Hop la suite =)
j'espère que vous aimerez ! Merci pour vos reviews qui me font rire et sourire à chaque fois ! Un chapitre un peu plus léger pour aujourd'hui, je ne vous en dis pas plus =)
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-Severus ! Attendez !
C'est qu'il fuit vite le bougre ! Et courir à moitié nue dans les sous-sols du château n'a rien d'amusant et de réchauffant.
Je sprint comme une folle derrière lui en jurant avant d'enfin saisir sa cape, toute essoufflée. Il se retourne vivement en me giflant la main et il gronde :
-Lâchez-moi !
J'ai envie de pleurer. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai l'impression d'être une gamine prise en faute alors que je ne faisais rien de mal. Ma main me chauffe douloureusement enfin pas autant que mon cœur. J'ai envie de me frapper ! Quelle conne je fais à espérer l'attention de cet homme incompréhensible ! Pourquoi est-ce si important à mes yeux...
Et pourquoi reste-il planté là à me regarder le souffle court ? Pourquoi ses yeux crament autant ma peau et mon âme ?
Je sens une larme dévaler le long de ma joue, puis une deuxième et une troisième. Voilà que je renifle piteusement. Quelle image pitoyable il doit avoir de moi maintenant.
Ça y est il va tourner les talons. Me planter là, comme une belle imbécile ! Réagis ma fille ! Allez !
-NON ! Je crie en lui sautant dans les bras. Par pitié Severus, ne partez pas. Je ne comprends pas votre colère mais laissez-moi vous expliquer !
Comme il est raide. Il est figé n'osant esquisser le moindre geste. Et moi, comme je voudrais qu'il m'enlace, qu'il pose ses mains sur mes hanches, dans mon dos... Son odeur est tellement addictive. Ce mélange d'épices et d'agrumes sucrées m'enivrent mais pas autant que ma peau nue, plaquée contre ses habits noirs.
Soudain mes yeux s'ouvrent en grand, quand je sens ses bras se refermer sur mon corps et me serrer brièvement contre lui avec une force que je ne lui connais pas. J'ai à peine put savourer ce contact pendant deux secondes, il chuchote en se dégageant de mon étreinte :
-Très bien, venez ! Nous ne sommes pas loin des mes appartements et il est hors de question que des élèves nous surprennent ainsi !
J'acquiesce silencieusement en resserrant mes bras autours de ma poitrine tandis que les pas du sombre maître des potions s'éloignent dans le couloir.
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-Tenez ! Dit Severus en me tendant une chemise noir que j'accepte avec plaisir.
-Merci. Je souffle ne sachant pas très bien où me mettre
Snape désigne le canapé et je me laisse tomber dedans en soupirant. Le vieux cuir à quelque chose de familier sous mes doigts. Je me rappelle de mon réveil surprenant ici même, avec Severus au dessus de ma tête, c'était si reposant... Avant qu'il ne me vire bien sûr.
-Alors ? Il demande en me faisant sursauter légèrement. Puis-je savoir ce que vous voulez m'expliquer car je ne comprends pas très bien.
-Et bien parce que je ne comprends pas pourquoi vous vous énervez autant.
-Vous voir en train de batifoler sous mes pieds n'a rien d'agréable !
-Je... Quoi ? Je m'exclame ! Je ne batifolais pas !
-Oh ! Il feint la surprise. Pourtant, cela y ressemblais drôlement !
-Je ne vous permet pas ! Je gronde en me levant.
Snape me dévisage avec la même lueur de défi dans les yeux. Vu de l'extérieur, nous devons ressembler à deux fauves près à s'entre-tuer. Finalement, c'est moi qui rends les armes et je soupire en retombant sur le canapé, le visage entre mes mains :
-Tout ça est dément ! Écoutez Severus, je ne veux plus me battre contre vous, ça m'épuise. Je vais vous expliquez et ensuite si vous ne voulez plus m'adresser la parole, je respecterais ce choix.
-Très bien, allez-y. Il souffle en détournant le regard.
je prends une grande inspiration avant de commencer :
-Ben et moi ne sommes que de très bon amis, rien d'autre. Parfois, enfin ce n'est arrivé qu'une fois en un an, ils nous arrivent de coucher ensemble. Il n'y a aucuns sentiments amoureux, c'est juste que les dresseurs trouvent rarement de partenaire pour la vie. Et nous n'avons pas fait vœu de chasteté ! Alors, si nous pouvons trouver réconfort et affection avec nos collègues d'affiliations et bien nous le faisons. Cela faisait 3 ans que je n'avais pas senti les bras d'un homme sur moi, je ne vois pas en quoi vous pouvez trouver cela condamnable.
-Cela fait également des années que je n'ai pas touché de femmes ! Bien plus que vous ne pouvez l'imaginer ! Et pourtant, je me contient ! Il réplique, acide.
-Severus. Je réponds avec douceur. Je ne vous parle pas d'un besoin physique. Je vous parle de l'âme. Je comprends votre choix de ne pas prendre de compagne ou d'amusement d'un soir mais respectez le mien aussi, je vous en prie. Vous ne subissez pas tout les jours la morsure des détraqueurs ! Me croyez-vous immunisée contre le désespoir qu'ils me font ressentir ? Pensez-vous que ma joie de vivre suffit pour me combler ? Chaque jour j'endure ce que presque aucuns hommes ne pourraient supporter ! Alors parfois, oui, je trouve réconfort dans les bras d'un homme qui vit le même calvaire ! Et vous êtes en train de me condamner pour quelque chose qui est arrivé une fois en un an !
-Je ne cous condamne pas... Il murmure presque inaudible.
-Pardon ? Je demande.
-Je ne vous juge pas. Il reprend en s'éclaircissant la voix. J'ai été surpris et ma réaction a peut-être été excessive.
Je souris avec indulgence en posant ma main sur son épaule et je chuchote en frissonnant :
-Vous êtes pardonné Severus.
-Eolia... ? Il dit sur le même ton.
-Oui, Severus ? Je demande en me rapprochant un peu de lui.
-Pourquoi vous êtes vous éprise de la mort ? Il réponds en remettant une de mes mèches de cheveux en place.
-De qui parlez-vous ? Je murmure un peu taquine en m'installant sur ses genoux face à lui.
Il ne répond pas. Il se contente de prendre une couverture en laine en la glissant sur mes épaules avant de m'attirer contre lui en me serrant avec force. Il chuchote à mon oreille, presque suppliant :
-Pardonnez-moi...
-Vous l'êtes, mon ami. Je dis avec douceur en enfouissant ma tête dans son épaule en fermant les yeux.
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je me réveille de la manière la plus délicieuse qu'il soit, c'est à dire avec la tête de Severus entre mes jambes en train de.. Enfin vous voyez...
Quoi ? Attendez, j'ai raté un épisode ! Qu'est-ce qu'il ce passe ? Mais la torture est tellement délicieuse que je cesse vite de m'agiter. À part, quand il me pince un peu douloureusement. Je retient un cri de douleur en haussant les épaules. Tiens, il aime quand c'est un peu violent, pourquoi pas après tout ! Au second pincement, je crie en me redressant et...
Et j'émerge de mon rêve toujours sur le canapé avec Snape penché au dessus de ma tête, les sourcils froncés.
-Oh par Merlin ! Je m'exclame terriblement gênée ! Ne me dites pas que...
-Si c'est de la nature de votre rêve dont vous voulez parler, ne vous en faite pas ! Vos gémissements et la façon dont vous murmuriez mon prénom m'a indiqué clairement ce que nous... Faisions !
-Oh par Merlin ! Je répète en me levant. Vous devez penser que je suis une obsédée. Par Merlin, déjà que les françaises ont une réputation un peu frivole. Oh par Merlin !
Snape se lève à son tour et saisit mes mains en disant calmement :
-Eolia, ce n'est rien qu'un rêve et c'est plutôt flatteur pour ma personne de vous faire autant de bien... Il sourit taquin.
-C'est vrai que vous étiez plutôt doué. Je réplique en éclatant de rire.
Je remercie intérieurement ma bonne humeur et mon insouciance naturelle qui me font me sentir un peu moins coupable.
-Il est 4 heures du matin. Il reprend un peu ensommeillé. Pouvons-nous finir notre nuit ou...
-Ou bien vous me montrez l'étendu de vos talents dans la vie réelle pour que je puisse comparer ? Je le coupe .
Cette fois je me prends une tape sèche sur la tête et j'avoue l'avoir méritée mais la tentation était trop forte. D'un coup de baguette, je transforme le canapé en lit moelleux et je regarde Severus en haussant les épaules :
-Dormir assis, je ne sais pas vous mais c'est pas très reposant !
-Il y a dans ce cas la, ma chambre ! Il réplique mi-amusé, mi-dépité.
-Ah non ! Je m'exclame en me glissant sous la couverture. La chambre c'est trop intime !
-Quoi ? Il s'exclame. Mais par contre, dormir à deux dans un lit, dans le salon c'est tout à fait cordial ?
-Bon ! Je me redresse. C'est simple où vous venez dans ce lit et nous dormons de manière civilisé et vous vous tenez loin de mes rêves ! Ou bien vous allez vous coucher tout seul dans votre chambre.
-Restez loin des miens aussi. Il réplique en se glissant dans le lit.
-Aucuns problèmes ! Quoique...
-Eolia ! Il crie.
J'éclate de rire en serrant un coussin contre ma poitrine et je réponds :
-Promis j'arrête de vous embêter seulement si vous changez cette horrible couverture qui gratte en couette moelleuse et chaude.
-Si c'est le prix pour avoir la paix... Il grogne en s'exécutant.
Je me retiens à grandes peines de ne pas gémir de bonheur et je souffle doucement :
-Merci Severus. Bonne nuit.
-Bonne nuit à vous Eolia.
D'un coup de baguette, j'éteins la bougie et j'en profite pour faire disparaître mon pantalon en cuir épais pas très pratique et confortable pour dormir. Severus chuchote sarcastiquement :
-Ne me dites pas que vous venez d'enlever votre pantalon ?
-Bah...Si... je chuchote avec un grand sourire
et c'est sur les habituels deux mots du maître des potions que nous nous endormons :
-Les Françaises...
