettes en porcelaine dorée et les verres en cristal qui scintillait en attrapant les éclats du Soleil.

Newt coupa le feu et mit Pickett sur son épaule avant de s'approcher de son kidnapper pour lui tendre les bras. La créature battit des paupières ce que son invité dut prendre comme un accord parce qu'il se retrouva avec le corps pendu à son cou, les mains se perdant dans sa fourrure si soyeuse.

- Ce sera un vrai repas pour une fois ! J'ai trouvé des poules et je les ai capturées. Alors ce sera des œufs ! J'ai aussi trouvé une ferme avec des vaches… Continua-t-il appuya sa tête dans le pelage.

Pickett tira la langue.

- Et Pickett a cuisiné comme un chef ! Le meilleur d'entre nous ! Félicita le Sorcier en se laissant tomber sur le sol.

- Qu'est-ce qu'il y a d'autres ?

Le Niffler alla dans le salon et poussa une chaise en plaqué bronze avec du velours bleu pour l'assisse et le dossier.

- Il fait froid mais j'ai pu trouver quand même.

Newt rangea sa baguette. Il avait dû beaucoup transplaner et s'assurer que ce qu'il prenait n'appartenait à personne. Il montra un panier en osier semblant doré qui débordait de noisette, châtaignes et de noix mais aussi une casserole imposante qui se pavanait avec des myrtilles, mûres et framboises alors qu'un petit récipient comportait quatre ou cinq poires. Sur le sol, on trouvait deux potirons et, si on ouvrait une porte à la poignée d'or, on découvrait patates, poireaux, oignons et maïs. Ajouté à cela tous les choux qui se disputaient la place sur les plans de travail…

- Tout ça… Je pense que Pickett va pouvoir m'apprendre plein de choses. C'était ma sœur qui cuisinait mais puisque tu veux que je cuisine…

- N'oublie pas d'aller me chercher plus d'or ! Grogna le Niffler.

Newt ramena la poêle dans le salon et versa la part d'œuf brouillé pour l'immense créature avant de prendre la sienne. Il alla s'asseoir à côté de lui, l'observant avec tant d'intérêt qu'il ne mangeait même pas. Bien sûr que c'était fascinant de voir la bête engloutir cette portion puis se lécher les babines. Si seulement il avait pu le consigner. Il semblait omnivore, au moins.

- Rien ne t'est interdit ? S'assura-t-il.

La créature avait sorti sa langue pour la passer sur les pourtours de son bec et se le lécher avec avidité. Mais il s'était arrêté ce qui le rendait ridicule et faisait à nouveau briller les yeux de Newt.

Pickett sauta sur la table et alla près de l'assiette pour prélever une partie de la nourriture et les porter à sa bouche. Vu sa taille, bien peu était suffisant pour le contenter, à l'inverse du Niffler qui en aurait bien repris…

- Rien que je sache. Mais…

- Mais je serai prudent ! Certifia le Sorcier. On ne sait jamais ! Et on ne voudrait pas qu'il t'arrive quelque chose… Pas vrai, Pickett ?

Le Botruc leva les yeux vers lui et avala le dernier ridicule morceau d'œuf qu'ils 'était réservé.

- J'étais un Humain avant.

- Quoi ?

Newt avait l'air presque plus choqué par ce qu'il venait de dire que par tout ce qu'il avait subi jusqu'à présent : être maintenu plus ou moins contre son gré, devoir faire la manche pour quelques pièces, être traité comme un esclave, ne pas pouvoir se laver parce que c'était un concept qui dépassait le Niffler, dormir dans des conditions affreuses…

Il eut une petite grimace, le temps de réfléchir à cette information, mais finit par sourire malgré tout.

- Comment es-tu devenu ça ? Existait-il des Niffler avant toi ?

- Oui. La Sorcière, ou la Fée comme elle disait s'appeler, s'est basée sur eux pour me transformer.

Newt fit grimper Pickett sur sa main et le fit grimper sur son épaule pour commencer à manger.

- J'espère que tu trouveras beaucoup d'argent cette fois-ci. Reprit le Niffler, n'ayant visiblement pas envie de parler plus que ça de sa transformation.

- Je vais faire ce que je peux. J'ai déjà une idée. Mais dis-moi...

Newt avala une fourchetée d'œuf et se pencha vers Pickett pour le féliciter, posant un baiser sur sa petite tête.

- Oui ? Questionna le Niffler qui était visiblement surpris que le jeune homme attende son aval.

- Pickett et moi, on pourrait dormir avec toi cette nuit ?

Pickett évalua l'autre créature fantastique.

- Je pensais que maintenant, tu avais réparé ton lit. Et déplacé mes précieux trésors. Dit-il d'un ton outré.

- Désolé. Il est juste déplacé. Ce n'est pas si grave, non ? Il y en a même plus dans ta chambre ! Tu n'es pas mal mis la nuit ? S'assura-t-il.

Il secoua la tête en toute réponse. Il regarda ensuite le visage rayonnant de son captif, les étoiles qui illuminait tellement ses yeux.

- Tu peux dormir avec moi si tu y tiens vraiment. Répondit-il. Mais tu devras faire avec ces « trésors inconfortables ». Rappela-t-il.

- Pas de soucis !

µµµ

Pickett était toujours sur l'épaule de Newt, caché. Mais cette fois-ci, les choses étaient un peu différentes. Le jeune homme n'était pas stupide et il avait bien vu que les gens hésitaient avant de lui donner de l'argent alors que, revenant, d'autres personnes ne semblait pas avoir autant de problème que lui.

Aussi, il avait utilisé un coup de baguette magique avant de rentrer dans la ville et de venir chercher une place où il serait à l'aise. Déjà, quand il marchait, il y avait un peu plus de personnes qui se tournaient sur son passage.

Il savait qu'il devait l'utiliser à son profit. Pour le bon plaisir du Niffler ! Si c'était pour le plaisir du Niffler, il pouvait le faire. Il s'obligea à sourire et regarda vers les personnes qui l'entouraient avant de finalement s'accroupir puis s'asseoir dans la poussière. Il s'assura bien sûr que Pickett était bien caché. Puis il leva la tête et prit un air entre la misère et le sourire timide. Et il s'avérait, vu la façon dont le Botruc se blottissait contre lui, que ça devait être son air tout à fait normal.

Il regardait les gens passer et il leur lançait ce regard, ce sourire.

Certains s'arrêtaient, lui jetaient un coup d'œil et repartaient. D'autres l'ignoraient. Quelques-uns revenaient pour lui donner de la nourriture qu'ils avaient achetée ou encore chez eux. Une pomme, une poire, un bout de pain, des conserves de soupes… puis d'autres lui posaient de l'argent. Certains restaient plus longtemps que d'autres à la regarder. Certains essayaient d'entamer la conversation mais ils ne restaient jamais plus de quelques minutes. Sans doute parce qu'il ne les regardait pas. Parce qu'il ne cherchait pas à leur répondre plus qu'autre chose.

Mais l'argent continuait de tomber.

Son sourire aidant.

Mais surtout, la robe en lambeau qu'il portait disait à tout le monde que c'était une pauvre jeune fille sans le sou. De quoi leur donner envie de céder à leurs délicatesses si on pouvait ainsi dire. Des élans de sympathie qui n'était presque superficiel.

C'était ce qu'il lui fallait.

C'était ce qui lui permit de rentrer chez le Niffler avec de l'argent et à manger. De quoi faire un excellent repas à midi. Avec l'aide de Pickett, bien sûr.