Disclaimer : tout appartient à JKR et je ne fais aucun profit en écrivant cette histoire.
Béta : Tania comme toujours !
Merci à : Kisis (Ha les vertus d'un bon coup de poing dans la figure !)
Bonjour tout le monde ! Je pensais qu'il ne resterait qu'un chapitre mais il aurait été énorme ! Voici donc un petit chapitre de transition avant les révélations finales. Bonne lecture.
-o-o-o-
Chapitre 11 – Ma mère ?
Draco reprit lentement ses esprits et plusieurs sensations parvinrent simultanément à sa conscience. Une douleur dans sa jambe droite, de la glace sur sa mâchoire et enfin une litanie incessante de mots incompréhensibles prononcés par Harry qui pleurait.
Pourquoi pleurait-il ? Ha oui, il lui avait donné un coup de poing ! Que lui était-il passé par la tête ? Severus avait entièrement raison, être amoureux d'un Potter était vraiment une sinécure. Et puis d'abord, c'est lui qui devrait pleurer, pas Harry…
Il réalisa alors que c'était le plâtre d'Harry, enfoncé dans sa jambe, qui lui faisait un mal de chien. Non mais quel boulet !
« Peux-tu essayer d'arrêter de m'achever en enfonçant ton plâtre dans ma jambe ? »
« Draco ! Tu es vivant ! Si tu savais comme je suis soulagé… »
« Ce n'est pas un petit coup de poing qui va venir à bout de moi » dit-il en frottant sa mâchoire endolorie sur laquelle Harry avait posé une poche de glace et en pensant que le brun avait quand même une jolie droite.
« Je ne parle pas de ça ! Tu te rends compte qu'il est minuit passé ! Où étais-tu ? Lorsque j'ai eu Millicent au téléphone et qu'elle m'a dit que tu avais disparu… J'ai pensé au pire et j'ai paniqué. Je suis désolé pour le coup de poing mais il fallait que mon angoisse sorte d'une façon ou d'une autre. Je ne t'ai pas fait trop mal ? J'étais vraiment angoissé, Draco. Pourquoi ne m'as-tu pas appelé ? Et où étais-tu ? Je viens de vivre les pires heures de ma vie… » débita Harry d'une traite.
Il était encore tout chamboulé et tenait Draco comme si le lâcher pouvait le faire disparaitre. Mieux que tout, il parsemait son visage de petits baisers fiévreux. Draco se laissait faire avec plaisir.
« Calmes-toi Harry. Ta mère ne t'a pas prévenu ? »
« Ma mère ? »
« Elle m'a expédié au fin fond du monde pour chercher des compositions florales chez Madame Chourave. Elles étaient parait-il absolument indispensables à la réussite de sa réception. Elle m'a fait sortir de mon bureau en me disant que je n'avais pas le temps de t'appeler mais qu'elle le ferait pour moi… »
« Mais pourquoi Diable t'avoir envoyé toi ? »
« Alors ça, si je le savais ! Les méandres du cerveau de ta mère sont impénétrables. Elle m'a juste dit que si tu n'avais pas eu ton plâtre, elle te l'aurait demandé »
« Ça m'étonnerait ! Je déteste Pomona et elle me le rend bien. Mais ça ne me dit pas pourquoi tu as été aussi long ? »
« Après deux heures d'embouteillage, j'ai dû me faire comprendre par cette vieille folle qui est sourde comme un pot… »
« Pomona ? Sourde ? J'ai rarement connu quelqu'un ayant l'ouïe plus fine qu'elle ! » dit Harry sincèrement étonné.
« Depuis combien de temps ne l'as-tu pas rencontrée ? »
« Je ne sais pas… à peu près un an »
« Et bien je peux t'assurer qu'elle est victime d'une maladie dégénérescente foudroyante qui la rend à la fois sourde et aveugle ! Non mais tu te rends compte qu'elle a trouvé que j'avais le teint jaune et m'a donné des feuilles pour préparer une infusion ! A moi ! »
Harry regarda Draco avec infiniment de tendresse. Il n'avait plus aucun doute, il l'aimait. Il l'avait compris à la peur qu'il avait eue de l'avoir perdu sans avoir eu le courage de le lui avouer. Même si c'était difficile, il allait le lui dire. Oui. Mais il allait d'abord le laisser finir son récit.
« Après avoir fini par apprendre que les fleurs avaient été livrées, je suis reparti comme un fou pour te retrouver. Mais là encore, j'ai été frappé de malchance. J'avais roulé sur deux clous et un de mes pneus avait crevé. Bien évidemment, j'étais sur une route déserte, loin de toute civilisation »
« Tu sais changer une roue ? »
« Ne me prend pas pour un idiot ! Evidemment, enfin en théorie tout au moins. Habituellement c'est Greg ou Vince qui se chargent de ce genre de choses. Fais-moi d'ailleurs penser à leur attribuer une prime, changer une roue est vraiment un travail horrible ! »
Harry s'était relevé et aidait Draco à en faire autant. Ils s'installèrent dans le canapé et Harry se blottit dans les bras du blond. C'était une attitude tellement inhabituelle qu'elle l'intrigua au plus haut point.
« Je serais curieux de savoir ce que tu as imaginé pour te mettre dans un tel état » dit-il en resserrant ses bras autour du corps d'Harry.
« Mets-toi un peu à ma place. A neuf heures, comme tu n'étais toujours pas rentré, j'ai essayé de t'appeler sur ton portable et à ma grande surprise, une voix de femme me répond, Je ne te dis pas tout ce qui m'est passé dans la tête en même pas deux secondes !»
« J'imagine aisément » répondit Draco en esquissant un sourire.
« Bref. Elle m'a appris qu'elle était ton assistante et qu'elle avait trouvé ton portable par terre derrière le porte manteau. Elle m'a aussi dit qu'elle ne savait pas du tout où tu étais mais que tu avais du partir à toute allure, puisque tu avais laissé ton stylo ouvert en ne signant qu'un tiers des papiers et que ta chaise était renversée »
« C'est à cause de ta mère. Une vraie furie. Elle m'a littéralement jeté hors de mon bureau mais elle m'avait assuré qu'elle t'appellerait pour te prévenir »
« Oui, je crois que nous allons lui demander quelques explications à cette folle furieuse ! J'ai essayé de ne pas paniquer Millicent mais j'ai immédiatement pensé que Voldemort avait été informé de nos visites à la clinique et à Poudlard et qu'il t'avait fait enlever. Plus le temps passait, plus j'en étais persuadé. Je ne savais pas quoi faire. J'ai essayé d'appeler un peu tout le monde mais personne ne savait rien… J'ai fini par me convaincre que tu étais mort » dit Harry avec une voix qui transcrivait encore la peur qu'il avait eue.
« Je suis désolé de t'avoir causé, bien involontairement une telle frayeur. Mais je dois t'avouer, à ma grande honte, que je suis assez content de ta réaction à l'idée de ma mort »
« Je pensais ne jamais te revoir » dit Harry en se retournant pour faire face à Draco. « Et j'étais désespéré de ne pas avoir eu le courage de te dire… »
« Quoi ? »
Harry ouvrait et refermait la bouche en fixant Draco, incapable de sortir une parole.
« Quoi ? » demanda à nouveau le blond avec impatience.
« Attends ! Tu crois que c'est facile à dire ! »
Draco, face à cette colère subite, regarda Harry avec surprise. Il avait appris, en vivant avec lui, qu'il pouvait s'attendre à tout. Au pire, il lui annonçait qu'il en avait assez de cette mascarade et au mieux, il lui avouait son amour. Bien évidemment, Draco préférerait la seconde option. Aussi, avec sagesse, décida-t-il de se taire et de ne pas le bousculer.
« Tu sais, c'est difficile de s'avouer qu'on a tort… »
C'est plutôt bon signe ça, non ?
« Je crois depuis que je suis tout petit que l'amour n'existe pas… »
Et ? Ce qu'il peut être agaçant !
« Et depuis déjà un bon moment, je sais pertinemment que… »
« Tu vas cracher le morceau ou tu veux me tuer pour de bon ? » demanda Draco à bout de patience.
Harry baissa la tête puis la releva, les yeux remplis de détermination.
« Je t'aime »
Ce fut au tour de Draco de perdre la capacité de parler. Il crut bien que son cœur allait s'arrêter face au bonheur intense qu'il ressentait.
« Je suis prêt. Redis-le maintenant »
« Je t'aime Draco »
« Je t'aime aussi, Harry »
Ils se regardèrent un instant avec l'émerveillement de celui qui vient de recevoir une révélation divine. Puis leurs visages se rapprochèrent, ils commencèrent d'abord par s'embrasser avec tendresse. Une intense chaleur monta progressivement entre eux jusqu'à les embraser.
Draco se releva et souleva Harry dans ses bras pour se diriger vers l'escalier.
« Qu'est-ce que tu fais ? »
« Je vais te faire hurler, Harry. Je vais te faire l'amour jusqu'à ce que tu ne te rappelles même plus ton nom » répondit Draco en faisant son plus beau sourire diabolique.
« Mais j'ai toujours mon plâtre ! »
« Qui s'en soucie ? »
Harry ouvrit la bouche puis la referma. Quel idiot ! Il n'allait quand même pas protester, alors qu'il allait enfin obtenir ce qu'il désirait tant.
« Personne » répondit-t-il en faisant son plus beau sourire démoniaque.
-o-o-o-
Le rayon d'un audacieux soleil d'hiver filtra à travers le store pour devenir le témoin privilégié de ce qui se passait dans la chambre.
Harry appuyé sur un coude observait avec adoration Draco qui commençait à s'éveiller sous l'effet de cet impertinent rayon de soleil.
Harry venait de découvrir ce que voulait dire faire l'amour. Auparavant, il avait eu des relations sexuelles, parfois extrêmement satisfaisantes, mais qui n'avaient aucune commune mesure avec ce qu'il avait vécu cette nuit. La seule explication possible était qu'il aimait le blond. C'était ses sentiments qui avaient fait la différence. Et une drôle de différence, cette nuit avait été absolument magique. Il voulait garder Draco près de lui pour toujours et se réveiller chaque matin à ses côtés.
« A quoi penses-tu ? » demanda Draco d'une voix endormie sans ouvrir les yeux.
« A toi »
« Et ? »
« Tu es parfait »
« Enfin ! Depuis le temps que je te le dis ! »
Draco fit son petit sourire en coin auquel Harry était bien en peine de résister. Il se pencha donc pour l'embrasser mais au même moment son ventre émit un grondement retentissant.
Draco se redressa d'un bond. « Quand as-tu mangé pour la dernière fois ? »
« Heu… Je ne sais plus… Le gâteau chez Nevile, je crois »
« J'en étais sûr ! Tu n'as aucun sens de l'auto-préservation ». Il tendit le bras pour attraper le réveil posé sur la table de chevet. « Non mais tu te rends compte ! Il est deux heures de l'après-midi. Tu es resté sans manger pendant vingt quatre heures ! Ce n'est pas comme ça que tu vas te remplumer. Non mais regardes-toi, on croirait une crevette. Allez hop, debout, on va se préparer un brunch »
« Je ne ressemble pas à une crevette ! » dit Harry d'un ton indigné qui fit rire Draco.
« Je te l'accorde mais tu en as le poids ! » répondit-il en lui lançant un peignoir.
Harry se leva en grommelant contre les blonds qui n'avaient aucun sens du romantisme et qui ne comprenaient pas l'utilité pour la santé des câlins du matin.
Ils se retrouvèrent bientôt assis à une table surchargée d'aliments divers. Ils commencèrent à dévorer la nourriture dans un silence confortable uniquement troublé par les divers grognements et autres bruits appréciateurs d'Harry.
Il avait toujours eu la sensualité bruyante comme l'avait prouvé la nuit précédente.
« Tu sais, j'ai bien réfléchi… » commença Harry lorsqu'il fut à peu près rassasié.
« Et quand as-tu eu le temps de réfléchir ? » demanda Draco en levant un sourcil ironique.
« Pas cette nuit, ça c'est sur ! » répondit Harry en riant. « Mais en attendant que tu te réveilles, j'ai eu beaucoup de temps. Tu es une vraie marmotte »
« Le sommeil est indispensable à mon incroyable perfection » dit Draco en levant le nez en l'air.
Harry devint brusquement sérieux et lui attrapa la main en la serrant fortement.
« Jures-moi de ne jamais me priver de ton incroyable prétention » dit-il en le regardant avec sérieux.
Draco comprit qu'Harry était encore bouleversé par les évènements de la veille et que c'était sa façon, tordue certes, de lui demander un engagement.
« Je te le jure. Jamais de ma propre volonté, en tout cas » répondit-il avec le même sérieux.
Harry hocha la tête et ils restèrent un instant silencieux à se regarder dans les yeux avant que Draco ne reprenne la parole.
« Fais-moi part de tes brillantes cogitations »
« Je suis tout à fait certain que tout cet épisode a été orchestré par ma mère avec la complicité de cette vieille folle de Pomona. Ce que je n'arrive pas à comprendre, ce sont ses motivations. J'ai beau me creuser les méninges, je ne vois aucune explication à ses actions »
« Moi non plus. Mais je suis d'accord avec toi, en y réfléchissant après coup, je me rends compte que Chourave en faisait beaucoup trop, ainsi que ta mère d'ailleurs. Je sais exactement comment nous allons connaitre le fin mot de cette histoire »
« Ha oui ? » demanda Harry, les yeux pétillants de plaisir anticipé à l'idée du plan brillant que Draco allait lui expliquer.
« Parfaitement. Nous allons nous préparer et arriver en avance à la fameuse réception de ta mère… »
« Et ? » demanda Harry avec impatience.
« Et nous lui poserons la question » répondit Draco en se levant pour se rendre dans la salle de bain tout en ne manquant pas de faire son sourire diabolique.
Harry resta un moment bouche bée. C'est tout ? Pensa-t-il.
Puis il haussa les épaules en entendant la douche se mettre en route. Il chassa toute pensée concernant sa mère pour se concentrer sur un blond nu sous la douche. Il se lécha les lèvres avec gourmandise puis se hâta de le rejoindre.
A suivre
Le bonus de Tania
« Mets-toi un peu à ma place. A neuf heures, comme tu n'étais toujours pas rentré, j'ai essayé de t'appeler sur ton portable et à ma grande surprise, une voix de femme me répond, (déjà là, il à du pensé que Drago le trompait !) Je ne te dis pas tout ce qui m'est passé dans la tête en même pas deux secondes !» (Trop de pensées d'un coup ! et il a survécu ! « Part se cacher sous la table et esquive les objets lancés par Harry » ! mouahahaha)
« Je pensais ne jamais te revoir » dit Harry en se retournant pour faire face à Draco. (C'est le moment ! avoue lui tes sentiments !) « Et j'étais désespéré de ne pas avoir eu le courage de te dire… » (Aller ! dit lui ! en passant, j'ai la musique de la petite sirène, « embrasse là » ^^)
« Quoi ? »
Harry ouvrait et refermait la bouche en fixant Draco, incapable de sortir une parole. («Chalalalala n'aie pas peur, Ne pense qu'au bonheur, Vas-y oui, embrasse-la! Chalalalala, n'hésite pas, Puisque tu sais que toi, Toi tu ne penses qu'à ça… Chalalalala c'est si bon, Ecoute la chanson, Décide-toi, Embrasse-la! Chalalalala vas-y fait vite, Ecoute la musique, Dépêche-toi, Embrasse-la… Chalalalala… »^^)
« Tu vas cracher le morceau ou tu veux me tuer pour de bon ? » demanda Draco à bout de patience. (… sympas ! pauvre Harry ! ca déclaration est gâchée ! lui qui souffre et qui patauge pour s'exprimer sur un sentiment qu'il ne pensait pas pouvoir ressentir, il trouve enfin le courage pour vider son sac et lui dire et l'autre insensible le brusque, lui manque de respect et le crache de se dépêcher ! non mais y a des claques qui se perde ! il est où le « je prends soin de toi » ?)
« Je t'aime Draco » (ouin ! je chiale toujours ! « Renifle bruyamment » je sais que Lily est folle, mais elle a réussi ! « Zut ! Je ne pourrais pas la prendre en photo en train de rouler une galoche à Narcissa ! »)
Draco se releva et souleva Harry dans ses bras pour se diriger vers l'escalier. (ca y est ! Harry va passer à la casserole ! \o/ champommy !)
« Qu'est-ce que tu fais ? »
« Je vais te faire hurler, Harry. (Wow ! fait supère chaud tout à coup… non ? vite camera& une et deux, en marches ! micros de 1 à 7… branches ! et action !) Je vais te faire l'amour jusqu'à ce que tu ne te rappelles même plus ton nom » répondit Draco en faisant son plus beau sourire diabolique. (Miam, miam ! gloups ! veux voir ! « Prend son stock de mouchoirs avec elle, on sait jamais ! »)
« Mais j'ai toujours mon plâtre ! » (Mais on s'en branle quoi !)
« Personne » répondit-t-il en faisant son plus beau sourire démoniaque. (Un diable t un démon, ensemble ? fichtre ! tous aux abris ! et moi en première ligne ! « J'ais du matériels à surveiller… ^^)
-o-o-o-
(…je le savais ! tu as passé sous silence cette scène ^^ niveau citron… 0 ! m'enfin, j'ai des DVD tout neuf !)
Le rayon d'un audacieux soleil d'hiver filtra à travers le store pour devenir le témoin privilégié de ce qui se passait dans la chambre. (En plus de moi… oui, je n'ai pas pu dormir avec eux ^^)
-o-o-o-
Et voilà pour ce petit chapitre de transition que, j'espère, vous avez apprécié ! La suite arrivera au max dans une quinzaine… A bientôt
