Nda : Les dialogues de Tom enfant peuvent paraître surréalistes mais je n'ai pas pu faire mieux. Merci à Draya pour la relecture de certaines parties xD

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On est rentré de cette tournée, et à mon plus grand malheur, on a à peine le temps de se reposer que l'on repart en promotion un peu partout en Europe. Tom restera chez mes parents en attendant ; il faut qu'elle aussi se repose de la pression et du rythme effréné qu'elle a subit pendant notre tournée.

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De retour en France, où on passe le plus clair de notre temps maintenant pour participer à un festival regroupant toutes sortes de musiques situé en Bretagne dans l'est de la France. On a récupéré Tom chez mes parents car des deux côtés ça clachait constamment. Tom ne veut décidemment pas obéir à ma mère et ma mère trouve qu'elle est trop vieille pour passer son temps à lui courir après. Ma mère qui m'a fait une vie d'enfer au début pour élever Tom à ma place ne veut plus. La vie n'est jamais exactement comme on le souhaite et les avis au fil des années sont bien changeants.

On arrive en Bretagne, et nous nous installons dans le petit hôtel du village le plus proche du lieu du festival. La petite a décidé de dormir avec Tom cette fois-ci. Le concert n'est qu'à 19 heures ce soir mais le temps de répéter et de prendre nos marques, nous devons être sur les lieux dans la matinée.

Gustav m'appelle pour me dire de descendre et je me dirige vers la chambre de Tom pour le prévenir quand j'intercepte une conversation entre lui et la petite.

-On redort quand à trois ?

-Ce ne dépend pas de moi. Répond-il. Il ne manque pas de culot quand même. Enfin si Enfin je ne sais pas, c'est compliqué.

-T'as fait une bêtise. Tu dois dire « Pardon. Je recommence plus. » Je fais ça moi quand je fais une grosse bêtise et maman me fait toujours un bisou après.

-Oui. Pouffa-t-il. J'aimerais que se soit si simple.

-T'aime plus Bill ?

-Bien sûr que si.

-Lui oui. Je sais.

-Tu le sais ? Et comment ?

-Je sais.

-Tu m'en veux ?

Silence.

-Je veux dire, tu m'en veux qu'on ne dorme plus tout les trois ?

-Comprend pas.

-Ce n'est pas grave. Allez, pti'bout, on descend, il doit sûrement être l'heure d'aller répéter.

Je descends en courant les escaliers, essaye de reprendre mon souffle et retrouve tout le monde dans le salon de l'hôtel.

-T'as prévenu Tom ?

-Je n'ai pas eu le temps mais il doit arriver.

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Quelle chaleur, j'espère qu'il fera moins chaud sur le champ de mars à Paris le 14 qu'aujourd'hui. Le concert était génial, on était loin du gros show du Zimmer 483 Tour mais le public était si enthousiaste… vraiment très bon.

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Revenir pour repartir. Fête nationale française aujourd'hui, petite prestation devant des millions de personne. On vient de rentrer à l'hôtel et nous sommes tous dans la grande suite pour regarder le feu d'artifice du balcon.

Pendant ces vacances d'été, quelques personnes du staff, on récupéré leurs neveux ou nièces pour les faire voyager. Tom se retrouve donc en charmante compagnie. Ils sont seulement trois avec elle mais sont intenables ce soir, et la chaleur n'arrange rien. Le petit Marc courait partout dans la chambre, suspendant en l'air un quelconque jouet, Xavier lui courait après, Tom restait dans son coin, ne relevant même pas la tête face à tout ce raffut. Elle avait l'air fatiguée de sa journée avec ces deux petits monstres.

-Venez, venez, cria Gustav du balcon, ça va commencer.

-Quoi ? Demanda Marc

-Le feu d'artifice, répondit David.

Tous se dirigèrent vers le balcon. La petite se leva ; je la suivis et m'adossais sur la rambarde. Les premiers feux éclatèrent bruyamment dans le ciel. Marc courut vers l'intérieur quand à Xavier, il se réfugia dans les pattes de Saki. David revient avec Marc dans les bras quand retentit un deuxième coup. Celui-ci plongea sa tête dans le cou de son oncle et se boucha les oreilles. Je me retournais pour voir où était la petite. Pas besoin, elle était juste à côté de moi, tenant la main de Tom, je la regarde.

-De gros bébés. Dit-elle en riant.

-C'est pas vrai, répliqua Xavier en sursautant au troisième coup de tonnerre.

-Si c'est vrai.

-Tu triches, t'as ton papa.

-Quoi ? Cette fois-ci, c'est Tom qui réplique en regardant la petite sévèrement. Pti'bout, je pense qu'il faut qu'on parle.

La petite avait apparemment avoué aux gamins qui était son père et si elle commence à tout cracher maintenant, les rumeurs allaient bientôt naître de partout, et la situation allait être impossible à gérer. Une fois le feu d'artifice fini, tout le monde regagna sa chambre pour se préparer à sortir, les trois petits seraient gardés par un membre de l'équipe. On emmena la petite dans ma chambre, Tom étant déjà prêt, contrairement à moi, pour la mettre en pyjama et surtout lui parler.

-Qu'est ce qu'on avait dit Tom ?

-J'ai pas fait exprès.

-Encore heureux.

-Tom, t'énerves pas. Je me retourne vers la petite. Il faut juste que tu promettes que tu ne recommenceras plus.

-C'est nul.

-Pardon ? Tom prit la parole.

-Faire ça.

-C'est peut-être injuste mais c'est nécessaire, je t'assure. Rajoutais-je.

Elle me regardait mais ne me paraissait pas convaincue. J'espère sincèrement qu'elle ne refera pas l'erreur même si je comprends parfaitement combien ça doit être dur pour elle de gérer toutes ces choses là. En pyjama, on l'emmène dans la grande suite où elle dormira avec les garçons.

On rentre vers 4h00 du matin, et Tom insiste pour passer voir si la petite dort bien. On entend des bruits venant de la chambre. On entre ; la lumière est allumée.

-Maman, papa. La petite court vers nous, Tom la prend dans ses bras.

-Qu'est ce qui se passe, nom de Dieu ? Je regardais David avec insistance.

-Rien, c'est rien. Xavier a fait un cauchemar ; il s'est réveillé dans la nuit et a réussi à faire peur aux deux autres.

-Je veux pas dormir ici. S'te plait papa.

-OK ; personne ne va dormir seul, on va rester avec vous cette nuit. Dit Tom pendant que je me rapprochais de lui et la petite pour lui caresser la joue et la rassurer.

-Tu vois que c'est vraiment mon papa et qu'il a pas peur. Ajouta Tom en regardant Xavier.

Tom sourit à cette remarque, je crois que son appréhension sur le fait qu'elle lui en veuille et qu'elle le tienne pour responsable de ce qui s'est passé dernièrement vient de s'envoler avec cette dernière réplique. Je suis content pour eux ; je n'aurais pas voulu que leur lien sans trouve changé à cause de ça.

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Cet été, direction les Etats-Unis et en famille cette fois-ci. La petite était surexcitée dans l'avion à l'idée de passer ses premières vacances avec nous. Pendant les sept heures de vol, elle n'a pas arrêté de parler, de parler. Soulante. Je ne sais pas si j'ai bien fait de l'emmener tout compte fait.

On descend de l'avion et foulons pour la première fois le sol américain. Après avoir récupéré nos bagages, nous filons à l'hôtel pour ressortir aussitôt visiter New-York, on aura peut-être pas l'occasion de le faire deux fois. Tom monte dans sa poussette et c'est Georg qui conduit. On échappe à l'accident par deux fois.

-Georg, arrête !

-Tu veux plus que je te pousse ?

-Non.

Tout le monde rit et je reprends les rênes. Cette ville est immense, après avoir marché quelques heures, on se pose ensemble dans Central Park près des balançoires. La petite s'y précipite, Tom la suit, l'installe et commence à pousser.

-Plus haut, plus haut.

-Tu vas t'envoler si je continue.

-Veux.

-T'envoler.

-Une balançoire.

-On verra si t'es sage, peut-être pour ton anniversaire.

[…

Une semaine, qu'est ce que ça passe vite, à peine le temps de défaire nos bagages. J'aimerais rester ici pour toujours, quelle tranquillité. Personne ne nous connaît, personne ne nous juge, je peux être avec Tom et la petite sans craindre quoi ce soit. Aucun planning, aucun cri, si quelques uns pour être exact ceux de Tom. Je crois qu'elle vient de faire sa première vraie colère. C'était humiliant, et je dois vous avouer que je l'ai abandonné sur place. On était tout les trois au fast-food, et Tom avait décidé de prendre du coca alors qu'elle déteste ça. Quand elle s'est aperçue qu'on avait changé sa commande et qu'elle buvait du jus d'orange, elle est rentrée dans une colère folle, et s'est mise à trépigner sur sa chaise. Impossible de la calmer, elle ne nous écoutait pas et continuait à crier. Tout le monde nous regardait, je savais plus où me mettre, je suis parti aux toilettes en espérant que lorsque je reviendrais elle serait calmée. Tom a du m'en vouloir de le laisser seul comme ça. Ressorti quelques minutes après, ils n'étaient plus là mais j'entendais encore ses cris. Sur le trottoir, Tom l'avait ficelé dans sa poussette.

-On rentre. Me dit-il.

-Je vous suis. Répondis-je en faisant des petits pas pour ne pas trop les rattraper.

Quel monstre cet enfant. Elle est géniale quand elle veut mais qu'est ce qu'elle peut être pénible parfois. Si elle ne touche pas à mon maquillage, elle s'en prend à mes vêtements, au pire elle touche à la guitare de Tom, tire les cheveux de Georg, désobéit à Gustav. A bientôt trois ans, elle devient plus encombrante chaque jour.

Elle rentre à l'école en septembre, et restera donc chez mes parents. Ce qui m'arrange vu tout les nouveaux trucs que l'on a géré avec cet album en anglais et ces nouveaux pays latins qui souhaitent aussi avoir leur part du gâteau.

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Noël. On part dans nos familles. Je suis heureux de retrouver tout le monde. La petite nous a suivit quelques fois, surtout pour nos promotions nationales mais pour ce qui est des autres pays et de nos dates de concert françaises pas une seule fois, elle est venue avec nous. Et tant mieux ; trop de choses à gérer : nouveau clip, l'annulation des concerts, promotion, etc. Nous avons quand même réussi à être présent pour son anniversaire, ma mère trouve qu'elle s'est assagit, peut-être le rythme de l'école. Je suis content de la retrouver.

On part la récupérer chez nos parents. Tom est tout fou de sortir sa nouvelle voiture. Il vient d'avoir le permis, et s'est offert une Cadillac Escalade, une sorte de gros 4x4 noir, brillant et tape à l'œil. Conséquence : on fait le voyage Hambourg – Loistche en voiture.

On arrive dans la nuit du 23. On part se coucher directement. On fait l'effort de dormir dans la chambre de Tom pour ne pas réveiller la petite mais chacun de son côté dos à dos. Au petit matin, je sens quelque chose me sauter dessus.

-Tom, descends de là… ma voix est encore endormie.

-C'est noël, c'est noël ! Crie-t-elle a tut tête.

-Hum, hum, c'est ce soir, rectifiais-je.

Je pense qu'elle a abandonné l'idée de nous lever. Je n'entends plus de bruit mais le répit est de courte durée. Je sens quelque chose tirer sur la couette. J'ouvre un œil et la voit se glisser entre nous.

-Tom.

-J'attends.

Trop fatigué pour protester ou encore me lever, je me rendors doucement. J'ouvre les yeux, regarde le réveil et constate qu'il est déjà 11h00. Je me retourne, la petite endormie à côté de moi, Tom nous tournant le dos. Je me lève et descends. Ma mère est dans la cuisine, déjà en train de préparer quelque chose.

-Bonjour Maman.

-Salut Poussin, bien dormi

-Très bien.

-N'oublies pas que nous fêtons le réveillon chez ton oncle Karl avec tout le monde, il faut que vous soyez tous prêt pour 17h00 avec vos affaires, le temps de faire la route.

-Je vais m'en occuper.Tu sais comment ça va se passer là-bas ?

-Non, et moi aussi j'angoisse de faire ça chez lui et sa femme.

-Rebecca.

Juste à l'évocation de son nom, on rigole ma mère et moi. Cette femme est cinglée, vraiment frappée.

17h00, tout le monde a réussi à être prêt dans les temps. Gordon et ma mère filent devant récupérer mes grands-parents, Tom, la petite et moi partons avec sa voiture directement là-bas.

On arrive chez mon oncle et ma tante, et à peine la voiture est-elle garée que trois-quatre personnes sortent en courant. Tom est endormie dans son siège auto. A peine descendue de voiture, les embrassades commencent. Tom prend la petite dans ses bras pour l'emmener vers l'intérieur. Elle laisse sa tête enfouit dans son cou pour émerger doucement. A l'intérieur se trouve toute la petite famille. La table est déjà dressée et la salle à manger est décorée aux couleurs de Noël. On avance au milieu de celle-ci en continuant à saluer tout le monde et commençons à discuter, moi plus particulièrement avec ma tante Isabel. Elle est plus jeune que ma mère et à une fille du même âge que la mienne, Carla. Je me suis toujours bien entendu avec elle, elle est vraiment cool. On sert l'apéritif et tous les enfants arrivent. Rebecca, la femme de mon oncle, se dirige vers Tom et la petite.

-Tu devrais la laisser avec les autres enfants, tu te souviens il y a une salle de jeu en bas, c'est là qu'ils vont passer toute leur soirée.

-Oui, je le ferais quand elle en aura envie, merci.

Elle se retourne en grimaçant. Après quelques heures à bavarder, on passe à table. Les adultes sont à une table, les enfants sont à une autre. Carla ne mange pas encore très bien seule et ça fait rire tout le monde. Les enfants retournent jouer pendant cet interminable repas. Il est déjà 23h00 et nous commençons seulement le plat principal. La petite s'approche doucement de moi et tire sur mon bras. J'ai à peine le temps de retourner ma tête vers elle que Tom assit à côté de moi la prend dans ses bras et la pose sur ses genoux. Je me penche vers elle.

-Qu'est-ce qu'il y a ? Murmurais-je.

-Je peux avoir ma tétine ?

Rebecca, qui avait bien évidemment tendu l'oreille et écouté notre conversation, se permit d'intervenir.

-A son âge, elle en est encore là !

Tom s'apprêta à répondre mais je le regarde pour l'en dissuader ; ça ne ferait qu'empirer nos relations déjà houleuses avec elle si en plus on lui répondait. La petite est quand à elle blessée par cette remarque, elle redescend des genoux de Tom et repart dans la salle de jeux.

Juste avant le dessert, vers 1h30, je file voir ce qui se passe chez les enfants, personne dans la salle de jeu. J'arrive dans le salon, tous les enfants sont là, avachis sur le canapé ou par terre sur des coussins. Tom somnole à côté de Clara endormit. J'ouvre un peu plus la porte et Tom m'aperçoit.

-Je voudrais aller me coucher mais pas toute seule

-Viens avec moi.

Elle me tend juste les bras, je me dirige vers elle, la soulève et l'emmène dans la salle à manger.

-Tata, ta fille est endormie devant la télévision si tu veux la coucher.

Je me réinstalle sur ma chaise la petite toujours sur les genoux, encore avec le regard désapprobateur de Rebecca.

-On est à table ! Ajouta-t-elle.

-Je sais.

-Ce n'est pas sa place si elle ne mange pas.

Je ne m'énerve pas, Tom si de toute évidence, il me prend la petite des bras.

-Je vais me coucher, annonça-t-il. Toujours dans la chambre de Lucas ?

Mon oncle prit la parole.

-Oui, toujours. Vous dormez tout les trois, ça ne vous dérange pas ?

-Non, c'est bon.

Je suivis mes Toms jusqu'à la chambre à coucher.

-Quelle conne ! Le ton de Tom était un peu fort et empreint d'un certain agacement.

-Tom, calmes-toi, cette bonne femme a toujours était comme ça, souviens-toi comment elle reprochait à maman son manque de fermeté avec nous. Elle a des idées bien carrées sur l'éducation des enfants et n'en démord pas.

Dans la chambre, deux lits jumeaux. La petite est toujours dans les bras de Tom, il la dépose sur le lit du bas où elle s'assoit. Sur le sol un matelas, lui étant sûrement destiné.

-Tom mets- toi en pyjama. Dis-je en me démaquillant.

Une fois tout le monde prêt, Tom se dirigea vers la porte et tira le bureau devant. La petite et moi le regardons, perplexes.

-Vivons heureux, vivons cachés ! Maintenant, tout le monde au lit, demain c'est noël, il faudra être en forme pour ouvrir tous ces cadeaux.

La petite fouillait dans mon sac en grognant.

-C'est le bazar là-dedans, dit-elle.

Elle jetait à présent mes affaires par terre, tout y passait : mon lecteur mp3, mon maquillage, mon portable, mes cigarettes. Tom, amusé, se coucha dans le lit du bas. Je m'approche de la petite, me positionne derrière elle et commence à l'aider à retourner le sac.

-J'ai trouvé ! Dit-elle fièrement.

Elle avala sa tétine. Hésitante, elle se dirigea vers le matelas au sol.

-Je veux pas dormir toute seule, pas ici.

-Tu ne crains rien, on est barricadé. Lui répondis-je. Si vraiment tu as peur, tu peux dormir avec l'un de nous.

Tom se leva, saisit le matelas sur lequel il dormait, il le posa à côté de celui qui était au sol, les rapprochant pour ne faire plus qu'un.

Il a fait beaucoup d'effort ces deniers temps, pas une fille en plus de 6 mois et des excuses incessantes. De plus, c'est noël. La belle excuse… En fait j'en ai envie, c'est tout, vraiment envie mais je ne céderais pas comme ça, je les rejoins sur le matelas et la petite reste entre nous un énorme sourire collé au visage. Elle se positionna comme à son habitude du côté de Tom, la tête sur son torse. Mais cette position ne lui plait pas, elle me fait dos. Elle se retourne, je lui souris, et d'un coup, elle bascule de l'autre côté de Tom, se réinstalle sur lui, la tête sur son torse et me fait face. Elle me regarde de ses yeux perçants avec ce regard bien à elle, si profond.

Je me rapproche un peu d'eux. Je n'ai qu'une envie, me laisser aller dans ses bras et être avec eux. Je relève la tête vers Tom, il me chuchote un énième désolé. Une petite main se dirige alors vers mon visage. Elle me touche les yeux et fait glisser ses doigts sur ma joue. Je me rapproche un peu plus, et pose doucement ma tête sur l'épaule de Tom.

-Tu ressembles à Tom comme ça. Dit-elle en retira sa main de mon visage.

-C'est un compliment ? Rigolais-je. Tom me pinça le bras.

-Tu es très belle.

Tom pouffa. Je lui mordis l'épaule.

-Tom. Soupirais-je.

-Je veux dire que tu es la plus belle des mamans. J'aimerais être comme toi plus grande.

Une boule se forma dans ma gorge. Elle avait comprit l'ambiguïté de ma situation, mûri et me faisait l'un des plus beaux compliments que l'on pouvait faire à une maman.

-Et moi ? Rajouta Tom, jaloux.

Elle se redresse sur un coude, le regarde attentivement et attrape une de ses dreads.

-T'es beau aussi, j'aime tes cheveux.

On rigola tous. C'était si bon de se retrouver après tout ça, sans compter la pression médiatique et la vie d'enfer qu'on menait aux quatre coins de l'Europe. Se poser un peu, au calme, juste tout les trois après ces derniers mois de folie, c'était très plaisant. Maintenant, ici, je serais prêt à repartir à zéro avec Tom. J'ai tellement besoin de lui, de son contact, je l'aime tellement. Bien sûr, je ne suis pas prêt à dire oui à tout et recommencer comme avant mais là je suis prêt à faire un premier pas et accepter que de temps en temps on dorme ensemble mais juste dormir, juste un câlin prolongé pour m'aider à trouver ce sommeil si apaisant que je ne trouve que dans ses bras.

-Je suis triste de passer noël ici, et la semaine prochaine vous partez en vacances.

-Tu comprends Tom qu'on ne le fait pas contre toi. On a juste besoin de se reposer de tout ça. Faire un break, loin de tout mais ça n'enlève rien au fait qu'on t'aime plus que tout.

-Je sais, je vous aime aussi comme papa et maman.

Tom commença à la chatouiller.