C'est dingue comme les reviews me font écrire plus vite ! Merci à Misao12 et Toshiro-Hitsugaya222 pour vos petits commentaires !
Chapitre 11
Troisième Age- Avril 3019 :
Forêt de Mirkwood :
Thranduil porta le verre à sa bouche et but une nouvelle gorgée de vin. Il était assis près du bassin trônant au milieu de sa chambre quand il entendit des bruits de pas descendre le long de l'escalier qui menait jusqu'à ses appartements. Merlys venait sûrement lui apporter des nouvelles de Tauriel. Le roi eut beaucoup de mal à cacher son anxiété lorsqu'il s'empressa de questionner la guérisseuse.
-Est-elle… ? demanda-t-il sans parvenir à prononcer le mot fatidique.
-Non Monseigneur, répondit Merlys sur un ton grave. Mais son état est inquiétant.
Thranduil soupira. Sa silhouette habituellement si droite et imposante était en cet instant comme courbée sous le poids de la fatigue et de l'inquiétude et demeurait à demi masquée par la pénombre de la chambre.
-Je vais retourner auprès d'elle, ajouta-t-il. Merci Merlys vous pouvez disposer.
Pourtant la femme elfe ne bougea pas. Elle hésita toutefois mais ne put se résoudre à obéir.
-Vous avez déjà fait beaucoup Monseigneur, rétorqua-t-elle en se permettant de faire quelques pas vers lui. Vous avez besoin de reprendre des forces vous aussi. Votre pouvoir n'est pas sans limites et vous le savez…
Soudain, Thranduil se leva et sortit de l'ombre. Il passa près de la guérisseuse sans un regard pour rejoindre l'escalier. Contre toute attente, Merlys lui barra le passage avant qu'il n'ait eu le temps d'atteindre les marches et Thranduil n'eut d'autre choix que de se retrouver face à face avec elle. Le regard de Merlys se posa sur la joue gauche du roi. La peau lisse et sans âge avait laissé place à une zone décharnée. Thranduil baissa les yeux et voulut contourner la frêle silhouette devant lui quand il sentit la chaleur d'une paume se poser sur son visage. Les doigts de Merlys se mirent à glisser le long de ses affreuses cicatrices et quand il releva la tête pour s'insurger contre un tel geste d'insolence, il fut happé par deux grandes prunelles vert-d'eau à la fois tristes et bienveillantes. Il voulut parler mais les mots ne purent franchir la barrière de ses lèvres. Depuis combien de temps n'avait-on pas caressé sa joue ? Depuis combien de temps avait-il sciemment évité tout contact physique en se parant de la froideur de son statut de souverain ? Il connaissait Merlys depuis qu'ils étaient enfants. Ils avaient pratiquement été élevés ensemble. Leurs pères avaient combattu côte à côte et celui de Merlys avait péri au service de son souverain. Depuis aussi longtemps qu'il se souvienne, elle avait toujours été là, près de lui. Discrète et loyale. Elle avait aidé Ilmarë à mettre au monde Legolas. Elle s'était elle-même mariée et avait donné naissance à Belwen puis avait perdu son époux tout comme lui avait perdu sa reine. Pourtant, elle, n'avait pas changé. Contrairement à lui qui s'était enfermé dans son désespoir, elle s'était dévouée corps et âme à l'éducation de nouveaux guérisseurs, elle avait toujours fait preuve de compassion et de gentillesse envers tous ceux qui avaient besoin d'elle. Elle était en l'occurrence beaucoup plus forte que lui et, en cet instant précis, elle avait surtout totalement raison. Il n'avait plus assez de force et de pouvoir à présent pour dissimuler ces anciennes blessures de guerre comme il le faisait chaque minute de chaque jour depuis une éternité. Les doigts de Merlys sur sa joue étaient à la fois pure torture et pur apaisement. La guérisseuse sembla prendre conscience de l'inconvenance de son geste et retira prestement sa main.
-Vous n'avez pas à vous cacher de moi, murmura-t-elle, soudain gênée. J'ai soigné vos blessures jadis. Je sais ce que vous avez enduré. Vous devriez vous reposer et reprendre des forces. Je retourne m'occuper d'elle.
Merlys pivota pour rejoindre l'escalier. A présent, c'était elle qui baissait les yeux pour y dissimuler la confusion qui s'était emparée de son visage. Thranduil ne put qu'acquiescer en silence et la regarder quitter sa chambre avec empressement, alors qu'une sensation depuis longtemps oubliée vint se rappeler à lui : l'étrange écho des pulsations de son cœur dans sa poitrine.
OooooooooooO
Deux semaines plus tard.
Merlys imbiba un linge blanc avec de l'eau fraîche et le déposa sur le front brûlant de Tauriel. Elle sursauta légèrement en constatant que Thranduil se tenait à présent juste à côté d'elle. Absorbée par sa tâche, elle n'avait même pas entendu le roi pénétrer dans la chambre.
-Une amélioration ? demanda-t-il d'une voix plus douce que d'ordinaire.
Merlys inspira profondément avant de répondre.
-J'essaie de faire tomber la fièvre. Son combat n'est pas terminé. Mais nos efforts combinés semblent avoir porté leurs fruits. Votre magie est une bénédiction. Si la fièvre disparait elle sera sauvée.
Un silence pesant s'installa alors dans la pièce. Au bout de quelques secondes, Thranduil pivota, prêt à quitter les lieux.
-Avez-vous des nouvelles de Legolas ? demanda la guérisseuse à brûle-pourpoint.
Thranduil se retourna à nouveau vers les deux femmes.
-Sauron a été vaincu. Nous avons lancé une offensive avec la Lorien contre Dol Guldur et éradiqué la menace orque une bonne fois pour toutes. Mirkwood est enfin délivrée de l'Ombre noire.
Merlys hocha la tête en guise de satisfaction.
-Legolas ? insista-t-elle.
C'est alors qu'une chose inattendue se produisit. Thranduil se mit à sourire.
-Il va bien. Il est aux côtés du roi du Gondor à Minas Tirith.
La guérisseuse prit un instant pour savourer cette démonstration de joie inespérée et lui sourit en retour.
-Aerandir se remet-il ? Questionna à son tour le roi en se parant à nouveau de son air sérieux.
-Oui, Belwen est à son chevet. Sentir la présence d'un être aimé est peut-être le plus efficace des remèdes pour accélérer la guérison, décréta Merlys en reportant son attention sur Tauriel.
Thranduil demeura muet cette fois.
-Monseigneur… Ne croyez-vous pas que… Legolas devrait être informé de l'état de Tauriel ?
Une ombre passa sur le visage du roi. Enfin Merlys en avait-elle fini avec ses sous-entendus.
-Et pourquoi Legolas devrait-il en être informé ? rétorqua-t-il sur un ton subitement plus froid.
Merlys planta ses yeux limpides dans les siens sans ciller.
-Monseigneur…Nous savons tous les deux pourquoi.
Thranduil serra instinctivement les poings.
-Mon fils lui a offert son amour. Elle n'en a pas voulu. Je ne vois pas pourquoi je lui demanderais de venir si tant est qu'il le veuille d'ailleurs.
La guérisseuse soupira et dégagea quelques mèches rousses collées sur le visage moite de la jeune elfe.
-Vous êtes un grand roi, Monseigneur. Vous avez toujours agi pour le bien de votre peuple et vous nous avez protégés tout comme votre père avant vous. Mais pardonnez mon audace, sire, quand je vous dis que vous n'êtes pas aussi doué pour lire dans le cœur de tous vos sujets.
Piqué au vif, Thranduil s'apprêtait à risposter quand Merlys enchaina sans attendre.
-Tauriel est tombée amoureuse de votre fils le jour même où elle a franchi le seuil du palais, blottie dans vos bras. Un amour pur et flamboyant, tout comme son indomptable chevelure de feu, sourit la guérisseuse. Cet amour n'a fait que croitre avec les années jusqu'à ce que l'obstination de votre fils et peut-être aussi votre regard désapprobateur ne viennent étouffer peu à peu ses sentiments.
-Comment osez-vous! s'emporta soudain Thranduil qui esquissa un pas rageur dans sa direction.
Merlys se leva alors et se planta devant lui, le visage plus déterminé que jamais, ce qui eut pour effet de stopper net la fureur subite du roi. Etait-ce une ébauche de larme qu'il percevait à présent dans les yeux de la guérisseuse?
-Tauriel est quelqu'un d'exceptionnel. Vous le savez aussi bien que moi et votre fils s'en est enfin rendu compte. Peut-être un peu tard hélas. Elle a offert son cœur à ce nain car cette enfant a trouvé en lui ce qu'elle n'a pas su trouver parmi les siens. Quelqu'un qui n'a pas eu peur de lui avouer ce qu'il ressentait. Quelqu'un qui…
Merlys laissa sa phrase en suspend. Les larmes coulaient vraiment le long de ses joues à présent et scintillaient à la lumière des lampes allumées dans la petite chambre. Thranduil ne put soudain plus détacher son regard des perles luisantes laissant leurs trainées humides sur le visage de Merlys. Pourquoi n'avait-il jamais remarqué que contrairement aux autres elfes du palais, la guérisseuse ne tressait jamais ses cheveux? Etait-elle la seule parmi ses sujets à avoir des yeux aussi clairs?
-Je vous prie de me pardonner, Monseigneur.
Les derniers mots de Merlys le ramenèrent à la réalité.
-Dorénavant je resterai à la place qui est la mienne, s'inclina-t-elle avant de le contourner pour sortir de la chambre sans se retourner.
Thranduil demeura debout sans bouger face au lit où reposait Tauriel. Son regard se posa sur l'ex-capitaine des gardes et sur sa poitrine qui se soulevait et s'abaissait à un rythme régulier. Lui aussi devait à présent parvenir à calmer sa respiration et prendre sa décision.
OooooooooooO
Cinq jours plus tard.
-Ouvrez les portes ! ordonna Eldenor
Suivi par quatre soldats, Legolas s'engagea sur la passerelle menant à la plateforme où l'attendait le roi de Mirkwood. Le grand manteau pourpre du souverain balaya le sol quand ce dernier s'avança à sa rencontre. Contre toute attente, Legolas sentit deux bras puissants l'enlacer et cette accolade inattendue le laissa sans voix. Aussi longtemps que remontaient ses souvenirs, jamais Thranduil n'avait étreint Legolas de la sorte. Jamais.
Sa surprise fut totale quand en se dégageant de lui, le roi lui adressa un grand sourire satisfait.
-Mon fils, je suis ravi de te voir de retour sain et sauf, annonça Thranduil comme si de rien n'était.
-Père… fut les seuls mots que put articuler le prince, encore troublé par cet accueil si chaleureux.
-J'ai appris qu'Aragorn avait mené les troupes du Gondor à la victoire et que les deux hobbits sont parvenus à détruire l'anneau unique?
-En effet, Frodon et Sam nous ont tous sauvés. Leur convalescence se poursuit dans une des maisons de guérison à Minas Tirith. Leur périple à travers le Mordor ne les a malheureusement pas laissés indemnes. Mais j'ai moi-même appris que vous aviez dû subir les assauts des troupes de Sauron ici à Mirkwood? Je suis heureux de voir que vous allez bien également. Quand j'ai reçu votre message me demandant de venir, j'ai cru que…
-Oui… le coupa Thranduil en baissant les yeux.
Le roi joignit les mains et se mit à tortiller ses doigts d'un geste nerveux. Legolas fronça les sourcils.
-Père? interrogea-t-il à présent circonspect.
Le roi prit une profonde inspiration et pivota pour faire face à son fils.
-Tauriel a été gravement blessée, lâcha-t-il de but en blanc.
Le cœur de Legolas manqua un battement. Le visage du prince devint livide et Thranduil put aussi ressentir l'incompréhension qui s'empara de son fils en cet instant.
-Gravement blessée… répéta Legolas comme pour se convaincre que son père venait réellement de prononcer ces mots.
-Rassure-toi. Ses jours ne sont plus en danger.
-Tauriel est ici ? Je croyais qu'elle était restée à Erebor.
-Elle était à Erebor mais tu la connais, quand elle a appris que la communauté de l'anneau s'était formée et que vous projetiez de mener à bien la tâche de détruire l'Unique, elle est revenue à Mirkwood avec pour objectif de faire partie de l'expédition. Hélas, tu étais déjà parti. Elle a suivi vos traces jusqu'en Lothlorien mais là aussi elle vous a manqué.
-Nous nous sommes séparés. Boromir, le fils de Denethor a été tué.
-Elle est restée là-bas jusqu'à ce que les troupes de Dol Guldur lancent leur premier assaut contre le royaume de Galadriel. Ensuite elle est venue nous prêter main forte lorsque ce fut notre tour d'être attaqués.
Legolas n'y tenait plus et Thranduil perçut l'impatience de son fils.
-Merlys s'occupe d'elle à l'infirmerie.
Les paroles de Thranduil sonnèrent comme le signal tant attendu par Legolas pour prendre congé et s'empresser de rejoindre le quartier des guérisseurs.
OooooO
Des bribes de phrases parvinrent à se frayer un chemin jusqu'à son esprit embrumé. Ses paupières semblaient peser des tonnes. Elle flottait dans un étrange brouillard, mélange d'apaisement et de douleur. Ses muscles non plus ne répondaient pas aux injonctions de son cerveau. Inconsciemment elle laissa échapper un long murmure et subitement les voix se turent un instant. Elle sentit une présence près d'elle mais elle ne parvenait pas à ouvrir les yeux. Chaque inspiration était un calvaire. Elle préféra alors se replonger dans la douce torpeur de l'inconscience.
-Tu n'as pas pu t'en empêcher n'est-ce pas ?
La neige s'était arrêtée de tomber. Une brise glacée s'insinua dans ses cheveux alors qu'elle cherchait désespérément à comprendre où elle se trouvait en cet instant. Elle réalisa alors qu'elle était revenue là où tout s'était terminé il y a plusieurs dizaines d'années. Ravenhill. La bataille des cinq armées. Tauriel se retourna vers la voix familière qui semblait s'adresser à elle. Kili était assis sur les marches de pierre recouvertes de neige. Il souriait en s'amusant à lancer et à rattraper un petit caillou rond d'une seule main.
-Kili… Le prénom du nain s'échappa des lèvres de la femme elfe, trahissant sa stupéfaction.
Le neveu de Thorin lui lança un regard de connivence avant de jeter le caillou et de se lever pour descendre les marches menant jusqu'à elle.
-Kili, murmura-t-elle à nouveau alors que ses jambes semblaient ne pas vouloir lui obéir davantage. Tu es… Nous sommes…
Renonçant à maitriser ses émotions, Tauriel tomba à genoux sur la plateforme. Etait-elle en train de rêver ? Etait-elle morte ? C'est cela. Elle était morte. Il ne pouvait pas y avoir d'autre explication.
Quand il fut à quelques centimètres d'elle, elle sentir son regard éblouissant réchauffer tout son être.
-Tu n'as pas pu t'empêcher de sauver ce roitelet arrogant et cela au péril de ta vie, déclara-t-il en avançant ses doigts pour caresser sa joue. Tauriel ferma à nouveau les yeux. Son esprit refusait de croire que c'était vraiment lui.
-Suis-je morte moi aussi ? fut tout ce qu'elle fut capable de répondre alors qu'elle sentait à présent les larmes envahir ses yeux.
-Non. Mais je suis heureux de te revoir enfin.
La femme elfe ne put retenir plus longtemps le flot salé qui se déversa le long de son visage.
-Je suis désolée Kili, parvint-elle à articuler entre deux sanglots. Je suis désolée. Tu es mort par ma faute. Je suis désolée.
-Et moi je suis désolé de te contredire ma chère Tauriel. Mais tu n'es en rien responsable de ce qui m'est arrivé. J'étais maitre de mon destin. J'ai choisi de lutter aux côtés des miens pour défendre ma terre et mon peuple. J'ai choisi de lutter pour défendre mon amour. Toi, Tauriel…
-Je n'aurais pas dû venir…
-Dans ce cas je serais mort sans avoir pu une dernière fois contempler ton doux visage.
Kili glissa ses doigts dans la chevelure de Tauriel puis sa main revint se poser contre sa joue humide. La femme elfe accueillit la chaleur de sa paume avec soulagement.
-Il est temps à présent, ajouta-t-il.
Tauriel le dévisagea avec incompréhension et une soudaine inquiétude. Kili avança sa main gauche jusqu'à la poche de la tunique de Tauriel où se trouvait la petite pierre gravée de runes. Il s'en saisit et se mit à l'observer tout en lissant de son pouce la surface polie.
-Il est temps de me laisser partir. Tu as encore des réticences. Il ne faut pas. Je veux juste que tu sois heureuse. C'est tout ce que j'ai toujours voulu.
Les mots de Kili transpercèrent le cœur de Tauriel de part en part en diffusant un éclair de douleur dans toute sa poitrine.
-Kili…
-Tu dois aller le retrouver. Tu dois lui dire. Ne répète pas les mêmes erreurs.
La femme elfe sentit sa propre main se lever et venir agripper l'avant-bras du nain, comme pour le retenir encore un peu. Il tendait à présent la petite pierre à nouveau vers elle.
-Laisse-moi partir et va le retrouver, murmura-t-il avec un sourire sincère.
Ce sourire qu'elle avait toujours aimé et qu'elle aimerait toujours.
OooooO
Legolas hésita à entrer dans la chambre. Merlys était là, en train d'essuyer le visage de Tauriel avec douceur et ses mains se mirent à trembler. Enfin, la guérisseuse remarqua sa présence et le gratifia d'un sourire soulagé.
-Legolas, vous êtes venu, soupira-t-elle. Elle est faible et fiévreuse depuis plusieurs jours. Je vous en prie, fit-elle en lui proposant d'approcher d'un signe de la main.
Le prince se décida enfin à franchir le seuil. Merlys se leva de sa chaise près du lit pour laisser sa place au visiteur.
-Non Merlys je…balbutia-t-il sans pouvoir quitter des yeux le corps inanimé allongé devant lui.
-Je dois aller voir Aerandir, décréta la guérisseuse. Pouvez-vous veiller sur elle le temps que je revienne ?
Sans d'autre choix que celui d'obtempérer, Legolas prit place auprès de Tauriel tandis que Merlys quittait la chambre, le sourire aux lèvres. Ne sachant trop quoi faire, le prince scruta avec appréhension le visage endormi. Son cœur se serra quand il se rendit compte à quel point Tauriel lui avait manqué. Sa chevelure de feu, sa bouche, son sourire… Dans les pires heures passées au Rohan ou au Gondor c'est à elle qu'il avait pensé, jour et nuit. Même en sachant qu'elle ne partagerait jamais son amour, il n'arrivait pas à la chasser de son cœur. Elle avait failli mourir en sauvant la vie de son père. Evidemment. Rebelle et courageuse. Intrépide et loyale, comme elle l'avait toujours été. La lumière des bougies jouait avec le cuivre de sa chevelure étalée sur les oreillers comme les rayons d'un soleil d'automne. Elle était magnifique malgré la pâleur de sa peau et le trouble qui semblait s'être emparé de ses rêves. Soudain, elle se mit à murmurer quelque chose. Legolas tressaillit. Il s'approcha un peu plus pour tenter de décrypter le sens de ses paroles.
-Kili…Je suis désolée, l'entendit-il marmonner presque imperceptiblement.
Le visage de Legolas se para d'un sourire triste. Le cœur au bord du gouffre une nouvelle fois, il se leva lentement, se pencha pour déposer un baiser sur le front de Tauriel et quitta la chambre sans se retourner.
A suivre.
