Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)
AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…
ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)
Résumé : Non je ne suis pas sadique même si je veux bien reconnaître que la fin du chapitre 10 est un peu, comment dire, stressante… Et la réaction de Harry, quelle sera-t-elle ? Pourra-t-il être aussi sadique que Drago et lui renvoyer l'appareil ? Et les horcruxes ? … Alors, bonne lecture…
Harry Potter et l'enfant de l'amour
Chapitre 11 : Tel est pris…
(POV HARRY)
Le blond me regardait avec un sourire des plus ironiques, il semblait tellement satisfait. Il était vraiment fier de lui, sans aucun doute. Je reprenais difficilement ma respiration. Je sentais que mon cœur battait à un rythme totalement anormal et ma magie crépitait en moi et hors de moi. Je n'arrivais plus à la contrôler ; une aura blanche et or s'échappait de mon corps tremblant. Progressivement, ma respiration se fit moins saccadée, les battements de mon cœur ralentissaient légèrement, j'avais la sensation que mon aura magique qui m'enveloppait complètement, il y a encore quelques instants, se fondait à nouveau en moi.
« Heureux de voir que je te fais de l'effet ! Je commençais à me poser des questions. Je vais chercher le médaillon, il est dans notre chambre. Je préviens les autres de cesser leur recherche. Tu n'auras qu'à descendre… enfin, quand tu auras récupéré. »
Il éclata de rire, un rire totalement franc, joyeux et irrésistible. Je m'efforçais de ne pas y penser… Surtout ne pas penser à ce son cristallin, parfait. Drago Malefoy était seulement un être sadique, malfaisant, méchant. Bien sûr, il était aussi drôle, adorable, sensuel… Il fallait que je me reprenne, je ne devais pas songer à lui, ainsi… Surtout pas lui ! Il était mon ennemi… enfin, du moins, c'était ce que j'avais toujours cru lorsque nous étions à Poudlard. J'entendis la porte se renfermer et je me retrouvais seul dans le salon. Je me laissais lentement glisser le long du mur. Assis, je repliais mes jambes sur ma poitrine en essayant de concentrer mon esprit et ma magie pour canaliser mes émotions, mais, c'était trop dur. Je sentais à nouveau ses mains, ses lèvres, sa langue, le courant électrique, cette suffocation et puis tout s'arrêtait. Je restais ainsi un long moment. Je ne savais pas depuis quand Drago avait quitté le salon. Des heures sans doute. J'avais perdu toute notion du temps à essayer d'effacer la sensation de ses lèvres sur les miennes. Rien ne m'avais jamais paru plus douloureusement merveilleux, magnifiquement cruel.
Lorsque je me décidai enfin à me lever pour rejoindre les cuisines, j'entendis sonner au loin les pendules sinistres du manoir Black, il devait être 14 heures et je commençais à avoir vraiment faim. Je descendis les escaliers mais je marchais encore lentement. Mes jambes étaient encore fragiles, cotonneuses. Je n'avais encore jamais autant lâché ma magie, même dans mes entraînements avec Rémus. Lorsque finalement, je poussai la porte de la cuisine, Ron et Mione relevèrent la tête, visiblement inquiets de ne pas m'avoir revu depuis un si long moment. Drago était assis en face d'eux et se retenait d'éclater de rire. Je me sentis rougir lorsque je croisai ses beaux yeux gris. MERLIN. Pourquoi ne m'avait-il pas simplement laissé tranquille ? Non, il avait fallu qu'il fasse cela. Je m'installais lourdement en bout de table. Ron ne put retenir la question qui le brûlait sans doute depuis des heures :
« Harry, qu'est-ce que tu faisais ?
- Je réfléchissais. »
Oui, ça, au moins, c'était la vérité. Je cachais tellement de choses en ce moment à Ron et Mione que je me demandais encore comment ils faisaient pour ne pas m'en vouloir. Je fus cependant sorti de mes pensées par ma petite frangine.
« Et tu réfléchissais à quoi ? »
Merlin, à croire que Mione le faisait exprès. Drago souriait encore un peu plus. Il fallait que je trouve quelque chose et vite. N'importe quoi.
« Aux horcruxes. »
Le blond se figea instantanément. Il semblait vexé, comme s'il était le seul à pouvoir manipuler et se jouer de l'autre, moi aussi, je pouvais être un parfait serpentard et j'étais bien décidé à le lui prouver et à le lui faire comprendre dès à présent.
« Oui, aux horcruxes. En fait, je réfléchissais à la logique de Tom. Enfin, les lieux où sont cachés les horcruxes, comme le choix des objets ce n'est pas le fruit du hasard. »
Drago n'en revenait pas. Il semblait réellement choqué par mes paroles. Il réalisait que peut-être, je n'avais pas passé les dernières heures à fantasmer sur ce baiser, sur ses lèvres, son corps… Bon, c'était totalement faux, mais, cela, je me gardais bien de le lui dire.
« En fait, je me disais que si les objets sont symboliques, les lieux où nous les trouvons sont aussi symboliques de la vie de Tom.
- Tu peux développer, Harry ?
- Oui, enfin, les objets, on le sait, sont des symboles des origines de Tom et de Poudlard car il y était très attaché. Le journal, le médaillon, la bague et Nagini le rattachent à son origine, à Salazar. La coupe représente Poudlard et l'objet que n'avait pas encore découvert Dumbledore également, qu'il s'agisse d'un objet de Godric ou de Rowena. Mais, j'ai aussi réalisé que les lieux étaient des symboles de la vie de Tom.
- Tu peux préciser ?
- Mione, en fait, j'ai compris ça depuis peu. Il y a d'abord l'avant naissance de Tom. Le lieu symbole, c'est sa maison familiale, celle des Gaunt où Dumbledore a retrouvé la bague. Ensuite, il y avait le lieu de l'enfance, la caverne où il a torturé les deux orphelins et où il avait enfermé le médaillon. Si on continue, les étapes, il y a le journal, confié au père de Drago. Ce n'est pas vraiment un lieu mais il symbolise le temps où Tom dirigeait les mangemorts, au sommet de sa puissance. La coupe de Poufsouffle, on l'a retrouvé à Godric's Hollow. C'était important pour Voldemort puisqu'il devait y vaincre son seul et unique ennemi, moi et enfin, Nagini, c'est son présent, le symbole de son retour après le tournoi des trois sorciers.
- Oui, mais il en manque un.
- Je sais, Ron, et si vous avez fait attention, l'objet de Godric ou de Rowena se trouvera dans l'étape de la vie de Tom que je n'ai pas encore évoqué : ces années Poudlard. Je suis sûr que le cinquième horcruxe se trouve au château. »
Les trois me regardaient d'un air sidéré et aussi un peu impressionné. Drago était encore un peu plus pâle que toute à l'heure. Il était persuadé maintenant que j'avais dû réfléchir à tout cela depuis qu'il m'avait laissé seul dans le salon, sans me préoccuper le moins du monde de son baiser. Il était vexé, outré et je m'en félicitais intérieurement. Finalement, ce fut Mione qui rompit le silence :
« C'est parfait, Harry. Tu as raison, c'est d'une logique absolue. Comment ai-je fait pour ne pas m'en rendre compte.
- En tout cas, cela me confirme une chose. Mc Go et Rem avaient raison, il faut retourner à Poudlard. »
Le blond à côté n'y tenait plus et il se leva précipitamment. Il sortit de la cuisine, nous laissant entre gryffondors. Mon cœur se serra douloureusement même si dans le même temps, j'étais convaincu qu'il n'avait eu que ce qu'il méritait. Ron et Mione furent stupéfaits et n'osèrent me demander ce qui s'était passé même s'ils en mouraient probablement d'envie. Je regardais mes deux amis, mais au bout de quelques minutes, je n'avais plus qu'une idée en tête : remonter pour retrouver Drago. Il me manquait tellement. Dès qu'il s'éloignait, j'avais l'impression qu'il me manquait quelque chose de vital, d'absolument indispensable à ma vie. Je fis un petit sourire contrit à Ron et Mione et me levai sans rien dire de plus. A quoi bon de toute façon ? J'étais incapable d'expliquer ce que je ressentais dans cet instant.
Je poussai la porte et m'engouffrai dans l'escalier sombre qui menait des cuisines à l'entrée. Je passai devant le portrait de la mère de Sirius et pénétrai dans le corridor étriqué de la vieille maison des Black, je grimpais à toute vitesse les marches en direction de notre chambre à l'étage. Lorsque je rentrai dans la pièce où je l'avais soigné, il y a si peu de temps, il était allongé sur son lit, sur le ventre, la tête enfoncée dans son oreiller. Je m'avançais doucement et je n'étais même pas sûr qu'il ait remarqué que je venais de le rejoindre. Il respirait fortement. Je m'en voulais réellement pour toute à l'heure, j'avais voulu lui faire mal pour qu'il arrête de me regarder avec ce petit sourire ironique. Maintenant, je réalisais que ce que j'avais fait était mesquin, surtout que c'était très loin de ce que je ressentais. Je m'installais au bord de son lit. Il ne pouvait pas cette fois ignorer ma présence mais pourtant il ne bougea pas.
« Drago ?
- Fiche le camp.
- S'il te plaît…
- Harry, c'est bon, j'ai reçu le message. Tu t'en fiches, tu n'éprouves rien. Je peux encaisser mais n'en rajoute pas.
- Non, tu comprends, j'ai…
- Harry, tais-toi.
- Non écoute !
- POTTER, sors de là. J'ai besoin d'être seul.
- Non, tu ne comprends pas, j'ai… menti.
- De quoi parles-tu Potter ?
- J'ai menti.
- Je ne comprends rien là, tu pourrais développer.
- Fais travailler ton imagination, Drago. Tu devrais trouver… A plus tard. »
Je me levai du lit pour sortir de notre chambre après lui avoir lancé un dernier regard. Il s'était brutalement redressé ne comprenant visiblement pas ce que j'avais insinué. Je lui lançais un sourire des plus provocateurs et refermais la porte derrière moi. Il hurla alors que j'éclatais de rire dans le couloir :
« PUTAIN POTTER ».
A suivre…
(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review)
