On s'était un peu attardé à l'auditorium et je n'avais pas pu parler à tous les copains. Kurt était déjà rentré. Comme Finn voulait absolument que je parle avec lui, il m'emmena chez lui afin qu'on l'y retrouve. Mais ces parents étaient là, eux aussi, et il m'était difficile de parler en tête à tête avec Kurt.
Carole et Burt étaient ravis de me revoir et c'était réciproque. J'adorais Carole, c'était une supère mère. Une mère comme j'aurais aimé en avoir une. Burt était aussi un père et un beau père génial. Il avait tellement d'humour, et il avait le don de dédramatiser toute situation. Si bien que quand il me vit, il tacla tout de suite mon absence de bronzage californien. Durant de longues minutes, Carole m'avait pas mal accaparé afin que je lui raconte la vie à L.A et tout ce que je savais sur les acteurs de série que j'avais pu croiser. Kurt était avec nous quand Carole m'a proposé de dîner avec eux, et quand j'ai accepté je l'ai vu sourire, comprenant qu'il était pardonné.
Burt avait improvisé un barbecue et le dîner était très sympa, et ce n'est pas la pluie qui s'invita au beau milieu de repas, qui changea l'ambiance. On rentra tous trempé en riant, sauf Kurt qui blâma la pluie de lui avoir ruiné sa veste dernier cri.
Carole, Kurt et moi rangions un peu la cuisine tandis que Burt et Finn s'installèrent devant la télévision et regardèrent le match de football de la soirée. Je rejoignis Finn et prit place sur ses genoux alors que Kurt et Carole continuèrent leur discussion sur la mode dans la cuisine. A la mi-temps Carole et Kurt prirent place avec nous et on regarda la fin du match tous les cinq. C'était un peu comme avant, même s'il manquait Blaine.
Quand le match fut finit, Carole et Burt montèrent se coucher après nous avoir salué.
« Rachel, chérie, tu vas dormir ici… Je n'ai pas envie que Finn prenne la voiture avec un tel orage ! »
Carole n'attendit aucune réponse de notre part, mais je crois que le sourire affichait sur nos visages en disait long.
« T'y vois pas d'inconvénient ? » murmura Finn à mon oreille.
« Aucun. » lui répondis-je avant de l'embrasser tendrement.
Finn m'entraîna dans sa chambre discrètement sans attirer l'attention de Kurt qui était à la recherche d'un programme pour la fin de soirée. Il prit soin de bien fermer la porte de sa chambre à clé derrière nous, empêchant toute intrusion volontaire ou non. Il me sortit un T-shirt pour que je puisse me changer et me regarda ensuite le passer, tout sourire.
« Je ne regarderai plus jamais ce T-shirt de la même façon… ! »
Son T-shirt était tellement grand que je suis sûre qu'il était plus long que la plupart de mes robes. Finn se changea à son tour et nous nous couchâmes dans son lit, ensemble. Bien sûr, ensemble, ça paraissait évident mais pour nous c'était un peu extraordinaire.
« Je vais pouvoir passer toute la nuit dans tes bras… »
Je me glissais au plus près de lui, collant mon corps contre le sien.
« Et ça pouvait pas me rendre plus heureux. » ajouta-t-il avant de m'enlacer et m'embrasser.
C'est vrai que les nuits qu'on avait passé ensemble n'étaient pas nombreuses. En fait, soit c'était Finn – comme la fois où il m'avait rejoint à New York – soit c'était moi – comme au mariage de Mr Schuster, qui partait au beau milieu de la nuit. Une nuit entière, il n'y en avait eu qu'une. Notre première nuit. Et ça avait été une nuit magique. Mais cette nuit, ni lui, ni moi n'allions quitter cette chambre pour quelque raison que se soit. Je ne mis pas longtemps à m'endormir, blottie dans les bras de Finn.

Ça faisait un petit moment que j'étais réveillée, mais je refusais d'ouvrir les yeux de peur de quitter mon merveilleux rêve. Ce rêve où je profitais enfin de l'homme que j'aimais. J'avais peur qu'en ouvrant les yeux, je ne trouve pas le visage de celui qui avait pourtant son corps collé au mien. Que le souffle de sa respiration sur ma nuque ne soit que le fruit de mon imagination. Tout était parfait et je ne voulais pas que ça s'arrête. Pourtant lorsque mon portable sonna, nous fîmes tous les deux un sursaut. J'allais me lever pour décrocher mais Finn me retint dans ses bras.
« N'y va pas… » glissa-t-il dans le creux de mon cou.
Je me levais quand même, le repoussant tendrement.
« Et si c'est mes pères ? Ils ne savent pas que je suis là. »
Finn rouspéta et s'assit dans le lit me regardant chercher mon portable. Quand je le trouvais, enfin, je restais perplexe devant le numéro affiché.
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
« Je connais pas… C'est l'indicatif de New York… »
Finn bondit presque du lit.
« Décroche ! »
Je restais là, bloquée, le portable sonnant entre les mains.
« Je peux pas… »
« Rachel ! »
C'est pas parce que Finn insistait que ça allait me rendre les choses plus faciles. J'avais pas voulu ça… Je savais que je n'étais pas assez forte pour gérer ça. Entendre les critiques de gens que je ne connaissais pas sur une prestation que… C'était pas à moi de gérer ça ! Je sortis de la chambre pour me diriger vers celle de Kurt. Il n'avait pas fermé sa porte et eu la frayeur de sa vie quand il me vit débarquer en trombe dans sa chambre. Je l'avais réveillé et c'était temps mieux. Après tout il avait gâché ma grasse matinée avec Finn ! Je lui lançais mon portable sur les genoux, toujours sonnant.
« Assume ce que tu as provoqué. »
Je pris même pas le temps de regarder sa réaction que je fis demi-tour. Je m'étais débarrassé de mon portable comme s'il était porteur de la peste et je me sentais déjà mieux. Je réintégrais la chambre de Finn qui avait très bien compris ce que j'avais fait et repris place dans le lit. Finn était resté assis et se tourna vers moi, les sourcils arqués.
« Rachel, il va falloir… »
Hors de question qu'il termine sa phrase !
« Non, non, et non… » Je tirais sur son t-shirt et Finn s'écroula sur moi. «…on n'en parle pas. » Je l'embrassais juste avant qu'il ne rajoute quoi que ce soit et lui fit perdre toute envie de protester. Finn sourit quand il comprit qu'il ne servait à rien de lutter…je ne voulais plus aborder le sujet.
« Ok, Mademoiselle Berry… ! Mais maintenant qu'on est réveillé, qu'est ce qu'on va bien pouvoir faire… ? » Finn se glissa doucement sur moi.
« Une petite idée, Monsieur Hudson… ? »
« Des tas… » marmonna-t-il avant de prendre, d'assaut, mon cou avec ses lèvres.
Comment avais-je pu me passer si longtemps de ces baisers ?
Je laissais Finn partir à l'exploration de mon corps avec ses mains, et sentis chaque centimètre carré de ma peau frissonner sous ses doigts. Débarrassée de mon T-shirt, ma poitrine était à la merci de ses lèvres. Il savait exactement comment si prendre et semblait plutôt satisfait de l'effet qu'il me procurait. Ses lèvres et sa langue si chaudes s'attardèrent sur mes seins de longues minutes avant qu'elles ne descendent vers mon estomac et n'arrivent sur mon ventre. Ça devenait à la limite du supportable. Ma peau s'électrisait au fur et à mesure et j'avais de plus en plus chaud. Finn passa une main entre mes cuisses et la glissa sous le tissu de ma petite culotte. Je laissai Finn s'immiscer dans mon intimité pour mon plus grand bonheur et m'abandonnais complètement sous ses caresses.
« Oh Finn… »
Finn sourit quand il m'entendit haleter son nom. Il délaissa mon ventre et vint capturer mes lèvres avec les siennes. Je sentais que Finn était tout aussi excité que moi, et il devenait urgent que je le sente en moi. Finn se redressa et enleva son T-shirt alors que je passais mes mains sur son torse. J'adorais laisser aller mes doigts sur sa peau et le voir frissonner de la tête aux pieds. Il se débarrassa de son caleçon et fit remonter ma petite culotte de mes cuisses jusqu'à mes chevilles pour la faire voler par-dessus son épaule avant de replonger sur moi.
« T'es si belle Rachel… »
Finn m'embrassa passionnément et m'agrippa les cuisses. J'enroulais mes jambes autour de sa taille et le senti me pénétrer profondément. Cette connexion entre nous était magique, comme si son corps n'avait été fait que pour moi. Depuis la première fois où Finn m'avait fait l'amour, il avait toujours su me satisfaire. J'agrippais ses cheveux et laissais sa tête s'enfouir dans mon cou. Son souffle et ses gémissements était la plus belle mélodie à mes oreilles. Finn était incroyable, et me faisait l'amour avec une telle intensité que j'aurai pu mourir de plaisir entre ses bras. Nos corps semblaient indétachables si bien que, quand Finn se redressa, il m'entraîna avec lui et je me retrouvais assise sur ses cuisses menant à mon tour l'intensité de notre plaisir. Mon corps ondulait contre le sien alors qu'il marquait de nouveau ma poitrine avec ses lèvres.
« Oh bébé je t'aime tellement… »
Les mots de Finn étaient tout ce qui me manquait pour atteindre l'orgasme. Mon corps s'enflamma et des spasmes chauds le traversèrent. Il me fallu un sacré self-control pour ne pas hurler de plaisir. Finn se laissa aller à son tour et étouffa ses gémissements en embrassant mon épaule.
« Oh moi aussi, je t'aime Finn… »
Nous restions là, dans les bras l'un de l'autre, à nous dévorer du regard tandis que nos respirations se calmaient doucement. C'était si bon de se sentir aimer à ce point.