Hello, hello, voici un nouveau chapitre pour ceux qui suivent encore.
Attention, langage cru sexuel. Relation HxH
CHAPITRE 11
Et Draco resservi du vin dans le gobelet givré d'or de son client. Il sentit une caresse aérienne sur son épaule, comme un remerciement murmuré. Il eut un frisson impassible, car il réagissait à la caresse comme lorsqu'une plume caresse la plante des pieds.
Draco voulait connaitre le plaisir. Il y était destiné, il savait que s'il ne découvrait pas le plaisir, il en souffrirait. Et la souffrance, il en avait fait les frais.
S'il devait passer entre les bras de passants inconnus, autant qu'il meure de soupirs et de plaisir.
Il était jeune et prêt à mourir. Les gagnants gagnent et les perdants perdent.. tout. Il était jeune, beau, et son corps ne demandait que des mains sur lui, prêtes à découvrir les monts et vallées que son corps laissait entrevoir. Peu importe le type, l'homme, la femme. Qu'importe.
Il était vendu, laissé pour mort.
Il ne voulait plus parler de tout ce dont il avait vécu, ce qui l'avait blessé. C'était de l'histoire ancienne. Il avait abaissé toutes ses cartes, il n'y avait rien de plus à dire, plus d'as à jouer. Il avait tout donné, essayé. Il avait assez bluffé comme ça. Il était clairement foutu, et fatigué.
C'était simple, il ne pouvait plus se plaindre. Il n'avait plus qu'à accepter de n'être qu'un objet, qu'une chaire appétissante, qu'un point dans la foule, un point brillant comme du diamant, qui attire les moustiques vers la lumière. Il était la lumière, fade, froide, sans sentiments, mais il brillait.
Qu'il se fasse à l'idée, c'était son destin. De n'être qu'un vendu, qu'un parjure. Un moins que rien, une peau, un corps, un trou.
Sans fierté, sans pensée, sans opinion, sans charme, sans humanité. Un corps. Humain, certes, mais pas plus que ça. Il était un être, prêt à donner du plaisir aux autres quitte à s'oublier complètement. Il servait la communauté, rendait service à tous les pervers de ce monde en se faisant garant de leur lubricité, pour ne pas que les femmes bourgeoises de ce monde n'aient à subir les gauloiseries grivoises de ces êtres obnubilés par une chair trop fraîche.
Il servait la communauté, il servait à la paix, à la condition sine quanon du cul pour du cul, et en plus il ne pouvait même pas engendrer. Parfait.
Pas de problème, pas de marmots, juste un trou, plus profond, plus bon, plus serré, plus infertile que tous les cons des plus belles femmes.
Il avait supplié, il s'était mis à genoux, était revenu, avait mis sa fierté de côté, avait pleuré. Mais que sont les larmes si en face, il n'y a pas de cœur compatissant. Que de l'eau sur des joues, et de la pitié. Beaucoup de pitité.
Mais que pouvait-il dire. Les règles sont faites pour être respectées, les victimes sont faites pour pleurer. Il avait merdé, il aurait dû tout calculer. Il n'aurait dû rien laissé à la chance, à l'ironie. Dans ce monde, il n'y a pas de place pour le hasard, l'humour ou la joie. Il avait joué, et perdu.
Il abandonne. Rien de tout ça ne vaut le coup. Enterré les amours de jeunesse, les yeux trop verts, le corps bronzé, l'amour de soi qui veut que l'on se respecte. Tout ce qui importait maintenant, c'était la survie. La survie de soi, il ne savait pas pourquoi, mais il ne voulait pas encore mourir. Il ne savait pas ce qu'il attendait encore de ce monde. Mais il attendait quelque chose, n'importe quoi.
En attendant, il subissait, prenait, emportait.
On lui avait promis qu'il ne ferait pas la pute. Potter lui avait dit, quand il était sur cette rigole de cet immeuble. Il ne le laisserait pas retourner là-bas. Et puis plus rien, il était sorti de l'hôpital, avait erré dans les rues, comme un con. On lui avait mis la main sur l'épaule, il s'était retourné, et il avait vu qu'il avait été abandonné. Et puis il y avait ses affaires là-bas. La peur qu'il avait ressenti à ce moment où Agata lui avait annoncé sa « montée en grade » lui paraissant dérisoire à présent. Ok il avait eu peur, mais qu'allait-il donc faire sans elle ? Rien, absolument, puisqu'il ne servait à rien. Potter clairement se foutait de son sort. Weasley et Granger était trop occupés à tirer leur coup dans un coin sombre du ministère pour penser à lui. D'accord, il était méchant, ils l'avaient aidé.
Mais la réalité était là.
Il était encore là, fagoté dans un demi pagne, les têtons nus , le cul rebondi par des œillades gourmandes et les cuisses à l'air. Et la fierté en bandoulière.
Mais peu importe, il se sentait bien. En paix enfin avec lui – même. Il était une pute, il l'vait toujours été, il continuait. C'était comme cela qu'il était.
Il savait que Potter aurait du l'empêcher de faire ça. Quelque chose avait dû mal tourner. Peu importe. Il était là, maintenant, et il devait se taper le fils louche d'un gouverneur, à qui Agatha devait de la thunes. Il était le paiement. Qu'il le prenne ce fils de gouverneur, qu'il le fasse oublier.
Chambre 35 –
Draco se sentait bien. Il avait pris une drogue dans un verre que buvait les clients. Il comprenant maintenant l'ivresse et la non-éducation de ces gens parvenus. Rien n'importait. Juste ce doigt qui venait en lui, lentement et durement, qui touchait parfois ce point en lui qu'il ne connaissait pas mais qui le faisait se sentir tellement léger par décharge. C'était mieux que toute la drogue du monde, qu'un shot dans les veines, qu'un pain dans la gueule. C'était mieux, meilleur, tellement plus satisfaisant. Il en voulait juste plus.
Ça s'était bien passé. Le mec n'était pas trop mal, il était clairement en admiration devant son corps, devant cette promesse de corps intouché tel qu'il avait été vendu, lui, la sainte nitouche, la vierge bientôt plus si vierge que ça.
Le type était doux, peut-être un peu trop impatient. Draco se disait que finalement que ce soit Potter ou lui, qu'importait, c'était la même. Du cul était du cul. Le plaisir était le même.
La seule chose qu'il ne comprenait pas, c'était cette larme amère qui coulait le long de sa joue, pendant qu'il poussait des petits cris de chienne en chaleur.
Pourquoi cette eau sur sa joue ? Il se sentait bien, il n'y avait aucune raison. Il savait que son cerveau était en pause, qu'il fallait qu'il fasse une pause contre toute cette douleur et que si pour ça, il devait passer par le plaisir sexuel, c'était son unique porte de sortie. Consciemment il le savait. Et pourtant son cœur se serrait cruellement, balloté par les spasmes de plaisir qu'il ressentait dans son corps fait de chair et nervures, et sa respiration qui aspirait à mieux, plus fort, plus profond.
Il avait besoin que ce soit Potter qui fasse ça, il le savait. Pour faire le deuil ou tout simplement parce qu'il avait terriblement envie de lui. Son bas ventre appelait son corps bronzé et musculeux, et ses bras qui l'embrassait, et sa bouche charnue qui le mouillerait de ses baisers et… et il n'y avait que cet homme qui laissait des traces amères sur son torse nu et ses doigts qui lui apportaient ce qu'il fallait mais qui n'était pas assez.
S'il fermait les yeux assez forts, y avait-il une chance que Potter apparaisse d'un coup ? S'il s'abimait les paupières, y avait-il une chance pour qu'il arrive à s'imaginer Potter à la place de ce type ? Oui, la réponse était oui. Du cerveau, on contrôle tout. Draco le faisait apparaitre, le laissait se paitre de ses murmures assourdis par le plaisir, embrassait dans le vide un Potter excité et volcanique qui se pencherait sur lui et lui mordait l'oreille en enfonçant ses doigts experts dans la chaleur tiède de son corps, le faisant se cambrer et happer l'air de frustration.
Il sentait contre son corps tendu, une hampe dressée prête à enfoncer, à détruire ce qu'il avait laissé chaste. Il imaginait le corps concentré de Potter, tous ses muscles en exergue, prêt à bondir à la moindre douleur, et prêt à passer outre la douleur.
Il sentait une main sur son torse, s'aventurer contre son têton tendu vers le ciel dans une demande silencieuse. Il voulait les lèvres de Potter sur ce bout rose de chair, qu'il le suçote, le presse, le roule contre sa langue aiguisée. Il voulait que Potter pousse un cri rauque contre ce mamelon, comme une supplication élégante d'une envie urgente, comme une envie trop bestiale pour la passer en silence. Il voulait que son corps le rende fou, qu'il le dévore, et qu'il soit béat devant toutes les positions, les caresses et les demandes de Draco.
Il n'y aurait pas de jugement, juste Potter et ce désir animal dans ses yeux. Et il le respecterait, il n'irait pas trop vite, il se retiendrait pour Draco se sente bien.
Puis quand Draco serait trop long, qu'il aurait pris l'habitude, il le prendrait par surprise, lui Potter, toujours intouché d'un Draco concentré sur son propre plaisir, et il lui demanderait des choses qu'on ne demande pas. D'ailleurs il ne les demanderait, les exigerait gentiment. Il appuierai sur le cou de Draco en s'allongeant souplement sur le lit, sur le dos, son désir toujours contenu dans ses sous-vêtements ou sous son pantalon peu importe. Draco n'était plus à imaginer dans son fantasme comment était habillé Potter à ce stade.
Et il se pencherait, prendrai le sexe de Potter en bouche, ses lèvres trop sèches arrêtant son mouvement. Et en se léchant les lèvres pour être mouillé, il regarderait Potter sans faire exprès. Et le brun le regarderait, droit dans les yeux, l'observant. Il ne halèterait pas, ne dirait rien mais Draco su qu'il était excité comme jamais et que si ses lèvres ne revenaient pas sur son membre dressé, Potter aurait pu lui faire un procès. Parce que Potter en avait envie, comme il n'avait jamais eu envie d'autre chose dans sa vie tourmentée.
Et alors que Draco allait retourner en posant des baisers humides sur le ventre plat de ce fils de gouverneur qui haletait, lui, et lui murmurait des « vas-y, vas-y.. » et que Draco était tout prêt à y aller, la porte s'ouvrit.
