Auteur : Et me revoilààààà!! Encore en retard? Ben oui! Quelle question!! Ça ira plus vite après le 11 juin!! En tout cas, (pour me faire pardonner? NON) ben j'offre une petite surprise aux fans d'un certain couple... ;) Je vous laisse découvrir!

Réponses aux reviews :

Talim-san : Trop suspens? Et ce n'est en rien terminé! Kyaha! XD Je suis très contente que la fic plaise autant qu'à ses débuts! Merci beaucoup et bonne lecture à toi!!

Miss Gaspy : Lol t'as déjà lu mais avoue que ça te plais ;) mdr XD ya plus d'avantages pour moi aussi! Mdr merci à toi pour la review même si je suis désolée que tu ne puisses plus faire de longs romans comme je les aime tant! Bonne re-lecture!

Peckforever : Moi être perdue! Par où commencer? Oo ( pensées : et surtout dois-je prendre ma petite Peckforever adorée comme une folle ou un alien?) XD Et en même temps j'ai peur de « Mamanosorus »... si je vais au tribunal (pensées : alors que je suis innocente) je reviendrais jamais vivante pour la suite! TT Mais tu sais deux pieds en moins ça joue beaucoup sur le moral de l'auteur... je risquerait de faire mourir Chou à la fin et de faire assassiner Kyo! Je suis sûre que tu ne voudrais pas ça... Enfin je me marre toujours autant en lisant tes reviews! C'est un pur instant de bonheur et de peur!! XD Merci beaucoup!! Bonne lecture!! (pensées : et t'évanouis pas...le tribunal ça me retarde hehe)

Nyozeka : 3 plombes...tout de suite XD Le prochain va arriver encore moins vite, dis pas ça! J'espère que la suite te plaira autant!! Merci beaucoup et bonne lecture!

Kisa : Merci beaucoup à toi!! J'espère qu'il en sera de même pour le reste de l'histoire!! Bonen lecture!

Nadeishiko : je ne répondrais point à ta question sur la réunion des acteurs vu que, le hasard aidant, la réponse se trouve plus bas! Vraiment merci beaucoup et bonne lecture à toi!

Chibi-Rizahawkeye : LOL XD ah non là c'est plus « vous » mais « tu »! Il n'y a que pour Carnet de voyage pour laquelle nous sommes deux! Hehe mais ce que tu dis là me touche beaucoup!! Si je te répondais, il n'y aurait plus aucune surprise! Alors je ne dirais que... « Sore wa himitsu desu ». Voici la suite tant attendue!! Bonne lecture et encore merci à toi!

Tsume : Pour être honnête, j'étais septique aussi quand au fait de les mettre dans la peau d'Egyptiens... mais il faut croire que l'idée plaît et j'en suis vraiment heureuse!! Après, je ne peux révéler les pourquoi des comment le reste se déroulera! Je peux juste dire « direction la suite ci-dessous ». Merci beaucoup à toi et bonne lecture!


Merci également à tous les lecteurs!

Et désolée pour les éventuelles fautes qu'il reste

Rappel du casting!

Satis (Chefet) Yuya Shiina

Chou Onime no Kyo

Djéhouty (Yuki) Yukimura Sanada

Taita Muramasa

Hény Kyoshiro Mibu

Hity Sasuke Sarutobi

Ibi Tigre Rouge

Débehenitjaenmoutef (Debe) Oda Nobunaga

Kary Luciole Mibu

Néfer Akira

Chian Tokugawa Ieyasu

Abina Sakuya

Néferménedj Okuni

Sôthis Akari

Néheteni Santera


Les Enfants d'Horus

Film

Partie 9

L'ultime recourt

Dans la froideur de la nuit, sous un ciel étoilé scintillant de mille feux, une ombre sursauta. La nuit avait maintenant pris place depuis trois ou quatre heures, accompagnée de la fraîcheur nocturne du désert et les garçons dormaient paisiblement dans le silence procuré par l'endroit.

Ses tempes en sueurs et les yeux exorbités par la peur, Satis se remit lentement du cauchemar qui venait d'être le sien. Repoussant une mèche de cheveux collée à son front de sa main sèche et glacée, elle promena alors doucement son regard sur les corps alentours.

Il faisait sombre, très sombre et seule la timide lumière de la lune éclairait encore leur petit campement sans prétention. Les yeux de la demoiselle éveillée s'habituaient peu à peu, bientôt elle aperçut clairement les formes endormies qui lui tenaient compagnie. Djéhouty dormait du sommeil du juste sous une épaisse couverture de laine. Il semblait bienheureux dans ses rêves certainement emplis de jolies choses. Chou, lui, se reposait sans la moindre expression faciale. Malgré la température basse, seule une fine couverture le couvrait et assurait sa protection. Il ne semblait jamais ressentir les aléas du temps, allant de ci de là, qu'il vente ou non, par un froid glacial ou une chaleur brûlante. Satis jeta un regard à Victoire, tranquillement installé un peu plus loin puis revint sur Chou. Elle l'observa un temps. Un temps bien trop court pour une jeune fille rougissante et bien trop long pour une Princesse de sang.

Elle prit appui et s'apprêta à se lever lorsque son erreur passée lui revint en mémoire.

Non, elle ne devait pas s'éloigner.

Mais que faire alors ? Son rêve, bien trop étrange à son goût ne voulait sortir de ses songes et elle ne pouvait s'éloigner afin de s'en débarrasser dans une quelconque dune de sable, ensevelie à jamais. Elle n'était pas de ces gens qui oublient une fois éveillé, non, elle était de ceux chez qui les souvenirs persistaient. Mais celui-ci ne pouvait habiter son esprit plus longtemps...

Oui, elle devait s'en débarrasser. De telles pensées, bien qu'inconscientes, n'avaient aucunement leur place chez une Princesse au Destin tracé.

Mais comment devait-elle faire ? Elle ne devait pas rêver de lui. Ni de son corps mature ni de son attitude si libre qu'elle lui donnait envie de s'échapper. Libre ? Mais ne faisait-il pas ce qu'on lui demandait ? N'était-il pas enchaîné, à l'heure actuelle ? D'où venait cette sensation de liberté qui émanait de lui à chaque instant ? Comme ci à n'importe quel moment il pouvait prendre la décision de les abandonner et de s'en aller. Une larme coula. Suivie d'une autre.

La prise de conscience fut rude. Depuis combien de temps éprouvait-elle ceci ? Pourquoi n'en prenait-elle conscience que maintenant ?

Pourquoi avait-elle peur qu'il les abandonne? Qu'il l'abandonne elle...

Dans son esprit, un long voile se leva. Montrant à son propre esprit des sentiments pour son gardien que son coeur connaissait depuis longtemps. Les difficultés que cela entraînait et la dureté de devoir répondre aux attentes de la destiné furent aussi limpides en cet instant que ce qu'elle ressentait. A ce moment, elle savait ses sentiments loin du droit chemin.

Elle pleura longtemps. Très longtemps. Et bien que ses deux compagnons fussent réveillés, aucun ne bougea ni ne prit la parole. Bientôt, ils sauraient certainement pourquoi. Pourquoi en cette nuit calme et fraîche, les larmes de leur Princesse avaient tant coulé.

Dans la capitale Thèbes, Haute Égypte, territoire Égyptien

La folie régnait dans les rues de la ville. Comment rester calme ? La reine avait été assassinée et désormais, leur Seigneur, leur Pharaon, les avait quittés pour retrouver, trop tôt, la compagnie des autres Dieux. Il avait été assassiné, cela avait vite fait le tour de la cité.

Les prêtres s'occupèrent bien vite des préparations à l'embaumement de leur défunt Dieu. Le calme devait vite revenir et Hény devait reprendre les reines. Plus vite ceci serait fait, plus rapidement la situation serait reprise en main. Mais il était une chose que sur le coup, tous avaient oubliée…

Le traître demeurait toujours dans les murs.

Le Prince devenu bien tôt Pharaon avait maintenant une charge de travail bien plus importante et la recherche du traître serait bien plus compliquée désormais. Le traité avec les Hyksos n'était pas encore terminé, quoique bien avancé et il fallait s'organiser avec ces derniers pour faire revenir d'urgence la Princesse. En cette période trouble, il fallait au peuple un évènement stable et positif. Le mariage serait la meilleure des choses à faire. Mais encore fallait il arriver à les joindre.

Une charmante demoiselle se présenta alors à lui, le visage sérieux et triste. Elle était grande et possédait une peau très joliment nacrée. Abina venait présenter ses condoléances. Amie d'enfance et fille de l'un des plus grands guerriers de la cité, elle avait toujours été aux côtés de Hény, en toute circonstance et se devait aujourd'hui d'être présente pour lui, alors que tout s'ébranlait autour de lui.

Le jeune homme la regarda avec des yeux qu'il ne montrait à personne d'autre. Un regard tendre et doux. Il ne le lui avait jamais avoué, mais lorsqu'il l'admirait, une bulle d'air l'enveloppait et il se sentait léger. Ses ennuis s'envolaient. Mais il ne le lui dirait jamais, car s'il le faisait, son mariage futur la blesserait.

L'amicale regard de la demoiselle se posa sur lui. Il semblait exténué, vidé. D'épaisses cernes entouraient ses yeux et le rendait méconnaissable. Sa mine réjouie et fraîche laissait place à un visage bouffie et fatigué. Abina ne put que s'inquiéter d'avantage. Elle qui l'aimait depuis plus de dix ans maintenant.

Ils bavardèrent durant une bonne heure. De tout et de rien et surtout pas du traître ni d'aucun sujet sérieux. Les murs, ces derniers temps, regorgeaient d'oreilles indiscrètes.

Abina savait redonner le sourire à cet être devenu trop vite homme. Elle se remémorait souvent comme il était souriant et plein de vie, petit. Comme on lui avait vite fait comprendre qu'il devait grandir rapidement, afin d'être un futur dirigeant droit, brave et compétent. Alors que d'autres enfants pouvaient encore courir en s'amusant et en riant, lui ne pouvait qu'étudier. La belle se rappela alors comment si soudainement il avait beaucoup moins ri.

Elle s'était alors fait la promesse de faire son possible pour faire ressortir, même rarement, même l'espace d'un instant, son sourire d'enfant.

Mais elle ne pouvait s'attarder, un large travail attendait son bien aimé et elle ne pouvait le monopoliser plus longtemps. L'avenir du pays était un sujet avec lequel il ne fallait pas rigoler. Elle prit alors congé de lui.

Un air sérieux revint alors sur le visage du Pharaon. Il savait que la première chose à faire, bien avant la préparation de son accession au trône, bien avant la préparation du mariage et bien avant la conclusion du traité, était de trouver le meurtrier de ses parents. Il était le prochain, c'était sûr. Tout autant que sa fiancée, quelque part... Tous deux étaient visés.

Ce fut ainsi que, pesant les arguments pour et contre, il décida de poursuivre son objectif premier, la recherche du traître. En un temps record, tous ses papiers furent rangés et protégés.

Il se mit alors à déambuler dans les couloirs sous les yeux étonnés de tous, esclaves, gardes et autres conseillers. Croyaient-ils qu'il flânait? Qu'il n'avait rien d'autre à faire? Peu importait ce que tous pensaient. Il l'aurait, ce traître.

Il ne se privait donc pas pour écouter aux portes. Si cet individu prenait ce droit, il en ferait autant. Son oreille traîna devant beaucoup de portes, avec prudence toutefois. Avec tous les évènements, tous étaient occupés à droite à gauche et il devait faire attention à lui, bien qu'il soit un guerrier aguerri. Mais après tout, son père ne l'était-il pas également? Il fallait se méfier de tout et de tout le monde. Le plus fort était son frère, mais le Palais ne manquait pas de guerriers très compétents dans leur art.

Mais il ne trouva rien le premier jour. Le second cependant, il eut quelques brides, quelques détails, insignifiants certes, mais qui étaient toujours une piste dans une histoire sans repères. Il savait dans quel secteur il fallait laisser traîner ses pas. De jour en jour, il appris d'avantage, appris des noms et suivis ces noms. Ces personnes le menèrent à d'autres personnes qui le menèrent elles-mêmes à quelqu'un. Ainsi il surprit secrètement ce quelqu'un changer les messages envoyés à son frère et la Princesse.

Il passa plus d'une semaine à suivre ce quelqu'un. Ce petit malin, où toutefois cet individu plus prévenant que les autres, veillait toujours à ne laisser échapper aucun mot de trop, aucune parole maladroite. Jusqu'à ce jour où, tôt le matin, il se rendit dans une chambre où, logiquement, il n'avait rien à faire. Mais encore plus surprenant que de voir ce quelqu'un se rendant dans une chambre dédiée à un noble, Hény fut littéralement stupéfait de se rendre compte que le noble en question n'était autre que Debe, l'ami et frère d'arme de feu son père.

Était-ce cela que sa mère, peu avant sa mort, avait tenté de faire comprendre au Pharaon? Ce frère d'arme aurait-il réellement assassiné son prétendu meilleur ami et surtout son Seigneur? Dans quel but? Il n'était pas de la famille et n'avait aucun droit de succession.

Soudain la lumière se fit dans son esprit.

Le Pharaon mort, son fils prenait le relais. Mais si son fils mourrait à son tour...

« Alors il faudrait un régent! »

Dans sa réflexion, le jeune homme ne prêta aucune attention à son environnement. Debe et ce messager n'avaient aucunement senti sa présence, c'était le principal. Mais lorsque le Prince bouscula un vase décoratif, l'affaire se compliqua. Le bruit alerta Debe.

« Aurait-on de nouveau unesouris dont les oreilles traînent un peu trop? »

Mais lorsqu'il sortit en vitesse afin d'éliminer l'importun, il ne trouva personne. Le messager sortit à sa suite, se faisant discret. Il était assez intelligent pour savoir qu'il avait très certainement été suivi.

« Maître, avez-vous une idée de qui cela pouvait il bien être? »

« Bien sûr... il n'y a qu'une personne en ces murs qui n'a pas oublié que le « traître » était toujours là... »

« Le Prince? »

« Nous allons devoir nous occuper de cette souris. »

« Comment allez-vous faire? »

« Le tuer n'est pas une bonne idée... la mort de mon vieil ami est encore trop récente. J'ai une autre solution... »

Et sur ces mots il s'en alla prévoir sa prochaine action. Bien qu'imprévue, elle ne faisait, après tout, qu'avancer l'heure de son accès au trône d'Égypte.

Pendant ce temps, Hény se dépêchait. Pour réfléchir en toute sécurité, il devait trouver un endroit abondamment peuplé. Mais pas surpeuplé non plus, un meurtre dans la foule est encore plus facile. Non... le terrain d'entraînement des soldats était le meilleur endroit. Il allait parfois regarder l'entraînement des soldats et il ne serait donc pas si inhabituel de le voir arriver aujourd'hui aussi. Il pressa donc le pas.

Lorsqu'il arriva, une dizaine de soldats s'entraînaient au maniement du glaive. Il y avait de toutes catégories. Des novices, les petits nouveaux qui manquaient cruellement d'expérience jusqu'aux experts, capitaines et premières lames. Les plus expérimentés montrant leur savoir faire aux autres.

Le Prince décida de s'asseoir à proximité et se mit à penser à la situation.

Debe était loin d'être bête, raison pour laquelle d'ailleurs il n'avait pas été découvert jusqu'à présent. Et même aujourd'hui, ce n'était en rien sa faute. Il saurait donc sans aucun doute que c'était lui qui avait espionné sa conversation. Et si avant il n'était en rien dangereux pour ses plans de part son ignorance, il devenait maintenant l'obstacle à éloigner. Allait-il tenter de le tuer? Il y avait fort peu de chance. On venait à peine de commencer les préparatifs pour son père. Cela paraîtrait trop évident qu'il était derrière tout ça si, après deux meurtres si rapprochés, il se présentait devant le conseil pour devenir régent. Non... il allait certainement agir mieux que ça. L'empêcher de parler tout en ne le tuant pas... il y avait fort à parier qu'il allait le faire « disparaître » un temps. Dans ce cas précis, il ne fallait pas faire revenir la Princesse...ce serait lui servir l'avenir du pays sur un plateau.

Tout s'emballait dans sa tête. Il devait absolument imposer un ordre à ses idées.

L'ordre de faire revenir Satis avait déjà été envoyé. Un messager contrôlait les messages sortants et prenait connaissance de ceux entrant. Debe le surpassait en combat. Lui n'allait certainement pas pouvoir rester assez longtemps pour pouvoir contrôler ce qu'il se passait.

Se souvenant de tout ceci, il chercha la solution la plus adéquate. En deux heures, il mit son plan au point. S'il n'avait que très peu de temps devant lui, alors il ferait en sorte que quelqu'un agisse pour lui.

...

Kary regardait à quelques mètres sa petite soeur d'un oeil tout à fait morne. Il possédait en cet instant précis le regard vif d'un poisson tournant en vain dans son bocal. Mais il gardait l'oeil sur cette fillette, même si tout aurait prouvé le contraire. Néfer, qui avait promis à la demoiselle de lui apprendre les rudiments de l'équitation était là également. En effet, ceci n'était pas l'affaire d'une journée, la jeune fille s'en sortant, mais sans plus, il lui faudrait un certain temps afin de maîtriser sa monture.

Le trio s'occupait donc de la leçon lorsqu'ils aperçurent Hény arriver. Les salutations réglementaires furent de rigueur, même si le Prince avait toujours dit et répété ne pas vouloir les entendre de leur part. D'un côté, il ne se sentait pas vraiment supérieur à eux. Kary fut le seul à obéir à cette demande que tout à chacun aurait trouvé ridicule venant du futur Pharaon. Mais Kary était Kary et Kary ne saluait personne.

Hény avait le visage si sérieux que le trio ne put qu'attendre qu'il leur dise ce qui n'allait pas. Après un récit abrégé de sa matinée, il leur avoua ce qui l'avait amené à venir les voir.

« Je ne dois faire confiance à personne. Mais s'il y a des personnes à qui je peux encore confier des missions d'importance vitale, il me semble que c'est vous. »

Son entrée en matière plaçait déjà la tâche haut dans le missionnomètre de Néfer. Néheteni et Kary quand à eux ne faisaient pas un bruit. On ne pouvait donc savoir ce qu'en pensait l'un et l'autre. L'une étant assez jeune et totalement ignorante de la situation et l'autre... étant Kary.

Le Prince poursuivit.

« Il faut prévenir Chou et le général avant leur arrivée. S'ils amènent la Princesse, nous sommes perdu. »

Certaines personnes auraient pu se demander, avec raison, pourquoi il s'inquiétait tant de la Princesse. C'était lui, le successeur. Hény leur aurait alors répondu que l'avenir de cette demoiselle déterminait l'alliance avec les Hyksos. Mais pas seulement.

Si Satis arrivait sans encombre et que, de part ses tours vils, Debe était régent, la meilleure des tactiques était de rompre les fiançailles et de la prendre pour femme. Il réunirait ainsi les deux royaumes sous sa régence. Ceci dans le cas où il n'y avait aucun traître chez les Hyksos.

Si par malheur le roi Hyksos n'était pas en sécurité non plus et que par les mêmes procédés le royaume Hyksos tombe dans les mains ennemies, alors la Princesse serait purement et simplement supprimée.

Ainsi, même récupérer le trône par la suite signifierait perdre la promesse d'alliance car il n'y aurait plus de Princesse héritière du sang de la famille royale à marier.

Il était donc vital que et Hény, et Satis restent en vie.

« Ceci est une mission de la plus haute importance que je vous confie. Vous devez à tout prix réussir. S'il y a quelqu'un d'assez intelligent pour établir le plan de sauvetage du pays, c'est bien le général Djéhouty. Et s'il y a bien quelqu'un d'assez fou et fort pour mettre ce plan à exécution et protéger la Princesse, c'est bien mon frère... »

Dans les heures qui suivirent, Kary et Néfer partirent discrètement droit vers leur mission. Néheteni fut mise en sécurité avec les autres femmes et pendant la nuit, Hény disparu mystérieusement.

Film

Partie 9

Fin

Kyo était silencieux. On ne l'entendait ni respirer ni bouger. Il ne faisait rien à part attendre que le corps tremblotant à ses côtés ne se calme. Le stresse, l'espoir, le chagrin, la douleur... tout s'effondrait en même temps tel un château de carte qui avait réussit à tenir, allant de plus en plus haut malgré une base des plus fragile.

Elle avait pleuré bruyamment, elle avait crié sa douleur, son chagrin et maudit la société. Malgré cela et contre toute attente, l'homme à ses côtés n'avait rien dit. Juste attendu.

Elle s'était griffées partout, recherchant en vain la douleur, recherchant en vain ce qu'avait dû ressentir son frère. Et là encore, Kyo ne bougea pas.

Maintenant elle était allongée sur le lit de Kyo, les yeux perdus dans le vague, la peau rougie mais pas si abîmée qu'il n'aurait paru et le corps tremblant encore, reste minime de sanglots. Son corps et son esprit étaient épuisés. Elle ne pensait plus et ne bougeait plus. Toutes les émotions qui avaient explosé d'un accord commun avaient disparu et seule une profonde fatigue subsista. Ce fut à ce moment qu'elle sentit le lit bouger.

Non pas qu'il fut déplacé, il était solidement encré au sol, mais une personne assise dessus bougeait. Une paire de cuisses occupa alors son champ de vision, l'obligeant à lever les yeux afin de voir leur propriétaire. Ce dernier la regardait d'un air sombre. Il pourrait bien tenter de la faire râler, pensa t-elle alors, elle était trop épuisées pour ça.

« Je le retrouverais »

Ce furent ses seules paroles sérieuses. Comme d'ordinaire, ce fut concis et précis. Il voulait apparemment se charger de retrouver cet homme de l'ombre qui jouissait de sa petite vie tranquille. Mais qu'est-ce qui lui avait permis de se décider? En avait-il toujours eu envie et utilisait-il cette occasion pour le faire? Ceci resterait certainement un mystère entier pour Yuya qui accueillit cette nouvelle avec un sourire, mince certes, mais qui exprimait tant de reconnaissance sur ce visage fatigué que toute personne aurait été touchée (sauf Kyo).

Malheureusement pour Yuya, elle était en face d'un homme qui tenait le peu de promesses qu'il faisait, c'était un fait, mais qui n'avait aucun scrupule lorsqu'il s'agissait de profiter des failles adverses.

Aussi ne fut-elle pas si surprise que ça lorsqu'un sourire quelque peu - voir totalement - railleur naquit sur son visage magnifiquement démoniaque. A cet instant, la jeune fille savait que peu importe ce qu'elle pouvait imaginer, il ferait pire.

Et comme de fait, cet instant se trouva être bien plus proche qu'elle ne l'aurait pensé de prime abord. Malgré quelques protestations, il n'eut aucun mal à allonger la demoiselle sur le dos. Ceci fait, il bascula progressivement lui-même, comme lors d'un ralenti d'une scène glamour, au dessus de Yuya. On pouvait entendre des « Non! », des « dégage abruti fini! » mais rien de très convainquant pour un « démon » qui ne se serait de toute manière pas laissé convaincre. Le sourire de ce dernier s'élargissait d'ailleurs de plus en plus à mesure qu'il découvrait ce corps mince mais musclé, à la peau claire mais halée dont il souhaitait connaître la saveur à coup sûr fruitée. Il savait sa proie sans défense, totalement à sa merci et son envie grandit. La voir si fragile mais si belle à ce moment la rendait plus désirable que jamais et il aurait été bien idiot de se refuser ce met de choix.

« Je vais venger ton frangin, tu devrais me remercier »

Il avait dit cela en ne se départant pas de ce redoutable sourire qui laissait présager plus de peur que de sécurité.

« Tu as refusé cette offre tout à l'heure... pourquoi maintenant?! »

Les yeux de Yuya étaient suppliants. D'un sens, elle n'avait absolument pas envie – esprit combatif aidant – de se laisser aller dans les bras d'une star collectionneuse de jupons. D'un autre côté, dans un moment de faiblesse comme celui-ci – et surtout sans moyen de faire autrement -, comment refuser de se laisser enlacer par une personne qui nous aime, quoi que ceci soit un point à prouver.

Sentiments complexes bataillant dans le coeur d'une jeune demoiselle qui avait devant les yeux une vue d'une splendeur à faire pâlir une oeuvre d'art. Avoir la plus belle des stars au dessus de soi étant mis à part, l'effet « chemise ouverte » rendait la vue proprement effrayante. Comment un homme, - démoniaque par dessus le marché – pouvait posséder un tel corps ? Si idéalement équilibré et perversement entraîné. Des rougeurs apparurent sur les joues de Yuya malgré elle. Une mignonne petite Yuya chatouillée par une cascade de cheveux noirs. Le tableau qui se tenait au dessus d'elle était unique.

Mais ce tableau n'était pas immobile et se pencha même sur elle, toujours avec une lenteur mesurée, pour lui lécher délicatement l'oreille. Le but n'étant pas de passer à l'attaque de suite mais de prendre son temps. Un temps de dégustation apprécié. Mordillant légèrement l'oreille, il entendait sa jeune propriétaire réclamer encore qu'il cesse toute activité.

Ce n'était donc pas assez.

Délaissant l'oreille pour la base du cou, il se mit à l'embrasser doucement, veillant à ne pas laisser de suçon, nuisible au tournage du film. Si de légères griffures pouvaient être masquées par du fond de teint, il ne voulait prendre aucun risque quand aux suçons qu'il aurait tout de même aimé laisser. Sa délicatesse et les phéromones agissant, les plaintes se firent un peu moins entendre.

Mais ce n'était toujours pas assez.

Lentement, il utilisa sa main droite – prenant équilibre sur la gauche – et remonta la jambe de sa proie dans une caresse féline et délicate.

Yuya sentit une sensation naître dans son bas ventre et là elle sut qu'elle venait de perdre la partie. Elle devint rouge de gène et détourna les yeux, signe qui ne trompa pas Kyo qui observait toutes ses réactions. Il fit remonter sa main jusqu'au visage de sa victime et détourna sa tête afin qu'elle le regarde dans les yeux.

« J'ai gagné »

Furent ses seuls mots avant qu'il ne se relève et aille s'asseoir dans un fauteuil. La fille resta rouge et hébétée, allongée sur le lit. Son niveau de honte atteignait des sommets. Mais cet échantillon de « plaisir » lui ayant redonner des forces, elle ne se fit pas prier pour quitter à toute vitesse la loge de son « partenaire » tout en criant un « ça ne se passera pas comme ça » qu'elle ne croyait pas elle même. Et le partenaire en question resta assis, fier de son coup.

De retour dans sa propre loge, elle trouva Sasuke assis à l'attendre. Mystérieusement, lorsqu'il la regarda, il détourna bien vite les yeux, rougissant légèrement. Yuya s'inspecta de suite, croyant trouver un coup fourré de Kyo mais ne trouva rien de suspect. Elle décida donc de poser la question directement.

« Bah quoi? Qu'est-ce qu'il y a? »

« Tu... je sais pas. T'es changée. Quelque chose en toi est plus... »

Mais il ne fallait pas demander à Sasuke ce que sur le plateau n'étaient capable d'avouer que Kyo, Kyoshiro et Yukimura. Yuya émettait une dose élevée de phéromones, de part les incitations précédentes. Yukimura aurait dit plus clairement que la jeune fille donnait envie.

Donc ce fut après une bonne douche froide que Yuya, déjà d'avantage « normale », écouta le récit de Sasuke et fit son propre résumé, censuré, de sa conversation avec Kyo. En définitive, les trois ex-membres du quatuor, plus courageux qu'il y a quatre ans – ou saisissant simplement l'occasion au vol – s'étaient décidés à ouvrir leur propre enquête sur la mort de leur ami, à qui ils devaient bien ça.

Et ce fut ainsi que des membres supplémentaires s'ajoutèrent à l'équipe d'enquête spéciale « Assassinat de Nozomu ».