Coucou ! Milles excuses pour ce retard inexcusable. De retour en France et sur avec mon nouveau drabble et deuxième de la série post-Reichenbach. Ce drabble, centré sur Sherlock m'a été inspiré par la chanson du groupe REM, The Apologist, dont est tiré l'extrait que l'on voit ci-dessous.

Bonne lecture...


The Apologist

« I've skirted all my differences
But now I'm facin' up
I wanted to apologize for
Everything I was

(..)

I can forfeit selfishness

I hope for you that you apply
This happiness, this peacefulness
»

Il n'était pas dans sa nature de faire des excuses. Lorsqu'il était enfant et même un peu plus tard, on lui avait peut-être demandé à certaines occasions de présenter des excuses à des personnes qu'il aurait « blessées ». Mais les mots sonnaient toujours creux dans sa bouche et c'était avant tout un moyen de couper court aux harcèlements de sa mère ou de son frère Mycroft.

Non, la première fois qu'il s'était réellement excusé, qu'il le pensait du fond du cœur, c'était après la dispute qu'il avait eu avec John lors de l'affaire du Hound. Il lui avait alors avoué qu'il était son seul ami, une déclaration qui lui avait déjà coûté beaucoup.

Mais ce n'était rien comparé à ce qu'il avait du faire après ses trois ans d' « absence ». On ne revient pas d'entre les morts sans une explication correcte. Il avait dû demander pardon à Mycroft et à Mrs Hudson. Mais le plus dur avait été avec John.

Les mots sortaient en flot discontinu de sa bouche : « je suis désolé John», « Vraiment désolé », « Je t'en prie, pardonne-moi John » et à chaque refus de la part de son compagnon, c'était son cœur qui saignait, comme sous les coups d'une lame invisible.

Et le pire dans tout cela, c'est que, même après toutes ces excuses, il ne sentait pas mieux : il traînait encore un poids, un mélange de honte et de culpabilité. Et la conscience que le monde avait changé autour de lui, que la Terre ne s'était pas arrêtée de tourner parce qu'un détective-consultant avait décidé de faire le mort pendant trois ans.

Et ainsi, sans le savoir, le jeune homme s'était fait une promesse. La promesse égoïste, que, quoiqu'il arrive, Sherlock Holmes, le célèbre détective-consultant et John Watson, son fidèle blogueur seraient toujours ensemble. Juste eux deux, contre le reste du monde...


J'espère que ce drabble vous aura plu,

A bientôt,

Lizzy221B.