Voici le chapitre du jour, bonne lecture!


Chapitre 10 : Fear and pride of a father

La nuit commence à tomber sur New-York et pourtant il y a beaucoup d'activité. Certains rentrent chez eux, d'autres sortent au restaurant, ou vont travailler en tant que plongeur dans un restaurant, acteur dans un spectacle sur Broadway, pompier qui pour une intervention, ou médecin qui sort d'une maison, venant de vérifier les bandages de sa patiente.

Mais loin de toute l'agitation de la Grande Pomme, dans une villa cossue, se joue un tableau plus familial. Dans la chambre Anja est allongée sur son lit, un homme âgé d'une soixantaine d'années est assis auprès d'elle, le regard qu'il lui porte indique toute la tendresse d'un père.

- Papa, ne t'inquiète pas. La balle s'est logée dans le muscle de la cuisse, rien de bien méchant. Et puis le Doc l'a retirée, il a dit que tout irait bien, rien d'autre n'a été touché.

- Je suis ton père, tu ne pourras pas m'empêcher d'être inquiet, c'est comme ça. Dit-il d'une voix bourrue. Mais qu'est ce qui t'as pris de le retrouver là-bas ?

- Je suis désolée d'avoir fait abattre Dettwiller avant d'avoir trouvé les documents, mais je ne pouvais pas partir avec lui et encore moins le laisser partir seul. C'est pour ça que je lui ai fait croire que quelqu'un avait essayé de rentrer chez moi, que j'ai eu peur et que je m'étais enfuie…

- Il aurait très bien pu t'envoyer balader.

- Non, ce n'était pas dans son tempérament, c'était un gentil garçon. La jeune fille dont il était amoureux était en détresse, il ne pouvait que lui venir en aide. En plus comme il était très nerveux, c'était sûr qu'il allait me proposer de partir avec lui tout de suite.

- Certes… mais tu aurais pu te faire tuer.

- Mais j'avais tout prévu. Lui dire qu'il me rejoigne à Battery Parc devant la sphère, sachant qu'il habitait TriBeca, il était certain qu'il arrivait par l'allée nord. Et comme ça j'ai pu l'attendre avec CC.

- Je suis fier de toi, ton idée de séduire cet imbécile pour pouvoir le surveiller et chercher les documents était géniale. La prochaine fois pour ce qui est de faire tuer quelqu'un… parles-en avec moi d'abord.

- D'accord ! Dit-elle avec un sourire.

Il peut voir que la fatigue la gagne, il l'embrasse sur le front et la laissant se reposer il se rend dans son salon où un homme l'attend. Cet homme a une bonne prestance, faisant au moins 1,85 m, le genre d'homme à soulever de la fonte quotidiennement, brun, les yeux marron. Mais, étrangement il a peur de l'homme qui vient d'arriver dans la pièce, baissant la tête la rentrant un peu plus dans ses épaules. Le parrain de la mafia russe, Anatoli Oborine n'est pas connu pour sa bonté d'âme.

- Tu as de la chance que ma fille soit en vie. Crache-t-il avec colère.

CC ne répond pas, il sait que c'est inutile.

- Tu vas aller fouiller l'appartement de cette petite fouine de Dettwiller ! Je compte sur toi pour que tu fasses ça de façon méticuleuse, ne laisse rien passer ! Suis-je assez clair ?

- Oui… mais les flics ont déjà fouillé l'appartement, ils ont même retrouvé des documents dans sa voiture.

- Mon indic chez les poulets m'a dit que ce n'était pas ceux qui m'intéressent. Ils ne peuvent être qu'à son domicile.

- J'y vais tout de suite Monsieur.

Alors que CC s'apprête à sortir du salon, il doit s'arrêter au son de la voix de son chef.

- Et en se qui concerne notre autre problème avec ce conseiller à l'urbanisme ?

- Je m'en occupe ce soir Monsieur.

- Parfait.

C'est alors qu'un major d'homme arrive pour le prévenir que le repas est prêt.

Un peu plus tard, assis à table, il repense à la façon dont tout cela a commencé… heureusement que son homme, qu'il avait réussi à placer comme secrétaire au bureau de la commission des fraudes l'avait prévenu. Tout ce qu'il lui avait dit c'est le nom du type et comme il avait écouté la conversation téléphonique, il savait que celui-ci avait fouiné après avoir entendu une conversation téléphonique par hasard et que cela concernait un gros poisson.

Il avait tout de suite su de quelle conversation il s'agissait, ce petit imbécile de trader, qui s'occupait de blanchir tout l'argent de l'activité de son organisation, l'avait appelé depuis son lieu de travail bien que cela lui avait été formellement interdit. Tout ça parce qu'une des sociétés dans laquelle il investissait son argent avait vu une baisse du cours de ses actions. Anatoli sourit en revoyant ce petit con hurler de douleur quand il lui avait cassé le bras avec une masse.

- Je suis désolé ! Hurle le gamin.

- Tu as mis en péril l'organisation, en ne tenant pas compte des règles en vigueur ! Dit calmement Anatoli.

- Je sais, mais c'était urgent.

- Par ta faute, il faut qu'on se charge de ton collègue… d'après toi, s'il y a une mort suspecte, que vont faire les flics ?

- Je vais m'arranger pour que tout soit en ordre. Je vous le promets. Supplie-t-il.

- Mais j'y compte bien. Dis-toi que la prochaine fois, c'est une partie plus intime de ton anatomie qui prendra le coup de masse.

- Oui patron, je vous promets de tout arranger.

Il était sûr que maintenant le message était passé.