Titre : Mariage arrangé
Genre : Famille/Romance
Rating : K+
Personnages : Tous
Résumé : Les parents de Kazuha et Heiji s'inquiètent pour eux et décident, pour leur bien, de les marier ensemble. Cependant, les réactions sont imprévisibles et quand les sentiments s'emmêlent, tout devient beaucoup plus compliqué.
Disclamer : Détective Conan ne m'appartient pas T.T
Spoiler : Aucun
Note : Tout d'abord je m'excuse à nouveau pour ce retard. Je suis impardonnable je sais. J'arrête ici mon blabla et je vous laisse lire ce chapitre.
Chapitre 11
Finalement, Kyo et Kazuha partirent au marché. L'ambiance bien qu'extrêmement tendue à leur départ, était beaucoup plus apaisée lorsqu'ils revinrent pour le repas du midi. Sitôt ce-dernier terminé, les enfants filèrent jouer un peu avant que leurs parents ne les rappellent pour la sieste. La salle à manger fut tout de suite beaucoup plus calme pour le plus grand plaisir des personnes présentes. Les enfants étaient adorables certes, mais bruyants, et pour discuter ce n'était pas l'essentiel. Apparemment, le petit incident du matin était clos puisque personne n'en reparla. La conversation dévia plutôt sur le travail de certains. Il fallait dire que les Kimura étaient assez bien répartis dans le Japon et peu avait l'occasion de se revoir en dehors des grandes fêtes ou des vacances.
Après le café, les parents durent se résoudre à coucher les enfants, et donc à affronter leur déception, colère... Bref, une vraie partie de plaisir. Les autres débarrassèrent et bien vite, tout s'organisa pour le nettoyage et le rangement. Un quart d'heure plus tard, plus aucun bruit ne se faisait entendre dans la maison et la cuisine ainsi que la salle à manger était propre. Kazuha pensait à faire une petite sieste également quand Yumi, la maman de Tomoyo, arriva. Elle semblait assez inquiète et fit le tour de la pièce du regard.
"Vous n'avez pas vu Tomoyo ? Je le cherche partout."
La réponse fut négative et Yumi poussa un soupir à fendre l'âme.
"On va le chercher, se proposa Kazuha avec un sourire rassurant.
- Merci."
Tous se mirent donc à la recherche du petit Tomoyo.
"S'il est dans la maison, ils le trouveront, déclara Heiji. De plus, ici il ne craint pas grand chose.
- Mais dehors, murmura Kazuha en jetant un œil vers la fenêtre.
- Où sont les jouets avec lesquels ils jouent dehors ?
- Dans l'entrée", répondit-elle en s'y précipitant.
Elle ouvrit le placard du hall et sortit une caisse remplie de jouets. Un regard dans celle-ci leur suffit à en déduire le principal. Si Heiji ne connaissait pas le contenu de la boîte, il pouvait en deviner une partie et il manquait le plus important, enfin pour une majorité enfants comme Kudo par exemple.
"Où jouent-ils au ballon habituellement ?"
Ils sortirent et Kazuha prit les devants. Elle emprunta le petit sentier menant à la plage. Il y avait là, une prairie non loin de la falaise bordée d'arbres et séparée par une haie. L'endroit était pourtant désert. Enfin à première vue puisque une tache jaune alarma la jeune femme. Bien trop loin et trop prêt de la falaise à son goût, elle parvint à distinguer Tomoyo.
"Tomoyo-chan !" appela Kazuha en mettant ses mains en porte voix.
Il ne répondit pas et après un regard, ils coururent vers le petit garçon. Il se retourna vers eux et désigna le vide.
"C'est son ballon, informa Heiji alors qu'ils passaient par-dessus la haie.
- Ne bouge pas Tomoyo !" cria la brunette.
Cependant, au même moment, il se pencha dans le but d'apercevoir son ballon et fut attiré dans le vide. Ils virent le petit garçon tomber sans un cri. Le seul audible fut celui de Kazuha qui sans l'intervention de Heiji aurait sauté derrière Tomoyo. Le détective l'éloigna sans ménagement et la força à s'asseoir avant de retourner vers la falaise. Il se mît à plat ventre et regarda en bas. La tâche jaune de Tomoyo seulement à quelques mètres plus bas souleva un poids sur son cœur.
"Tomoyo !" appela-t-il.
Des pleurs se firent entendre et Kazuha revint dans la seconde. Elle s'allongea à côté de Heiji.
"Tomo-chan, tu m'entends ?" interrogea-t-elle.
L'écho de ses pleurs lui parvint créant des gémissements incompréhensibles.
"Il est sur une petite paroi, déclara Heiji. S'il reste contre la falaise, ça ira.
- Colle toi à la falaise Tomoyo, on arrive !
- Tu sais où il y a une corde ?
- Dans l'entrée, répondit-elle du tac au tac. Tu restes avec lui. Parle lui."
Il approuva tandis qu'elle bondissait sur ses pieds. Elle fila vers la maison et se maudit de ne pas avoir pris son portable ce matin. Heiji ne devait pas l'avoir non plus. Elle rentra en trombe, ouvrit brusquement la porte du placard et prit la corde. Elle ne prit pas le temps d'attendre ou d'appeler. Si elle avait eu la chance de croiser quelqu'un alors elle aurait pu prévenir les autres, mais la vie de Tomoyo était en jeu. Même s'il n'avait pas à se retenir à la falaise, la paroi sur laquelle il était debout n'était peut-être pas solide ou il aurait peut-être une mauvaise réaction due à la peur. Trop de scénarios se jouaient dans sa tête. Elle accéléra, sauta la haie et rejoignit Heiji au pied d'un arbre. Il attacha solidement la corde au tronc et fit un nœud coulant à l'autre extrémité.
"Empêche la corde de trop frotter lorsqu'on le remontera."
Elle opina. Ils revinrent à plat ventre et firent descendre lentement la corde vers Tomoyo.
"Tomo-chan ! Écoute moi. Il faut que tu passes la corde sous tes bras. Tu dois passer le haut de ton corps à l'intérieur de la corde. Tu vois ?
Les pleurs se calmèrent un peu. Ils attendirent quelques secondes.
"La corde doit passer sous tes bras et encercler ton torse et ton dos. C'est bon Tomoyo ?
- C'est bon", fit une petite voix sanglotante.
Kazuha soupira de soulagement.
"Garde tes bras le long du corps surtout. Nous allons te remonter. Kazuha est juste au-dessus de toi, rassura Heiji en se relevant.
Il s'éloigna et tira la corde doucement.
"Tout va bien Tomoyo ?" questionna Kazuha, qui faisait glisser la corde dans ses mains par intermittence.
Un oui murmuré et peu assuré lui répondit. Au bout de quelques minutes seulement et une éternité pour les trois concernés, Kazuha aperçut les boucles brunes de Tomoyo. Il la vit également et tendit ses mains vers elle. Elle l'attrapa aussitôt et le tira vivement dans ses bras. Heiji la vit se précipiter soudainement vers l'arbre et ce n'est qu'une fois ce-dernier dépassé qu'elle se laissa tomber au sol. Il lâcha la corde et soupira. Assise dans l'herbe, Kazuha et Tomoyo pleuraient sans relâcher leur étreinte. Il s'agenouilla à côté d'eux avec un sourire rassuré et posa une main sur l'épaule de Kazuha. Elle releva son regard larmoyant vers lui et il se retrouva entouré en moins de deux secondes. Kazuha s'était blottie contre lui et Tomoyo en avait profité pour se glisser entre eux deux. Il fut le premier à s'apaiser. En effet, au bout de quelques minutes, il s'endormit, épuisé. Heiji qui caressait son dos dans un geste apaisant, s'en rendit compte et lança un regard amusé à Kazuha. Elle s'appuya contre son épaule et essuya ses yeux.
"Merci, merci Heiji", murmura-t-elle.
Il haussa un sourcil et réalisa qu'elle s'endormait à son tour. Vaincu, il les allongea doucement dans l'herbe, Tomoyo entre eux deux, et sentit son cerveau s'obstruer. Il allait peut-être dormir également ? Un souffle lui répondit agréablement et il ferma les yeux, resserrant Kazuha et Tomoyo contre lui.
Lorsque Kazuha ouvrit les yeux, elle sursauta et fut déconcertée de se trouver dans sa chambre. Pourtant, un regard sur sa montre suffit à l'informer qu'il n'était pas le matin. Non, il était même seize heures passait. Elle se leva et fit un tour à la salle de bain pour se débarbouiller. Ses mains la brûlèrent et elle constata qu'elle venait de tremper ses bandages. Elle les enleva précautionneusement et grimaça en voyant leur état. Ses mains étaient à vif, la peau déchirée pas endroit avec des ampoules. Elle n'avait donc pas rêvé. Elle ne prit pas le temps de refaire ses bandes et courut jusqu'à la salle à manger. Les enfants étaient en train de manger et au milieu, Tomoyo, couvert de pansements, goûtait joyeusement. Son regard s'illumina en voyant sa cousine et il se précipita dans ses bras.
"Tomoyo !" s'écria-t-elle en le serrant fort contre elle.
Elle ébouriffa ses cheveux et ils éclatèrent de rire.
"J'ai eu tellement peur, murmura-t-elle.
- Moi aussi !" s'écria Tomoyo qui avait l'air parfaitement remis.
Elle lui sourit tendrement et se tourna vers Heiji.
"Heureusement qu'on vous a retrouvé, fit Kyo. Quelle idée de s'endormir dans l'herbe.
- Oui, pouffa Yuta. Léo a fini par nous mener à vous, mais quand nous avons réalisé que vous aviez également disparu, je ne vous dis pas la panique.
- Désolée", s'excusa Kazuha.
Tomoyo descendit de ses bras et s'excusa à son tour, penaud. Il n'était pas prêt de s'approcher à nouveau de la falaise.
"Tu les as enlevé, fit Heiji en prenant ses mains dans les siennes.
- Euh oui... je... désolée, je n'ai pas fait attention et...
- Pas grave", coupa Heiji en l'entraînant à sa suite.
Ils rejoignirent la salle de bain en silence et Heiji désinfecta ses mains et remit un bandage propre.
"Tu es en colère ?" demanda doucement Kazuha.
Il releva la tête, surpris.
"Non", déclara-t-il.
Elle vint aussitôt se lover dans ses bras et agrippa son tee-shirt. Il l'enlaça un peu inquiet.
"Tout va bien ?" interrogea-t-il après un moment.
Il la sentit opiner.
"Merci de m'avoir soigné... et d'être là, murmura-t-elle en resserrant sa prise.
- Idiote, répliqua-t-il, je n'aurais pas pu sauvé Tomoyo tout seul."
Elle ne dit rien et releva la tête après quelques minutes, lui souriant à travers ses larmes. Il les essuya doucement et se pencha vers elle.
"Je t'aime", souffla-t-il avant de l'embrasser.
