Bonjour ! Eh oui, c'est bien moi !! Bon, la Petite Voix va se charger pour moi de vous présenter des excuses – elle est trop généreuse- mais surtout, je voulais vous avertir…

CE CHAPITRE RISQUE D'ETRE FORT ARDU À LIRE…

Mais par souci d'authenticité et d'esthétique, j'en suis sincèrement désolée, je ne vous ai fourni aucune traduction…Dites-vous que de cette manière, ça risque fort d'être très sympathique à lire… !

Et dernier avertissement : ne vous fiez pas aux mots que vous connaissez pour tenter de trouver la signification !!!

Dernier dernier avertissement : certaines fautes d'orthographe sont volontaires, ne m'en tenez pas vigueur… !

oOoOoOoOoOo

/caméra enclenchée/

(Petite Voix) Tu me soules, je t'ai dit que je voulais pas faire l'intermédiaire ! T'as qu'à assumer ton retard ! Et évite de sortir des excuses bidon comme ton boulot !! Tu devrais avoir honte !! SHAME ON YOU !!!

(Summertime02) Euh…

(Petite Voix) Non mais c'est pas la peine d'insister ! Tu crois que je vais m'amuser à réciter par cœur tes excuses ? Tu peux pas le faire ?

(Summertime02) Tu sais…

(Petite Voix)… T'as vu la mauvaise image que ça donne de moi ??... Parce que…

(Summertime02) Dis donc, Petite Voix…Tu sais que…

(Petite Voix)… Non, non laisse moi finir : je veux pas être ton intermédiaire et parler à la caméra tout ça parce que MADAME n'a pas le courage d'assumer ses actes...

(Summertime02, agacée) CA TOURNE !!!

(Petite Voix, se reprenant rapidement et récitant par cœur d'une voix monotone) Bonjour chères amies lectrices, l'auteur m'a fait parvenir un message destiné à VOUS, oui, oui, parfaitement, à Vous !! Elle déclare être désolée -mon œil- de ne pas avoir été plus présente ces derniers temps, mais elle avait une tonne de travail –toujours pas faite d'ailleurs- qui l'écrasait. Elle se déclare donc de ce fait entièrement innocente – mes genoux- du retard accumulé… Bon, ça te va comme ça ?

(Summertime02) Parfait !! Maintenant à nous… Mwaha

(Petite Voix) Quoi ? Quoi ? Mais quoi ? Arrête de me regarder comme ça ! Et n'oublie pas que tu m'avais promis une augmentation si je faisais ton truc débile !

(Summertime02)Enfin, ne soit pas idiote ! D'après le script, tu sors du coma après être tombée de la tour d'astronomie… Il faut bien arranger un peu ta tête…

(Petite Voix) NOoN Me touche paAaaAs !!

(Summertime02, un marteau à la main, courant après la Petite Voix) VIENS ICI J'AI DIT !!!

/caméra coupée /

oOoOoOoOoOo

Hermione se réveilla dans le noir. D'ailleurs elle n'aurait su dire si elle avait les yeux ouverts ou fermés. Elle avait incroyablement mal à la tête. Elle essaya de s'asseoir, mais se rendit rapidement compte que c'était impossible : Elle était attachée au sol…

Elle essaya bien de briser les toutes petites cordes, qui étaient vraiment ridicules, tout de même, mais rien à faire, plus elle bougeait, plus elles se resserraient. Hermione décida donc de prendre sa baguette magique, mais, affolée, elle se rendit compte qu'elle ne l'avait pas sur elle. Elle n'était ni dans sa poche de robe, ni dans celle de son jean. Elle n'était pas non plus dans son soutien-gorge. Pourtant il lui semblait l'avoir mis là… (Nda : Quoi, vous le faites jamais ??)

C'est à ce moment qu'elle commença réellement à paniquer : On lui avait volé sa baguette magique. Or celle-ci était cachée dans un endroit que l'on explore assez rarement.

Cela signifiait que quelqu'un l'avait fouillée

-Oh mon dieeu….

-Ta gueule Granger.

-Quoi ??? Qui est là ??

-Ta gueule Granger.

-MALEFOY ??

-Mais ta gueule !!!

-Mais qu'est ce que tu fais là ??

-Une partie de quidditch, pourquoi ? répondit-il d'un air désespéré.

-MAIS TU M'AS SUIVIE ???!?!!

-Comme tu es naïve, Granger.

-J'arrive pas à croire que tu m'aies suivie !! T'es vraiment une pourriture !!

-Non mais attends, Granger, je peux pas croire que tu me sortes ça comme ça !! Je sais bien que je suis un être détestable, mais je n'en reste pas moins un être humain avec une sensibilité à fleur de peau…

-Arrête Malefoy, tu me dégoûtes.

-Encore heureux ! (soupir de désespoir) Déjà que j'ai l'autre névrosée comatique sur le dos…

Hermione se ressaisit et préféra poser des questions plus rationnelles.

-Mais attends, ils ne t'ont pas attaché ??

-Si.

-Comment tu t'es libéré ??? Alors là, j'avoue que tu me sidère…

A ces paroles, Malefoy sortit une baguette magique de sa poche dans un geste nonchalant, qui contrastait terriblement avec le sourire sadique qui s'étalait sur son visage et la lueur vicieuse de ses yeux. Hermione la reconnut parfaitement. Et pour cause : c'était la sienne. La SIENNE. Ce pervers polymore l'avait fouillée pour se libérer… Elle en devint immédiatement blanche de rage.

-Espèce de petit pervers à tendance sadico-annale, petit dépravé immoral, sale dément obsessionnel, cornichon lobotomisé ! Ptérodactyle borné ! AUSTRALOPITHEQUE PRIMAIRE, BEOTIEN CORROMPU… !!!!

-Ok, ok c'est bon, j'ai compris.

-COMMENT AS-TU ATTRAPE CETTE BAGUETTE ESPECE D'ARISTO DE MES DEUX ??!!? TU ETAIS ATTACHE A CE QUE JE SACHE… MMMMPHHFFFFMM !!! (1)

Malefoy lui mit une main sur la bouche pour la faire taire. Il était vrai que plus les secondes passaient, plus le débit de décibels de Miss Granger avait tendance à augmenter. Et il ne fallait pas oublier qu'ils n'étaient pas sensés se libérer…

Il ne put s'empêcher de lui glisser à l'oreille qu'elle devrait s'estimer heureuse vu que ce serait probablement la seule et unique fois qu'un homme la toucherait. Quant à elle, elle ne put s'empêcher de lui mordre la main.

oOoOoOoOoOo

-Mon Sieur ! Nous vous avons schtroumpfé un schtroumpf !

-Un schtroumpf ? Estes vous coquebert Mordiable ?

-Non, non Mon Sieur, nous avons schtroumpfé un schtroumpf qui nous a schtroumpfés !!

-Que distes-vous ? Un Truandaille !! Amenez-moi ce janceur, et soyez acertainés que ce chapon maubec sera chastié pour desportement !

Les petits schtroumpfs, obéissants, amenèrent le schtroumpf farceur, tout penaud, qui était entouré par trois schtroumpfs à l'air menaçant, habillés fort étrangement.

-Aaaah ! Le Truandaille !! Honnis soy-tu, toi et tes coquefabues !! Ne cherchasses-tu point à nouz emberlucoquer, Fredain ? N'es-tu point grandement déconfis que ta guile échouasse ? Vil Maraud ! Nous t'en tiendrons tençon !

L'étrange homme se tourna vers la foule en délire:

-Alors, gentilshommes, qu'allons-nous infliger à ce beau-soyant?

-La Chartre !

-Fornissez-le !!

- La Carnade !!

-OUiii La Carnaade !!!

-LA CARNAAADE !!!

A ces paroles, l'homme ajouta à l'encontre du schtroumpf farceur :

-Mon povre ami, il semble que la populace n'est point ton alliez. Qu'il en soit ainsi !! Ardons-le, Branchons-le, Chapelons-le et Cinglons-le ! Je serai ton tourmenteur, vile canaille ! Après t'avoir estrapadiez, nous te ficheronz en pal, nouz te quartelerons, et ce, jusqu'à ce que tu périsses de grevance! Tu converseras aux infernaulx paluz !

La foule hurla au discours de l'homme, d'un cri sanglant. Le pauvre petit schtroumpf farceur était livide, même s'il semblait qu'il ne comprenait pas tout ce qu'on allait lui faire. La Carnade ? Estrapadé ? Ficher en pal ? C'était quoi ces manières ? Malgré son incompréhension, il décida de tenter de se défendre ; quitte à mourir, autant le faire dans l'honneur !

-Non ! Attendez ! Ce n'est pas ce que vous schtroumpfez !! Je voulais juste vous schtroumpfer de ce schtroumpf qui vous schtroumpfe !!

L'homme prit une allure menaçante à ces paroles.

-Arrière, Pendard !! N'écoutez point ses affabulations ! C'est une vile cautelle pour nous emberlucoquer !! A la carnade, mes amis ! Escollions ce traistre à sa patrie !! Montez le fagot, amis contubernaulx, nous arderons ce suppôt de Satan ! Qu'il boulle en enfer ! Donnez-moy ma flamberge, je m'en vas le malementer ! Que ce soy une mortaille !

Un schtroumpf un peu plus hardi que les autres se détacha de la foule et osa demander à l'homme :

-Schtroumpfez moi, mon Sieur, mais nous ne schtroumpfons pas dans quel ordre le schtroumpfer… Devons nous d'abord le schtroumpfer puis le schtroumpfer ou bien le schtroumpfer puis le schtroumpfer en le schtroumpfant… ?

-Comment ! Discutaillez-vous mes ordres ? N'estes vouz point capables de les exécuter? Eh bien, fredains soldatesques, s'il en est ainsi, donnez-moy ma flamberge, je vas m'occupier de ce bélitre, qu'il rende gorge ! Allons, plus vite, manants, ma flamberge !

Cependant, tandis que l'étrange homme terminait d'invectiver les schtroumpfs, on put entendre des voix derrière le mur. Comme si des gens se disputaient -pour être poli-. Les minuscules têtes se tournèrent d'un seul mouvement vers le mur en question. Le volume des voix augmentait de plus en plus, annonçant des coups.

Tout à coup, on entendit un énorme bruit sourd, comme si une personne en avait jeté une autre contre le mur. Ce fut le choc de trop : un pan du mur s'effondra (Nda : Pas très solide, je sais), entraînant à sa suite la personne qui avait été 'bousculée' contre le mur, qui tomba au milieu des pierres, des gravats, de la poussière et des schtroumpfs. Pauvre être, il n'avait pas tout à fait l'air à sa place au milieu des débris. En effet, le jeune homme avait plutôt une allure aristocratique qui le situait plus dans les salons, au milieu d'un canapé gavé de coussins.

Les petits schtroumpfs relevèrent la tête et aperçurent une jeune fille dans l'encadrement du mur. Elle avait les cheveux –que dis-je, une crinière- châtain en pagaille, et n'avait pas l'air le moins du monde désolée d'avoir poussé son camarade, et presque même ravie que le mur se soit effondré sur lui. Par contre, elle fut plus qu'étonnée de se retrouver en plein donjon, au milieu d'une bonne centaine de schtroumpfs vêtus de costumes médiévaux miniatures.

Mais ce qui la troubla le plus, ce fut de constater que les schtroumpfs n'étaient pas seuls. Il y avait un homme avec eux. Il était drôlement vêtu, par ailleurs. Il portait une tunique verte, assez simple, par-delà laquelle il avait passé une longue cape bleue très ample, refermée à l'avant. Une épée extrêmement travaillée était fixée à son côté (Nda : on se demande pourquoi il la demandait aux schtroumpfs… Ah, ça vous éclaire hein :p). Il portait également de grandes chausses noires. Tout cela lui donnait un air archaïque, décalé, que l'on pouvait également ressentir dans sa façon de se tenir – il avait le port d'un roi- et dans sa manière de jeter son regard sur quelqu'un. Il ressemblait un peu à Malefoy de par ses airs nobles –ce qui était loin d'être un compliment-. Hermione n'aurait pu lui donner d'âge tellement l'homme en face d'elle lui paraissait intemporel.

Sur sa belle tête, il avait posé une simple couronne, qui était un peu grande pour lui et avait tendance à tomber sur son front lorsqu'il faisait un mouvement un peu brusque. Cette maladresse lui conférait un certain charme, qui ne pouvait qu'être accentué par son langage ampoulé.

(Petite Voix, à peine compréhensible) F'est parfe que tu le comprends pas ! Moi v'ai le dictfionnaire et ve peux te dire qu'il n'y a rien de farmant…

(Drago) Il te manque des dents ou je rêve ?

Bref. L'homme faisait très peu XXIème siècle, pour résumer (Nda : Mode prose poétique, terminé !).

Ledit homme se retourna d'un mouvement aérien et adressa un regard incongru aux 'visiteurs' :

-Eh bien, mes amiz, Admirez ! Ung coillu et une Fendace ! Que nouz vaut ce ploisir ?

-Coillu ? Fendace ?

-Guilleri peut-estre ? interrogea t-il, agacé.

-Gné ?

-Paltonière ? reprit-il, curieux, cette fois.

-…

-Quoique tu soy, godinette, sache que je te trouvasse le port d'une emperiere, l'allure gentille, et le conet fort biau ! Continua l'homme en adressant à Hermione un regard intéressé.

-Je pense que je dois dire merci…

-Viens ici puterelle, enchaîna t-il, je te trouve bien gentille et joliette! Laisse donc ton sottard, mignotte, et vien donc forter avec moy…

-Eeeuh…

Hermione tentait difficilement d'entrer en conversation avec le drôle pendant que Drago se sortait tant bien que mal des gravats et autres résidus. Après maintes tentatives, il réussit enfin à sortir – aidé par Hermione, mais il ne l'avouera jamais-, et se redressa au moment ou l'homme reparla.

-Allonz, fame, bordelière, soyez tesmoin de ma druerie : pour estre si joliette, si porteuse de féminage, je vouz invite à partager ma repaissance, vouz et vostre baron.

-Malefoy n'est pas mon baron ! s'indigna Hermione, presque instinctivement.

A cette remarque, l'homme haussa un sourcil moqueur.

-Male foy (2), vraiment ? Cela se lit sur vostre visage, sottard.

-Je ne suis pas sot, sale individu primaire et archaïque !

-Sot ! Que nenni ! Mais sottard et godinet, je veuil le croir ! Allons, drosles, suivez-moy !

L'homme se dirigea vers une tapisserie ornant ung – pardon, un- mur (pas celui qui était tombé, un autre) d'une démarche cérémonielle. Il écarta délicatement ladite tapisserie et fit courtoisement signe à ses 'invités surprise' d'entrer.

Drago entra sans se faire prier, pressé d'avoir –enfin- un repas convenable, mais Hermione était plus méfiante. Elle préféra récupérer le schtroumpf farceur, que ses congénères avaient attaché à un poteau sur une estrade pendant ce temps, et suivre Drago avec plus de réticence.

Mais dès qu'elle eut traversé la tapisserie, toute trace de circonspection s'envola : il y avait devant elle une immense tablée, pleine de plats à craquer, prête à nourrir un régiment affamé.

Galant, l'homme –dont elle ne connaissait toujours pas le nom- écarta une chaise pour lui permettre de s'asseoir. Elle s'exécuta, puis il prit lui-même place à côté de Drago, en face d'elle. Drago s'était déjà servi et avait commencé à manger, avec classe, naturellement.

(Petite Voix) On est Malefoy ou on l'est pas /petit foupir/

Plutôt que d'imiter Drago, elle préféra fixer son hôte afin d'obtenir des réponses à ses questions. Celui-ci, devinant sûrement ce que la demoiselle avait en tête, la précéda :

-Pardonnez-moy, gente damoiselle, j'ai manquiez à touz mes devoirs en omettant de présenter ma personne. Je me nomme Théobald de Barsongur, comte de mon estat.

-Enchantée, M. de Barsongur, je suis Hermione Granger. Lui c'est Drago Malefoy, précisa t-elle d'un geste dédaigneux.

Théobald n'accorda aucun regard à Drago.

-Hermyone ! Quel nom plein de frische ! De quel doux et biau nom estes-vouz pariez, ma dame ! s'exclama t-il, admiratif.

-Je vous remercie M. de Barsongur…

-Je vouz en prie, Hermyone, prenez comme moy l'hardiesse de m'appeler Théobald.

-Eh bien, merci, Théobald…

-Vous estes pleine de grace, dame Hermyone, et vostre biauté me rend un grand emeuvement ! Vos chevels bais sont telle preuve de vostre féminage, et vostre port de regente assure vostre dignité. Oh tenez, joliette, me sens venir quelque poésie en vostre honneur…

L'homme prit une courte inspiration avant de continuer d'une voix énamourée :

« La grans biauté de vo yeux claire et la douceurs dont vous estes parée, me fait de vous si fort enamouré, chère dame, qu'avoir ne puis duriez. A toute heures est en vouz ma pensée. Désir m'assaut durement par rigueur. Et si par vous ne m'est grâce donnée, en languissant définiront mes jours. »

(Petite Voix) Menteur !! F'est pas à toi ! MmmmphhhFfffMmm !!

(Théobald, une main sur la bouche de la Petite Voix et l'autre maintenant une épée sous sa gorge) Tais-toy, immondice, ou fais icy vœu de t'occire !

Hermione eut le souffle coupé devant de si jolis vers. Et se dire qu'en plus ils lui étaient destinés… Elle n'avait jamais fait l'objet d'une 'admiration' particulière. De plus, Théobald était un fort bel homme : il avait de beaux cheveux bruns soyeux, de magnifiques yeux bleus azur, et un sourire à vous faire tomber par terre. Oui, elle pouvait s'estimer heureuse d'intéresser un tel homme. Coupant sa rêverie, l'objet de ses pensées prit la parole, préoccupé :

-Ma chiere Hermyone, pourquoi ne mangez-vous point ? Me croyez-vouz capable de quelque cautelle ?

A ces paroles, Hermione attrapa un morceau de volaille qui se situait sous son nez. Lorsqu'elle croqua dedans, elle se rendit compte de combien elle avait faim. Elle déposa délicatement le schtroumpf farceur sur la table, à ses côtés, sous le regard de Théobald, le laissant pantois :

-Maiz, que fais ce Maroufle à ma table ? N'estai tu point penduz ? Tu me devras corvée pour ta fourberie, Coquin!

-Mon Sieur, je vous prie de me schtroumper…

-Que nenni ! Le pardon est accordiez aulx humbles ! Je ne peux t'absouldre !

-Enfin, Théobald, intervint Hermione, ceci est ridicule : ce schtroumpf est extrêmement bon, pardonnez-le !

-Bon ?

-Tout à fait, répondit-elle avec un sourire éblouissant.

-Ce traistre à sa pastrie, aboluz ? Pardonnez-moy, dame Hermione, mais ne puis voir ung tel individu absoluz, meme pour vouz.

-Traître à sa patrie ?

-Ce pendard a lachemens abandonniez ses compieres pour rameniez des nigromanciens, à ses dires.

-Nigromanciens ?

-Des sorciers, bons au fagot !! Mordiable ! s'enflamma t-il.

Hermione et Drago se regardèrent, une lueur d'inquiétude au fond des yeux.

-Excusez-moi, Théobald… commença Drago.

-Mon Sieur le comte, je vouz prie, jeune coillu impertinens !

Le jeune coillu impertinent en question eut un vif sourire révélateur avant de se reprendre.

-Monsieur le comte, pardon. Croyez-vous que ce schtroumpf ait réussit à trouver des sorciers ?

-Ma foy, si vouz me prouviez que vous n'estes point nigromanciens, je serais acertainé que nenni.

- Et comment vous le prouver ?

Théobald eut un léger sourire que l'on pourrait qualifier de sadique ou de malsain si l'on ne savait rien du personnage.

-Eh bien, puisque vouz vouz proposey, je veuil faire en sorte qu'aucunes charnogne, ni cognoissance, ni charmement se trouve en vouz. Pour cela, vouz executeriez la corvée due par le schtroumpf icy présens, sans aucunes nigromancie.

Drago s'étouffa dans son verre. Avait-il bien compris ? Ils allaient devoir travailler gratuitement pour ce seigneur de mes deux ? Lui, un Malefoy, Sang-Pur sur 10 générations, allait devoir se traîner par terre devant un comte à la mords-moi-l'noeud?

-Eeeuh… Et si, par le plus grand des hasards, il se trouvait que nous étions sorciers… ? demanda t-il d'un air innocent.

Théobald eut un léger soupir.

-Alors je vouz chapelerai, je vouz cinglerai, vouz escollierai, vouz ficherai en pal avant de vouz arder sur les fagots et de vouz charter.

Drago glissa discrètement à Hermione :

-Dame Hermyone, je ne sais pas vous, mais moi, même en ne comprenant pas, ça ne m'inspire pas…

Hermione avala difficilement sa salive, avant de demander quelle était la corvée en question. La réponse fut immédiate :

-Dame Hermyone, je seraiz un vil maraud si je forçasse une dame telle que vouz, si pleine de biauté et de féminage, à servir. (3) Non, non, pendans que vostre ami servira, je vous vestirai dignemens.

oOoOoOoOoOo

-Plus vite, jeune coillu, il reste de la poussière.

Drago jeta un regard incendiaire à son hôte. Il prit une pierre et s'acharna dessus en imaginant la tête de Sieur Barsongur à la place.

-Jevaismelefairejevaismelefairejevaismelefaire…

-Que dictes-vouz ? Je ne vous entends point… le nargua Théobald.

Drago se targua d'un immense sourire hypocrite, comme lui seul savait les faire :

-Cela vous convient-il, M. le Comte ?

-Eh bien, vouz estes douiez, sans conteste. Aussi viais-je vouz laisser continuer seul.

(Drago) Je rêve ou il veut me laisser seul ? Avec la baguette de Granger ?

Mais, « contrecarrant » ses plans, Théobald installa quelques schtroumpfs aux côtés de Drago…

(Drago) Oula, attention, des schtroumpfs… Ca rigole plus…

Il eut un sourire indulgent envers Théobald, alors que celui-ci montait quelques marches, probablement à la rencontre de Dame Hermyone.

oOoOoOoOoOo

Hermione s'admira dans la glace. Elle avait mit près d'une heure et demie à s'habiller, mais elle ne regrettait pas le résultat. Elle portait une longue tunique verte foncée, tissée de fleurs dorées, que son hôte avait nommée 'bliaud'. Par-dessus elle avait enfilé une robe mauve sans manches, incroyablement ample, dont le col était orné d'une bande dorée. Ses cheveux, lâches mais peignés, étaient retenus par une légère couronne de fleurs en or.

C'était la première fois qu'elle se trouvait aussi magnifique. Même en 4ème année, en passant deux bonnes heures devant sa glace, elle n'avait pas été aussi bien arrangée. Cependant, elle regrettait les chausses, qui la gênaient, et le corsage, qui l'empêchait presque de respirer.

(Petite Voix) Tu fais ma vieille, le narfififme fa fe foigne très bien…

(Hermione) Mwahahahaha ! Tais-toi, n'a-qu'une-dent !

Mais le meilleur dans tout ça, c'était de se dire qu'alors qu'elle était en train de se pomponner, Sieur Mauvaise foi était en train de remonter son mur… (et que la Petite Voix risquait fort de les laisser encore tranquilles un petit moment vu qu'elle n'arrivait pas à parler…)

(Petite Voix) Ve trouve fa dégueulaffe !

Vraiment, elle adorait Théobald. (Pour avoir mit Drago au pain sec et à l'eau… ça va, vous suivez ?)

(Petite Voix) Ouais bah tu comprendrais tout fe qu'il te dit tu penferais pas la même fove !

(Hermione) Donne-moi ton dictionnaire, épave ambulante!

(Petite Voix) Pas queftion, la prod me l'a confié et les zacteurs n'ont PAS LE DROIT d'y toufer finon on me renvoie !

(Hermione) Ce sera pas la première fois !! Allez, doooonneeeee !!!

(Petite Voix) Non, dégave !! Non, attends, ranve fa, t'as pas le droit d'utiliver de mavie fur moi… RANVE FETTE BAGUETTE !!

(Hermione) Accio. Merci !!

(Petite Voix) Nooooooooooooooooooooooooooooooooonnnnnnnnnnn !!!!!!!!!!!!

(Hermione) Alors, voyons voir…

(Petite Voix) V'EFPERE QUE TU VAS ETRE CONTENTE, VIPERE !

(Hermione, outrée) OooooH… NooOoon… NooOoOoOoooOOOn c'est pas vraaaiiiii… Et j'ai osé dire merci à ça ??!!?! Oh nOoOoOoon…

(Petite Voix) MERFI BEAUCOUP !!!

(Hermione, plus gênée que jamais) Bon, on peut reprendre…. ?

(Petite Voix) Ve t'en prie !

(Hermione, rouge de honte) Désolée de l'interruption… Sincèrement…Alors… Que disions-nous ?

Le schtroumpf farceur était perché sur l'épaule d'Hermione, comme à son habitude. Pour l'« occasion », Théobald lui avait trouvé un charmant petit costume qui était assorti au sien. Mais le petit schtroumpf n'était pas ravi de la nouveauté, préférant son ancienne culotte blanche, et il ne manquait pas une occasion de le faire savoir.

-Schtroumpfe-moi ce déguisement ! C'est pas un schtroumpf ça ! En plus ça ne me schtroumpfe pas ! Schtroumpf alors ! J'irais bien lui schtroumpfer deux trois mots à ce Théobald…

-Arrête ! Regarde cette robe, comme elle est magnifique !

Le petit schtroumpf n'en bouda que de plus belle.

-T'as tendance à schtroumpfer n'importe quoi dans la mesure où c'est un compliment…

Les joues d'Hermione rosirent

-Même pas vrai ! Je sais faire la part des choses, je te remercie !

-Ouais n'empêche que le Théobald il t'a dans la schtroumpf !!

-Dis pas de bêtises ! Il a tout de même été particulièrement accueillant : regarde le repas, la robe, Malefoy à la corvée

-J'en reschtroumpfe pas que tu sois en train de te faire schtroumpfer par le schtroumpf qui a schtroumpfé mon village…

-Mais Théobald n'est pas méchant… ! Un peu rustaud et incroyablement grossier quand il le veut, d'accord, mais pas méchant…

-Ouais, enfin il a quand même schtroumpfé mon village d'après les ordres de son schtroumpf…

-Mais qu'est ce qu'il a fait à ton village ? Tout a l'air d'aller bien… !

-Tu schtroumpfes ou quoi ???!??!! Tous mes amis sont schtroumpfés dans un donjon par un schtroumpf moyen-âgeux !! Nos champignons sont en train de schtroumpfer sans nous ! Il ne schtroumpfe plus rien !

-Et qu'est ce que tu veux que je fasse ? Que je sorte les schtroumpfs de là ?

-Oui ! Avec plaisir ! Ce serait schtroumpfement bien !

-Et comment ? Je te rappelle que je ne sais même pas comment sortir d'ici moi-même !

-Tu es une schtroumpf ou quoi ?

-Quoi ?

-Tu sais schtroumpfer, non ? Schtroumpfer des trucs avec ta baguette…

-Ah bien sûr !!

-Eh bien tu pourrais schtroumpfer Théobald en duel !

-Hors de question !

-Et pourquoi pas ? Ce serait une schtroumpf comme une autre… !

-Alors, Primo, Théobald n'est même pas sorcier ! Deuxio…

Le petit schtroumpf la coupa :

-Bien sûr que si ! Que schtroumpfes-tu !?

-…

Hermione eut un petit temps d'arrêt. Théobald, sorcier ?

-Ca te schtroumpfe, hein ?

-Quoi ?

-Théobald est un schtroumpf !

-…

-Que schtroumpfais-tu ? Tu schtroumpfais qu'il avait schtroumpfé les schtroumpfs par de simples schtroumpfs ? Tu es complètement schtroumpf…

- Mais alors, pourquoi il nous a dit que… ?

-Parce qu'il ne veut pas qu'on le schtroumpfe ! Il veut schtroumpfer le contrôle du village des schtroumpfs !

Hermione avait un peu de mal à y croire, vu la terreur et la colère apparues sur son visage au mot 'nigromancie'. Elle prit quelques instants de réflexion.

- Ca veut dire que c'est lui qui a ensorcelé votre village ?

Le schtroumpf Farceur acquiesça. A ce moment, ils entendirent des pas dans l'escalier, et une voix demander :

-Dame Hermyone ? Estes-vouz vestue ?

oOoOoOoOoOo

Et voilà mes amis ! Enfin un chapitre d'achevé

Celui-ci est plus long que les précédents, j'espère que vous l'avez remarqué !!

J'espère qu'il vous a plu, j'ai mis beauuucoup de temps à l'écrire (surtout pour les répliques de Théobald…)

Et à ce propos, que pensez-vous du Théobald en question ?

Je remercie encore Schkan, qui m'a remotivée à écrire, ainsi que toutes les autres récentes revieweuses !!

Bises et à bientôt normalement :p

NB :

(1)Il est vrai que Mr Malefoy était ligoté, la production n'a donc aucune idée de la manière dont Mr Malefoy s'est débrouillé pour se détacher et s'emparer de la baguette (ou vraisemblablement de l'inverse).

(2) Malefoy est l'ancien français (Male Foy) qui signifie Mauvaise foi. Mais vous le saviez, bien sûr ?

(3) servir ici verbe dérivé du mot 'serf'