Chapitre 11

Quand nous nous sommes confortablement assis sur le sommet d'un immeuble surplombant la ville. Castiel reprend le dessus. Il ouvre le livre et commence une lecture assidue du document. J'ai beau me concentrer intensément, aucun sybole ne m'est familier et je me demande bien de quoi est-il question. Évidemment Castiel ne tarde pas à me répondre, c'est quand même pratique de ne pas avoir à demander pour qu'il comprenne mes questionnements.

" C'est de l'énochien, seul les anges arrivent à le lire, les textes parlent des créatures qui furent présent avant nous. Ziahn y est nommé, tout comme les Léviathans. Il est dit que le seul moyen de le piéger consiste à s'écrire sur le corps ce sybole-là avec le sang d'une femme. "

Donner mon sang pour me recouvrire de sybole bizarre ? C'est d'accord mais j'espère que cela va marcher, je ne me sens plus vraiment femme à vrai dire... Au moins nous n'aurons pas besoin de trouver une femme qui veuille bien se prêter à ce jeu et cela me rassure. Castiel fronce des sourcile, signe de mauvais augure en perspective. Je l'interroge calmement, lui demandant ce qui le contrarie.

" Il est aussi écrit que seul un dieu peu en venir à bout... Il ne connait pas la souffrance donc la torture est innutile et à moins de le mennacer à mort, je ne pense pas qu'il sera prêt à nous parler. "

Un dieu, rien que ça ! Et comment va-t-on trouver un dieu bénévole à cette tâche ? La partie commence mal mais ce n'est pas le moment d'abandonner, nous l'avons chercher pendant si longtemps, nous n'allons pas le laisser filer comme la dernière fois. Une idée qui me semble brillante me traverse soudainement.

" Et si nous arrivions à entrer dans la phase trois ? Ne m'as-tu pas dit que ce niveau de conscience est d'une puissance presque innégalable ? "

Sa gorge se noue et ses yeux se mettent à contempler le paysage morne de la ville. Ai-je mis les pieds dans un domaine que j'aurais dû évité ? Je ne peux que le supposer jusqu'à ce qu'il se décide à me répondre et combien de temps cela va prendre, seul dieu le sait. J'attend patiemment qu'il daigne enfin me répondre, j'ai pris l'habitude de passer de longues minutes à ne pas recevoir de mots en échange.

" Veux-tu connaître la réalité ? "

Sa voix semble s'être affaiblit, j'ai de la peine à croire que je m'adresse toujours à Castiel, l'ange déchu puis remonté et à nouveau déchu. Quel est donc ce lourd secret qu'il porte en lui depuis notre rencontre ? Je me sens prête pourtant à tout entendre de sa part sans le prendre mal, cela fait une éternité que nous sommes ensemble à présent et je ne m'imagine plus vivre une seule seconde sans lui. Je ne sais même plus ce que c'est de vivre seule. J'acquiesse à sa question, plus détérminée que jamais à connaître le fin mot de l'histoire.

" Le troisième contrôle n'est possible que lorsqu'une personne voue sa vie à un ange, je te l'ai déjà dit mais j'ai ormis quelques détails. Cette fusion n'est pas possible avec tous les humains qui seraient prêt à donner leur vie, tu es l'unique qui soit apte à le faire. Je ne saurais t'expliquer pourquoi, je ne le sais pas moi même. Tout ce que je suis sûr c'est qu'avec toi se serait possible au grand malheur de mon père. Vois-tu, chaque humain est une vrai central d'énérgie et lors du troixième contrôle, l'ange à la possibilité de l'exploiter casiment sans limite. Ce qui ferait de nous l'équivalent d'un dieu. "

Sa voix faiblit d'avantage encore à ces derniers mots. Personnellement je ne vois pas en quoi y a-t-il quelque chose qui devrait m'effrayer outre mesure. Bien sûr ce n'est pas rien d'être l'égal d'un dieu mais ce n'est pas la plus impressionnante des nouvelles que j'aie entendu ces derniers mois. Il pourrait donc exploiter toute mon énérgie, peux-être est-ce de cela que je devrais avoir peur. Cela signifie-t-il que si il ne sait pas s'arrêter,je risque de mourire ?

" Pour que je sois au point de te tuer, il faudrait que j'aille vraiment loin. Non, le problème est plus simple que ça. Je n'ai pas vraiment très envie d'en arriver à cette solution parce que... J'ai peur que tu me détestes, tu ne peux pas t'imaginer toutes les horreurs que j'ai pu faire en plus de deux milles ans. Tu es la seule humaine qui serait capable d'emagasiner physiquement plus de deux milles ans de mémoirs mais cela ne veut pas dire que tu les accepterais comme ton propre passé. Or c'est malheureusement la seule façon d'y arriver, il faudrait que tu acceptes d'être aussi la fautive de massacre à grande échelle et d'autre atrocité... "

Je comprends mieux pourquoi il ne m'en a pas parler plus tôt. À présent, je ne pourrais plus vivre sans lui, je ne pourrais pas lui en vouloir étant donné que je me considère comme un ange. En tant qu'humain à part entière, personne n'accepterait cela et je pense que j'aurais aussi décliné mais maitenant les choses sont différentes. Je l'admire, cet ange au grand coeur qui ferait tout pour ramener Dean au près de lui. Qu'est-ce que moi je deviendrais si nous y arrivons ? Je ne lui serait de plus aucune utilité et je me sentirais de trop.

Je ferme mes yeux et m'enfuit dans ma tête, l'espace d'un instant pour réfléchir. Ces beaux jardins ont eux aussi bien changé. Une grande partie des fleurs sauvages ont laissé place à de magnifique herbe bleu, voilà la preuve physique, si je puis dire, que Castiel m'a changé. Je n'éprouve pas le moindre regret, si il ne l'avait pas fait, je n'aurais sûrement pas pu encaisser cette dure vie. Ce qui me chagrine quand même, c'est qu'il aie du effacer une partie de moi pour y arriver. Un mal pour un bien, me dis-je doucement. Je respire une douce bouffée d'aire parfumée et m'en retourne au monde réel.

Castiel n'a pas bougé d'un iota, son regard se perd dans l'horizon. Je lui murmure alors d'une voix seraine.

" Castiel, nous n'avons pas d'autre choix. Je n'ai pas peur de toi, je te suis éternelement reconnaissante et que m'importe ton passé, je l'accepte. Je t'accepte tel que tu es, ne l'oublies pas. "

" Nous allons d'abord essayer de lui parler, avec les syboles sur notre corps, nous ne risquons rien. Gabriel vient de m'apprendre qu'il était seul, donc personne pour nous nuire. Si cela ne fonctionne pas, nous improviserons. "

Quoi que l'on en dise, Castiel tient quand même beaucoup à moi et j'en suis flattée. Je l'appaise du mieux que je peux et lui fait signe que je suis prête. Ne voulant pas le faire attendre plus longtemps, Castiel s'envole vers le nouveau domicile de Ziahn. Les signe énochiens se gravent sur ma peau sans que je ressente le moindre mal, nous sommes fin prêt.

La suite des événements s'enchaîne rapidement. À peine arrivé, Castiel s'approche de la cuisine sans aucune hésitation, ayant pris au passage quelques disposition de sûreté. Il inscrit sur des murs quelques écritures servant à empêcher quelquonque démons de venir nous derranger. Ziahn grimace lorsque nous apparaîssons dans son champs de vision. Pour une fois, il ne s'y attendait pas. Il se met alors à faire une incantation farfelue mais rien ne se passe, à son grand désaroi.

- Comment as-tu fait pour te protéger de la sorte ?

Ses paroles envenimées m'arrachent un semblant de sourire victorieux, finalement nous n'aurons peux-être pas besoin de plus pour le faire parler. Castiel possède une réel maîtrise de soi à toute épreuve, je lui aurais sûrement déjà écrasé la tête contre un mur à l'heure qu'il est.

- Dis-moi ce que je veux savoir Ziahn.

Son autorité n'est pas contestable, si il me parlait ainsi je me serais déjà enfuit. Pourtant la créature enfantine ne semble pas ressentir la moindre crainte à l'égar de Castiel, une fois la surprise passée. Un sourire malveillant vient même prendre place sur ses lèvres deséchées et dans la seconde qui suit, il se retrouve à moins d'un mètre de nous avec un poignard d'ange à la main. La stupeur qui m'envahit à cette vue me fait perdre la notion du temps, Castiel ne réagit pas plus que moi. L'arme se déplace avec rapidité dans notre direction et je sais très bien que face à cela, c'est la mort qui risque de nous attendre. Castiel ne bouge toujours pas, comme pris de court. Je ne veux pas mourir, pas maintenant après tout ce que j'ai vu et vécu ! Dean doit être sauver et ce sacrifice ne serait qu'innutile.

" J'ACCEPTE CASS ! ENVOIE TES SOUVENIRS, J'ACCEPTE ! "

Le temps s'arrête alors autours de moi. Le bout de la lame vennait d'entrer en contacte avec ma peau et je suis soulagée de voire que cela s'est passé à temps. Je ne me serais jamais pardonné si Castiel était mort, note je le serais aussi. Un horrible bruit strident raisonne alors dans ma tête, j'ai beau me boucher les oreilles, le bruit augmente encore et encore. J'ai l'affreuse impression que ma tête va exploser sous peu si ce truc ne s'arrête pas dans l'instant. Sous la douleur, je m'effondre par terre et soudain plus rien. J'ouvre les yeux, me demandant ce qui m'attendait et je ne vois rien. Tout au tour de moi, il n'y a que le néan, tout est blanc. J'avance sceptique, il n'y a pas de sol à mes pieds et pourtant je ne tombe pas. Une voix taverneuse emplit ce néan l'espace d'un court moment.

- Bonne chance et encore désolé.

Je n'ai pas le temps de me posé des questions que me voilà assaillit d'une multitude de chose. Je vois tout, je comprends tout.

Une petite fille en pleure, ma main sur son frond, sa mort.

Un homme blessé à la tête, ma main sur son frond, sa mort.

Une femme enceinte, ma main sur son frond, sa mort.

Je tombe, je dégluis, je vomis. Quel souvenir horrible. Je n'en veux pas... Pourtant si ! je dois les accepter comme mien, tel est mon sacrifice si je veux que nous survivions, si je veux l'aider. Comment peut-il encore se regarder en face après tout cela ? Comment le pourrais-je ?

Une autre scène.

Mon frère Balthazar, sa trahison, ma détresse.

Mon frère Rafaël, sa trahison, ma décéption.

Ma soeur Ana, sa trahison, ma tristesse.

Je suis à bout, pourquoi m'ont-il tous abandonner? Toute ma famille, même mon père.

Encore un autre souvenir.

Dean, sa détresse, sa décéption, sa tristesse. Il me ressemble.

Dean, sa haine envers les anges puis sa foi en moi.

Dean, son regard, son espoir, mon espoir.

Pourquoi moi ? Je ne suis personne, je suis seul. Il ferait tout pour moi, pourquoi ?

Mon incompréhension, ma douleur, mon amour...

Ma douleur, mon amour...

Mon amour...

Sa mort, sa résuréction et encore sa mort.

Il me l'a pris, la Mort en personne me l'a pris.

Je ne vivais que pour lui...

...