Je sais que je vous ai choqué, parfois torturé dans le chapitre précédent. Mea culpa. Je vous mets en garde donc pour ce chapitre, car il pourrait aussi vous perturber. Je décline toute responsabilité et propose aux courageux de lire sans modération. Bon appétit bien sûr.
RAR :
Pipasole : Merci pour ta longue et conviviale review. Eh oui petit clin d'œil à Tolkien, je n'en avais pas encore fait alors il faut un début à tout. Alors je vois que tu es une fan des cafés liégeois, et bien écoute je t'en offre un autre aujourd'hui, cette fois avec beaucoup de chantilly. J'espère que tu apprécieras. C'est vrai qu'on ressent un peu de « moi aussi je t'haine » dans le paragraphe précédent. Sauf que dans cette histoire, James est beaucoup moins froid que dans mon autre fiction (ici il a plus de sentiment), et que Severus a beaucoup plus de caractère, enfin je crois (après tout, il griffe lol). Sinon les écarts entre le couple James/Sev et Sirius/Lucius vont s'accentuer dans ce chapitre. Mais je te laisse déguster tout ceci. Eh non je ne fais pas de favoritisme pour Siri et Lulu ! à bientôt kiss
Saisei : Merci pour ta franchise lol. C'est vrai que notre James est un peu à coté de ses chaussures de sorcier en ce moment, mais je crois que Sirius est un peu comme lui... Tu verras ! à bientôt ! kiss
Aschen (ex Zelda-sama) : lol je ne dirais pas que les Gryffondors sont des idiots, après tout ils viennent d'une prestigieuse maison... Enfin ça c'est que JKR essaye de nous faire croire, parfois j'ai des doutes. Bon l'accident avec Sev va provoquer une petite prise de conscience chez James ! J'espère que la suite te plaira et que j'éviterais les lapidations et tout ça ! kiss
Loriando et black sirie : : Merci beaucoup pour vos reviews, et bien vous n'avez pas attendu pour rien, voici une petite suite qui je suis sure vous enthousiasmera ! Je pense poster entre deux et trois semaines maxi (oui, oui je me donne des marges lol) à bientôt j'espère. kiss
Chapitre 11 : des hommes-chats :
À la lueur de tes iris
Je me suis accroché
À la noirceur de tes mots
Je me suis effondré.
James se leva, lentement. Il tenta de marcher vers lui. Severus trembla.
« Ne t'approche pas ! » Cria Severus.
Sa voix hurla à en déchirer les nuages, à en briser les arbres...
« Ne t'approche plus de moi, Potter. »
...à en briser un être humain.
L'obscurité semblait les envahir. Ses mots avaient propagé un silence glacial dans la pièce, sans pour autant dissimuler la respiration saccadée des deux jeunes hommes. Severus finit par longer le mur, toujours tremblotant, s'approchant de plus en plus de la porte de la salle de bain. Il voulait mettre le plus de distance entre lui et Potter. La peur lui dictait de fuir. James finit par réagir face à la volonté du demi-homme de lui échapper :
« Attends... Je... »
Il se passa une main dans les cheveux, il avait l'impression de se consumer.
« ...Je ne voulais pas... »
Il n'entendait plus que le bourdonnement de son cœur.
« Tu sais. Ça faisait longtemps que je n'avais pas eu de relations... Enfin, tu vois... Eh comme tu étais là... Je... »
Les yeux de Severus brillèrent d'effroi. James se ravisa, enfin il essaya :
« Oui enfin non, c'était... »
Il plongea ses yeux suppliants dans ceux noirs de sa némésis. Il ne trouvait pas les mots.
« Juste un test. »
Severus avait l'impression d'être en plein cauchemar. Quelque chose dans son estomac semblait remonter.
« Va-t'en, siffla-t-il dégoutté, avant de disparaître rapidement derrière la porte de la salle d'eau. »
James resta pétrifié, observant le contour de la porte, une porte semblable à une barrière de feu. Il ne pouvait pas l'ouvrir sans risquer de se blesser, de s'embraser. Ses poings se resserrèrent. Il se retourna violemment pour ne plus se brûler les yeux et essuya les larmes de rage qui avait suivi le rejet de son ancien ennemi. Il ne savait pas vraiment pourquoi il était en colère : contre Severus, contre les Serpentards du monde entier ou alors contre lui-même.
Il se précipita vers son armoire. Ses vêtements un à un glissèrent dans son sac, un sac légèrement déchiré qu'il mit rapidement sur son dos. Dans un élan d'énervement il s'enfuit du lieu maudit pour retourner dans son dortoir. Quand il déposa ses affaires dans la chambre presque vide des Rouges et Or, Petitgrow à demi-ensommeilé ouvrit le rideau de son lit :
« James ! Bah qu'est-ce que tu fais là ? Pourquoi tu n'es pas chez Remus ? »
James ne disait plus un mot, il prit conscience d'avoir perdu quelque chose d'indispensable. Et sous l'œil incrédule du rat, il s'affala au milieu de la pièce comme s'il n'avait plus aucune raison de tenir debout.
Il avait laissé Severus perdu, livré à la peur, au froid, à la démence. En fermant vivement la porte derrière lui, Severus dans sa précipitation s'emmêla dans le drap qui le protégeait, et tomba de tout son long dans la salle de bain. Il se releva difficilement. Abandonnant le drap sur le sol, il resta nu.
Ses yeux se posèrent sur le miroir. Si grand, si imposant, qu'il avait l'impression de se fondre en lui. Une lueur d'incompréhension se matérialisa dans ses yeux. Il effleura une oreille, puis l'autre, pour être sûr que ce n'était pas une illusion. Il ne comprenait pas. C'étaient des oreilles de chat. Comment était-ce possible ? Il ne se souvenait pas de s'être transformé ou avoir subi un quelconque sort. L'horreur l'envahit. Il ne se reconnaissait pas, même ses yeux étaient différents. Il pinça ses oreilles pointues. Il tenta d'arracher ses canines, de se débarrasser de sa queue. Il se fit mal.
La réalité le rattrapa : il était un monstre. Severus emprisonna sa tête entre ses mains, et un hurlement éclata en lui. Il faisait partie de ces êtres immondes, comme les lycans, les géants, les centaures, les vampires... les demi-chats. Cette pensée le répugna, au point qu'il en oublia Potter. Il avait l'impression de ne plus rien contrôler et de doucement s'évanouir. Un bruit sourd retentit, alors que doucement le voile de la nuit avait envahi ses pensées.
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La salle commune de Poudlard se réveilla doucement, baillant à l'approche du vent matinal, écoutant furtivement le son de ses entrailles, les craquements de bois des escaliers aux plafonds. Doucement, la salle s'engorgea d'élèves qui vinrent en flux successifs pour la réchauffer de leurs piaillements, de leur gaieté ou tristesse. Seuls quelques visages de lions semblaient cependant la préoccuper. Elle tendit l'oreille pour mieux les écouter.
« James, il faut que tu viennes ! »
Le ton qu'employait Remus était sans réplique. Derrière lui, Sirius regardait le mur, puis les croissants chauds sur la table. James semblait impassible, et en tartina un de confiture.
« Non mais tu as entendu ce que je viens de te dire ! »
Les autres élèves commençaient eux aussi à s'intéresser à leur discussion, d'autant plus que la tension augmentait au fil des minutes. Remus reprit d'une voix basse.
« C'est grave James. Il est à l'infirmerie. »
James suspendit son geste, mais une force invisible l'aida à ne pas trembler.
« Je ne peux pas venir... »
Lui, qui jusque-là avait évité le visage de son ami, il finit par ancrer ses yeux dans ceux du lycan :
« Il me hait, il m'a ordonné de ne plus l'approcher...
- Ècoute, je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Mais tu en es responsable. Et Madame Pomfresh veut te poser des questions... »
- Doucement, James reposa sa tartine. Il ne devait pas craquer.
« Il a besoin de toi. »
Il aurait aimé aller contre les événements, pouvoir retourner le temps, et ne jamais l'avoir connu. Ou tout au moins, ne jamais avoir connu autre chose que la haine du Serpentard.
« Je ne peux pas. »
Pourquoi fallait-il qu'il soit tombé amoureux d'un Serpent ? Oui, il pouvait se l'avouer, il était amoureux. Il ne pensait pas la chose possible. Du désir, de l'envie, de la jalousie peut-être mais sûrement pas de l'amour. Et pourtant il y avait réfléchi toute la nuit. C'était la seule chose qui expliquait cette envie irrésistible de se jeter dans le vide. Sans le Serpent, James n'était plus rien. Juste une coquille vide, qui méritait d'être écrasée d'un seul pas, le pas de Severus.
« James, tu t'es occupé de lui... Au fond de lui, il s'en souviendra. Tu es le seul à pouvoir l'aider. »
Le visage souriant et câlin de Severus réapparut dans son esprit. James se leva, fermant les yeux pour essayer de chasser ses pensés. Mais rien n'y faisait. Il soupira de lassitude.
« Très bien, il faut bien que tout ça se termine un jour ou l'autre. »
Remus fronça les sourcils sans vraiment comprendre son ami.
« On sera toujours là pour te soutenir James, quoique tu aies fait...
- Merci, Rem. Merci... Mais je vais y aller seul. »
Sans un mot de plus, James abandonna son petit déjeuner et ses amis pour se diriger vers l'antre de l'infirmière. Au fur et à mesure qu'il marchait, il perdait des miettes de courage sur le chemin. Et il se gifla à plusieurs reprises pour ne pas faire demi-tour. Il devait l'affronter, une dernière fois.
Il frappa, et entra dans la pièce immaculée. Madame Pomfresh se jeta sur lui.
« Ah Monsieur Potter ! ! ! Venez... »
Il ne pouvait plus reculer. Il s'approcha du lit où dormait Severus, tranquillement, paisiblement. James détourna le regard. Il le trouvait si beau.
« Il est sous une potion sans rêve pour l'instant. Votre ami, Monsieur Lupin, l'aurait retrouvé évanoui dans votre salle de bain... Il m'a prévenu, et nous l'avons ramené ici. Puis Monsieur Snape s'est réveillé, et il a commencé à délirer... »
James tressaillit à plusieurs reprises. L'infirmière l'observa à travers ses lunettes, le sondant comme s'il s'agissait d'un phénomène physique étrange.
« Je n'ai rien fait...
- Monsieur Potter... Je ne vous accuse de rien »
Elle semblait hésiter.
« Mais il a subi un choc, apparemment dû à son réveil forcé... Il a aussi des saignements à certains endroits. »
James avait l'impression qu'une cage se refermait sur lui, et qu'il ne pouvait rien faire pour s'en sortir.
« Monsieur Potter, je n'en ai pas encore parlé à Dumbledore ou à Monsieur Slughorn. Mais j'ai besoin de savoir ou tout au moins de confirmer certaines hypothèses. Est-ce que... vous avez eu des relations plus poussées avec Monsieur Snape ?
- Je... eu... enfin non... »
James, comme tout lion qui se respecte, n'aurait jamais cru pouvoir bafouiller devant quelqu'un, et pourtant il le fit, maudissant sa maison à jamais.
« Je ne dirais rien, pour l'instant au directeur. Vous pouvez vous confier à moi, cela restera entre nous deux... Tout au moins tant que Monsieur Snape ne me donnera pas sa version.
- Un peu...
- Pardon ?
- J'ai un peu avec Snape... enfin je l'ai un peu touché... mais pas beaucoup. C'était pas grand chose... Je ne pensais pas que ça allait le réveiller de cette façon...
- ... »
L'infirmière semblait plus surprise par cette révélation qu'elle ne l'aurait cru. Elle n'aurait jamais pensé assister à ce genre de situation, entre deux hommes et surtout entre deux «ennemis »...
« Qu'est-ce qui va se passer maintenant ? »
La voix de James se cassa.
« Il est en état de choc pour l'instant, n'acceptant pas le corps dans lequel il s'est réveillé. Il va rester ici quelques jours, le temps qu'il faudra pour qu'il accepte la situation...
- Je peux rester avec lui ?
- Je ne pense pas que ce soit raisonnable.
- S'il vous-plait... »
Les élèves avaient un don pour tenter de l'amadouer. Les Poufsouffles et les Gryffondors étaient les meilleurs dans le domaine, car ils savaient supplier en utilisant leurs yeux de chiens battus. Mais en plusieurs années de carrière dans une école, l'infirmière avait appris à riposter à ces attaques déloyales.
« Vous devriez aller en cours.
- Je ne me sens pas bien...
- Monsieur Potter ! »
Mais l'infirmière se tut. En effet James était devenu aussi blanc que les habits qu'elle portait.
« Très bien, prenez le lit d'à coté... Mais je vous préviens : au moindre bruit, je vous mets dans une salle d'isolement ! »
James acquiesça. Il s'allongea, et se tourna involontairement vers Severus. Une douce chaleur le rassura lorsqu'il put contempler de là où il était le visage paisible de son ancien ennemi.
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La nuit enveloppa la clarté. La porte de l'infirmerie se referma doucement. Le vacarme des multiples pas au sein du château disparaissait progressivement. Seuls quelques insouciants et les élèves plus âgés flânaient dans les couloirs avant d'atteindre leur dortoir.
« Eh bien à ton avis qu'est-ce qu'il s'est passé ? »
Remus haussa les épaules.
« Je ne sais pas.
- Mais comment a-t-il bien pu le mettre dans cet état ? Tu as vu comment ce matin Snape miaulait et parlait en même temps. S'en était flippant, et pourtant Snape est déjà assez flippant en lui-même... Mais alors là...
- Sirius...
- Quoi ?
- Tais-toi.
- Si on ne peut même plus rigoler. En tout cas, James n'a pas voulu me dire comment il avait fait pour qu'il redevienne un peu plus humain. Tu crois que si je faisais peur à Lucius, il se réveillerait ? Mais comment faire... Me transformer en chien ?
- Ça pourrait marcher... »
Remus stoppa soudainement lorsqu'il vit Narcissa passer avec une de ses amies.
« Il faut que je te laisse, on se reverra plus tard.
- Eh mais où tu vas ?
- Rien j'ai un truc urgent à faire. »
Sirius fronça les sourcils, alors que Remus poursuivit ce qu'il crut ressembler à sa cousine. Il en tira la langue de dégout, et continua son chemin jusqu'à la chambre des préfets. La journée s'était passée vite, et Sirius avait hâte de retrouver son chat pour l'embêter un peu. Se transformer en chien ? Ce n'était pas une mauvaise idée après tout... Mais Sirius voulait encore jouer avec Lucius-chat, alors la transformation pouvait bien attendre encore un bon mois, une année peut-être, voire toute une vie. Que diraient ses parents s'il ramenait un demi-chat à la maison ? Un Malfoy qui plus est ? De toute façon, sa maison était peuplée de créatures étranges, un peu plus ou un peu moins, il passerait sûrement inaperçu. Il faudrait juste convaincre son horrible mère de ne pas le laisser à Regulus, et de le faire dormir en sa compagnie. Il était son tuteur après tout, il était dans son bon droit.
Sirius frappa son poing dans sa main : oui pour une fois sa mère ne pourrait rien dire et rien faire pour lui retirer ce qui lui appartenait !
Emprunt d'un sourire éblouissant, Sirius entra dans sa chambre, fit voler ses affaires de classe et se précipita sur son chat passablement endormi. Il le câlina comme s'il s'agissait d'une peluche, peluche qui baillait successivement à chaque attaque du chien.
« Vous vous êtes passés le mot aujourd'hui. Personne veut jouer avec moi. »
Déçu du peu de réaction de l'animal, Sirius se dirigea penaud dans la salle de bain. Il trouva alors un moyen alléchant de se détendre. Il avait rarement la possibilité de prendre un bain dans les dortoirs des garçons. Et c'est avec un plaisir non fin qu'il analysa les différentes huiles de bain que possédait Lucius. Il chantonna tout en versant une bonne quantité de sels de bain dans l'eau. Son sourire s'agrandit de joie quand il vit toute la mousse produite. Ses vêtements abandonnèrent la peau douce et mat de Sirius à la dame nudité. Son corps amorça lentement une décente au paradis des bulles. Comme un chien fou, il plongea et réapparut à la surface de l'eau, le rire aux lèvres. Il barbota un long moment avant de remarquer qu'il avait été suivi.
Le demi-chat, dont la curiosité dépassait les limites de l'entendement humain, renifla l'eau agitée. Il faillit la goutter quand une bulle vint lui piquer le nez. Un peu étourdi, il pensa s'enfuir. Mais Sirius fut plus rapide et l'attrapa par le bras. Il le ramena vivement vers lui, si bien que Lucius affolé tomba dans l'eau en compagnie du chien.
Ses yeux étaient arrondis d'horreur : il y avait de l'eau partout jusque dans ses fines oreilles de chat. Il miaula, de façon rauque. Il n'aimait pas l'eau. On avait déjà tenter de le laver, et il ne le supportait. Il avait l'impression d'être piqué de partout par l'insupportable savon. Il tenta de se dégager.
Surpris par tant de réticences, le chien le rattrapa, et ils roulèrent dans l'eau. Sirius, un sourire victorieux aux lèvres, réussit à le stabiliser en dessous de lui. Les bras de Lucius étaient maintenus au-dessus de sa tête par les mains fermes du chien. Sirius plongea ses yeux dans le lac bleuté du Serpentard. Il frissonna, fasciné par tant de charmes. Leurs bouches se frôlèrent. Lucius voulut se dégager, mais le chien le poussa un peu plus et l'embrassa fermement, insérant sa langue à l'intérieur de son palais. Il ne contrôlait plus rien. Il sentit son sexe se gonfler d'intensité, de douleur et il se frotta contre la cuisse de Lucius. Lorsque la langue du Serpentard lui répondit, il crut être électrocuté. Délaissant sa délicieuse bouche, Sirius devenu fou lécha son cou, son oreille, et lui chuchota « Je t'aime », avant de parsemer son visage de baisers papillons.
Doucement il se détacha, observant les étincelles dans les yeux de Lucius. Si belles... Il crut y percevoir de l'étonnement, mais Sirius fut progressivement hypnotisé par une bouche rougissante qui ne demandait qu'à être embrassée. Il se glissa entre les jambes de Lucius au moment où il mêla son souffle à celui-ci. Leurs langues se battaient dans un ballet de gémissements. La main du chien glissa sur sa chemise trempée, et joua avec les tétons qui y transparaissaient. Elle descendit toujours plus bas, frôlant des poils blonds, puis une virilité devenue dure par un terrible traitement. Un doigt se glissa. Lucius ne put s'empêcher d'échapper un petit cri, assez humain. Puis un deuxième et un troisième. Les multiples gémissements rendirent le chien plus entreprenant, et sa virilité glissa dans l'anneau de chair de sa némésis. Sirius avait du mal à croire ce qu'il était en train de faire. Et une once de remords vint traverser son esprit quand il amorça une lente cadence. Lucius s'était agrippé à ses épaules, le griffant légèrement face à la souffrance de l'intrusion. Mais progressivement, il se laissa emporté par la folie siriusienne, gémissant de plus en plus fort, suivant avec entrain les assauts de l'animal. L'eau s'agita un peu plus rapidement autour d'eux, les faisant d'avantage vibrer de plaisir. Dans un dernier élan de jouissance, ils soufflèrent chacun le prénom de l'autre avant de s'écrouler de bien-être.
Progressivement, l'esprit embrumé de luxure de Sirius revint vers l'effrayante réalité. Il sentit le demi-chat bouger sous lui. Lentement, il se détacha du corps brûlant de Lucius, plongeant de nouveau dans l'aigue-marine de ses iris. Lucius détourna la tête, rouge de confusion.
« Tu as fini ? » Souffla-t-il.
Sirius semblait s'etre transformé soudainement en statue de marbre. Impossible...
« Lucius...
- Oui, qui veux-tu que ce soit ? »
Les joues de Lucius s'embrasèrent d'avantage. Il était là... Impossible... Tel un automate, Sirius sortit de l'eau, sans un regard pour sa némésis. Comme tout bon chien prit sur le fait, la seule chose stupide qui lui vint à l'esprit fut : la fuite. Et il courut rapidement, nu comme un ver à travers la salle de bain, sa chambre, puis le château. Il courut pour ne pas penser, pour ne plus penser. Il courut jusqu'à atteindre son dortoir et se réfugier dans son ancien lit. Il se couvrit de drap, de honte. Il l'avait fait... Et Lucius était bien là. Il hurla dans son oreiller.
Lucius étonné ouvrit la bouche puis la referma. Il tenta de se relever, mais une douleur l'en empêcha, et il retomba dans la baignoire. Ses bras posés nonchalamment sur l'accoudoir de la baignoire, Lucius reposa sa tête où une migraine faisait rage. Il siffla à l'encontre de la bête qui venait de lâchement l'abandonner :
« Crétin... »
Et Lucius ferma les yeux, attendant que la douleur passe.
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à suivre
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Je le dis fermement: non ce chapitre ne cherchait pas à mettre en doute l'intelligence de nos Griffons, enfin presque lol... Pour ceux qui sont encore persuadés que je prone la zoophilie, sachez que vous etes à coté de la réalité. C'est vrai que la situation est difficile à relater sans tomber dedans. Enfin je peux vous dire une chose, les chats étaient "éveillés" avant l'acte, et l'attirance de nos deux griffons est liée surtout à leurs apparences humaines. Voilà j'espère ainsi éviter toute confusion.
J'ai eu aussi beaucoup de mal à faire le passage "Pompom", je ne voyais pas comment elle pouvait réagir autrement à part attendre que Severus soit en état de lui parler... Bon j'arrete de douter et je vous laisse la parole!
à bientot kiss
