Auteur : Schmarties.

Genre : Amour, Humour, tout un tas de choses...

Disclaimers : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de J. K. Rowling, hélas ! Je fais un peu mumuse avec pour mon propre plaisir (et le vôtre ?) et je ne gagne pas d'argent. C'est dit.

Rating T (je peux pas vraiment mettre M étant donné que j'ai 15 ans. Mais sachez que cette histoire contient des propos sexuels par moments)

Pairing : Harry Potter & Draco Malfoy... Mon couple fétiche !!!

Résumé : Une journée épouvantable s'abat sur ce pauvre Draco, résigné à aller travailler à la bibliothèque, il va, par un concours de circonstances, voler un livre des plus... intéressants. Mais Dumby ne le voit pas de cet oeil et tout Poudlard est au courant que le livre "Comment séduire Harry Potter en dix leçons" a disparu de la bibliothèque. Heureusement pour lui, il reste à Draco son fidèle ami Blaise, espérons que ce dernier réussira à l'aider...

Avertissement : Cette histoire est un slash yaoï, c'est-à-dire qu'elle contient une romance entre deux personnages masculins. Homophobes, retournez à la case départ.

Avertissement 2ème du nom : Cette fic ne tient pas compte du tome 6 des aventures de notre Ryry mondial... Draco prend une tournure qui va pas tellement avec la fic, pis y'orait pu de Snape pour torturer Harry, pas drôle quoi ! (Mais si mais si, j'aime le tome 6 c'est juste que là ça me casse tout x.x)

Les phrases en italiques sont les pensées des personnages.

Les phrases en gras italiques sont les consciences des personnages. :p


Chapitre 11 : La sangsue menteuse

Une mèche blonde rejetée en arrière. Un nez pointu, et un cou pâle. Un immense sourire angélique.

- Harry ?

Une voix grave, sensuelle. Deux prunelles grises étonnées et heureuses. Un menton qui se baisse. Un souffle chaud contre deux lèvres rosées.

- Je t'aime…

Deux petits mots qui scellent un baiser tendre. Une chaleur qui se répand dans tous les muscles. Un sentiment de bien-être et de plénitude suprême. Un gémissement. Une langue qui vient taquiner deux lèvres déjà entrouvertes.

Et un brouillard, un papillonnement de paupières.

Harry Potter se réveilla brusquement, le corps couvert de sueur, des pensées mal placées, pour la quatrième fois en ce début de semaine. Et cela influençait en beaucoup son moral.

- Putaaaaaaaaaaaain. Je le haiiis, mais comme je le haiiiiis !

Il se laissa retomber sur son lit et déglutit difficilement avant de pencher la tête vers son réveil. 6h28. Ah. Bien. Au moins, ce foutu rêve ne l'avait pas, encore une fois, réveiller en plein milieu de la nuit. Harry se leva donc, frotta doucement ses yeux encore endormis et se décida à aller prendre une douche avant que les réveils ne sonnent et que tout le dortoir ne se mette à râler dans d'unanimes grognements. Harry attrapa donc son uniforme d'un pas las et referma la porte de la salle de bain au premier « Tilililiiiit Tilililiiiiit ». Et il prit mentalement note que tout ce cirque ne pouvait plus durer. Il devait parler à quelqu'un de confiance. Quelqu'un qui le comprendrait sans le juger. Quelqu'un qui ne répétait jamais les secrets enfouit qu'on lui confiait. Hermione. Et le jeune brun finit par sourire en allumant le jet de douche froide.

Non vraiment il haïssait Draco Malfoy.

XxXxXxXxXxX

Draco Malfoy, de son côté, haïssait sa vie. On était à nouveau vendredi, et il venait de vivre la semaine la plus atroce de sa vie. Non seulement il devait supporter le tas d'autres élèves de l'école qui étaient tous en conspiration contre lui, cela était certain, puisqu'ils lui marchaient toujours devant les pieds, qu'ils le bousculaient sans arrêt ces derniers temps, qu'ils n'arrêtaient pas de le suivre dans ses endroits préférés et censés être inconnu et… Non, Draco Malfoy n'était pas du tout paranoïaque quand il allait mal. Quelle idée saugrenue ! Un Malfoy ? Paranoïaque ? Non non non. Et pourquoi pas un Weasley riche aussi ?

Bref, en plus de toute cette populace qui lui gravitait 24h/24 autour, Draco avait également affaire à un Blaise plus épris que jamais par une blonde de Serdaigle que Merlin brûle donc cette Tour et tout ses habitants !, un Harry décidément plus bandant que jamais mais pourkôwa se sent-il toujours obligé de sourire sans arrêt celui-là aussi ?, et surtout, surtouuut Draco devait survivre en voyant Anthony Goldstein faire honte à toutes les lois de la drague. Sourires charmeurs débandeurs, moue séductrice à faire fuir n'importe qui ou quoi suivant si on inclus Pansy dans le lot, allusions douteuses avec voix de Dom Juan trop fatigué. C'était pathétique, pitoyable. Et tout ceci sans que Draco n'y puisse rien. Cette semaine était passée trop vite, avec trop de devoirs tant que vous y êtes Merlin, tuez Snape aussi, trop de sales chieurs dans les couloirs qui ne méritaient que retenues sur retenues, trop de fatigue, trop de tout, et pas l'ombre d'un Potter contre lequel se câliner. Misère, Famine, Apocalypse. Les seules fois où il avait entr'aperçu Harry, c'était quand il se faisait draguer par le boudin de Serdaigle, et ça, ça avait le don de le mettre en rogne.

Aussi, Draco, ce matin-là, était très fatigué, frustré et agacé. Cocktail explosif que voilà. C'est donc pour cela que lors du petit déjeuner, lorsque Goldstein entra dans la Grande Salle et se dirigea immédiatement vers Harry pour lui dire bonjour, Draco se pinça l'arrête du nez, s'excusa, et quitta aussitôt la Grande Salle. S'il était resté, s'il avait observé Harry, il aurait remarqué que le brun avait un air constipé, qu'il envoya assez vite Anthony plus loin, et qu'il paraissait exaspéré, roulant des yeux devant Hermione qui éclatait de rire. S'il était resté, il aurait vu Harry demander à Hermione de sortir.

Peut-être que cela l'aurait réconforté.

Vraiment, heureusement pour lui que Blaise aimait manger. Et qu'il gardait constamment un œil sur la victime de son plan de vengeance, qui se trouvait être la meilleure amie d'un certain brun de Gryffondor.

XxXxXxXxXxX

- Merci, soupira Harry en refermant les portes de la Grande Salle.

Il se retourna alors pour faire face à sa meilleure amie qui lui tendait un sourire.

- Pas de quoi. Alors, qu'est-ce qu'il y a ?

- Il faut qu'on parle.

Hermione fronça aussitôt les sourcils, finissant de mordiller le pancake qu'elle tenait toujours en main d'un air anxieux. Elle hocha doucement la tête et Harry l'entraîna dans les couloirs sous un silence pesant. Il ouvrit la première porte qu'il vit et remercia Godric de voir que la salle de cours était déserte. Hermione s'installa alors assise sur l'un des pupitres et croisa les bras.

- Donc ?

Harry se posa contre le mur en face d'elle et laissa échapper un nouveau soupir.

- C'est… C'est un peu compliqué en fait.

Hermione regarda sa montre avant de sourire.

- Tu as le temps, on a une heure. Je t'écoute.

Harry se gratta alors le front et commença à faire les cent pas devant la jeune fille.

- Bon voilà, c'est… C'est à propos de Draco.

- Oui ? Qu'est-ce qu'il a fait ?

- Heu, ben rien. Nan, c'est… plutôt moi. Tu-tu te rappelles que… heum… Je t'avais dit tu sais…

- Que vous vous étiez embrassé et que depuis tu craques sur lui ? Oui, j'm'en souviens.

Harry ouvrit de grands yeux, il fixa Hermione d'un air dévasté pendant quelques secondes avant que sa mâchoire ne daigne remonter pour qu'il puisse parler.

- Mais je ne craque PAS sur…

- Oui bon bon, si tu veux, donc, qu'est-ce qu'il y a ? le coupa aussitôt Hermione

Harry rougit brusquement et se passa une main dans les cheveux, visiblement gêné.

- Ah bah en fait, le soucis c'est que ça fait plus d'une semaine que… euh… JaisdérêvizarredeDrao.

Hermione cligna des yeux avant de tousser.

- Et en langage normal ça donne quoi ? Je n'ai aucun diplôme de langue Harryienne tu sais…

Harry ferma les yeux de désespoir et se prit la tête dans les mains.

- Je fais des rêves bizarres de Draco, finit-il par lâcher dans un chuchotement

Hermione crispa la mâchoire pour s'empêcher de sourire.

- Bizarre ? C'est-à-dire ?

Harry releva brusquement la tête et s'approcha d'elle avec de grands yeux de fou et se tapa sur les tempes.

- Il y a un truc qui cloche là-dedans je te dis. Il m'a rendu dingue d'accord ? Je suis traumatisé, tu comprends ? Je pense sans arrêt à lui, ce n'est pas normal par l'Enfer ! J'en viens à rêver qu'il m'embrasse Hermione, j'en REVE la nuit ! Nan mais tu te rends compte ?! Et le matin je me réveille avec des sales pensées en tête, c'est plus possible, je vais devenir fou.

Arrivé à ce stade de la discussion, Hermione dû battre le record du monde de self-control pour ne pas exploser de rire. C'est qu'elle était très douée en fait. Donc elle se contenta d'esquisser un très léger sourire et de tapoter la tête d'Harry.

- Tu ne t'es pas dit qu'il y avait peut-être une envie maladive refoulée ?

- Mais bien sûr que je le sais ! Tu me prends pour un idiot ? Même éveillé j'y pense sans arrêt, quand je le vois il y a des sales lutins qui se réveillent partout pour danser dans mon ventre à m'en foutre la nausée.

Sa voix se brisa alors qu'il regardait Hermione avec une petite moue triste.

- Qu'est-ce que je dois faire moi ?

Hermione inspira longuement et prit un air docte.

- Donc, laisse-moi résumer. Tu as embrassé Draco, et depuis tu as sans arrêt envie de recommencer, mais attention, tu n'as absolument pas craqué sur lui, et maintenant tu te mets à rêver qu'il t'embrasse à nouveau et plus si affinités ? C'est ça ?

Harry cligna des yeux, pâle comme la Mort.

- Oui, lâcha-t-il avec un air dramatique.

- Harry mon Dieeeeeeeu ! Mais c'est catastrophique !

Le garçon ferma les yeux en grimaçant, sentant la sentence arriver.

- Tu es amoureux…

Il rouvrit brusquement les paupières avec un mouvement de recul.

- Mais…

- Arrête de nier, le coupa-t-elle brusquement avec mauvaise humeur. Ça se voit comme Dumbledore en short à fleurs sur les plages de Saint-Tropez.

- C'est où Saint-Tropez ?

- Change pas de sujet !

Et Harry bouda. Le genre de boudin qui, d'après Hermione, aurait transformé Draco en flaque de bave. Le genre de boudin aux sourcils froncés, aux yeux énervés, à la lèvre inférieure en avant et tremblotante.

- Harry, vraiment, il serait temps que tu percutes.

Le garçon soupira avant de venir s'asseoir à côté d'elle.

- Mais… Je sais même pas comment c'est arrivé, j'ai rien vu venir moi. Comment il a fait son compte ?

- Et bien euh… je sais pas moi… Seulement les faits sont là, tu le vois bien.

Harry croisa les bras sur son torse, balançant ses jambes sous la table alors qu'il faisait la moue.

- C'est pas si terrible tu sais, murmura Hermione

- Oh tu veux dire, à part le fait que je suis en plein dans un amour à sens unique ?

- Rien n'est impossible.

- Oui, il est possible que j'obtienne un Optimal à mes ASPICS de Potions, ça, ça semble impossible mais bon, les rêves utopiques sont ma spécialité en ce moment, je peux tenter de relever ce défi. Mais que Draco Malfoy tombe amoureux de moi… Nan nan, faut pas pousser Mamie trop loin dans les orties !

Hermione soupira silencieusement avant de lui caresser les cheveux.

- Tu pourrais quand même essayer non ?

Harry fit la moue avant de relever le regard vers elle.

- Tu crois que j'ai une chance ? Y a pas si longtemps on se regardait en chien de faïence.

- Tente.

- Mais…

- Au pire, tu risques quoi ? Un non. Vous êtes amis maintenant, je ne pense qu'il va aller t'humilier au milieu de la Grande Salle…

Harry hocha doucement de la tête avant de soupirer.

- … En ce moment, ça va tout de même être délicat.

Hermione fronça brusquement les sourcils, inquiète.

- Pourquoi ça ?

- Et ben avec Goldstein qui me tourne sans arrêt autour, qu'est-ce qu'il est lourd celui-là ! Je peux pas faire un pas sans qu'il me tombe dessus, et chaque fois que je vais vers Draco, c'est tout juste s'il m'assomme pas en me sautant dessus.

- Tu… ne l'aimes pas ?

- Ben, il est mignon hein. Mais de un, cette histoire de livre m'exaspère. Celui qui croit pouvoir me séduire avec des stupides leçons trouvées dans un livre, c'est vraiment le dernier des abrutis. Même Ron drague mieux. Et de deux… Et-et beeeen…

Le garçon rougit alors qu'Hermione sautait du pupitre pour venir en face de lui.

- Quoi ?

Harry toussota avant de se passer une main dans les cheveux.

- Tu répéteras jamais rien de tout ça même sous la torture hein ? Promis ?

Hermione déglutit difficilement avec un léger sourire.

- Promis, fit-elle en se mordant la lèvre. Alors ?

- Oh… C'est juste que… Anthony fait carrément pas le poids face à Draco.

Il baissa aussitôt les yeux, aussi rouge qu'une écrevisse alors qu'il se tripotouillait les doigts sous le regard brillant de sa meilleure amie.

- C'est-à-dire ?

Harry soupira avant de lever les yeux au ciel avec un sourire pour son amie.

- Tu m'a très bien compris 'Mione. Tu choisirais qui si je te demandais de choisir entre un Goyle trop entreprenant et un Ron plus canon que-… heurmk… Et Ron ?

Et ce fut au tour d'Hermione de virer écrevisse.

- Ce n'est pas pareil !

- Bien sûr que si ! répondit joyeusement Harry en sautant du pupitre. D'ailleurs puisque je vais tenter de m'attaquer au sujet Draco Malfoy, je veux que tu en fasses de même avec Ronnie chéri.

Et sans laisser à la jeune fille le temps de protester, il s'enfuit de la salle.

XxXxXxXxXxX

Ledit Ronnie chéri venait lui de se faire embarquer après son petit déjeuner des plus délicieux par un bras puissant, puis traîner dans un recoin sombre. Le rouquin, d'abord étonné, poussa un cri de surprise qui lui valut une main sur la bouche et tenta tant bien que mal de se débattre de cette masse puissante. Désespéré de ne pouvoir atteindre sa baguette et se demandant ce qu'il avait fait à Godric pour mériter ça, il commença à paniquer.

- Putaaaaain mais calme-toi bordel, fit la voix de Blaise alors qu'il le relâchait.

Ron se tourna vers lui, une main sur la gorge, les yeux exorbités, regardant le Serpentard comme le plus horrible des Scroutts à Pétards.

- Par Merlin mais tu es dingue ? Ça va pas non de me faire des peurs pareilles ?

Blaise cligna des yeux avant de vaguement hausser les épaules alors que le roux de Gryffondor se remettait la robe en place avec un regard noir.

- J'ai cru que tu voulais me faire je ne sais quoi…

- Cette obsession que vous avez tous de penser qu'on va vous violer… Rhôlala !

Ron ferma les yeux et décida de ne pas relever.

- Bon, n'empêche que… Pourquoi tu m'as tiré comme ça ?

- Il faut qu'on parle tous les deux.

- Ah ?

- Oui.

Ron fronça alors les sourcils en jetant un coup d'œil à sa montre.

- Et c'était obligé d'être ce matin, tiré dans un cagibi ?

- Ouais. Puisqu'Hermione est occupée avec Harry.

- Quel est le rapport avec Harry ?

- Absolument aucun.

- Mais… ?

Ron prit une longue inspiration, s'intimant calmement à l'Infinie Patience, avant d'attraper Blaise par les épaules et de le regarder droit dans les yeux avec le plus grand sérieux du monde.

- Accouche.

- Ron, je suis venu te parler d'Hermione.

Le garçon ouvrit aussitôt de grands yeux affolés en se tordant les doigts.

- Aha ? Pou-pourquoi ? Qu'est-ce qu'elle a ?

- Ce qu'elle a ? C'est qu'elle est amoureuse de toi pauvre crétin. Que tu es amoureux d'elle et qu'il serait temps d'en finir une fois pour toute.

Figé, Ron le regarda comme s'il venait de lui annoncer qu'il était fou amoureux de McGonagall, et il finit par déglutir, fuyant son regard.

- Mais mais… Je ne vois absolument pas de quoi tu parles, Merlin tout Puissant !

Blaise leva un sourcil exaspéré avant de hocher doucement de la tête.

- Tu nies les faits ? Très bien !

Il lui attrapa le bras avec brusquerie et le tira au dehors dans les couloirs, marchant d'un pas vif, faisant courir le rouquin derrière lui.

- Mais… Blaise qu'est-ce que tu fouuuus ?

- Chuuuut !

Il s'arrêta au milieu du couloir et siffla un élève de Poufsouffle.

- Heeeeey, toi là-bas !

Le garçon, un certain quatrième année s'avança prudemment, les sourcils froncés.

- Oui ?

- Tu connais ce type ? demanda Blaise en désignant Ron

- Weasley, mais je ne sais plus le combientième.

- Parfait.

Il tendit un grand sourire au rouquin d'un air satisfait.

- Et alors ? soupira Ron

- Dis-moi, reprit Blaise à l'intention du Poufsouffle, est-ce que tu sais avec qui veut sortir Ron ?

- Il est avec la fille là… Granger. La meilleure de votre promotion, non ?

Ron vira subitement au cramoisi alors que Blaise frappait dans ses mains.

- Merci, maintenant dégage.

Il se ré-empara du bras du Gryffondor avant de se remettre à courir. Ce ne fut qu'au bout d'une dizaine d'élèves et de longs « Hermione Granger » qu'il finit par se sentir satisfait de lui-même et se tourna enfin vers Ron.

- Convaincu ?

- Vous êtes tous fous, répliqua Ron avec des yeux exorbités

Et Blaise laissa retomber sa tête sur le mur d'en face en grognant.

- Gryffondor la maison du courage, hein ? Pfff !

Et Ron se contenta de déglutir en se passant une main moite sur les yeux.

XxXxXxXxXxX

La journée s'écoula relativement vite, amenant fatalement, et pour leur plus grand malheur, les Gryffondors tout droit vers leur double cours de potions du soir, avec leurs chers confrères serpents. En y faisant vraiment très attention, on aurait pu voir la lumière quitter doucement leurs yeux au fur et à mesure que les minutes les séparant encore de Snape s'échappaient. La dure réalité finissait pourtant par les rattraper et c'est donc avec une haine visible que Harry arriva dans les cachots, fidèle à son habitude d'arriver le dernier, il passa juste la porte en tant que dernier élève avant de s'avancer pour s'affaler à côté de son coéquipier, évitant tant bien que mal le regard de son professeur et se répétant silencieusement toutes sortes de phrases censées le calmer et l'empêcher de faire n'importe quelle ânerie.

- Tu m'as l'air bien morne mon pauvre Harry…

Ledit Gryffondor lui balança un regard noir avant de sortir ses affaires.

- En étant optimiste, continua Blaise, pense que c'est ta dernière heure avant un magnifique week-end.

Et seul un grognement lui répondit alors que Snape notait les ingrédients au tableau, jetant par la même occasion son venin sur ses tendres chérubins. C'est au bout d'un silence de dix minutes durant lesquelles ils avaient commencés la potion que Blaise craqua à nouveau.

- Allez, cause un peu pitié quoi…

Harry releva la tête vers lui et cligna des yeux.

- Uh ?

- Mais c'est naze là, dis quelque chose.

- Qu'est-ce que je dois dire ?

- J'en sais rien… Quoi de neuf dans ta vie ? Comment ça va ?

Harry eut un léger rire masqué à son professeur avant de lui tendre un regard narquois.

- Tu dois vraiment être désespéré pour me demander ça.

- J'essaie de rendre ce cours moins lourd.

Harry sourit à nouveau avant de secouer la tête pour ramener ses mèches en arrière.

- Et bien si tu veux tout savoir, je vais assez bien.

- Rhô, tu pourrais pas avoir des problèmes comme tout le monde hein ?

Harry grimaça.

- Ce que tu dis me touche.

- On a tous des problèmes, allez ! Je me sens l'âme d'un consolateur là. N'importe quoi pourvu que ça me fasse oublier l'odeur nauséabonde de ce truc mélangé à l'odeur naturelle de Snape. N'importe quoi qui m'occupe l'esprit autre que découper ces pauvres racines. N'importe quoi qui me fasse oublier la vision de Goyle se penchant ramasser sa fiole en montrant la moitié de ses fesses.

Harry retint difficilement un fou rire avec son poing alors qu'il se penchait, faisant mine de se concentrer activement sur son chaudron.

- Tu es vraiment stupide.

- Je vais simplement dire merci.

Harry prit une longue inspiration avant de se redresser vers lui.

- Très bien, tu veux entendre les misères de la si trépidante vie du Grandissime Harry Potter ? Comme tu veux.

- C'est pas la modestie qui t'étouffe toi.

- Je vais simplement dire merci.

- Donc ? Le Grandissime, Sublimissime, Parfait Potter à des problèmes finalement ? Serait-il donc humain ? Comme vous et moi ?

- Il semblerait…

Blaise ouvrit de grands yeux démesurés en le fixant avec un air un peu fou.

- Tu vas aussi aux toilettes ?

Harry gloussa avant de le fusiller du regard.

- A force de me faire rire, tu vas m'envoyer en retenue crétin !

Et Blaise lui tendit un sourire angélique.

- Donc ?

- Oh et bien j'ai actuellement une sangsue collée à mes basques.

Blaise cligna des yeux avec un air interrogatif.

- Goldstein, continua Harry, mal à l'aise. J'le soupçonne de vouloir sortir avec moi.

- Harry Harry Haaaaaaarry ! Tu le soupçonnes ? Mais enfin, tu as vu comme il te drague ? C'est presque indécent.

- Aaaaaah, m'appelle pas comme ça, fit Harry avec un frisson. Ça me rappelle mes retenues avec Lockhart.

- Horreur, s'exclama Blaise avec un grand sourire.

Harry soupira avant de rouler des yeux.

- Et donc toi… Tu l'apprécies ou pas ? continua Blaise

- Le terme sangsue chez toi, tu le donnes affectueusement peut-être ?

Et ce fut au tour de Blaise de rire.

- Forcément, j'attire jamais les bons moi, grogna Harry.

Blaise se figea, priant Salazar de n'avoir pas mal entendu.

- Pardon ?

Harry le regarda avec un faux air innocent.

- De quoi ?

- Qu'est-ce que tu as dis ?

- Mais rien !

- Si ! Répète-le !

- Laisse, j'ai pensé tout haut, souffla Harry en rougissant.

- Harry Potter !

Harry soupira avant de jeter ses racines dans le chaudron et d'entamer le remuage de trois fois dans le sens inverse des aiguilles d'un montre.

- Bien bien bieeeen. J'ai dis que je n'attirais jamais les bons. C'est jamais celui que je veux qui se préoccupe de moi. C'est toujours à moi de faire le premier pas vers les meilleurs.

Blaise se retint de s'écrier un retentissant « BALIVERNES ! » en se disant que peut-être, Draco ne faisait pas encore parti des meilleurs pour le brun.

- Ne serais-tu pas, mon si cher Harry, en train d'insinuer de loin que tu en pinces pour quelqu'un ?

Les yeux du Gryffondor s'ouvrirent en trop grands pour paraître innocent, et il détourna bien trop vite la tête avant de sortir un « non non » pressé. Et cette fois, Blaise ne se retint pas.

- Balivernes, siffla-t-il en le pointant du doigt.

Harry se passa une main sur le visage avant de le pulvériser de ses yeux verts.

- Chut.

Le sourire de Blaise se fit tellement sadique qu'il aurait pu défier Lucifer en personne. Le Serpentard se pencha alors sur le chaudron de Harry.

- Tu me dis qui c'est ? susurra-t-il

- Mais bien sûr ! Cent balles et un café aussi ?

Blaise eut une moue déçue en revenant vers son chaudron.

- Moi qui pensais que nous étions amis…

Il eut un léger soupire de tristesse exagérée.

- Je suis sûr que Ron sait, lui !

Harry se mordit la lèvre avant de plisser les yeux et de sourire à son tour.

- Mhmmm. Je veux bien te le dire.

Blaise ouvrit de grands yeux en se redressant brusquement, tout d'abord heureux et fier… avant de comprendre que si Harry osait le lui dire, il y avait 0,0000…000001 de chance qu'il s'agisse de Draco. Et il fut soudain déçu.

- Vrai ? fit-il en essayant de prendre un air enjoué.

- Oui.

Le Serpentard accusa alors le coup et pinça la bouche.

- Il y a un mais ?

- Exactement.

- Qu'est-ce que tu veux ?

- Je te le dis seulement si tu me dis avec qui Draco veut sortir.

Dire que les yeux de Blaise s'exorbitèrent au point de risquer tomber n'était encore qu'un euphémisme de la situation.

- Quoi ?

- Je veux savoir avec qui Draco veut sortir.

Blaise déglutit avant de se gratter la tête.

- Quel est le rapport avec toi ?

- Absolument aucun, répondit aussitôt Harry avec un immense sourire. Je veux savoir, c'est tout.

L'esprit de Blaise fonctionna alors à toute allure. Ce petit brun avait devant lui le bras droit du prince des Serpents, il en allait donc de la réputation de Blaise de ne pas se faire avoir et de découvrir le pot aux roses.

- Je ne peux pas faire ça Harry.

Harry fit la moue et haussa les épaules.

- Tant pis, murmura-t-il en rendant son attention au chaudron bouillonnant.

Blaise, lui, se tourna lentement vers Hermione, un sourcil en l'air. Il y avait quelque chose de louche là-dessous. Et il était déterminé à savoir exactement quoi. Ce serait son plan du week-end.

XxXxXxXxXxX

Cette nuit-là, Draco l'avait espéré depuis déjà trois jours. Sa ronde préfet-en-chef, un vendredi soir. C'est-à-dire un jour sans cours derrière, et sans entraînement de Quidditch chez les Sieurs Gryffons qui abritaient le plus beau spécimen connu de brun aux yeux verts. Hors, ledit spécimen, un farouche vagabond, était un animal nocturne ayant une passion pour les fenêtres du troisième étage. C'est donc avec un léger sourire et absolument confiant que Draco se rendit là-bas, dans l'espoir de le voir enfin seul à seul, de lui parler, de le faire rire, d'essayer de récupérer cette petite amitié qui commençait à se faire oublier pour son plus grand malheur. Il s'avança calmement dans les couloirs, empruntant de nombreux détours pour tout de même accomplir son devoir, et finit par arriver au dernier croisement. Il entendit alors une démarche arriver et son sourire s'élargit en imaginant qu'il s'agissait d'Harry, mais une voix le figea sur place.

- Bonsoir Harry.

Draco se figea à un mètre du tournant, son cœur tombant sur le sol comme une vulgaire boulette de papier alors qu'il reconnaissait la voix d'Anthony Goldstein.

- Oh, bonsoir Anthony.

Nan ! Nan ! NAN ! Il n'avait pas le droit… Mais… Estomaqué, Draco n'arriva pas à faire remonter sa mâchoire, se contentant d'essayer de se persuader qu'il rêvait, que ce Serdaigle ne pouvait pas l'avoir encore devancé. C'était impossible. Et pourquoi Harry lui parlait-il donc hein ? Il ne pouvait pas tout simplement lui dire de dégager et de laisser venir Draco ? Le blond eut une soudaine envie de s'arracher les cheveux en hurlant de désespoir, mais il abandonna en se rendant compte qu'il aurait encore moins de chance de séduire Harry s'il devenait chauve. Draco ferma brusquement les yeux et se détourna pour s'enfuir de là dans un silence parfait. Il ne voulait pas subir l'affront d'écouter leur discussion. Même s'il en crevait d'envie.

- Qu'est-ce que tu veux ?

Anthony s'approcha et s'accouda lui aussi au rebord de la fenêtre avec un léger sourire.

- Je suis en ronde ce soir.

- Oh.

- Tu sais que tu n'as pas le droit d'être ici à cette heure ?

- Et qu'est-ce que tu vas me faire ? M'enlever des points ?

Harry se tourna vers lui avec un regard charmeur et un sourire en coin qui réussirent à parfaitement duper le garçon.

- Pourquoi pas ?

- Parce que tu m'aimes bien au fond, nan ?

Anthony éclata d'un petit rire avant de se gratter la nuque.

- C'est bien vrai.

Il baissa les yeux en même temps que sa voix faiblissait.

- Même un peu plus que bien.

Harry cligna des yeux avant de se tourner vers lui.

- Pardon ?

Anthony lui jeta un rapide coup d'œil en rougissant avant de se reconcentrer sur le parc noir.

- Je t'aime vraiment beaucoup Harry. Et ce depuis un moment déjà tu sais.

Les yeux exorbités, bouche bée, Harry resta sans réaction jusqu'à ce que le garçon ne se tourne à nouveau vers lui et n'échappe un nouveau petit rire… exaspérant.

- Ferme la bouche Harry, tu vas gober les mouches.

Le brun s'exécuta avant de secouer la tête.

- C'est vrai ?

- Oui. Mais maintenant la question est plutôt de savoir si toi aussi…

Harry déglutit en sentant que le stress du garçon était carrément palpable dans l'air. Il était peut-être lourd et chiant, mais il restait sympa, au fond, bien enfoui. Et Harry ne pouvait vraiment se résoudre à lui éclater de rire au nez.

- Je…

La main d'Anthony dans ses cheveux le stoppa dans sa phrase alors que le Serdaigle penchait la tête sur le côté d'un air attendri.

- Ça fait vraiment très longtemps que tu m'intéresses tu sais Harry. Je suis sorti avec tout un tas de gens pour essayer d'oublier en pensant que tu me regarderais jamais vraiment…

Harry étouffa un bâillement devant la niaiserie de ses paroles alors qu'il continuait son petit monologue.

- Mais j'ai finis par m'y faire. Tu sais… Je suis tellement amoureux, que je serais prêt à tout pour toi. Je pourrais tout ce que tu veux. J'ai… J'ai déjà tellement fait…

Harry fronça subitement des sourcils à ces derniers mots avec une grimace d'incompréhension.

- Qu'est-ce que tu veux dire par là ?

Anthony se tourna alors vers lui avec de grands yeux tout mouillés et se pinça les lèvres avec un air dramatique.

- Pour moi aussi le professeur Lupin était le meilleur de tous.

Le cœur de Harry se serra alors qu'il se reculait du garçon.

- Pourquoi tu me parles de Remus ? fit-il, le cœur au bord des lèvres

- A ton avis Harry ?

Le visage d'Harry perdit subitement toutes ses couleurs alors qu'il étouffait un cri de surprise.

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A cette heure tout de même bien avancée de la nuit, c'est-à-dire à minuit et demie, il ne restait déjà dans la Salle Commune que les plus insomniaques. C'est pourquoi voir Ronald Weasley encore figé dans le canapé était un fait absolument exceptionnel qui méritait au moins d'être cité dans l'Histoire de Poudlard. Le garçon, agrippé à l'accoudoir, fixait la cheminée des yeux, à quelques mètres d'une Hermione affalée dans un fauteuil, plongée au fond d'un livre des plus intéressants. Pourtant, le Ciel était décidé à ne pas la laisser finir son chapitre. Car après qu'une première année ai fait exploser un pétard sorti tout droit du magasin de farces et attrapes des jumeaux Weasley, elle avait également eu droit aux bonsoirs d'une demie heure de Seamus et Dean avec leur clique de blagues vaseuses à faire glousser Ginny, et enfin, voilà que Ron lui adressait la parole. Pourquoi elle ? Qu'avait-elle fait à Merlin ?

- 'Mione ? murmura doucement Ron

La jeune fille ferma les yeux et prit une longue inspiration, tentant vainement de se calmer, avant d'abaisser son livre pour regarder le visage constipé de Ron la regarder avec inquiétude.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Je… Je crois qu'il faut qu'on parle.

- De quoi ? fit-elle, à bout de nerfs. Abrège s'il te plaît, j'voudrais finir de lire tranquille.

Le garçon déglutit et hocha doucement de la tête avant de se passer une main dans les cheveux, inquiétant subitement Hermione.

- Ron, ça va ?

- J'ai parlé à Blaise aujourd'hui.

- Qu'est-ce qu'il se passe ?

Le garçon vira subitement au rouge cramoisi en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire.

- Tu étais au courant que… tout le monde croit qu'on veut sortir ensemble ?

Et à son contraire, la jeune fille en face de lui vira au livide alors que ses yeux s'écarquillaient à en tomber parterre.

- Pa-pardon ?

- Oui, il m'a tiré dans un cagibi et il m'a parlé et ensuite il a demandé à pleins de gens qui croient tous qu'on est ensemble secrètement, souffla Ron en haussant les sourcils. C'est dingue ça quand même.

- Tu… es amoureux de moi ?

Ron déglutit en se raidissant.

- Nan. Nan nan nan.

- Et… tu les crois quand ils te disent que moi, je… ?

- Euh. Nan. Hein ?

Hermione hocha doucement de la tête en se promettant de faire connaître milles et une souffrances à Blaise. En attendant elle se contenta d'un sourire crispé vers Ron.

- Bien. Si c'est clair entre nous, c'est… bien.

- Oui, bien.

- Bien.

- Bien.

Ron se frotta les yeux en acquiesçant encore alors qu'Hermione repartait derrière son bouquin en poussant un profond soupir. Et une minute s'écoula durant laquelle elle lut l'éternelle même phrase. Et une deuxième minute s'écoula durant laquelle Ron reprenait doucement sa couleur naturelle en continuant de fixer la cheminée. Et une cinquième minute s'écoula durant laquelle deux sixièmes années partirent se coucher. Et une huitième minute s'écoula durant laquelle Hermione sursauta et passa à la phrase suivante. Lorsque le temps entama la onzième minute durant laquelle il ne restait plus que cinq personnes dans la Salle Commune, Ron se leva et abaissa brusquement le livre de son amie. Il déglutit et la regarda droit dans les yeux.

- En fait non. C'est… pas clair.

Hermione cligna des yeux en se ratatinant dans son fauteuil.

- Tu sais 'Mione, en fait, je crois qu'il est… euh… très probable… que… je… te… enfin… que je ressente… comme un petit truc…

Et lorsque la mâchoire d'Hermione se décida enfin à s'ouvrir pour tenter de dire quelque chose qui ne briserait pas tout, elle eu la preuve vivante que oui, en effet, Merlin la haïssait.

La porte de la Salle Commune s'ouvrit brusquement, laissant entrer un Harry débraillé et rouge de sueur d'avoir couru, les yeux rougis et fuyants. Il analysa rapidement la pièce avant de se jeter vers ses deux amis, faisant sursauter Hermione qui se précipita vers lui.

- Harry ? Harry hey, qu'est-ce qu'il t'arrive ?

Le brun releva la tête vers elle, les larmes recommençant à envahir son beau visage.

- 'Mione, c'est Anthony.

Ron s'assit aussitôt à côté de lui, le visage grave, oubliant soudainement que son meilleur ami venait de briser son moment de courage suprême.

- Qu'est-ce qu'il t'a fait 'Ry ?

Harry déglutit se tordit les doigts pour empêcher ses mains de trembler.

- Il vient de m'avouer… C'est… C'est lui qui a vengé Remus.

Et tandis que Ron restait sous le choc, la main d'Hermione se serra de colère contre un coussin. Harry baissa les yeux et Hermione se leva brusquement, s'attirant le regard incompréhensif de Ron. « Ce n'est pas lui », murmura doucement Hermione, pour que seul le roux l'entende. Et sans aucune autre explication, elle sortit précipitamment de la Salle Commune.

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Déterminée à ne pas laisser une telle injustice et un tel mensonge à la lumière, Hermione se mit à courir dans tout le château, fonçant vers les cachots des Serpentards, sans même songer à faire attention à Rusard, Snape, ou n'importe quel professeur qui pourrait la prendre en flagrant délit. Elle était Préfète-en-chef et espérait qu'en cas de soucis, ce statut puisse la sauver. Heureusement pour elle, elle connaissait suffisamment bien le château, notamment grâce à une certaine carte faite par des petits délinquants à l'époque où Lily Evans étudiait ici. C'est donc sans mauvaise rencontre qu'elle réussit miraculeusement à arriver devant le tableau donnant accès à l'antre des Serpents. Et c'est là qu'elle se rendit compte qu'elle était face à un sérieux problème. Jusqu'à nouvel ordre, elle ne connaissait absolument pas le mot de passe. Elle espéra donc que malgré l'heure avancée de la nuit, il y a aurait toujours une âme charitable là derrière pour lui ouvrir… … … Réflexion faîte, elle espérait seulement qu'il y aurait un Serpentard insomniaque pour lui ouvrir. Et elle se mit donc à tambouriner contre le tableau qui commença à l'insulter dans tous les sens d'infâmes injures qu'il serait impoli de retranscrire ici. Et la porte finit par s'ouvrir, faisant soupirer Hermione, mais la faisant se raidir en reconnaissant devant elle Théodore Nott.

- Granger, qu'est-ce que tu fiches là dis-moi, et à cette heure-ci ?

Hermione renifla, essayant de faire abstraction à ces envies de meurtres.

- J'ai besoin de parler à Draco Malfoy et Blaise Zabini.

- C'est très louable certes, mais il est tard, je ne vois pas pourquoi je te laisserais entrer dans ma Tour…

- Laisse-moi passer Nott, sinon je pourrais devenir violente.

- Ohoho, j'aimerais bien voir ça.

- Laisse-la passer vieille carpette trouée !

Les deux jeunes qui se regardaient encore en chien de faïence tournèrent vivement la tête vers un Blaise sortit de nul part qui démolissait Théo du regard. Le garçon esquissa alors un sourire moqueur, leur envoya un petit salut de la main et s'éloigna finalement. Blaise se tourna aussitôt vers la jeune fille avec un air inquiet.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Je dois parler à Draco.

Blaise fronça les sourcils et la fit entrer avec un air soucieux avant de l'entraîner rapidement vers la chambre de Draco sous les quelques regards étonnés du peu d'élèves encore debout. Blaise frappa doucement deux coups avant d'entrer sans attendre de réponse et d'entraîner la Gryffondor derrière lui. Le jeune blond précédemment penché sur un bouquin pour tenter d'oublier son malheureux incident avec un « grmblblbl » de Serdaigle, releva soudain la tête, un sourcil en l'air.

- Hermione ?

La jeune fille lui tendit un petit sourire alors qu'il s'asseyait correctement sur son canapé et leur faisait signe de le rejoindre.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-il, soucieux

Hermione inspira un petit coup avant de le regarder, les sourcils froncés.

- Je viens d'apprendre un truc qui ne va pas te plaire, mais je me devais absolument de te le dire. Question de respect, j'peux pas laisser passer ça. Harry vient de rentrer…

- Il était avec Goldstein, je sais.

- Ah ?

Draco se frotta le nez avant de détourner le regard.

- Je les ai vu pendant ma ronde.

Hermione acquiesça doucement alors que Blaise lui serrait la main, l'incitant calmement à continuer, mais avant qu'elle n'ai eu le temps de dire quoique ce soit, Draco avait brusquement pâlit, une idée affluant dans chaque recoin de sa tête.

- Nan, nan nan nan. Je t'interdis de me dire qu'ils sortent ensemble.

Hermione ouvrit de grands yeux et nia aussitôt.

- Noooon, non au grand jamais !

Draco poussa un profond soupire en s'affalant sur son canapé, subitement soulagé.

- Je crois par contre que tu vas être encore plus furieux.

Et il se redressa tout aussi brusquement, la peur s'emparant de nouveau de son visage.

- Il lui a fait du mal ? REPOND ! Qu'est-ce qu'il lui a fait ?

Hermione soupira et se passa une main sur le visage alors que Blaise se levait pour repousser Draco contre le sofa.

- Bon Drake, tu respires maintenant. Tu restes calme, et tu écoutes Hermione parler, merde alors !

Le blondinet déglutit alors, poussa un profond soupire avant de faire signe à Hermione de l'achever une fois pour toute.

- Harry est revenu en larmes dans la Tour. Anthony lui a dit que c'était lui qui avait tué ton père.

La mâchoire de Blaise tomba au sol dans un bruit sourd alors que ses yeux sortaient de leurs orbites. Draco, lui, se figea, le peu de couleur désertant de son visage. Ses dents se serrèrent en même temps que ses poings, rendant blanches ses articulations.

- Pardon ? Il me semble t'avoir mal entendu, lâcha-t-il d'une voix où transperçaient déjà sa colère froide.

- Anthony a dit à Harry que c'était lui qui avait vengé Remus, que c'était lui qui avait tué ton père.

Draco déglutit et hocha doucement de la tête avant de se lever pour épousseter ses vêtements et tendre un léger sourire à Hermione.

- Merci.

Il s'avança alors vers son bureau, tremblant d'une fureur mal contenue, attrapa sa cape sur sa chaise et la revêtit avant d'attraper sa baguette, sous les regards ahuris des deux autres qui semblaient tétanisés de peur devant sa réaction. Ce fut néanmoins Blaise qui finit par réagir.

- Draco, tu fais quoi là ?

Le blond se tourna lentement vers lui avec un regard à glacer l'Enfer.

- Je vais lui montrer ce que c'est d'être face à un Malfoy qui veut vous tuer.

Sa voix était tranchante, polaire, ne laissant aucunement le doute sur la véracité de ses paroles. Hermione trembla mais se releva en se tordant les mains.

- Draco arrête s'il te plaît. Je… Je sais que ça t'énerve mais…

- Que ça m'énerve ? susurra-t-il. Non 'Mione, non, tu n'y es pas du tout. Je suis pire qu'énervé. Je suis pire que furieux ou que dans une rage noire et mortelle. Je crois que je suis à la limite de la folie en fait. Je veux le tuer Hermione. Ce soir. Je ne veux pas le laisser atteindre Harry en me volant le poids d'un acte qui m'a été si douloureux et honteux. Je respecte trop Lupin et Harry pour ça.

- Si tu respectes Harry, tu dois d'abord en parler avec lui, demain, répliqua Blaise

Mais Draco le snoba délibérément et s'avança à grands pas vers la porte, faisant étouffé un cri de peur à Hermione alors que Blaise se précipitait devant lui, formant une barrière avec son corps. Le blond lui envoya aussitôt son regard le plus mortel avant de lâcher, d'une voix sans appel :

- Dégage.

- Draco, j'peux pas te laisser faire ça. Tu vas le regretter.

- Barre-toi de mon chemin BLAISE !

Les barrières arrivant encore à contenir sa fureur étaient de train de céder devant la prestance de son ami.

- Non.

Et Draco cria. Il lui hurla de le laisser passer. Il lui hurla de le laisser détruire la tête de ce fils de chienne. Il le frappa alors que Blaise l'attrapait par les épaules et tentait de le maîtriser. Il se débattit comme un diable de la pogne ferme du Serpentard et des paroles douces de la Gryffondor. Sa rage n'arrivait pas à s'amoindrir, pourtant, la poigne sur sa baguette se desserra. Pourtant il laissa retomber sa cape. Pourtant il s'appuya contre Blaise pour se soutenir alors que ses jambes se dérobaient sous lui. Et il se décida à laisser échapper les larmes de rage qui le faisait suffoquer.

- Il va payer Blaise. Je te jure, je vais le faire payer.

A suivre…


Bonjour bonjour tout le monde :)

Comment ça va ? Alors voilà, je sais que c'est le temps des révisions du BAC, des partielles, de tout... Période de stress intense et d'arrachage de cheveux. Donc, comme je suis gentille (a)... TADAAAM ! Un nouveau chapitre pour vouuus ! Merci qui :D En plus, O.o c'est le plus long depuis les débuts de la fic !

Ma bêta a dit qu'il faisait bien avancer l'histoire /brille/ alors j'espère qu'il vous a plu... J'attends avec plaisirs toutes vos petites reviews. (me feriez vous atteindre les 400 :D)

Bisouilles à vous.

Bon courage à tou(te)s !

Schmarties