Coucou ! J'vous poste ça là vite fait parce que je passe en éclair, et que j'ai déjà beaucoup de retard dans mes publications.
Promis cette semaine je réponds à vos reviews, mais aujourd'hui, je suis vraiment désolée je peux pas.
Bonne lecture !
PS : merci à Nuit Noire reflets d'Argent pour sa super correction et ses précieux conseils.
« Faites connaître vos décisions, jamais vos raisons. Vos décisions peuvent être bonnes, vos raisons seront certainement mauvaises. »
Murray
« Elle est…QUOI ? »
« Enceinte, Monsieur Black. » répéta Dumbledore.
« Mais… Comment ? Je veux dire, on a utilisé des sorts de protection, à chaque fois ! »
« Parfois, dans de très rares cas, il arrive que le sort ne soit pas efficace. » expliqua Mme Pomfresh.
Sirius se prit la tête entre les mains. Il devait vite réfléchir, tant que Tally n'était pas réveillée. Que faire ?
« Est-il possible de… le retirer ? »
Mme Pomfresh manqua de s'évanouir.
« Le retirer ? Le RETIRER ? Mais Monsieur Black vous parlez d'un bébé ! Vous vous en rendez compte ?! » s'exclama-t-elle.
« Oui ! Un bébé qui va gâcher les études de Talhiana, qui va gâcher nos vies ! On est bien trop jeunes pour avoir un enfant. Elle a 17 ans, et moi je les aurais seulement en novembre ! » s'énerva Sirius.
Une lueur de déception passa dans les yeux bleus du directeur. Il pensait le jeune homme plus mature, malgré sa tendance à faire des blagues et à être puéril en compagnie des maraudeurs.
« Monsieur Black, sortez, s'il vous plait. » ordonna-t-il.
« Mais... »
« Sortez ! » répéta-t-il d'un ton plus autoritaire.
Sirius se leva furieux et sortit de l'infirmerie en claquant la porte.
« Professeur Dumbledore... » dit doucement Pompom.
« Je sais. » dit-il en regardant Talhiana. « Il va falloir qu'elle quitte l'école. »
oO0o0Oo
James sursauta en entendant la porte de l'infirmerie claquer. Encore plus lorsqu'il vit le visage de son ami déformait par la fureur.
« Sirius... » tenta-t-il en lui attrapant le bras.
« Lâche-moi. » répondit le brun en dégageant son bras de la poigne de son ami, sans daigner lui lançer un regard.
James lançait un regard à Lily et Remus. Il ne savait pas quoi faire.
« Vas-y » lui dit Lily.
Remus le regarda.
« Tu es le seul qui puisse le calmer ».
James partit donc chercher son ami. La tour de Gryffondor, celle d'Astronomie, les cuisines, la Cabane Hurlante, et même la forêt interdite. Il rejoignit Lily, tard dans la soirée, dans une salle de classe vide où ils s'étaient donné rendez-vous, totalement bredouille.
« Alors ? » demanda la rousse en se levant pour venir à sa rencontre.
« Je ne l'ai pas trouvé. J'ai cherché partout, Lily… J'ai même regardé sur la carte, il n'y apparaît pas. »
La jeune fille le prit dans ses bras et l'enlaça.
« Ne t'en fais pas, il va revenir vers nous. Il revient toujours, non ? »
« Tu as raison. Tu as réussi à aller voir Tally ? »
« Non. Dumbledore nous a juste dit qu'elle allait bien. Mais Remus a fait une tête bizarre, un peu comme s'il était surpris, je ne sais pas par quoi. »
« On verra bien. Tout ira bien. » dit James en l'embrassant sur le sommet du front.
Ils étaient biens, tous les deux, enlacés. « Quand va-t-elle se décider à me dire 'oui' ? » se demanda James.
oO0o0Oo
Talhiana se réveilla dans une salle éblouissante de clarté. Elle préféra garder les yeux fermés. Cependant son corps en avait décidé autrement, et elle dut se lever pour courir jusqu'aux toilettes à cause d'une nausée particulièrement aiguë.
« Miss Tourment ? » demanda doucement Mme Pomfresh.
« Juste… deux… minutes. »
Mme Pomfresh retourna dans son bureau chercher une potion contre les vomissements. Elle se demandait comment annoncer à la jeune fille qu'elle allait être maman dans quelques mois. Lorsqu'elle revient, elle trouva Talhiana dans son lit pâle, les yeux fermés.
« Comment vous sentez-vous ? »
Talhiana sursauta.
« Excusez-moi. Pas très bien, à vrai dire. J'ai l'impression que tout tourne autour de moi. »
« Buvez ceci. »
Talhiana grimaça en sentant le goût amer de la potion.
« C'est complètement écœurant. » dit-elle.
« Je sais. Mais ça vous évitera de devoir courir à nouveau aux toilettes. »
« Merci. Qu'est-ce que j'ai ? »
« Miss, écoutez, ce que je vais vous dire va être difficile à avaler. »
« C'est si grave que ça ? » s'inquiéta Talhiana.
« Oui, et non. Votre petit-ami, Sirius Black, et vous, avez des relations sexuelles, n'est-ce pas ? »
Mme Pomfresh posait cette question en connaissance de cause, Talhiana pouvait le deviner. Elle répondit donc par l'affirmative en fronçant les sourcils.
« Eh bien, il s'avère que le sort de protection a été défaillant. »
« Ce qui veut dire ? »
Talhiana commençait à comprendre. Sa main se porta à son ventre.
« Je suis enceinte » dit-elle avant que Mme Pomfresh ait eu le temps de lui annoncer.
« Oui. Je suis désolée, Miss. »
Talhiana ferma douloureusement les yeux. Elle n'eut même pas besoin de réfléchir. Sa décision était prise, elle ne pouvait pas détruire une vie. Même si cette vie n'était pas encore là, elle était entrain d'éclore.
« Où est Sirius ? » réalisa-t-elle.
« Je sais pas, Miss. Il a quitté l'infirmerie hier, mais n'est pas repassé depuis. »
Talhiana se laissa retomber en arrière et soupira.
« Je vais vous laisser vous reposer. »
« Merci. »
oO0o0Oo
Sirius était parti chez lui. Au Square Grimmaurd. Enfin, il était devant. Il s'était enfui par le passage qui menait à Honeydukes et avait tout simplement quitté Pré-au-Lard par cheminée. Il regardait la façade, attendant de voir si quelque chose changeait, s'il pouvait essayer d'aller parler à ses parents. Il se souvenait de leur amour quand il était jeune. Il était désiré, aimé, presque vénéré. Mais il était parti à Gryffondor, alors il ne méritait plus cet amour.
Il se demandait s'il pourrait être un bon père. Il avait eu un bon exemple étant jeune, et il l'avait encore en la personne de Charlus Potter qui l'avait accueillit chez lui il y a maintenant deux ans. Cependant, il doutait. Il était encore un enfant. À 16 ans, on n'est pas prêt. Alors que devait-il faire ? Devait-il partir ?
Il avait décidé. Même si ça devait tous les faire souffrir, il allait partir. Parce que tout serait beaucoup mieux sans lui, et que son enfant n'aurait jamais à souffrir de tout ça. Il n'aurait pas à souffrir d'avoir un mauvais père.
