disclamer : toujours rien à moi, malgré mes requêtes auprès d'Oda-sama. il veux juste me les prêter à condition que je lui rendre.
paring : Sanji/Zoro.
rating : K, pourra peut-être changer en cours de route.
blabla de l'auteure : auteure fatiguée... donc s'il y a des fautes, n'y prenez pas garde ^^
Les lourdes portes s'ouvrirent en grinçant et un domestique annonça l'arrivée des enfants princiers. Pendant que les battants s'écartaient lentement, Sélénia en profita pour parler avec Sanji à voix basse.
« Tu as l'air d'aller mieux. »
« Chopper fait des miracles. »
« Dommage que même lui ne puisse rien pour Mère… »
« Désolé. »
« Pas autant que moi… »
Les portes s'étaient ouvertes, Sélénia prit le bras que lui tendait son frère et ils quittèrent la pénombre et le silence pour avancer dans la lumière et le brouhaha des conversations.
À peine eurent-ils mit un pied dans la pièce que plusieurs personnes vinrent les saluer. Sélénia les appelaient tous par leurs noms et rendaient les salutations avec grâce.
Sanji détailla la foule à la recherche de visage familiers. Il les aperçut à une table éloignée de celle vers laquelle ils se dirigeaient. Il eu le temps de voir que tous avaient été soignés et apparemment bien traités. Luffy lui fit un signe de la main et un sourire que Sanji lui rendit avant que son regard ne se pose sur celui qu'il cherchait.
Il pouvait reprocher bien des choses à sa sœur mais pas ses goûts vestimentaires. Pour Zoro, elle lui avait choisi une chemise blanche aux manches bouffantes qui se fermait avec un lien. Le blanc mettait en valeur le teint halé du sabreur et il avait laissé le lien détaché ce qui permettait à Sanji d'admirer un peu de la musculature de son amant. Sa tenue se complétait par un pantalon noir très bien ajusté qui mettait ses cuisses et son fessier en valeur.
Mais Sanji le regarda rapidement, notant ces détails dans un coin de son esprit pour ensuite plonger dans les orbes d'émeraudes qui le fixaient, silencieux à cause de la distance qui les séparaient.
Un simple regard leur permit d'échanger bien plus que ne l'aurait fait des mots. Comment dire la joie de voir l'autre aller bien ? Comment décrire l'envolée de leurs battements de cœurs ? Comment expliquer l'envie de traverser la pièce et d'embrasser l'autre passionnément ?
Puis un groupe s'interposa et la magie de l'échange fut rompue. Sanji et Sélénia étaient arrivés à leur table d'honneur où le siège central était pour l'instant inoccupé. Sélénia désigna un fauteuil à son frère et il resta debout devant imitant ainsi toute la salle qui s'était levée.
Des trompettes résonnèrent, assourdissantes, et les portes s'ouvrirent de nouveau. La rumeur de la présence de la Reine avait parcouru le château et ses environs aussi vite qu'une trainée de poudre mais peu étaient ceux qui pensaient que la souveraine souffrante serait véritablement présente ce soir là.
Paris apparut et la salle entière retenu son souffle. La Reine était éblouissante malgré son teint pale et son souffle court. Sa dame de compagnie, Aya, la soutenait mais la Reine avançait le dos droit, le port de tête altier. Le diadème de diamant qui ornait sa chevelure capturait la lumière pour la renvoyer en une multitude de reflets multicolores. Arrivée devant la place d'honneur, le Reine s'y assit délicatement et l'assistance fit de même.
Sanji se laissa tomber sur le sien plus qu'il ne s'y assit, Chopper avait dit que Sélénia lui ressemblait mais la jeune femme était encore loin d'égaler la beauté de sa mère. Il était soufflé par tant de grâce et seul sa connaissance de son était maladif lui permettait d'en voir les discrets signes.
La Reine leva les mains et l'assemblée bruyante fit silence pour l'écouter.
« Mes amis, ce soir nous fêtons le retour triomphant de la Princesse Sélénia. Ma chère enfant qui a parcourut les mers pendant tant d'années à la recherche de mon fils à atteint son but. Grâce à elle, Sanji, le Pince Perdu, est enfin de retour parmi les siens. »
Paris tourna la tête vers la jeune femme puis vers le cuisinier, attrapant une de leur main pour les serrer dans les siennes.
« Ce soir, mes amis, célébrons la réussite de Sélénia et le retour de Sanji ! »
Des vivas et des acclamations de joies s'élevèrent dans la salle, aussi assourdissante que les trompettes un instant auparavant.
Sanji était dérouté, déboussolé, tant par le bruit que par les événements qui s'enchainaient sans qu'il ait la moindre prise dessus. Il avait trop de choses à digérer d'un coup et pas un moment pour souffler. Soudain une paire de bras fins et graciles s'enroulaient autour de son cou et une masse de cheveux roux lui chatouilla la joue.
« Sanji-Kun, j'ai eu si peur ! »
Sanji fit un énorme effort pour se rappeler le nom de la jeune rousse tout en essayant de desserrer son étreinte. Il sentait sur lui le regard meurtrier d'une certaine algue qui n'appréciait guère le spectacle.
« Mlle Chanel, je vous en prie, ressaisissez-vous et lâchez-moi, s'il vous plait. »
Il réussit à déloger la rouquine et il vit qu'elle avait les joues humides et les yeux rouges.
« Vous pleurez ?... encore ? »
Il lui tendit une serviette et il entendit Paris rire doucement derrière lui.
« Chanel à toujours été très émotive, Sanji-chan. »
Il se tourna vers sa mère et mit un genou à terre en s'inclinant devant elle.
« Majesté, je vous remercie de l'accueil que vous m'avez fait mais j'aimerais vous poser une question. »
Il releva les yeux pour croiser ceux de la Reine qui le regardait avec un fin sourire et il ignora le regard inquiet que lui adressait sa sœur. Au fond de la salle, l'équipage au chapeau de paille se demandait ce que pouvait mijoter le cuistot. Paris fit un signe gracieux de la main, invitant son fils à s'exprimer.
« Mon capitaine, l'homme que j'ai décidé de suivre, est amené à devenir le prochain Roi des pirates… comment se fait-il que malgré cela, lui et son équipage soient relégués au fond de cette assemblée ? »
Dans la salle plusieurs personnes blêmirent de rage sous l'insulte à peine voilée du prince. La Reine mit fin aux murmures de désapprobation qui parcourait la salle d'un simple regard puis elle détailla le jeune homme qui était toujours incliné devant elle.
« Ton capitaine ? Tu es donc sous les ordres d'un autre ? »
« De mon plein gré, j'ai décidé de le suivre et de l'aider à devenir notre Roi. En tant que pirate, je ne peux qu'être fier de faire partit de son équipage. »
« Mais tu n'es pas un pirate, Sanji-chan, tu es un prince. Ta loyauté se doit d'aller à ton peuple et à ton royaume. »
« Veuillez me pardonner majesté, mais je suis et resterais un pirate. C'est mon choix. Les titres et le trône ne m'intéressent pas s'ils doivent m'enchainer ici. Et avec tout le respect que je vous dois, votre fille est tout à fait capable de prendre ma place. Ne l'a-t-elle pas déjà fait durant mon absence ? »
La Reine resta un instant silencieux un moment, songeuse.
« Nous en reparlerons avec les membres du conseils, Sanji-chan. Pour ce soir, nous devons fêter vos retours parmi nous comme il se doit. Intendant ? Faite rapprocher la table des amis du Prince, je les veux près de moi. »
Un vieil homme hocha la tête et il fit le nécessaire pour changer la disposition des tables pour que les Mugiwara soient aux cotés de la Reine. Bien des dents grincèrent devant se passe droit auquel peu d'entre eux avait eu droit mais personne ne protesta ouvertement les exigences de leur souveraine. Sanji dut se plier au protocole et se rassoir aux coté de sa mère et de sa fiancée à la table royale. Chanel en profita pour se rapprocher le plus possible du cuisinier pour son plus grand malheur. En effet, Zoro ne les lâchait pas des yeux et à chaque fois que la jeune femme le frôlait, il sentait sur eux le regard assassin de l'épéiste.
Dire que le diner fut tendu pour lui serait un euphémisme. Quand le repas laissa enfin place à la soirée et que les tables furent repoussées sur les cotés, la Reine convia Sanji, Sélénia et deux nobles de la salle à la suivre dans un salon juxtaposé. Avant de s'isoler pour parler de la succession Sanji demanda à être accompagné par l'un de ses nakamas. Après un instant d'hésitation, Paris accepta et le blond demanda à un domestique de convier Robin à leur échange.
Le petit groupe ainsi formé se dirigea vers le salon mais Sanji prit du retard, retenu par Chanel qui pleurnichait de le voir quitter la fête sans l'avoir fait danser. Sélénia vint à sa rescousse, lui promettant de lui ramener son fiancé avant la fin de la soirée. La jeune femme profita d'être près de son frère pour lui parler discrètement.
« À quoi tu joues ? »
« Je fais ce pourquoi tu m'as trainé ici, je t'offre le trône. »
« Ça ne sera pas aussi simple que tu a l'air de le penser. »
« Je sais c'est pourquoi j'ai demandé à Robin de venir, elle saura trouver comment faire. »
« Tu as énormément de confiance en elle… »
« J'ai confiance en chacun d'entre eux. Je leur confierais ma vie les yeux fermés. »
« Tu as énormément de chance tu sais ? »
« J'ai des amis… toi, tu as Stitch. »
Sélénia ne répondit pas mais elle jeta un coup d'œil à son majordome qui n'était jamais loin tandis que Sanji échangeait un dernier regard avec Zoro avant de quitter la salle.
*.*.*.*.*
Une salle de taille impressionnante, des fauteuils moelleux, des rayonnages qui croulaient sous le poids des livres à perte de vue et un petit groupe de six personnes qui s'y tenait debout. La Reine, Sélénia, Sanji, Robin et deux anciens formaient le conseil.
Sanji alluma une cigarette malgré les regards désapprobateurs des deux vieux hommes qui pesaient sur lui. Il s'en foutait, ça faisait trop longtemps que son corps avait été privé de sa dose de drogue quotidienne et il prit son temps pour savourer la première bouffée, gardant un long moment la fumée emprisonnée dans ses poumons, se régalant de sentir la nicotine faire son effet sur son organisme.
Les deux hommes se tournèrent vers la Reine après un dernier regard de reproche sur le Prince qui osait fumer dans la bibliothèque du palais.
« Majesté, pourquoi avoir réunit le conseil ? »
« Sanji-chan a une requête et je ne sais si on peut lui accorder. »
« Une requête ? »
« Je veux donner les pleins pouvoirs à Sélénia et reprendre ma route le plus vite possible. Pour ça, j'aimerais que vous fournissiez à mon amie ici présente tous les documents qui s'y rapportent. »
« Je m'en occupe déjà, Cook-San. »
Plusieurs bras, mains, yeux avaient fleuris les longs des rayonnages et feuilletaient plusieurs livres et registres en même temps.
« Tu es la meilleure, Robin-Swan~~ »
Les deux anciens parlèrent entre eux rapidement avant de se retourner vers le petit groupe.
« Prince Sanji, il est malheureusement impossible en l'état actuel des choses que vous puissiez donner votre héritage à votre sœur. »
« En l'état actuel ? Il y a donc un moyen ? »
« Vous ne pourrez le faire que si vous abdiquer en sa faveur. »
« Et pour abdiquer, il faut que je soit couronné… Kuso ! »
Sanji souffla rageusement la fumée de sa cigarette par le nez, il avait espéré échapper à ça.
« Ce n'est pas tout, Cook-San. »
Robin reposa un livre énorme et se tourna vers lui, laissant disparaitre ses extensions qui s'évaporèrent en une myriade de pétales.
« Qu'y a-t-il, ma Robin d'amour ? »
« Pour que le couronnement soit validé, il doit y avoir également une autre cérémonie. Ton mariage. »
« Mariage ? »
Sanji blêmit et sa cigarette s'échappa de ses lèvres restées entrouvertes. Zoro allait le tuer.
