Titre : Par Merlin !
Disclaimer : L'univers de cette fanfiction est le bébé (qui a bien grandi quand même) de JKR, nous ne faisons que l'utiliser afin d'assouvir nos désirs les plus fous ! Nous ne touchons aucune rémunération pour la publication de cette histoire. Notre salaire ? Vos reviews ! (et c'est gratuit !)
Pairing : Slash, Het, Yaoi. HP/OC, HG/DM et autres.
Rating : T
Nbr de chapitres : 33
Auteures : EpsilonSnape et Pauu-Aya
Beta : AudeSnape (merci merci merci !)
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Chapitre 11
Muru
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« Non, non et non, Draco. Il est hors de question qu'on passe nos vacances enfermés dans cette bibliothèque. On a passé les deux derniers mois à réviser et à chercher une solution à ton problème, là, on s'accorde une semaine de pause. »
« Tu t'accordes une semaine de pause si tu le souhaites, » grogna Draco en réponse à son amie. « Moi je n'ai pas le choix. »
Le jeune homme posa ses couverts et se leva élégamment du banc. C'était le premier samedi des vacances, Hermione était partie ce matin alors que Draco et Merline étaient restés au château. Draco n'avait pas souhaité rentrer chez lui à cause de Voldemort, et Merline, qui avait dit en début d'année à son ami qu'elle était orpheline, avait prétexté ne pas vouloir rentrer dans son orphelinat.
Pendant le repas du midi, Merline avait proposé à son blond préféré d'aller se balader dans le parc. C'était une activité qu'elle appréciait énormément. Le froid du vent était vivifiant, et elle adorait sentir l'herbe gelée craquer sous ses bottes. De plus, elle avait bien l'intention de détourner le Serpentard de son objectif pendant quelques jours. A son grand désespoir, sitôt elle avait énoncé son idée, sitôt Draco l'avait refusée.
Merline attrapa vivement le poignet du blond, se creusant les méninges pour l'empêcher de retourner à son projet.
« Tu cherches presque nuit et jour depuis que je te connais, et tu le faisais surement déjà avant ça. Ton cerveau n'a jamais le temps de se poser et d'analyser. Prends quelques jours pour penser à autre chose, tu y verras plus clair. »
Draco la regarda elle, puis les portes de la Grande Salle. Son argument dut le convaincre car il reposa son sac sur le sol et se rassit, se resservant un verre de jus de citrouille.
« Seulement quelques jours, » marmonna-t-il presque à contrecoeur. « Et uniquement parce tu es généralement de bon conseil. »
« Je suis toujours de bon conseil ! » s'exclama Merline ravie.
Les premières chutes de neige arrivèrent dans l'après-midi. Les deux Serpentard étaient posés près du lac, emmitouflés dans leur cape d'hiver. Draco avait invoqué une petite flamme qui répandait une douce chaleur autour d'eux. Ils étaient en train de faire une partie d'échec, dont Merline avait dû réapprendre les règles et le nom des pièces, quand un flocon tomba sur leur jeu, rapidement suivi d'un deuxième.
Ils levèrent tous deux le nez vers les nuages et observèrent le ciel gris tacheté de blanc. Draco engagea ensuite un mouvement pour ranger les pièces mais Merline l'arrêta.
« Non attends ! »
Elle sortit sa baguette, effectua un léger mouvement et murmura un mot en latin. Quelques secondes à peine plus tard, une bulle transparente les protégeait. Dès qu'un flocon de neige la touchait, il fondait avant de couler sur le côté.
« Si on rentre au château, tu vas retourner dans la bibliothèque, » se contenta de dire Merline en avançant son fou.
Quand elle releva la tête, elle vit que Draco la regardait fixement, une lueur étrange dans les yeux.
« Oh non ! » s'écria-t-elle en prenant un air choqué. « Ne me dis pas que tu es tombé amoureux de moi ? »
« Quoi ? » s'étrangla le blond.
« Ecoute Draco. Tu es quelqu'un de génial, enfin tu pourrais l'être si tu passais moins de temps à bouder et à faire ton fier, mais tu n'es pas vraiment mon genre. Tu vois les blonds peroxydés coincés à la botte d'un Mage noir, c'est pas mon truc. »
Devant elle, le garçon ne réagit pas immédiatement, et pendant une seconde, elle se demanda si elle n'était pas allée trop loin en parlant de Voldemort. Finalement, une flamme de vengeance s'alluma dans les perles grises et un sourire sadique courba les lèvres de Draco.
« Qui est un blond peroxydé coincé ? »
Puis, avant que Merline ne puisse réagir, elle sentit qu'un sort la touchait. A la fois étonnée de s'être faite surprendre, et impressionnée par l'agilité dont avait fait preuve son ami, elle observa ses cheveux pousser et prendre la teinte d'un blond platine. Comme si rien de particulier ne se passait, Draco avança sa dame sur l'échiquier.
« Echec et mat. »
Merline regarda tour à tour ses mèches blondes, le garçon puis leur plateau de jeu, et éclata de rire. Du coin de l'oeil, elle vit Draco esquissait un léger sourire, un vrai. Pas un sarcastique ou un factice, non un vrai sourire. Ils étaient rares chez le garçon, mais dans ces moments Merline se disait qu'elle voyait le réel adolescent qu'il aurait dû être : souriant, charmeur et drôle.
« Et au passage, » reprit ce dernier quand elle fut calmée. « Je te regardais juste parce que je ne suis pas habitué à... ça. »
Il accompagna sa phrase d'un geste de la main les désignant tous les deux.
« Ca ? » demanda Merline, peu sûre de comprendre.
« Je n'ai jamais vraiment eu d'amis, » expliqua le blond, en prenant un air qu'il voulait détaché. « Quand j'étais plus jeune, je ne quittais que rarement le manoir. J'avais un percepteur qui venait me faire les leçons, ou alors j'étudiais dans le bureau de mon père. Quand je suis arrivé à Poudlard, quelques personnes se sont rapprochées de moi, parce que j'étais Draco Malfoy, fils de Lucius Malfoy. Mais que ce soit Crabb, Goyle ou même Blaise, ils n'ont jamais cherché à me connaître comme tu le fais. »
Merline le regardait, silencieuse, consciente que le garçon ne se livrerait pas ainsi avant longtemps. Draco reprit :
« Et tu es la seule à me parler de cette façon. Les autres ont trop peur, ils n'osent jamais rien me dire. Tu es la première à m'avoir traité d'égoïste ou à me parler de… de Lui, comme ça. »
Pendant une seconde, le regard de Draco se voila, puis il reprit son air habituel et Merline sut que l'instant était terminé. Le Serpentard réinstalla les pièces sur le jeu et avança un pion. Il releva ensuite la tête et eut un nouveau sourire, sarcastique cette fois.
« Et puis tu n'es pas vraiment mon genre. Trop petite, et les cheveux courts, c'est pas mon truc. Je préfère les grandes brunes aux cheveux longs. »
« Comme Hermione. »
Elle ne réalisa pas immédiatement ce qu'elle venait de dire. Ce ne fut que quand elle vit Draco blanchir d'un seul coup qu'elle en prit conscience.
« Oh… oh oh ! »
« Non, » l'interrompit Draco d'une voix blanche. « Ne dis rien… je retire ce que j'ai dit. En fait, maintenant que j'y repense, tu es tout à fait mon type ! »
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Ce matin-là, quand Merline ouvrit les yeux, il faisait encore plus froid dans les cachots qu'habituellement. Elle se leva, jeta un oeil aux lits vides autour d'elle - elle était la seule à être restée pour les vacances, et regarda ensuite par la seule petite fenêtre qui donnait sur le lac. Elle vit que ce dernier avait particulièrement gelé, de là où elle était, elle pouvait voir une épaisse couche de glace.
« Joyeux Noël, » chuchota-t-elle.
Peu de temps après, elle sortait du dortoir, habillée de chauds vêtements. Pour l'occasion, elle avait abandonné l'uniforme de l'école. Elle portait tout de même un pull vert et argent qui n'était pas sans rappeler les couleurs de sa maison. Elle eut la surprise de voir Draco en train de lire, assis sur le canapé près du feu.
Un doux sourire apparut sur son visage. Depuis le début des vacances, cinq jours auparavant, le blond s'était complètement relâché, profitant de vacances bien méritées. Il ne semblait pas vouloir retourner à ses recherches pour le moment, où s'il s'en occupait, c'était tard le soir, quand Merline était couchée.
« Bonjour Draco ! » le salua-t-elle joyeusement en s'asseyant à ses côtés.
« Salut, » répondit le blond.
Il referma le livre qu'il tenait et effectua un mouvement de tête vers la gauche, là où se tenait le sapin de leur salle commune.
« Joyeux Noël. »
« Joyeux Noël, » répondit Merline.
Draco la regarda quelques secondes puis soupira. Il refit un mouvement vers l'arbre.
« Tu as des cadeaux. »
La jeune femme écarquilla les yeux de stupeur. Des cadeaux ? Elle ne s'était absolument pas attendue à ça. Elle s'était faite à l'idée, il y a longtemps déjà, qu'elle n'aurait rien pour Noël. Elle sentit ses joues rougir légèrement.
« Merci, » dit-elle en posant un léger baiser sur la joue du blond, le faisant rougir à son tour.
Elle se leva ensuite et se dirigea vers le sapin.
« Il n'y a pas que moi, » expliqua Draco en reprenant ses esprits. « Si j'avais su d'ailleurs, je ne t'aurais rien acheté. Je ne voulais simplement pas te voir pleurnicher parce que tu n'aurais rien eu à déballer. »
Merline lui tira la langue gentiment, elle n'était pas dupe. Draco pouvait dire ce qu'il voulait, elle était sûre qu'il s'était cassé la tête pour lui trouver un cadeau.
« C'est pour ça que tu avais disparu à la dernière sortie à Pré-au-lard ! » s'exclama-t-elle en attrapant un petit paquet sur lequel était marqué son nom.
En fait, il y avait quatre cadeaux pour elle. Le plus petit, qu'elle tenait entre ses mains, était indéniablement celui de Draco. Elle reconnaissait l'écriture fine et élégante de son ami. Un deuxième était, à sa grande surprise, de la part d'Hermione. Là aussi elle reconnut la façon d'écrire de la jeune femme.
Elle prit les quatre cadeaux et se dirigea vers le canapé. Elle posa ses paquets sur la table basse, et, sous le regard surpris de Draco, disparut dans son dortoir. Elle réapparut à peine une minute plus tard, une boite longue et fine dans la main.
« Tiens, » dit-elle en l'offrant à Draco.
Le blond la prit, marmonnant un merci, et Merline s'assit en tailleur sur le fauteuil. Elle attrapa un premier cadeau. C'était un des deux dont elle ne connaissait pas l'expéditeur. Il était joliment emballé bien que le papier cadeau, à motifs de citron, soit des plus originaux. Quand elle le déballa, elle y découvrit une paire de chaussettes, à motifs de citron elles aussi, en laine et une carte.
« Joyeuses fêtes Miss Holmes,
Il n'est pas de cadeau plus riche qu'un autre,
Il y a seulement les cadeaux qu'on reçoit par obligation, et ceux qu'on reçoit du coeur.
Albus Dumbledore »
« Ce directeur est vraiment énigmatique… »
« C'est un vieux fou. » surenchérit Draco qui regardait les chaussettes avec un air de dégoût.
Merline esquissa un sourire et elle enjoignit à son ami d'ouvrir son cadeau.
« On dirait une gamine, » se moqua le Serpentard en ouvrant précieusement la boîte.
Il glissa le couvercle sur le côté et révéla une magnifique montre, fine et élégante en argent. Six petites aiguilles y trottaient à vitesses différentes, deux étaient aussi noires que le charbon et les quatre autres, plus petites, étaient elles en or. Sur le cadran, différentes informations se mêlaient : l'heure solaire, le cycle lunaire, la date et une dernière que Draco ne comprenait pas.
« Les deux aiguilles noires permettent de savoir comment vont une personne. Enfin deux, une par aiguille. Il suffit de lier leur nom grâce au sort "Lia". Si les aiguilles tournent à un rythme normal, c'est que tout va bien, si elles accélèrent c'est qu'elles sont malades. Plus elles vont vite, plus elles sont en danger. »
Elle n'eut pas besoin d'expliquer ce qu'il se passait si elles s'arrêtaient, Draco avait deviné.
« Je… merci Merline. C'est un grand artefact magique. »
La jeune femme lui sourit tendrement et attrapa le cadeau qu'elle soupçonnait être celui d'Hermione. Alors qu'elle le déballait précautionneusement, Draco lui posa une question :
« Comment as-tu fait pour l'acheter ? Je croyais que tu étais orpheline. »
« Je suis orpheline, » répondit simplement Merline. « Je n'ai jamais dit que j'étais pauvre. Oh ! »
Il s'agissait bien du cadeau de la Gryffondor. Il y avait un simple mot sur lequel était écrit :
« Pour une précieuse amie,
Hermione »
Elle fut émue d'un si petit mot. A son époque, elle n'avait eu que peu d'amie fille. Peu étaient envoyées à Poudlard à l'époque, et les rares qui y étaient élèves ne l'aimaient pas beaucoup en raison de son potentiel magique.
Elle découvrit un magnifique ouvrage en cuir beige. De splendides arabesques y étaient dessinées et les reliures étaient en or. Sur la première de couverture, le titre était inscrit d'une belle écriture en lettres rondes : Fleurs et Plantes Moldues. Merline lui en avait parlé un après-midi, lui avouant qu'elle regrettait ne pas connaître plus la flore moldue.
« C'est un bel ouvrage, qui te l'a offert ? » demanda Draco.
Merline afficha un sourire machiavélique.
« Une belle jeune femme. Ton type de femme en fait, brune aux cheveux longs… »
Le visage de Draco blanchit. Il ouvrit la bouche pour répondre, puis se ravisa. Merline n'avait cessé de le taquiner depuis leur après-midi près du lac, et il avait compris que plus il se justifiait, plus la jeune femme était ravie. Il avait donc opté pour le silence.
Le troisième cadeau était aussi un livre. Il s'agissait d'un ouvrage sur les potions du huitième siècle à aujourd'hui.
« C'est un ami d'Australie qui me l'envoie, » expliqua-t-elle.
Elle posa l'ouvrage sur le côté, avec le livre d'Hermione et les chaussettes de Dumbledore et regarda Draco ouvrir le cadeau que ses parents lui avaient offert. Il s'agissait d'un magnifique veston orné du blason de Serpentard et de celui de la famille Malfoy. Merline attrapa ensuite son dernier cadeau.
Le cadeau de Draco était à peine plus grand qu'une main, quand Merline le tâtait il faisait un léger bruit de papier froissé. Curieuse, la jeune fille enleva le papier argenté qui le recouvrait. Elle découvrit un petit paquet de Miamhibou.
« Qu'est-ce que ça veut dire ? » demanda-t-elle perdue.
Draco se leva sans la regarder, souhaitant paraître impassible, cependant Merline savait que c'était parce qu'il était géné.
« Suis-moi, » se contenta-t-il de dire.
La jeune femme se leva, son paquet de Miamhibou dans la main et sortit de leur salle commune à la suite de son ami. Ils traversèrent une série de couloirs et d'escaliers et Merline comprit qu'ils se dirigeaient vers la volière. Arrivés à quelques pas de la porte, Draco sortit de son mutisme.
« Je n'allais pas la laisser enfermer dans une cage toute la matinée, alors j'ai préféré la laisser ici, » dit-il en poussant le lourd pan de bois.
Quand ils entrèrent dans la petite pièce, il n'y régnait pas le même bruit que d'habitude. La plupart des hiboux étaient repartis avec leurs propriétaires et les quelques volatiles qui étaient restés somnolaient, engourdis par le froid de l'hiver. Merline restait silencieuse, le coeur battant.
Draco se dirigea vers une chouette haute d'environ quarante centimètres, au plumage brun foncé et blanc. Sa tête était d'un brun un peu plus clair sauf le contour de ses yeux, qui était entouré de plumes noires, formant comme des lunettes.
« C'est une Pulsatrix Perspicilliata, » expliqua Draco. « Plus communément appelée chouette à lunettes. Elle n'est pas encore tout à fait adulte et n'a pas encore de nom. C'est une race qui vient d'Amérique du Sud. »
« Elle est magnifique Draco ! Je… je ne sais pas quoi dire. »
« Dans ce cas ne dis rien, » répondit le blond en haussant les épaules. « Et donne-lui simplement un nom. »
Merline s'approcha de la chouette doucement et sortit un miamhibou du petit sachet. Elle tendit sa main à plat vers l'animal. Le volatile sautilla vers elle et après quelques secondes d'hésitation, picora dans la paume de sa main. La Serpentard caressa de son autre main sa tête.
« Je vais l'appeler Muru. »
Ils passèrent encore quelques minutes ainsi, en silence, puis descendirent dans la Grande Salle prendre leur petit déjeuner. A peine quelques minutes après qu'ils se soient installés, le Grand Duc du blond apporta l'édition spéciale de la Gazette des Sorciers. Draco ne souhaita pas la lire mais Merline lui emprunta. Sur la première page, on pouvait lire le titre suivant : La véritable facette d'Harry Potter, un assassin caché ?
Intriguée par le titre et par ce qui ne pouvait être qu'un amas de racontars, Merline commença la lecture de l'article.
« Votre journaliste aguerrie, Rita Skeeter, a mené l'enquête sur la disparition tragique de Ronald Bilius Weasley, décédé six mois auparavant lors d'un événement tragique au Ministère de la Magie.
Bien évidemment, nous nous posons tous la question suivante : que faisaient ce jeune homme et ses amis à un tel endroit alors qu'ils auraient dû être au sein de Poudlard ?
Voici une interview avec Percy Weasley, membre actuel de l'équipe du Premier Ministre et frère aîné de Ronald.
Rita Skeeter : Bonjour Percy. Vous êtes membre du Ministère, pouvez-vous nous apporter des éléments de réponses quant à la présence de votre petit frère au Ministère en juin ?
Percy Weasley : He bien Ron avait été embarqué dans une drôle d'histoire de la part de Harry Potter, son soi-disant ami. Apparement, ce dernier aurait dit à ses camarades que Voldemort détenait son parrain prisonnier dans une salle du Ministère.
R.S. : Ce qui était faux ?
P.W. : Complètement ! Si je ne puis nier le retour de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom aujourd'hui, je peux garantir qu'il n'était pas là-bas quand Ron, Harry et leurs amis sont arrivés au Ministère, de même que Sirius Black. Ce dernier était recherché à l'époque, jamais il n'aurait pu s'y infiltrer.
R.S. : Selon vous, c'est donc la faute de Harry Potter ?
P.W. : Tout à fait ! Depuis que ce garçon s'est approché de mon frère et ma soeur, Ginny, ils n'ont eu que des problèmes. Ginny s'est retrouvée enfermée dans une salle cachée de Poudlard, Ron a dû combattre une Acromentule géante et a eu la jambe cassée par un chien un jour. Dès sa première année, il a été retrouvé assommé dans un couloir du deuxième étage de Poudlard. Harry Potter est un garçon dangereux, prêt à tout pour conserver son statut de Sauveur et de héros, même à sacrifier celui qu'il appelait son meilleur ami. Il a- »
Merline ne continua pas la lecture. Elle jeta le journal devant elle de rage, s'attirant un regard soupçonneux de la part de Draco. Elle ne connaissait peut-être pas personnellement Harry, mais elle était persuadée que ce que disait ce Percy était faux. Il suffisait de voir l'éclat de culpabilité qui traversait son visage dès que le brun regardait la jeune soeur de Ron pour le savoir. Draco attrapa alors la Gazette et parcourut rapidement les quelques lignes.
« Cette Rita Skeeter est une vipère, même mon père la déteste, » dit-il.
« Tu prends la défense de Harry Potter ? » s'étonna Merline.
« Je ne suis pas stupide au point de croire ce ramassis de conneries. Percy Weasley a toujours cherché à attirer l'attention sur lui. Et Potter a beau être insupportable, il est bien trop Gryffondor pour sacrifier l'un de ses amis. »
« Tu sembles bien le connaître, pour quelqu'un que tu détestes. »
« Tu connais notre adage, » sourit le blondinet en se servant un bol de café. « Connais tes amis… »
« Et encore plus tes ennemis. » termina Merline.
Ils échangèrent un sourire de connivence puis prirent leur petit déjeuner, Merline s'occupant de faire la conversation.
Une heure plus tard, ils étaient installés près du lac, sous la bulle protectrice de la sorcière et réchauffés par les flammes du blond. Merline était en train de lire le cadeau d'Hermione quand Draco commença à parler d'une voix qui lui semblait lointaine.
« Je ne sais plus quoi penser Merline. J'ai été bercé dans un monde où les Sorciers au Sang-Pur sont supérieurs aux né-Moldus. On m'a dit toute mon enfance que je valais mieux qu'eux. Mais… Je suis assez grand pour me rendre compte que ce n'est pas si simple. Et puis, depuis que je t'ai rencontrée, tu m'as montré que tout ça était faux et j'ai compris que ce n'était pas parce que j'étais à Serpentard que je devais penser de cette façon. Et il y a cette mission qu'il m'a donnée, pour laquelle je me sens incapable. Mais si je ne fais rien, il va nous tuer Merline, mes parents et moi. Et mon père… Mon père n'acceptera jamais que je le détourne de Lui. Je ne sais plus ce que je veux. »
Pendant de longues minutes, Draco continua à exprimer ses doutes et ses peurs, comme il ne l'avait jamais fait auparavant. Merline se contenta d'écouter, et de serrer la main de son ami.
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Les vacances de Noël touchaient à leur fin. Malgré son discours, Draco avait repris ses recherches pour tenter de faire entrer les Mangemorts au château. Il ne demandait plus à Merline de l'aider, mais acceptait sa compagnie. Cette dernière avait compris qu'il fallait du temps au garçon, pour réfléchir et se trouver. Elle espérait juste qu'il ne ferait pas le mauvais choix.
En cette dernière matinée de vacances, ils avaient décidé de profiter du soleil et de la neige. Un manteau blanc recouvrait le parc et le lac de Poudlard, lui donnant un aspect encore plus féerique que d'habitude.
Draco portait le veston offert par ses parents, un pantalon en toile sombre et la montre de Merline. Quand cette dernière lui avait demandé s'il comptait "lier" son père et sa mère à l'artefact, le blondinet avait haussé les épaules, avant de déclarer qu'il ne savait pas encore.
Merline, de son côté, avait revêtu l'uniforme de l'école. Elle portait une écharpe épaisse aux couleurs vert et argent qu'elle avait tricotée pendant les vacances.
« On fait le tour du lac ? » demanda Draco.
Merline acquiesça et ils se dirigèrent lentement vers la surface gelée. Quand ils marchaient, leur souffle faisait apparaître des nuages blancs devant eux et de la poudre volait sous leur pied.
Dans l'air frais de l'hiver et sous le soleil qui tentait de les réchauffer, Merline remercia la magie de lui avoir donné une seconde chance.
Bonjour ! (oui, j'ai eu la flemme de le dire plus haut xD)
Nous revoici avec un nouveau chapitre. C'était les vacances du point de vue de Merline et Draco. Celui de la semaine prochaine reprendra le cours normal des choses avec tout le monde à Poudlard.
Je crois que c'est à partir de maintenant, où peut-être un peu plus tôt, que nous avons commencé à déraper... Mettre des défis dans nos défis, trouver des noms de chapitre bizarre, laisser l'autre commencer sur une phrase pas finie...
Epsi va voir les noms des chapitres précédent... Le Sékilui... Le Bonzaï Arménien...
Ah non ! En fait ça fait un moment qu'on a dérapé ! Toutes mes excuses ! Enfin... J'espère que la lecture est tout de même agréable.
A bientôt !
Epsi (oui c'est moi qui publie car Pauu vous dit zzzzZzzzzZzzzZzzz)
