Me revoilà !

Eh oui, plus rapidement que d'habitude voilà le nouveau chapitre qui devrait, normalement, être un peu plus long que les précédents.

Bonne lecture.

XoXo Lilly x3


~ Celui que tu étais ~

Chapitre 9 : Mauvaise Nouvelle.

J'avais passé la première partie de la nuit assise à côté de Klaus, nous ignorant à la perfection, et la deuxième partie, assise à côté d'Henrik, tenant Rebekah qui n'eut de cesse de pleurer… Je mourais de fatigue mais je savais que peu importe l'effort que je mettrais à m'endormir, cela resterait toujours aussi inutile, alors je restai là, par terre, comme si toute prise sur la réalité m'échappait.

A un moment les soubresauts de Rebekah cessèrent et je compris qu'elle s'était endormit, pleurer l'ayant fatiguée. Je ne stressais pas seulement pour Henrik mais aussi pour le reste des frères, aucun garde n'avait daigné me dire s'ils étaient revenus. Esther revint dans la tente, jeta un œil soucieux à son fils, puis à sa fille et m'adressa un triste sourire que je lui rendis.

« -Comment vont les garçons ? Risquais-je.

-Ils vont bien. Elijah est… blessé mais ça va aller… Kol l'est également.

-Kol ? Mais il est revenu avec nous.

-Il a profité de la confusion pour y retourner discrètement.

-Oh…

-Où est Klaus ?

-Je ne sais pas… Dès qu'on nous a laissé sortir il est partit.

-Je pensais qu'il resterait avec toi.

-On s'est un peu disputé. Avouais-je, elle me dévisagea. Rien de très grave.

-Pourrais-tu aller voir où il est ? »

Je jetai un coup d'œil à Rebekah, la perspective de la laisser me brisait le cœur.

« -Je reste avec elle. Dit-elle. »

J'acquiesçai et la souleva légèrement pour pouvoir me lever, sa mère prenant ma place. Je me tournai vers Henrik et toucha son bras.

« -Je reviens. Murmurais-je. »

Je m'aventurai dans le village, tout le monde me regardant bizarrement, j'étais couverte de terre mais je ne pense pas que c'était pour cela, tout le monde avait entendu pour Henrik et tout le monde savait que j'étais proche de la famille Michelson.

« -Excusez-moi, je cherche Niklaus Michelson. Dis-je à une vieille dame.

-Taverne. Répondit-elle simplement. »

Je levai les yeux au ciel, me dirigeant vers la taverne comme il l'appelait. En réalité c'était une sorte de grotte. Je poussai le rideau doucement et y pénétra. L'endroit n'était éclairé que par des bougies ce qui était vraiment désagréable. Je le vit, assit avec une fille sur les genoux et une chope de bière dans la main. Je m'approchai doucement tandis que je sentais tout le monde me dévisager. Je m'arrêtai devant lui.

« -Caroline. Dit-il en levant sa chope en ma direction.

-Sérieusement ? Dis-je en un vague geste.

-Jalouse ?

-Tu n'as pas idée. Ironisais-je. Ta mère te cherche.

-Ok.

-Klaus.

-Bois. »

Il me tendit la chope, je le dévisageai.

« -Bois et je viens. »

C'est vrai qu'à cette époque les femmes ne buvaient pas, en tout cas les femmes respectable comme j'étais censée l'être. J'attrapai la chope en le défiant du regard et en bus le contenu cul sec avant de lui remettre dans la main. Les bières de cette époque étaient bien plus fortes que celle que nous buvions nous…

« -Tu ne sais rien sur moi, alors bouge tes fesses et lèves-toi. »

Il sourit d'un air admiratif, poussa la fille de ses genoux et se leva en chancelant dangereusement. Je me reteins de l'aider et me contenta de tourner les talons pour partir. Quelques pas plus tard je l'entendis tomber et me retournai pour le regarder se relever difficilement. Il s'adossa à un arbre, la tête en arrière et les yeux clôs.

« -Envie de vomir ? Demandais-je.

-Non. »

Le silence s'installa et devint pesant.

« -Et si il meurt ? »

Mon sang se glaça dans mes veines. Je n'avais pas une seule fois pensée à cette théorie depuis le moment où je m'étais assise à ses côtés en plein milieu de la nuit, tout simplement parce que je ne pouvais me l'imaginer. Il rouvrit les yeux et me regarda avec insistance. Il ne semblait avoir dessoulé et attendait une réponse.

« -Alors on le pleurera. Répondis-je.

-Et on s'en remettra ? S'enquit-il. »

Je baissai la tête, une larme roula sur ma joue et quand je relevai mes yeux dans les siens je dis :

« -J'espère que l'on n'aura pas à le savoir. »

Il s'approcha de moi difficilement, preuve qu'il n'avait pas entièrement dessoulé, et me serra dans ses bras.

« -Je suis désolé que l'on se soit engueulés. Dit-il.

-Parce que tu es soul ou parce que tu le pense ?

-Les deux. »

Je ris en refermant mes bras autour de sa taille.

« -C'est oublié.

-Cela signifie que tu vas m'aider à marcher maintenant ? Demanda-t-il.

-D'accord. »

Il enroula son bras autour de mes épaules et moi autour de sa taille, posant mon autre main sur son torse pour le maintenir, nous recommençâmes à marcher.

« -On ressemblerait presque à un couple. Fit remarquer Klaus en riant devant mon air outré.

-Sais-tu que tu es en très mauvaise position pour m'embêter ?

-J'en ai conscience.

-Parfait. »

Lorsque nous arrivâmes de nouveau au campement Esther nous regarda de loin, fusillant son fils du regard.

« -Tu veux aller où ? Demandais-je.

-Dormir. J'aurais besoin d'être sobre pour affronter la fureur de ma mère. »

Un petit rire m'échappa tendit que je déposais Klaus dans sa tente.

« -Que vas-tu faire ? Demanda-t-il en enlevant ses bottes.

-Voir ton frère, Elijah.

-J'ai entendu qu'il était blessé…

-Ouai.

-Tu me diras comment il va ?

-Et si tu m'y rejoignais ? Proposais-je, il arqua un sourcil. Une fois sobre et après avoir subi la fureur de ta mère, bien entendu.

-D'accord. Acquiesça-t-il.

-A tout à l'heure. Dessoule bien et bon courage avec ta mère.

-Merci. »

Je sortis de la tente et vit Esther m'approcher.

« -Il est soul, n'est-ce pas ? Demanda-t-elle, énervée. »

Je restai silencieuse, ne voulant prendre de parti.

« -Tu n'as pas besoin de répondre, crois-moi, à force d'habitude je sais reconnaître lorsque c'est bel et bien le cas. Conclut-elle. Merci de me l'avoir ramené, Caroline. »

Je lui adressai un petit sourire mal à l'aise.

« -De rien… Où se trouve la tente d'Elijah ?

-Après Henrik et Klaus tu vas t'occuper d'un autre de mes fils ? Plaisanta-t-elle. C'est celle-ci, vois-tu ?

-Oui, merci. »

J'entrai doucement pour ne pas faire de bruit au cas où il dormirait mais son visage tourna dans ma direction et il me sourit tristement.

« -Tu as une petite mine. Plaisantais-je.

-Vraiment ? Je trouve cela très étonnant. Sourit-il. »

Il était torse nus, un énorme bandage couvrait son épaule.

« -Je me suis fait mordre. Expliqua-t-il.

-Oh… C'est douloureux ?

-Il m'a fait boire de l'eau auquel il a ajouté une poudre brune, cela a été plutôt efficace.

-Tant mieux. Dis-je en m'asseyant à ses côtés.

-Elle vient de passer. Déclara-t-il après quelques secondes.

-Qui elle ?

-Tatia. Soupira-t-il.

-Oh… Que voulait-elle ?

-Savoir comment j'allais, à priori.

-Cela c'est bien passé ?

-Je lui ai demandé de partir, prétextant être fatigué. »

Je pris sa main, voyant la tristesse dans son regard.

« -Elle ne te mérite pas.

-Tu es obligé de dire ça, tu es mon amie, la petite amie de mon frère et tu la déteste.

-Ce n'est pas pour cela que je dis ça. »

Après une minute je percutai :

« -Attend, tu viens de dire, la petite amie de ton frère ?

-Oui, et tu n'as pas niée.

-Je ne sors pas avec ton frère. Voilà qui est fait à présent.

-Tu es amoureuse de lui.

-Absolument pas.

-Je t'en prie, toi et moi on sait très bien ce qu'il en est, seulement Klaus a une réputation… Pas glorieuse du tout, il faut dire ce qui est, et cela te terrifie. Enfin, c'est compréhensible son tableau de chasse englobe quasiment toutes les femmes de tous les campements environnant.

-Et tu dis tout cela dans le but de … ?

-Te faire avouer tes sentiments.

-En me rappelant le nombre de ses conquêtes ? Ris-je.

-Ok, mauvaise technique. C'est juste que… »

Il s'arrêta et j'arquai un sourcil pour l'encourager à poursuivre.

« -Je n'ai jamais vus mon frère regarder une fille comme il te regarde.

-Peut-être parce qu'aucune fille ne la jamais envoyé promener ? Supposais-je.

-Parce qu'il n'a jamais tenu à une fille au point d'accepter d'être son ami.

-Tu améliores ta technique. Relevais-je.

-Merci, mais j'ai mieux.

-Vraiment ? Ris-je, de nouveau.

-Il est amoureux de toi, Caroline. Je sais que c'est compliqué pour toi de lui faire confiance, je le comprends totalement, mais ne peux-tu le voire ? La façon dont il te regarde, dont il te couve du regard comme si tu risquais de te briser d'un moment à l'autre, de surveiller l'endroit où tu es à chaque seconde comme s'il s'attendait à ce que tu disparaisses ? Je baissai les yeux, mal à l'aise. Je pensais connaître mon frère amoureux, je pensais qu'il l'était de Tatia et toi tu as débarqué et… J'ai découvert le vrai Klaus amoureux et là j'ai sus que Tatia… Ce n'était rien.

-Peut-être qu'une autre fille débarquera et tu te rendras compte que moi aussi je n'étais rien.

-Tu le penses vraiment ? Tu l'as civilisé ! Tu cherches des arguments à tout ce que je dis, ne peux-tu juste pas arrêter pour tenter de comprendre ?!

-Et si… Je marquai une pause, les larmes aux yeux. Si je l'avouai, que se passerait-il ?

-Tu serais enfin avec lui.

-Et si ce n'est pas ce que je veux ?

-Je ne comprends pas…

-Moi non plus… C'est un peu le brouillard dans ma tête. »

Il se moqua et je lui donnai un coup sur son épaule valide.

« -La prochaine fois je taperais sur l'autre. Prévins-je.

-Ouh, j'ai peur.

-Tu devrais. »

Quelqu'un entra. Klaus. Je détournai rapidement le regard, mal à l'aise, suite à la conversation que je venais d'avoir avec Elijah.

« -Alors, la fureur de ta mère était-elle agréable ? Plaisantais-je.

-Je n'y ai pas eu le droit. Déclara-t-il d'une voix blanche. »

Je relevai vivement la tête pour le regarder, il était livide.

« -Qui a-t-il ?

-Au moment où elle venait me voir, le guérisseur la hélé. »

Mon cœur se serra tellement fort que j'en eu envie de vomir.

« -Il ne se réveillera certainement pas. Son cœur bat mais il…

-Est dans le coma. Conclus-je.

-Quoi ? S'étonna-t-il.

-Rien… Soufflais-je, une larme roula sur ma joue. »

Je me levai, détachant ma main de celle d'Elijah, qui était perdu dans ses pensées les larmes aux yeux, et contourna Klaus pour sortir. Je courus de toutes mes forces jusqu'à la tente d'Henrik. Esther était là, seule, les joues inondées de larmes, elle me tendit les bras et je courus m'y refugier. Elle me sera de toutes ses forces. Une heure plus tard nous étions toutes deux assise par terre, perdue dans nos pensées quand je demandai :

« -Où est Rebekah ?

-Je l'ai convaincu d'aller se reposer peu de temps après t'avoir envoyé chercher Klaus. Répondit-elle.

-Elle ne sait pas ? »

Elle retint un sanglot avant de répondre :

« -Non.

-Finn et Kol ?

-Je viens d'aller leurs annoncés la nouvelle, ils sont ensemble. »

Je tendis la main pour prendre la sienne et la serra.

« -Ma mère doit être folle d'inquiétude. Soufflais-je.

-J'ai envoyé quelqu'un lui porter un message, lui expliquant la situation et que, par conséquent, tu risquais de rester ici pendant un moment. Enfin si tu le souhaite.

-Je ne souhaite être nulle part ailleurs.

-Bien… Tu dormiras donc avec Rebekah.

-Evidemment. Et… Votre mari ?

-Je ne sais pas… C'est comme si tout cela lui passait au-dessus de la tête et c'est juste… Terrifiant.

-Les hommes n'aiment pas montrer leurs sentiments.

-Il est vrai. Et lui moins que les autres. »

Des cris nous tirèrent de nos pensées.

« -NOOOOONNNN ! NOOONNNN ! TU MENS C'EST IMPOSSIBLE ! »

Rebekah. Mon cœur se brisa. Esther se mise à pleurer de plus belle, quand elle allait pour se lever, je posai une main sur son genou pour l'en dissuader et me leva en me précipitant dehors. Elle était en pleure, tambourinant le torse de Klaus, tremblante. Celui-ci ne bougeait pas d'un millimètre, se laissant frapper, stoïque. Je l'attrapai doucement par derrière pour la serrer contre moi tendit qu'elle répétait inlassablement le même mot « Non », ses jambes la lâchèrent et je me laissai tomber par terre avec elle. Klaus me regarda, revenant à la réalité, je voyais dans son regard qu'il était désemparé.

« -Je m'en occupe. Assurais-je. »

Il resta un moment planté-là à nous fixer, puis, il acquiesça doucement et s'éloigna. Je resserrai ma prise sur Rebekah et la berça tendrement.

« -C'est comme s'il était mort… Réalisa-t-elle.

-C'est faux. Dis-je faiblement.

-Il ne marchera plus, ne parlera plus, ne me serrera plus jamais dans ses bras… Dieu, il ne sourira même plus. »

Le sourire d'Henrik s'imposa à moi et les larmes dévalèrent mes joues avec force. Au bout de ce qui me sembla une éternité, Rebekah se releva et me demanda à rester seule, j'acquiesçai et la regarda partir. Puis, lorsque je pus à mon tour me relever je partis à la recherche de Klaus, il faisait jour alors, ne le trouvant pas, je m'élançai dans la forêt et le trouva à l'endroit même où Henrik avait été blessé. Du sang séché s'y trouvait, Klaus était un peu plus loin, assit par terre, le dos contre un arbre, les jambes repliés contre son torse. Je m'approchai doucement, comme pour ne pas l'effrayer. Il releva la tête et je me rendis compte que je ne l'avais jamais vu aussi vulnérable, dans ce monde ou dans l'autre.

« -Tu es là. Souffla-t-il. »

J'acquiesçai.

« -Tu es toujours là.

-C'est normale, c'est…

-Ce qu'une amie se doit de faire. Conclut-il à ma place, je lui souris. Je sais.

-Veux-tu parler ?

-Pour quoi faire ? »

Son ton était dur, je reculai d'un pas par reflexe, prise de court.

« -Veux-tu que je te laisse ?

-Pourquoi ?

-Tu t'es isolé dans les bois.

-A l'endroit le plus prévisible. »

Je ne bougeai donc pas, mais il ajouta tout de même :

« -Je veux que tu restes.

-Je ne vais nulle part. »

Il me fixa longuement.

« -Quoi ? Demandais-je.

-Tu vas me haïr mais je le dirais tout de même. »

Etonné, je le dévisageai avec incompréhension. Il se leva et me fit face.

« -Je suis amoureux de toi. »

Je restai pétrifiée.

« -Tu n'es pas obligé de répondre. Précisa-t-il. Je veux dire… Je suis moi, comme dirais Elijah je ne peux pas prétendre être un petit copain parfait, en réalité je ne sais même pas en quoi ça consiste. A part que je serais avec toi et c'est le plus important, non ? »

Comme je restai silencieuse il reprit.

« -Je n'ai jamais été fidèle à personne, mais je le serais. Je ne ferais jamais rien pour te blesser. Je veux dire… Je n'ai jamais ressentis ça, mais toi… »

J'avançai d'un pas et déposais mes lèvres sur les siennes. Il fut surprit mais referma instantanément ses bras autour de moi et me serra de toutes ses forces. Je m'étais tellement imaginé cela, la puissance de ses bras autour de moi, la chaleur de son corps contre le miens, le goût de ses lèvres… Que ce soit dans ce monde ou dans l'autre cette idée avait toujours été là, peu importe à quel point je tentais de me persuader du contraire… Mon dos rencontra le tronc d'arbre, je me remémora la fois où il m'avait embrassé en se faisant passer pour Tyler, seulement cela ne pouvait égalé le moment présent… Peut-être parce qu'aujourd'hui je l'embrassai par choix et, surtout, je savais qui j'embrassai.