Hey, toi ! Comment ça va ?! :)
Moi, je suis désolée, désolée, désolée de poster le chapitre avec une semaine retard.
J'avais brevet blanc, et j'étais plongée (littéralement) dans les révisions et les livres et cahiers.
M'enfin, j'ai passé mon brevet blanc...
Et vendredi (c'lui là, là) je suis en vacances ! (Si tu est déjà en vacance, je te serais reconnaissante de ne pas t'en vanter...)

Bref, voila le chapitre 10. Il est assez sombre, j'avoue...
Bonne lecture !


Chapitre 10
Solitude et géants de pierre

Je me sentis tourner sur moi-même alors que mon « kidnapper » voyais enfin mon visage.

« - Maëra ?! S'exclama Dwalin ( c'était obligé que ce soit lui. On avais bien remonté le temps...Enfin...) avant de me lâcher comme si j'étais une crade pestiférée... Sympa. C'est aussi ce que pensa mon derrière en rencontrant durement le sol.

- Ouch. Lâchais-je, malgré moi.

- Maëra, mais... Mais, que fais-tu ici ?! Tu devrais être chez ces elfes, en sécurité ! Me réprimanda le nain tatoué.

- Ouais, j'sais... Mais, je pouvais pas rester là alors que vous risquiez votre vie.

- Debout, suis-moi. Nous allons voir les autres... On verra ensuite ce qu'on fera. »

Oh, oh. Je sentais que j'allais m'en prendre des bonnes... L'idée s'encra encore plus dans ma tête quand je vis tout le monde s'arrêter dans ce qu'il faisait et se tourner vers moi, la plupart bouche-bée, quand ils me virent arriver.

« - Non, non, non, non, non ! Maëra ! Que fais-tu ici ?!

- … Euh, et bah, je, je voulais venir avec vous... Plaidais-je piètrement.

- Ça ressemble surtout à un caprice de petit hobb- enfant ! L'aventure s'arrêtait à Fondcombe pour toi, tu n'est pas en sécurité avec nous ! Tu n'aurais jamais du venir... Je suppose que tu as fuis. Désolé de devoir dire ça Maëra, mais venir n'étais pas intelligent du tout, c'est de la folie. Tu me déçois vraiment... » Souffla-t-il, déçu.

... Aïe. C'est tout ce que je ressentis sur le moment, la douleur. Les mots du hobbit avaient été blessants, vraiment. Ils me donnèrent la nausée... Je ne voulais pas mal faire, je voulais les aider... Il avait clairement dit que j'étais un fardeau, et qu'il ne voulaient pas de moi... J'avais une boule dans la gorge... Mais ce n'étais pas fini.

« - Je ne comprend pas, Maëra, pourquoi être venue ?! Tu aurais été bien mieux là-bas, et tu aurais pu retourner chez toi. Ce n'est pas ce que tu veux ? S'étonna Balin, toujours compatissant.

- Je... Je ne sais pas. Je voulais venir avec vous. Je ne voulais pas vous laisser seuls. Couinais-je misérablement -Vous n'avez rien vu, rien entendu, je n'ai pas couiné, compris?!-

- Maëra, nous somme 14, nous ne somme pas seuls. Répondis Bofur. Lui non plus ne semblait pas bien heureux de me voir.

- Tu n'aurais pas du nous suivre. Tu ne pourra pas nous aider, sinon les contraire. Ajouta durement Glóin.

- Désolé, Maëra, mais ce que tu as fait était stupide et irréfléchis. » Dwalin fini de m'achever.

J'avais bien envie de leur demander si il leur arrivait de réfléchir, à eux, avant d'agir. Mais, la douleur du moment me troublant trop, je me contentais de tourner la tête. Mauvaise idée... Car je croisait les yeux de Thorïn... C'était le pire, je pense, son regard. Il était cruel, et me faisait sentir comme un parasite, dont on a envie de se débarrasser... Tout ça sans dire un seul mot...Je me sentais comme une moins que rien, encore un fois.

« - Enfin, ce n'est pas le point. Qu'allons nous faire d'elle ?! Demanda Balin. Comme si je n'étais qu'un objet. Un vieux jouet dont on veux se débarrasser.

- Il faudrait voir avec Gandalf. Murmura Nori... Oh, non ! Non, pitié ! Pas Gandalf, il me tuerait !

- Il faudrait que nous la gardions avec nous, jusqu'à ce que Gandalf nous rejoigne. Ensuite, nous verrons avec lui. Conseilla Dori.

- Nous ne pouvons pas la garder... »

ils continuaient de parler, comme si je n'existais pas. Alors je pris simplement le partit de partir... Oh, pas « partir » dans le sens « Partir », mais plutôt dans le sens... « partir ». Enfin, juste aller me rouler en boule dans un coin, et devenir une loque... Ce que je fis. Assez loin du feu, mais pas trop loin des nains quand même. Je m'assis par terre, dos à la forêt -Mmm, c'est pas très sage, tout ça- ayant une vue complète sur le campement, puis j'entourais mes jambes de mes bras, devenant une tout petite chose insignifiante et minuscule... Je suppose que leur réaction était légitime, je méritais ce qu'il m'arrivait... Mais quand même, j'avais perçu les regards de pitié des autres (Kili et Fili, Bombur, Ori... Ceux qui n'osaient pas me crier dessus, estimant que j'en avais eu assez, mais qui n'allaient pas venir me voir, car ils étaient du même avis que les autres... Et ne me voulaient pas avec eux)... C'est là qu'une chose me frappa. Je me la pris en plein dans la face, claquant comme une gifle... C'était une chose dont je n'avais que vaguement prise conscience, grâce à la compagnie, mais en fait... J'étais seule. Totalement seule... Je me croyais bien entourée, avec les nains et tout... Mais au fond, je n'étais pas un vrai membre de la compagnie, ils ne m'avaient acceptée que par obligation. Ils ne voulaient pas de moi. Et bien sûr, je les comprenais. C'était normal, une fille de 16 ans aussi incapable que moi ne servait à rien dans une quête comme celle là... Je n'aurais jamais dû mettre les pieds en terre du milieu. Je ne savais d'ailleurs toujours pas comment ça c'était fait. Mais j'y étais, et il devait y avoir une raison valable à cela...
J'aurais aimé qu'Estel soit avec moi. Je n'avais pas eu l'occasion de passer beaucoup de temps en sa compagnie, mais je m'étais attachée à lui... Je jetais un regard triste au feu qui brûlait à plusieurs mètres de moi... Je n'avais même pas sentis les larmes couler sur mes joues, mais mon visage était trempé de larmes salées... Je les essuyais négligemment, du revers de ma manche, alors que mon ventre protestait de ne pas avoir été nourri. Avec tout ça, j'avais oublié à quelle point j'avais faim... Mais je ne pouvais m'approcher des autres, comme ça, comme si tout était normal... J'avais faim, et peur en même temps. Je n'aurais jamais pensé avoir peur en compagnie des nains, sans ennemi à l'horizon, mais là... Je fus tirée de mes pensées par une bonne odeur de nourriture. Bombur était accroupis à côté de moi, me tendant un bol. Il m'avais amené à manger... C'était un tout petit geste, mais qui, sur le moment, me réchauffa le cœur. J'avais bien envie de le prendre dans mes bras, mais, compte tenu de la situation, je me contentais de prendre doucement le bol, et de murmurer un faible « merci », un triste sourire au lèvres.
Je mangeais doucement, perdue dans mes pensées. Tellement que je ne me rendis pas compte que Thorïn me fixait.
Nos regards se croisèrent un instant, puis je détournais rapidement les yeux. Ça faisait mal...

Une fois mon bol vide, j'hésitais sur la marche à suivre, devais-je aller le poser avec les autres ?... Oui, c'était sûrement la meilleure chose à faire... Je me levais lentement, saisissant mon bol, puis m'approchais des autres. La plupart étaient en grande discussion, et ne firent pas attention à moi, mais certains s'arrêtèrent, et me regardèrent peinés. Je posais rapidement mon bol avec les autres, puis repartais d'où j'étais venue, à l'écart, sans me retourner... Je me roulais en boule, fixant le ciel, le regard perdu.
Le ciel était dégagé, ce soir là, on voyait parfaitement les étoiles, et surtout la lune, qui, pleine, brillait intensément dans l'obscurité... Je sentais des regards sur moi, mais je ne détournait pas les yeux de la nuit. Je ne les laisserais pas me déprimer encore plus.

Je m'endormis péniblement, cette nuit là. J'avais froid, loin des autres... Je n'étais pas à côté de Bilbo, ou des nains, comme d'habitude, alors j'avais froid, je n'étais pas très habituée à dormir dehors, toute seule. Mais je n'osais pas aller voir les autres... J'étais pitoyable. Totalement pitoyable.
Enfin, je fis un cauchemar cette nuit-là. J'étais dans la forêt, une forêt sombre (qui semblait la parfaite représentation de ce que je m'imaginais de la forêt de Mirkwood), j'étais seule, et j'étais poursuivie. Par je ne sais quelle créature, mais je la sentais bien dernière moi. Et puis, je tombais, me prenant les pieds dans je ne sais quel machin bidule racine qui avait fait exprès de se mettre en travers de mon chemin... La compagnie était là, je courais vers eux, mais ils m'envoyaient bouler, me laissant seule et vulnérable aux griffes du monstre... Je me réveillais en sursaut.
Le soleil était encore bas, mais je n'avais aucune envie de me rendormir. Surtout que peu de membres de la compagnie étaient réveillés, je pouvais en profiter pour manger tranquillement. Je me mettais debout avec un peu de difficultés, et me dirigeais vers Bombur et Bilbo qui étaient en train de préparer le petit dej'... J'avais un peu peur de Bilbo, après les événements de la veille.
Mais, en me voyant approcher, il m'adressa un « bonjour », accompagné d'un petit sourire inquiet. Ce qui me rassura sur le fait qu'il n'avais pas l'intention de recommencer à me crier dessus... Bombur me salua lui aussi, puis me tendit un bol de nourriture, que je me dépêchais de manger, mon ventre étant toujours un peu vide... Puis j'allais me rafraîchir au petit ruisseau qui coulait pas loin du campement. M'aspergeant la tête, me noyant à moitié, j'essayai de chasser mes sombres pensées hors de mon crâne... Après quelques minutes, je retournais au milieu de la compagnie.
Et Balin m'intercepta avant que je n'ai pu arriver vraiment à leur niveau. Il me prirent à part, avec Bilbo et Thorïn, et m'expliquèrent la situation.

«- Alors, Maëra, nous voulions te parler de ce qu'il allait advenir de toi. Nous avons beaucoup parlé et réfléchis. Et nous somme arrivés à la conclusion que tu devais rester avec nous. Pour l'instant. Jusqu'à ce que Gandalf nous retrouve, et alors, nous pourrions voir plus précisément avec lui. M'expliqua Balin. Je soupirais de soulagement. Alors, ils n'allaient pas me virer ? C'était un poids en moins sur mes épaules. Mais...

- Mais ne va pas t'imaginer que tout est parfait. Ce que tu a fait était stupide, irréfléchis, et surtout, nous te l'avions interdit. Tu a désobéi, et tu sera punie. Oh, pas de la façon que tu pense. Il te faudra juste beaucoup de temps et de bravoure pour gagner notre confiance de nouveau, car on ne saura pas quand te croire ou non... Me prévint Thorïn. Il avait lâché le vouvoiement. Et, franchement, je ne savais pas comment le prendre...

- Et, de toute façons, je pense que Gandalf trouvera quelque chose d'assez dur, quand il apprendra ce que tu a fait... Bien que je sois certain qu'il est déjà au courant. Ajouta Bilbo, imperturbable. Je baissais la tête.

- Pardon. M'excusais-je sincèrement. Je suis désolée d'avoir désobéi. Mais, je... Argh, j'avais une horrible envie de tout leur avouer, le pourquoi du comment, la fin de la quête, et les vies qui étaient en jeu. Mais je me retenais, optant pour un simple : Je voulais vous aider... Je sais que je ne suis cependant pas d'un grande utilité, alors pardon. Pardon d'avoir débarqué parmi votre compagnie, pardon de n'être qu'une gamine sans cervelle. Pardon d'être un fardeau.» Finis-je dans un murmure, juste avant de me retourner et d'aller me préparer au départ, mettant fin à la conversation. Je ne voulais pas qu'ils répondent, je ne voulais pas voir leurs visages.

On pris la route tôt ce matin là. Il nous restait encore beaucoup de route à faire à travers les montagnes, et on voulais s'attarder le moins possible.
La route fut assez dure. Je n'avais pas le moral. Alors je ne faisait pas n'importe quoi. Je ne chantais pas, je ne faisait pas ma fourbe avec les autres, je ne disait pas de trucs complètement dénués de sens... L'atmosphère était sombre. Le moral de tout le monde était au plus bas. Personne ne parlait, ou peu. Le temps était gris et pluvieux.
Ce fut l'un des moments les plus sombres de l'aventure...

Quelques jours après le début du voyage dans le montagnes, on fut pris dans une tempête. Le vent était déchaîné, il pleuvait à verse, il faisait horriblement froid, et on ne voyait plus rien à 2 mètres.
Mais, ce n'étais pas tout. Il y avait ces géants. Des géants géants de pierre. Ils se battaient. S'envoyaient des rochers dans la face, se poussaient et se brisaient... Et puis, il y avait nous.
Nous, coincés au milieu de cette bataille, au milieu de cette tempête. Nous, qui avions l'impression de mourir à chaque instant.
La peur me paralysait, alors que j'étais censée courir à la suite des nains, afin de sortir de cet enfer.
Thorïn s'arrêta, se retourna et me vis. Il souffla d'exaspération et de colère, me saisit fortement le bras, puis me tira à sa suite. Je trébuchai plusieurs fois, mais Thorïn m'aidait toujours à me relever, et me poussait à le suivre, à continuer, pour survivre.
Je lui suis toujours énormément reconnaissante, aujourd'hui, de ne pas m'avoir laissée mourir dans la tempête à ce moment là...
Au bout d'un moment, nous fûmes séparés. Je ne compris pas exactement ce qu'il se passait, mais je vis une partie de la compagnie s'éloigner rapidement du reste, de nous. Le flanc de montagne sur lequel nous nous trouvions était en fait un géant (sans blague?!) et on se trouva divisés en deux.
Kili et Fili furent séparés, Balin fut éloigné de Dwalin, ainsi que Nori et Dori du jeune Ori... Ce fut un des moments les plus déchirant et émouvant auquel on assista durant le voyage. On pouvait clairement lire la peur sur le visage des frères, cousins... C'était affreux, vu de l'extérieur. Et je n'osais imaginer comment ça devait être pour eux.
On se faisait cogner et secouer très fort par les mouvements des géants. On arrêtais pas de bouger, passer devant l'autre « groupe », courir, s'arrêter, se mettre à l'abri d'un jet de pierres particulièrement violent... C'était horriblement effrayant. Un seul faux pas pouvais nous mener à la mort. Littéralement.

Et puis, le géant où se trouvaient les autres tomba. Lentement, comme au ralenti. On le vit se baisser de plus en plus. Les membres de la compagnie se précipitant vers un flanc de montagne, rapidement, sans issue possible. On avait tous l'impression qu'ils allaient mourir. Et c'était très douloureux. Je peux encore sentir mon cœur se serrer devant la scène.
Et puis, il s'écrasèrent. Bilbo, Kili, Bofur... Tous disparaissant de notre vue. Le chef de la compagnie poussa un cri déchirant, en même temps que le géant tombait, et alors on se précipita vers l'endroit où on avait vu les autres disparaître. Et, sûrement grâce à la chance de notre petit hobbit, ils se trouvaient tous là, sains et sauf... Tous, sauf le hobbit en question. Je commençais à paniquer. Thorïn me lâcha, et se précipita vers Bilbo, qui s'accrochait désespérément au bord de la route, au dessus du vide. Il sauta rapidement, agilement, et envoya le semi-homme à l'abri avec nous. Puis il remonta, un peu difficilement, cependant.
C'était dur, mais nous avions survécu. Nous étions tous là, à l'abri pour l'instant.

« - Kili, Fili, allez chercher un endroit où nous pourrons être à l'abri. » Dit Thorïn, les arrêtant dans leur câlin de « retrouvailles,-j'ai-eu-super-peur,-frangin » super émouvant. « Oh, et, prenez Maëra avec vous. » Ajouta-t-il.

C'est ainsi que je me trouvais envoyée avec les deux frères, à la recherche d'un abri. On mit plusieurs longues minutes, mais on finit par trouver un petit grotte sèche et à non exposée à la pluie.
Après l'avoir explorée rapidement (elle n'était pas très profonde... Enfin, à première vue), on alla prévenir les autres de notre trouvaille...
Tout la compagnie se précipita dedans, commençant déjà à dépaqueter, s'apprêtant à s'installer pour la nuit... Qui, serait bien plus longue que prévu.
J'avoue avoir flippé comme jamais, ce soir là, en me fermant les yeux, mon poing serrant la pierre de mon collier maudit...

L'un des moments les plus dangereux et décisifs de cette quête était sur le point de se passer, et je n'étais absolument pas prête !
...


Pardon pour les fautes, je suis fatiguée (mes yeux se ferment vraiment tout seuls...) Je promet de corriger dès que possible !
Tu serait chou si tu me laissait une review ! :3

À plus ! :)