C'est parti pour le procès... merci à ceux qui continuent de me suivre malgré mes (très) gros retards... Bonne lecture !

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Poudlard avait été très perturbée après la disparition d'Albus Dumbledore, James Potter et Sirius Black. On avait très vite su que le second avait été livré aux autorités moldues et aucun cri ne put rien y changer. Sur ce point, le Ministère était inflexible. Le troisième était à Sainte-Mangouste, mais la rumeur courait comme quoi le bel homme ne contenterait plus jamais la moindre femme. Quant au premier, personne ne savait où il était.

Minerva McGonagall avait pris le poste de directrice et débordait de travail en constatant que son prédécesseur ne faisait pas si bien que cela son travail. Elle avait été tirée dans la liste des jurés, mais ne savait pas plus que les autres de qui ou de quoi il s'agissait.

Le jour du procès, plusieurs absences furent remarquées. Tout d'abord Draco Malefoy et Hermione Granger, puis bien sûr Meliane Evans, qui d'après la rumeur avait demandé elle-même le procès. Le professeur Windu brillait également par son absence, ainsi que le professeur McGonagall qui devait faire partie du jury. Les cours de Métamorphose étaient suspendus pour un temps indéterminé.

La salle bourdonnait de murmures fiévreux. Des journalistes étaient présents, et certains préparaient déjà une biographie de chacun des membres du jury. Il y avait aussi bien des Sang-Pur que des Sang-Mêlés parmi les jurés, et cela grattait déjà frénétiquement. La salle était trop petite pour accueillir tous ceux qui voulaient assister au procès. Le Ministre de la Magie entra quelques minutes avant le début du procès, suivit par Amelia Bones, élue juge par l'ensemble du Département de la Justice Magique. La juge s'installa à sa place et fit signe au service de sécurité de boucler la salle et surtout d'entourer le fauteuil où allait prendre place l'accusé et de ne laisser personne approcher. Une solide barrière d'Aurors se forma en bas, la moitié regardant le public, l'autre l'endroit où serait l'accusé au cas où celui-ci tente quoi que ce soit.

Un petit homme entra, vêtu de robes brodées du blason des Maîtres de Potion. Amelia Bones se leva en sortant sa baguette.

"Monsieur le Ministre, acceptez-vous ?" demanda-t-elle.

"Bien sûr, bien sûr" couina le ministre en se levant à son tour. "Tout doit être fait pour être certains qu'il ne s'agira que de la vérité..."

Il saisit la main du Maître de Potions, leurs doigts s'entremêlant alors que Mrs Bones posait sa baguette dessus.

"Mr McDowell, jurez-vous que la potion que vous allez administrer à l'accusé est bien du Veritaserum ?" demanda le ministre en articulant distinctement.

"Je le jure" répondit le sorcier sans hésiter.

Une première flamme sortit de la baguette de la juge, s'enroulant autour des deux mains liées.

"Jurez-vous ne l'avoir préparé que dans le but de servir la justice ?" poursuivit le ministre.

"Je le jure."

La seconde flamme sortit.

"Jurez-vous ne pas vous être laissé influencer ou ne pas avoir touché de récompense de quelque sorte pour modifier la potion ?"

"Je le jure" répondit le sorcier pour la troisième fois.

La troisième flamme sortit. Leurs mains brillèrent un instant, puis les flammes s'éteignirent.

"Veuillez lancer un sort, maître McDowell" demanda la juge en reprenant sa place.

Sans hésiter, le sorcier sortit sa baguette et jeta un Wingardium Leviosa sur un tas de parchemins. Le sortilège agit normalement.

Ce fut au tour de chacun des jurés de prêter serment de leur neutralité dans cette affaire. Minerva McGonagall resta néanmoins debout après avoir prêté son serment.

"Je tiens à préciser à la cour que j'ai reçu avant-hier un hibou contenant un chèque écrit avec du sang me demandant de voter innocent, d'une valeur de deux cent mille Gallions. Je l'ai bien entendu refusé."

"Cette tentative de corruption sera prise en note" répondit la juge. "Faites entrer l'accusé."

Le silence s'abattit aussitôt. L'un des Aurors ouvrit la porte sur le côté. A leur étonnement général, ce n'étaient pas des Aurors qui entrèrent, mais le professeur Windu de Poudlard. Il tenait sous l'emprise de la Force quelque chose qui avait dû être humain dans le passé, mais ne l'était certainement plus. La face ressemblait presque à un visage de poisson et il semblait horriblement visqueux. Seuls ses yeux rouges étincelants prouvaient que la chose était en vie. Derrière marchait Meliane Evans, visiblement prête à réagir au moindre mouvement. Les chaînes s'enroulèrent autour de la chose sitôt qu'elle fut assise dans le fauteuil de bois dur qui lui était réservé. Amelia Bones fit un signe de main et le Maître de Potions sortit une fiole de sa poche.

"J'en donne cinq gouttes" indiqua-t-il d'une voix claire pour que tous puissent le noter.

Tellement d'yeux étaient fixés sur lui qu'il lui aurait été impossible de tricher de quelque manière que ce soit.

"Jetez un sort" ordonna la juge alors qu'il s'éloignait de la chose avec un frisson de dégoût visible.

Il s'exécuta de bonne grâce, puis retourna s'asseoir à la place qui lui était réservée.

"Procès du vingt-sept février mille neuf-cent quatre-vingt-dix-sept ouvert aujourd'hui, à dix heures quarante-cinq. Juge : Amelia Bones. Jurés : Allan Frederick, Joey Vargas, Matt Weber, Samuel Ellis, Yoann Smith, Willian Barber, Zachery Robertson, Minerva McGonagall, Abigail Joyner, Cristina Kent, Liliana Owens, Kimberly Shaw et Erica Lang. Greffiers : Perceval Weasley, Marina Land et John Carter. Accusé..."

Elle observa la chose.

"Votre nom complet" demanda-t-elle.

"Albus Brian Perceval Wulfric Dumbledore."

Le silence était assourdissant, mais personne ne réagit. Amelia Bones fit signe de le noter, se remettant très vite du choc. Voilà pourquoi la jeune femme avait tellement insisté pour avoir un jury impartial.

"Témoin de l'accusation, Meliane Evans" acheva-t-elle. "Nul ne s'est présenté comme témoin de la défense. Miss Evans..."

Meliane se leva à nouveau, se plaçant face à l'accusé, sans toutefois boucher la vue du public.

"Savez-vous qui se cache derrière l'identité de Lord Voldemort ?" demanda-t-elle d'une voix claire.

"Oui."

"Auriez-vous déjà pu l'arrêter si vous l'aviez voulu ?"

"Plusieurs fois."

"Pourquoi ne pas l'avoir fait ?"

"Il m'est très utile pour gagner du pouvoir."

"Est-ce la seule raison ?"

"Non."

"Quelle autre raison ?"

"Il s'agit de mon frère."

"Abelforth Dumbledore ?"

"Oui."

Le silence était assourdissant, puis le grattement des plumes sur les parchemins reprit, frénétique.

"Dites-vous donc que Tom Elvis Jedusor n'est en aucun cas Voldemort ?"

"C'est exact."

"Pourquoi l'avoir prétendu pendant des années ?"

"Il a refusé de me mettre à son service."

"Pour quelle raison ?"

"J'avais abattu son père."

"Comment avoir réussi à tromper tout le monde ?"

"Il est descendant de Serpentard. Voldemort parle Fourchelangue. On ne m'a jamais demandé plus de détails."

"Comment se fait-il qu'Abelforth possède ce don ?"

"Il a utilisé la Legilimencie pour entrer dans l'esprit et la mémoire de Jedusor et le lui voler."

"Vous ne l'avez pas fait ?"

"Je n'y avais aucun intérêt."

"Quelles sont vos relations avec James Potter ?"

"C'est mon petit-fils."

"Et Lily Evans, avant qu'elle ne meure ?"

"C'était la fille de Jedusor. Je voulais le sang de Serpentard dans ma lignée."

"Pourquoi ?"

"J'ai découvert une prophétie quand j'étais jeune. Le jour où les sangs des plus grands sorciers seront rassemblés dans les veines d'une même personne, celui qui contrôlerait cette personne pourrait contrôler le monde."

"Pourquoi les Fondateurs ?"

"Ils étaient les plus puissants de leur époque, avec Merlin."

"Combien de sang aviez-vous réunis ?"

"J'étais descendant de Poufsouffle et de Serdaigle, et par elles de Merlin. J'ai convaincu Daniel Potter, à l'époque, de me donner sa femme pour que notre fils ait du sang de Gryffondor. Lily Evans représentait celui de Serpentard."

"Mon frère jumeau et moi-même devions donc être les cibles de cette prophétie" constata Meliane. "Qui a donc attaqué les Potter dans la nuit du 30 au 31 octobre 1981 ?"

Il y eut un long silence alors que Dumbledore luttait.

"Moi" avoua-t-il. "Je voulais tuer l'un des deux enfants pour pouvoir avoir le second en mon pouvoir."

"Pourquoi m'avoir attaquée plutôt que mon frère ?" poursuivit-elle, impitoyable.

"Une femme ne pouvait pas posséder un tel pouvoir."

"Que s'est-il passé lorsque vous m'avez lancé le sortilège ?"

"Il s'est retourné contre moi. J'ai réussi à l'esquiver et seul mon corps du moment a été détruit. Cela ne m'a pas été difficile de m'en procurer un autre."

"Pourquoi a-t-il été renvoyé ?"

"On ne peut tuer l'un de ses descendants, du moins pas avec un sort de mort."

"Vous avez dit vous procurer un autre corps..."

"Il suffisait que je trouve un réceptacle, puis que je le modèle à ma forme. Ça ne prends pas plus de deux jours."

Les yeux de Meliane se rétrécirent légèrement. Elle aurait pu arrêter là, mais voulait qu'on connaisse toute la vérité.

"D'où vous vient cette apparence hideuse ?"

"Pour être sûr de survivre assez longtemps, j'ai découpé mon âme en plusieurs morceaux."

"Comment ?"

"C'est un rituel de magie noire qui nécessite une grande puissance et un meurtre pour chaque morceau que l'on veut créer, ainsi qu'un objet qui servira de réceptacle à chaque morceau d'âme."

"Combien en avez-vous fait ?"

"Sept."

"Comment faisiez-vous pour conserver votre apparence en public ?"

"Je jetais un sort d'illusion complètement oublié aujourd'hui. Il demande une grande énergie mais est indétectable."

"Donnez-nous la liste des Mangemorts sous les ordres de votre frère, ainsi que leurs grades et responsabilités."

Il commença à parler, énonçant tous les noms un à un en précisant tout ce qui était demandé. Beaucoup de noms choquèrent, mais tous furent pris en note. Le procès continua encore plusieurs longues heures alors que Meliane posait chacune des questions pour obtenir les réponses qu'elle avait vues dans l'esprit du vieux fou, achevant ses questions par les évènements dans le sous-sol des Potter quatre semaines plus tôt, puis enfin elle se tut et se tourna vers la juge.

"J'ai terminé" annonça-t-elle.

Une vie entière avait défilé sous leurs yeux, avec toutes les morts et les vies brisées qu'elle avait causées. Le silence régna un très long moment.

"Comment saviez-vous quelles questions poser ?" demanda néanmoins la juge.

"Lorsque Dumbledore a tenté d'utiliser la Legilimencie contre moi, j'ai retourné son sort" répondit Meliane. "Et j'ai vu énormément de ses souvenirs. J'ai moi-même relancé le sort pour voir le reste."

"Est-ce exact ?" demanda la juge vers Dumbledore.

"Oui."

Tout fut dit. Les jurés se retirèrent pour délibérer alors que la nuit était tombée depuis bien longtemps. Ils ne mirent pourtant pas longtemps à réapparaître et Minerva McGonagall tendit le parchemin paraphé par chacun d'entre eux. Amelia Bones le saisit.

"Pour multiples meurtres, tentatives de meurtre, atteintes à la liberté des personnes, …"

La liste continua un long moment, puis s'acheva enfin.

"Le jury déclare l'accusé coupable à l'unanimité. La sentence sera donc le Baiser du Détraqueur, applicable dans un délai de moins d'une semaine à compter de ce jour. Par ailleurs, le jury demande un procès du dénommé Abelforth Dumbledore et, si celui-ci confirme les dires de son frère, le rétablissement du nom de Jedusor."

Elle plissa des yeux.

"Cela me semble acceptable comme requête" fit-elle d'une voix claire, avant de rendre le verdict définitif, puis de se lever et de quitter la salle.

Les murmures reprenaient de plus belle. Les Aurors emmenèrent le prisonnier, qui resta sous extrême haute surveillance pendant cinq jours, avant de recevoir le Baiser du Détraqueur. Son âme fut rassemblée sur l'aspiration de la créature infernale et ce fut la fin d'Albus Dumbledore.

Les deux Jedi quittèrent la salle du procès ensemble, et furent aussitôt assaillis par les journalistes. Meliane leva ses deux mains.

"D'accord, je vais la faire, votre déclaration" fit-elle d'une voix forte, ramenant aussitôt le silence. "Mais cela risque de ne pas vous plaire."

Elle inspira profondément.

"Je suis née dans une famille sorcière. Mon père a tué ma mère parce qu'elle n'était pas assez obéissante et n'écartait pas les jambes quand il le demandait. Il a failli me tuer ce jour-là. Pour plus de détails, je vous ramène au procès moldu qui a eu lieu il y a plus de dix ans. J'ai ensuite vécu parmi ces mêmes moldus, devenant quelqu'un de respecté dans leur communauté non pour le sang qui coulait dans mes veines, mais pour mes propres capacités. Malheureusement, un jour des sorciers sont venus et ont tout brisé."

Elle inspira profondément.

"J'ai dû fuir, et abandonner tout ce que j'aimais derrière moi. Mon opinion des sorciers était alors très mauvaise. J'ai rencontré d'autres gens qui m'ont eux aussi aimée pour ce que j'étais. Mais j'ai fini par revenir chez les sorciers. Pourquoi ? Mon cœur m'interdisait de laisser des gens mourir alors que je pouvais au moins tenter de les sauver."

Un à un, elle les regarda.

"J'ai été extrêmement déçue par ce que j'ai vu. Partout des marques d'intolérance, une société extrêmement en retard, une fausse démocratie. Vous méprisez les moldus. Moi, je dis que leur monde n'est certes pas parfait, mais qu'au moins ils tentent de le faire avancer, contrairement à vous autres sorciers. Un long moment, j'ai hésité à finalement les laisser se débrouiller. Pourquoi sauver des gens qui en réduisaient d'autres en esclavage, qui méprisaient tout ce qui était un tant soit peu différent ? Si Voldemort ne m'avait pas directement attaquée, il n'est pas certain que je l'aurai détruit avant qu'il ne l'ait fait pour vous. Je vais d'ailleurs quitter bientôt le monde sorcier, et je n'y reviendrai pas tant qu'il ne se sera pas sorti de cette ère archaïque. Tout est dit."

Et, sans attendre la moindre remarque, elle tourna les talons, disparaissant avec Maître Windu. Ils se sourirent alors qu'ils regagnaient Poudlard à bord du Skald.

"Tu vois que tu aurais pu me laisser seule" fit Meliane, amusée. "Il ne m'est rien arrivé."

"Je préfère prendre mes précautions que te ramasser derrière" grogna-t-il, avant de l'embrasser passionnément.

Elle lui répondit avec la même ardeur, avant de poser sa tête sur sa poitrine, à bout de souffle.

"Je suppose que tu vas retourner sur Coruscant" fit-elle d'une voix triste.

"Pas tout de suite" répondit-il. "Tu peux venir avec moi, tu sais..."

"Je crois que je viendrai" murmura-t-elle sans sortir de son étreinte. "Je suis Chevalier Jedi, tu te souviens ?"

"Je me souviens que tu es Maître..."

Un long silence retomba.

"J'aimerai faire une tournée de conférences avant de repartir" fit soudain Meliane. "Je veux faire avancer notre planète."

"C'est à toi de juger" répondit-il, sa main courant dans ses cheveux.

"Je peux rester dans tes appartements demain ?" demanda-t-elle d'une voix basse. "Les journaux vont tout publier..."

"Tu crois que je vais te refuser ma porte ?" demanda-t-il, amusé.

Il ne lui laissa même pas le choix alors qu'ils sortaient du vaisseau pour entrer dans le château. Ses mains sur ses épaules, il la guida droit vers ses appartements.

"Allez, il est temps d'évacuer ton stress" fit-il doucement en la guidant vers la salle de bain. "C'est sans doute la dernière fois que tu as une telle baignoire..."

"Je vais m'ennuyer, toute seule" protesta-t-elle avec un sourire bien particulier sur les lèvres.

Il l'observa longuement alors qu'elle se déshabillait devant lui, jusqu'à ce qu'elle ne se tourne en le regardant d'un air insistant. Voyant qu'il ne bougeait plus, elle s'occupa de lui retirer son manteau, puis sa ceinture et son haut.

"Si tu protestes, tu y vas tout habillé" menaça-t-elle.

"Meliane..." murmura-t-il.

"Oui ?" demanda-t-elle sur un ton innocent, faisant tomber son haut à terre.

"Tu... tu es..."

"Je suis ?" demanda-t-elle en passant sa main sur son torse nu.

Il l'attrapa et l'embrassa, avant de la regarder dans les yeux.

"Tu es une très belle femme, et je t'aime" fit-il directement. "Je t'ai dit que je t'attendrai, mais je ne pourrai pas rester juste à côté de toi, entièrement nue, sans avoir des envies, tu comprends ?"

Elle fit une petite moue.

"Peut-être que j'ai envie qu'on se détende ensemble" répondit-elle "et qu'ensuite tu m'amènes dans ta chambre et que tu me fasses comprendre que ça ne sert à rien d'avoir peur..."

Il l'embrassa à nouveau.

"Ça, je pense que je peux le faire" admit-il avant de terminer lui-même de se déshabiller.

Il la souleva sans qu'elle n'ait le temps de dire un mot et entra dans le bain chaud. Elle se cala plus contre lui en poussant quelque chose qui ressemblait à un ronronnement alors qu'il passait ses mains le long de son dos, massant doucement les points tendus jusqu'à ce qu'elle soit complètement détendue. Elle poussa alors un long soupir de bien-être, avant de lui sourire.

"Merci..."

"Mais de rien" répondit-il.

Leurs lèvres se rencontrèrent à nouveau. Ils restèrent un long moment dans le bain à se caresser doucement, puis finalement en sortirent sans même se consulter. Meliane sentait déjà une douce chaleur qui remontait depuis le bas de son ventre, et son amant avec une étincelle allumée dans les yeux.

"Laisse-toi faire et savoure" demanda-t-il alors qu'ils atteignaient la chambre.

Un baiser fit disparaître ses dernières craintes et elle obéit, se laissant faire alors qu'il continuait de faire monter son désir, prêtant attention au moindre de ses soupirs. Elle ne se tendit même pas alors qu'il écartait doucement ses jambes après de longues minutes, caressant longuement la peau tendre de l'intérieur de ses cuisses. Elle rouvrit les yeux alors qu'il était penché au-dessus d'elle.

"Viens" demanda-t-elle, le corps tendu de désir.

Il s'exécuta avec douceur. Elle se mordit la lèvre en fermant les yeux alors qu'il brisait le petite morceau de chaire et il s'immobilisa, caressant tendrement sa joue avant de l'embrasser, lui laissant le temps de s'habituer à sa présence. Elle sursauta légèrement alors qu'il commençait à bouger, puis se laissa aller aux assauts du plaisir, le regardant avec des yeux de plus en plus fiévreux alors qu'elle accompagnait le moindre de ses mouvements sans même paraître le faire exprès. Il continuait de se retenir, mais n'y parvint pas alors qu'elle se tendait autour de lui en poussant un long gémissement et il se libéra avec un long soupir, restant haletant comme il l'avait rarement été.

Ils restèrent un long moment immobiles, leurs regards rivés l'un dans l'autre, leurs respirations à tous deux précipitées, puis il se retira et s'allongea près d'elle, continuant de l'observer. Leurs lèvres se joignirent tendrement pendant quelques instants.

"Je t'ai convaincue ?" finit-il par demander en jouant avec l"une de ses mèches.

"C'est toujours comme ça ?" demanda-t-elle en toute réponse.

"J'espère bien que oui..."

Elle se blottit contre lui et l'embrassa.

"Alors je pense que je te le demanderai souvent" fit-elle, blottie dans ses bras.

"Tant que tu voudras" souffla-t-il.

"Bonne nuit, Mace" murmura-t-elle sans sortir de son étreinte.

"A toi aussi" répondit-il dans son oreille, avant de l'embrasser.

Il éteignit les lumières d'un geste de la main, savourant le corps chaud dans ses bras.