Hello everybody! Ceci n'est pas à proprement parler un chapitre, alors appelons cela un entre-chapitre. C'est déjà parce que sinon ça ferait de mon temps de non-postage un temps vraiment long et puis... C'est un élément essentiel qui ne faisait pas un chapitre entier donc... There it is. :D Je suis désolé d'être un peu fleur bleue le temps de cet entre-chapitre. Après je tiens à remercier les nombreuses reviews du chapitre précédent. Un énorme merci à tous, ça fait vraiment plaisir!! Merci donc à Choupaline (ça fait toujours autant plaisir de lire tes reviews encourageantes et je suis contente d'être arrivée au bon moment la dernière fois :p J'essaye toujours de faire attention à ce qu'on comprenne t'inquiète :D), à Mona33 et Choox. Merci aussi à celles qui sont là depuis le début et ne m'ont pas oubliée :) j'ai nommée Earenya, Sophie et Léa et bien sûr ma soeur. J'espère que ce nouveau non-chapitre vous plaira, bonne lecture. :)
Petit conseil musique pour ce chapitre: Pour ceux qui aiment écouter de la musique en lisant je trouve que Orchestra de The Servant est bien sur ce "chapitre". Après c'est perso... Mais bon, ça peu peut être vous plaire. :)
Lu' ©
Journal d'une sorcière
Entre-chapitre: Here I am.
Allongé sur mon lit, les bras croisés sous ma nuque, je fixe le plafond d'un air vague. Cette fille m'obsède totalement… Elle me rend fou. J'ai un besoin empressant de la voir, de l'embrasser. Mon coeur se sert. Je ferme les yeux dans une grimace douloureuse. Je n'aime vraiment pas être dans cet état… Je ne dois pas me faire d'idées. Perdu dans mes pensées, je n'entends pas la porte s'ouvrir, aussi, je sursaute lorsqu'une main brune s'agite devant mes yeux. Je lève la tête et…
« Angelina, je dis d'une voix surprise.
-Elle-même, me dit t'elle en souriant de toutes ses dents, rendant son visage resplendissant. Tu ne vas pas me dire que tu as oublié notre partie de souaffle ?!
-Euh, je réponds sans trouver d'autres réponses satisfaisantes.
-Dubois tu es un idiot, répond-t-elle sans se départir de son sourire, m'assénant au passage d'une claque sur la tête.
-Eh ! Je proteste, on ne frappe pas son capitaine…
-Pff.
-Tu pensais à quoi pour ne pas m'entendre arriver, demande t-elle, les yeux pétillants de malice.
-Ah rien de particulier, dis je en tournant la tête, essayant de dissimuler ma gêne. Et sinon, ta première semaine ? »
Je me redresse sur les coudes et l'observe parler en souriant. Le sens de ses paroles m'échappe totalement mais elle ne m'en voudra pas. Elle m'a vraiment manquée pendant cette semaine ! Ayant soudain une idée, je laisse mes coudes s'effondrer et récupère ainsi ma position allongée.
« Olivier ?! Mais t'es vraiment une grosse feignasse ! Allez viens, fait Angelina en levant les yeux au ciel.
-Je suis bien ici.
-T'es chiant ! »
Elle s'approche de moi en fronçant les sourcils, puis me prends la main et essaye de me sortir du lit en tirant et débitant des insanités sur ma « limacité ». Je souris et d'un mouvement du poignet la fait tomber sur le lit. Puis je l'entoure de mes bras de façon à l'immobiliser complètement. Je la sens se débattre et ses cheveux m'arrivent dans la figure. L'odeur d'anis, caractéristique de son shampooing m'arrive comme un coup de fouet dans le nez. Je la lâche aussitôt, m'éloignant ainsi d'elle. Elle se relève d'un air digne et me lance un faux regard noir par lequel je réponds par un sourire forcé (que j'espère inaperçu…). Elle lève un nouvelle fois les yeux au ciel, me faisant cette fois-ci sourire franchement.
Puis elle me lance un tas de vêtements de sport et me demande de la rejoindre dans le jardin. Je lève les yeux au ciel et commence à enlever mon tee-shirt. Après un cri d'Angelina, une remarque sur mon, soi disant, exhibition, un sourire narquois de ma part, elle me tire la langue et je la regarde sortir de ma chambre en continuant de sourire.
Une fois dans le jardin, elle a déjà tout préparer et nous commençons. C'est marrant parce qu'à Poudlard, je harcèle tout le monde, mais qu'en vacances, il faut un peu me pousser. Je prends le balai et remercie Angelina au passage puis m'élance dans les airs. Le vent s'engouffre dans mes cheveux et je pousse un cri de joie. Le rire carillonnant d'Angelina se fait alors entendre et je souris. Puis je vais me poster dans les buts de fortune que nous avions crées l'année dernière dans les arbres. Elle s'empare alors du souaffle et le lance. Nous jouons ainsi un bon moment puis Angelina va se poser dans la clairière, me signifiant qu'elle n'en peut plus. Je descends en piquet à côté d'elle et elle pousse un petit cri d'effroi lorsque je la frôle à toute allure. Voyant mon visage hilare, son visage prend un air vexé puis… Machiavélique ?!
« Alors mon petit Olivier… Vas-tu me dire pourquoi tu m'as si brusquement pousser tout à l'heure ?
-Angelina tu soules !
-Olivier… dit-t-elle d'un air menaçant.
-Tu promets de ne rien me faire ?
-Mmmm...
-Bouge pas… dis je en m'approchant doucement d'elle. »
Je prends une de ses mèches de cheveux entre mes doigts et la porte à son nez.
« Ça pue… dis je avec un sourire carnassier.
-Va crever Dubois !!
-Ben quoi ! Tu m'as demandé d'être franc non ? Je hais l'anis… Allez, ne boude pas ! Promis je t'offre un nouveau shampooing à ton anniversaire.
-Tant qu'a faire, je préférerais un nouveau meilleur ami… ajoute t'elle d'un air mutin.
-Hé !
-Allez, ne boude pas ! Je t'offre un nouvel humour pour ton anniversaire, continue t'elle en souriant. »
Puis, les broutilles oubliées, nous parlons gaiement de ce que nous avons fait pendant les vacances. Elle me raconte sa semaine chez Jonathan, son copain depuis neuf mois et je lui raconte ma semaine de glandage et Quidditch chez moi. Mais quand elle me demande comment s'est passé chez Oreste, mon visage se ferme et elle a beau essayé de me soutirer des éléments, même sans importance (genre la taille du salon d'Oreste, ce dont tout le monde en a rien à faire…) elle n'y arrivera pas. Je n'arrive pas à repenser à cette soirée et en parler en même temps…
Elle me regarde d'un air perplexe mais n'insiste pas et je lui en suis reconnaissante. Elle embraye donc sur un sujet différent du tout au tout et dans lequel je peux m'engager facilement : le Quidditch. Nous parlons donc du championnat, des nouveaux joueurs des faucons de Falmouth, de l'entraîneur désespérant des tornades de Tutshill, etc. Cette conversation réussit à me faire sortir, du moins momentanément, la soirée de l'esprit.
Une fois Angelina partie, je m'allonge à nouveau sur mon lit et repense aux derniers évènements… Et tout cela ne m'amène pas à la soirée d'hier, comme je le pensais au départ. C'est vrai que ce n'est pas une histoire d'un jour… J'aurais préféré…
Ça avait commencé en début de troisième année, j'avais des copains à Poufsouffle qui m'avait emmené à leurs essais de Quidditch. J'avais repéré dans la foule qui se présentait aux postes de poursuiveurs (c'était eux qui m'intéressaient en tant que gardien…), une fille qui devait avoir mon âge et qui tripotait nerveusement ses cheveux. Je me rappelle encore sa tête déterminée et ses mains serrant son balai contre son corps frêle. Je ne sais pas pourquoi elle m'a étonné, sûrement parce qu'elle était un contraste de force et de faiblesse mélangée. Aussi quand elle a été prise dans l'équipe des poufsouffle, j'ai été jaloux. Je pense que c'est dû au fait que je l'admirais mais que je ne voulais pas me l'avouer, j'ai dû transformer ce sentiment en jalousie. Aussi quand elle est tombée suite à son looping, je me suis senti soulagé et j'ai éclaté de rire.
Je ne connaissais pas encore le caractère de Cléo et j'ai été surpris de la manière dont elle m'est tombée dessus. Par la suite, vexé dans mon orgueil masculin, je n'ai pas raté une occasion de l'embêter. Le problème c'est qu'elle ne marchait même pas dans mon jeu, elle courait et ça m'amusait davantage.
Puis, en quatrième année, je suis devenu capitaine. J'ai commencé à avoir un succès plus confirmé qu'il ne l'était déjà (et je ne dis pas ça en me ventant…) auprès des filles. Mais pas auprès de Cléo. Et l'embêter n'est plus devenu un jeu, mais plutôt pour lui rappeler que j'existais. J'étais vexé qu'elle me parle d'une voix méprisante, qu'elle ne me montre aucune admiration (oui je sais que c'est con…).
Ensuite, une petite attirance avait commencé à la fin de l'année précédente, mais je ne m'en étais pas affolé… Et au début de l'année, quand je l'ai revu, j'ai compris. J'étais tombé amoureux de la fille de Poudlard qui me détestait le plus. Alors, comme un con, quand je l'ai revu le lendemain matin, je n'ai pas pu m'empêcher d'aller la voir… Et de l'emmerder. C'était devenu une habitude et j'avais peur qu'elle m'oublie…
Mais le fâcheux incident des douches des vestiaires est arrivé et… J'ai compris qu'il ne fallait vraiment plus que je l'emmerde… Que j'allais griller les chances (bon j'avoue très) minimes qu'on puisse un jour sortir ensemble. J'ai donc voulu lui parler, mettre les choses au clair, m'excuser et tout recommencer à zéro, j'avais compris ma connerie. Mais le caractère de Cléo reste le caractère de Cléo et elle n'a pas voulu m'écouter. Je sais que c'est normal mais… Ben c'est normal, ça m'a fait chier.
C'est après cette tentative d'explications ratées qu'Alex est venue me voir. C'est vraiment une chouette fille. Elle m'a parlé et elle a un sens de la persuasion… Elle a réussis à tout me faire avouer en ce qui concernait Cléo. Elle m'a ensuite promis de ne rien lui dire et d'essayer de m'aider au mieux. Elle est, par la suite, devenue une amie très proche.
J'ai donc essayé de ne plus la chercher. J'ai aussi essayé d'être le plus discret possible, je ne voulais en parler à personne (hormis Alexie bien sûr…), au vu de nos relations, ça aurait fait trop bizarre, il y aurait des fuites et tout ce qui s'en suit. Je ne voulais pas. Mais il y avait des fois où j'avais du mal à ne pas la regarder. Elle m'attirait comme un aimant…
La rumeur selon laquelle nous sortions ensemble ne m'a ni énervé, ni enthousiasmé. Ça m'a juste rendu triste de penser que ce n'était pas le cas. Bon si j'avoue, ça m'a énervé quand les gens venaient me voir et la pourrissait, croyant que ça me soulagerait (par rapport à une rumeur qui me déplaisait…). J'avais du mal à encaisser sans rien dire.
Ça a été très dur à supporter aussi lorsque Cléo s'est rapprochée (ou est sortie, je ne veux même pas savoir…) de Lormish. Auparavant, je n'avais jamais parlé à ce gars à part peut-être pour demander un bout de parchemin, mais je l'ai immédiatement détesté. Mes résolutions de ne plus la chercher ont été dépassées par mes nerfs. J'ai alors décidé de songer sérieusement à l'oublier. J'ai tenu un jour sans penser à elle en l'associant à des pensées positives. Mais tous ses attraits, les petits trucs qui me font fondre, sourire, chez elle m'ont bien vite rattrapé et éclipsaient le fait qu'elle me haïssait.
Les rumeurs selon lesquelles Cléo et Lormish sortaient ensemble ont commencées à être plus nombreuses et le comportement des deux prétendants étaient plus qu'ambiguë… J'étais de plus en plus sur les nerfs. Je devais m'empêcher de me précipiter sur Cléo, lui hurler que je l'aimais, que je n'étais pas celui qu'elle croyait. Mais elle m'aurait rit au nez, elle ne m'aurait pas crue et elle avait Lormish… C'est pour ça que lorsqu'elle s'est disputée avec sa sœur je n'ai pas pu résisté à m'en mêler. J'avais peur qu'elles en viennent aux mains et surtout… J'avais toujours ce besoin de rappeler que j'existe, besoin inutilement arrogant que je m'étais efforcé de contenir depuis quelques semaines. Mais la dispute a dérivé de la moquerie (au sens négatif du terme, je l'avoue) habituelle et c'est devenu beaucoup plus cinglant. C'est à partir de ce moment que j'ai fait une croix sur les minimes espoirs que j'avais réussis à faire. Mais elle était toujours là pour me rappeler combien je l'aimais et je ne me suis pas départi de mes sentiments. En revanche, je suis devenu plus sec, plus cassant (je le sais, je l'ai senti, j'étais brisé de l'intérieur de toute façon). Je me suis, comme je le fais dans ces moments, raccroché au Quidditch mais mes amis ont dû sentir le changement de comportement.
Le pire à supporter fut lors de mon passage à l'infirmerie, en plus dû à ce ***** de Lormish, quand je devais la voir le chouchouter. Je sais que ça ne justifiait pas le fait de se battre, en sortant de l'infirmerie en plus. Mais l'amour et la jalousie rendent con. Je l'assume. Mais j'ai été bien puni de toute façon quand Cléo est allée consoler Lormish (ce qui était normal en plus mais... Voilà quoi!)… Je sais aussi que je n'aurais pas dû réagir violement quand elle est revenue me voir (au moins je ne me suis pas fait pas d'illusions sur la raison de sa venu, pour voir les aspects positifs de ma connerie) mais j'ai accumulé trop de frustration. J'ai merdé quoi. Je sais que j'ai beaucoup merdé mais j'en bave assez en retour que je crois que ça commence à s'équilibrer un peu.
Alexie essayait toujours de m'aider mais je voyais bien que ça ne menait à nulle part. Elle ne se fatiguait pas mais je décourageais. J'observais Cléo, impuissant, assister à la destruction de ma raison, et c'est à peine exagéré. Elle ne faisait rien pour m'épargner, que ce soit les longs regards, les démarches chaloupées destinées à me faire chier mais qui me minaient. Alors j'ai laissé tomber les efforts pour ne plus la chercher et je suis redevenu le chieur calculé que j'étais. D'un côté, ça me faisait plaisir de retrouver « Chloé », elle est tellement adorable quand elle s'énerve.
J'avais finalement réussis à me persuader que la relation de Cléo avec Lormish était amicale et que toutes les rumeurs étaient les commérages des jalouses. J'avais réussis jusqu'au jour où une histoire a circulée dans les couloirs du château. Celle d'Adrian et Cléo enlacés dans la salle commune des poufsouffles dans une position très ambiguë. Ça m'a miné. Je n'ai pas résisté à la provoquer une énième fois mais Alexie m'a fait remarquer par la suite que c'est par ce genre de comportement que l'on risquerait de me « percer à jour ». Mais j'étais triste et cassé. J'avais eu besoin de… Je ne sais pas… Extérioriser ça ? La blesser comme elle m'a blessé ?
Ensuite, je ne sais pas ce qui s'est passé, elle s'est mise à vivre comme un fantôme, une pâle réplique d'elle-même. J'ai beaucoup questionné Alex mais elle s'obstinait à me répondre qu'elle ne savait pas. Je n'aimais pas la voir comme ça! Puis, il y eut le fameux jour, précédant de peu le match contre Poufsouffle. L'idée de jouer contre Cléo ne m'avait jamais enchanté. Je pense d'ailleurs que la remarque d'Alex sur ma « transparence » en ce qui concernait mes sentiments était justement bien fondée. En effet, cette immondice ambulante de Flint était mon concurrent direct (au Quidditch…) et il m'observait vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il a dû remarquer mes coups d'œil fréquent à la table des jaune et noir. Et il a beau être plus bête qu'une moitié de botruc, il n'en reste pas moins un serpentard et… Il aura été jusqu'au bout pour me déstabiliser ! Voir sa bouche de troll se poser sur sa fine bouche, maintes fois secrètement désirée… Horrible ! Affreusement horrible ! Mais le pire a été de voir le baiser continuer, Alexie a eut beau me répéter que c'est la surprise… J'ai réagi comme l'imbécile borné que je suis.
Avant le match, j'ai réussis à me sortir son visage souriant de la tête et ai réussis à me focaliser sur un objectif : gagner. Certes, j'avais perdu quand à son charme, oh oui, j'avais inexorablement perdu. Mais au moins je gagnerais le match de Quidditch ? Je sais que c'est pitoyable, mais au moins ça m'a permis de me concentrer sur mes buts. Cette victoire eut au moins le mérite de me faire sourire face à ma propre bêtise…
Ah et… Une autre preuve de la remarque d'Alex sur ma transparence. Ma conversation dans le train avec Martin. Mais je ne pouvais me résoudre à lui dire, ils ne me comprendraient pas comment mes sentiments aient pu changer à ce point. Je faisais un blocage et qu'ils en parlent m'énerver. Je sais que je suis quelqu'un de nerveux, ça me faisait rire quand ma mère me le disait… Elle avait raison. M'enfin.
Et la fameuse soirée est arrivée. C'est ce soir là qu'on aurait pu croire que tout ait commencé… Mais c'était juste ce que Trelawney aurait appelé le mauvais œil.
Elle est arrivée avec Alex. Elle a éclipsé tout le reste. Je ne voyais plus qu'elle. Sa robe la mettait délicieusement en valeur et cette image est gravée dans ma mémoire. Et elle souriait. Je n'avais que trop l'occasion de la voir crier et la voir sourire était magnifique. Elle était tout simplement superbe. Puis, reprenant contenance, je me suis levé et ai rejoins des amis. Et là, Martin a eut l'excellente idée de me présenter à la magnifique Jessica. Bon, d'accord elle était effectivement pas mal. Mais je n'avais aucune envie de flirter. Après une discussion quelque peu superficielle avec la jolie blonde, j'arrivai à esquiver ses yeux langoureux, ses regards insistants en signalant que j'avais besoin de danser. J'adore danser, ça évacue justement.
Quand j'en ai eus assez, je me suis laissé tomber sur le canapé à côté de Martin. De là, j'ai pu le remercier pour la fille qu'il m'a présentée. Relevant mon ton ironique, il m'a regardé, l'air perplexe puis a haussé les épaules en signalant que j'étais un cas désespéré. Il a ensuite regardé dans la direction de Cléo, se déhanchant comme une folle et a rajouté qu'il comprenait qu'elle me plaise mais qu'il ne comprenait toujours pas pourquoi en faire un secret. Ce à quoi je n'ai rien répondu. Il est parti en levant les yeux au ciel et je suis resté sur le canapé à chercher Cléo du regard. Elle s'était sûrement assise le temps que je tourne la tête vers Martin.
Je me suis ensuite levé, ayant besoin d'un remontant. J'ai pris un petit verre de Whisky Pur-Feu. Mais un petit. Je suis prudent avec l'alcool depuis… Qu'importe… Je suis prudent si bien que j'avais toute ma lucidité. Puis je suis retourné m'asseoir, je n'avais plus envie de danser. J'ai donc regardé les gens danser. C'était très distrayant. Jusqu'à que je vois un spectacle que j'aurais voulu éviter de voir. Cléo dansait coller contre Elmer, le gardien des serdaigles. J'ai tenté de garder mon calme et ai cherché Alexie du regard. Puis, j'ai remarqué ensuite qu'elle ne marchait pas bien droit et j'ai regardé plus attentivement. Elle avait une bouteille dans la main.
Je me suis laissé tomber au fond du canapé, je ne préférais pas voir ce spectacle. Quand je repense (enfin, quand j'essaye, honnêtement, je n'ai plus beaucoup de souvenirs…) à la soirée d'Angelina pendant les vacances d'été… J'ai été tellement ridicule à cause de la boisson. J'espérais pour Cléo qu'elle s'arrêtera avant de faire une vraiment grosse connerie.
Je me suis concentré sur le Quidditch et ai arrêté de penser aux éventuels bêtises que l'alcool pourrait faire faire à Cléo. Cela marcha très bien jusqu'à l'arrivée de la personne que je désirais à la fois voir et éviter. Elle s'assit à côté de moi. Je ne savais pas si elle était consciente de ma présence mais je ne pouvais pas faire comme si elle n'était pas là… Et j'ai engagé la conversation. Je n'ai pas pensé à la manière dont elle me remballera sûrement mais je voulais savoir ce qui la mettait dans cet état.
A ma surprise, elle me répondit sans agressivité. Elle me reprit quand même lorsque je l'ai appelé Chloé. Cela me fit sourire. J'allai protester, rien que pour la taquiner quand elle fit la dernière chose à laquelle je m'attendais, boisson ou pas. Elle se jeta sur moi et m'embrassa.
Je ne réagis d'abord pas, me doutant du motif de cette spontanéité (l'haleine au Whisky Pur-Feu…). Ma morale me dictait de ne pas profiter de la situation mais tout le reste me criait le contraire. Doutant qu'un jour se représenterait l'occasion, si je peux m'exprimer ainsi, je me suis laisser aller.
Sa bouche était tendre et je laissais mes mains caresser sa joue satinée. Je serais contre moi son corps délicat, ne voulant pas me séparer d'elle. J'avais l'impression de rêver de ce baiser tant désirer. Notre étreinte s'enflammait et j'oubliais tout ce qui nous entourait. Nous nous sommes séparés un instant et j'ai plongé mes yeux dans les siens. Ils avaient une petite flamme. Puis son visage prit un air perdu et elle s'enfuit.
Elle n'était pas la seule à prendre un visage perdu. J'étais complètement désemparé, pommé. Je n'ai pas fait attention aux gens qui nous regardaient bizarrement et je me souviens à peine du reste de la soirée, je végétais complètement. Je m'étais fait des illusions qui étaient nées dans le baiser et mortes à la fin. Elle était bourrée. J'étais con. Je le suis toujours.
Et penser à la soirée me faisait penser à tout ça. Parce que ce n'était pas juste cette soirée mais deux ans auparavant que tout avait commencer et parce que je ne voulais pas en parler, je n'avais rien pu dire à Angelina. Mais je sais qu'elle ne m'en voudra pas.
Non, ce n'était définitivement pas une histoire d'un jour… Le problème c'est que l'histoire en question n'est pas l'histoire de notre couple. Dommage.
Ps: Peut être qu'on me reprochera de ne pas avoir précisé que c'était POV Olivier... Mais je trouvais ça mieux qu'on le découvre :D Bisous à tous. :)
