Le lendemain, Vernon décida qu'il était plus que temps de se réconcilier avec sa femme. Il sortit donc le grand jeu, avec fleurs, boite de chocolat et bijoux. Il s'était levé vraiment très tôt et lorsqu'il rentra, il fut surpris d'entendre la douche. Il déposa tout ses présent sur la table de la cuisine et monta à l'étage. En ouvrant silencieusement la porte de la salle de bain, le spectacle qui se joua devant ses yeux le paralysa.
Son neveu était là, sous la douche. Le courant d'air sortant de la salle de bain prouvant que la douche était froide. Mais ce qui le surpris fut de le voir debout, laver son intimité de toute souillure. Il ne s'était jamais vraiment posé la question, à vrai dire ça ne lui avait même jamais traversé l'esprit. Et pourtant, maintenant qu'il l'avait sous les yeux, il était fasciné par ce spectacle. Il le vit ensuite s'acharner sur sa peau avec son gant et les rougeur qu'il vit apparaître le firent grimacer. En l'entendant gémir de douleur alors qu'il passait fortement le gant sur sa hanche, il ne put s'empêcher d'esquisser un sourire.
Il décida que c'était le bon moment pour faire savoir sa présence, alors il frappa quelques coups à la porte et lui précisa que s'il continuait de se frotter si fort, il allait s'arracher la peau. Il le vit sursauter et manquer de peu de s'étaler dans la baignoire. Il sourit encore et lui annonça que sa sœur Marge passerait toute cette semaine ici. Guettant sa réaction, il fut déçu lorsqu'il ne fit que hocher le tête ses yeux ne le regardant pas directement.
Et puis, qu'importe, demain Marge serait là. Il fallait qu'il se réconcilie avec sa femme avant. Il sortit de la salle de bain notant que son neveu semblait avoir pris l'habitude de se laver à la fin de chacun de leur ébat et garda cette pensée dans un coin de sa tête.
Marge arriva par le premier train le lendemain. À 10h, elle passa la porte du 4 Privet Drive, sa valise à le main. Elle ne perdit pas de temps pour la jeter sur Harry, qui lui avait ouvert la porte avant de se diriger, comme si de rien était vers le salon et de prendre Dudley dans ses bras. Elle lui tendit discrètement un billet de banque, comme un secret tacite entre eux. Puis, elle se dirigea vers la cuisine pour embrasser Pétunia qui semblait aux anges.
Ne s'en souciant pas outre mesure, elle réclama une tasse de thé, son voyage ayant été des plus long. Lorsque Pétunia lui proposa aussi de servir de l'eau à Molaire, son chien, elle refusa précisant que son chien boirait dans sa tasse.
De cette manière, elle s'installa à la table de la cuisine, une part de cake devant elle et sa tasse de thé à la main. Voyant Harry entrer dans la cuisine pour faire la vaisselle elle lui demanda dans quel collège il étudiait. En accord avec ce que son oncle lui avait précisé, il répond qu'il étudiait au centre d'éducation des jeunes délinquants récidivistes de st Brutus. Après un regard tacite avec son oncle il précise que les châtiments corporels sont encore utilisés au plus grand plaisir de marge.
Avec cette entrée en matière, l'ambiance était fixé pour les prochains jours. Et Harry était déjà pressé qu'elle reparte. De toute la journée, elle ne cessa de comparer Harry et Dudley, blablatant sur combien Dudley était génial et combien Harry était peu fréquentable.
Elle passa les jours suivant à donner mille et un conseil sur comment élever Harry. Dont elle trouvait l'éducation désastreuse. Vernon ne la reprit pas mais Harry vit bien son oncle se crisper à chacune de ses remarques.
Le troisième jour, lors du déjeuner elle insulta les parents de Harry, les traitant de chiens et de tordus. Soudain, le verre de vin qu'elle avait à la main explosa. Tout le monde sursauta et Harry se dépêcha de se retirer à l'étage pendant que Marge essuyait le vin qui maculait sa chemise.
Cependant, son oncle ne tarda pas à le rattraper ayant remarqué sa fuite. Harry ayant remarqué dans quel état son oncle se trouvait s'empressa de se retourner ver lui et de lui montrer son visage le plus désolé. Les larmes aux yeux il le supplia de lui pardonner, lui avouant qu'il n'avait pas voulu ça mais que tante Marge l'avait vraiment blessé.
Voyant son oncle se rapprocher près à lui mettre un coup, il se jeta à ses pieds et lui demanda à nouveau pardon. Il le vit déstabilisé par sa conduite et décida de continuer en ce sens. Il savait qu'il jouait sa vie sur ces quelques minutes et il ne fallait surtout pas qu'il fasse marche arrière. Il se rappelait que son oncle n'était pas d'accord avec la tante Marge sur son éducation et décida de jouer cette carte. Se penchant vers l'avant, il déposa ses lèvres sur celle de son oncle comme celui-ci l'avait fait la dernière fois qu'il avait cherché à se faire pardonner.
Se reculant doucement, pour laisser à son oncle le temps de le ramener à lui, il enserra son corps de ses bras, cherchant vainement à se protéger et demanda une nouvelle fois pardon à son oncle. Celui-ci troublé ne dit rien et se contenta de redescendre au salon. Du haut des escaliers, il entendit Vernon dire à ses tante et à son cousin comme il l'avait maté pour s'être enfuit sans aider sa tante à se nettoyer.
Trois jour plus tard, pour le dernier repas de Marge chez les Dursley, Vernon avait demandé à Harry de sortir plusieurs bouteille de vin et une bouteille de cognac, c'était le dernier repas de Marge chez les Dursley et Harry avait préparé de la soupe, du saumon et une tarte meringuée, à la demande de Pétunia.
La soirée avança et ayant déjà bien bu, Marge, un verre de cognac à la main, félicita Dudley de bien manger. Demanda à nouveau une dernière goutte d'alcool, elle se mit à insulter James et Lily Potter.
À ce moment, Harry prit vraiment sur lui pour ne pas réagir, mais en entendant Marge ainsi rabaisser ses parents, il ne le supporta plus et lui dit de la fermer. Le repas cessa et tout le monde se tourna dans sa direction. Alors que Vernon allait ouvrir la bouche, Marge commença à gonfler et, les yeux écarquillé, Vernon tenta de calmer le jeu. Mais Harry, trop en colère, monta dans sa chambre. Vernon tenta de faire redescendre sa sœur, mais elle s'envola comme une ballon, pas la fenêtre. Il rentra dans la maison, une colère sourde battant contre ses tympans, près à en découdre avec ce petit garnement.
Seulement, il eut juste le temps de voir son neveu, sa valise à la main quitter la maison sans se retourner. Encore sous le choc, Vernon ne pensa pas à le rattraper. Ce n'est quelques minutes plus tard que Vernon se rendit compte que l'enfant venait de partir, et peu être définitivement. Tout cela parce que sa sœur n'avait pas su tenir sa langue. Il rejeta toute sa colère contre elle, ne se posant aucunes autres questions.
Le gosse venait de s'enfuir sous le couvert de la nuit, et il n'avait aucun moyen de savoir où il était.
