Chalut chalut !

Ik ben hier voor het volgende hoofdstuk !

Ouais, ça veut dire « je suis là pour le nouveau chapitre », mais j'avais envie…

Problem ?


L'attaque d'il y a trois jours auraient tout aussi bien pu ne pas avoir lieu. La clairière a entièrement été nettoyée de toute trace de sang ou de lutte, et la vitre qu'Harry a faite exploser a bien vite été remplacée.

Malgré cet aspect de normalité, la villa blanche semble être particulièrement en émois.

Jasper et Alice sont pourtant absent, dans l'optique d'obtenir des passeports et nouvelles identités pour le clan et les sorciers afin que leur voyage vers le Minnesota, un état absolument parfait pour des vampires ne pouvant s'exposer au soleil, se déroule sans encombres.

Edward et Carlisle sont également absents, se chargeant de se rendre jusqu'à Port Angeles avec une Bella plus que furieuse et son père, atterré par la nouvelle que vient de lui apprendre le respectueux médecin quant à l'état mental de son unique fille. Il n'a pas été difficile de convaincre les infirmiers de l'hôpital que cette pauvre fille souffrait de graves délires hallucinatoires vu les affirmations qu'elle lançait à tours de bras, et il leur a suffit d'obtenir de Charlie la confirmation sur sa tentative de suicide pour qu'ils la fassent interner. En effet, il est relativement déconseillé de hurler à tort et à travers dans un hôpital psychiatrique que sa presque belle-famille est composée de vampires et que leurs amis sont des sorciers hautement recherchés.

Esmé à, quant à elle, également déserté la maison pour se réapprovisionner en nourriture humaine, afin de nourrir ceux qu'elle considère comme ses jeunes poussins, les derniers enfants de la famille merveilleuse qui est a sienne.

Pourtant, des cris et des crises de rire se font entendre dans les étages, car, malheur à Esmé, Emmett a décidé qu'il voulait jouer à cache-cache avec les sorciers, arguant que pour une fois, il ne serait pas trouvé par des sens vampiriques.

La partie se déroule donc comme normalement, sauf que chaque personne trouvée par Hermione se voit écoper d'un sort simulant une affreuse crise de rire, et qu'Emmett semble avoir pris goût à se sentir chatouillé pour la première fois en de nombreuses années.

Ainsi, lui qui n'est déjà pas difficile à trouver de part sa taille et sa corpulence, se trouve des cachettes de plus en plus petites et ridicules, comme l'arrière d'une tenture ou encore l'intérieur d'un armoire avec des vitres, afin de plus vite se faire trouver, faisant exploser de rire sa compagne et ses amis.

C'est affalés de rire par terre que sont retrouvés Harry, Ron, Hermione, Louve, Emmett et Rosalie par la famille au grand complet.

« -Qu'est ce qu'il se passe, ici ? s'amuse Carlisle.

-Oh, Carlisle ! rit Hermione, les larmes aux yeux. Vous ne devinerez jamais ce qu'il s'est passé… reprit-elle avant de retomber dans une crise de rire.

-Nous jouions à cache-cache, et Emmett semble ne pas savoir que nous aussi, les sorciers, avons des yeux et des oreilles. Explique Louve en séchant ses larmes de rire. Il s'est caché derrière un portemanteau.

-Et ? demande Jasper, pas sûr de comprendre ce qu'il y a de drôle, car leur portemanteau pouvait vite devenir énorme, cachant facilement la silhouette d'Emmett.

-Oh, cela aurait pu marcher, s'il ne gloussait pas comme une dinde en se tortillant de rire. Et surtout s'il y avait eu des manteaux accrochés. » explique Harry, un large sourire aux lèvres.

La famille entière rit alors, imaginant sans mal le grand et musclé vampire se tortiller comme un vers derrière un si frêle morceau de bois.

Reprenant son sérieux, mais heureux de voir sa famille si libre et naturelle, Carlisle les invite tous à rentrer dans le salon afin que tous aient les nouvelles fraîches.

« -Bien. Comme vous le savez, Isabella est désormais enfermée dans un asile psychiatrique de Port Angeles, et elle n'en sortira probablement pas tant qu'elle continuera ses « délires ». dit-il sous le reniflement amusé de Rosalie. Qu'en est-il pour vous, Alice, Jasper ?

-Nous sommes retournés voir Jenkins, et nous avons désormais tous une nouvelle identité. déclare le blond en tendant une carte d'identité plus vraie que nature à chacun d'eux. Je n'ai fait que rafraîchir les nôtres, mais vous voilà désormais américains, les gars !

-Oh, comment vous appelez-vous ? Demandent Esmé et Rosalie, bien que les autres soient tout aussi curieux.

-Eh bien, il semble que je suis désormais Peter Hill. dit Harry en souriant devant son nom, le même que celui d'Esmé et Carlisle, ainsi que d'Emmett.

-Je suis Scott Moore, comme Edward, Jasper et Rosalie. apprécie Ron.

-Je suis Jane Anderson. sourit Hermione, heureuse de voir que son prénom fictif est proche de son vrai second prénom

-Oh, moi aussi, je suis une Anderson ! Alicia, apparemment… s'exclame Louve, plus qu'heureuse que Jasper et Alice les aient faites sœurs.

-Et je suis également une Anderson ! sautille Alice de joie. Trois sœurs, c'est vraiment génial, même si je suis encore bien plus petite que vous… »

Louve, Hermione et Alice se prennent alors dans les bras, plus heureuse que jamais de voir qu'elle sont « officiellement » sœurs.

Lorsqu'elles se relâchent enfin, c'est pour que les sorciers voient une lueur prédatrice dans les yeux d'Alice et Rosalie.

« -Bon, puisque tout est réglé, il ne reste qu'une épineuse question avant notre déménagement définitif… Vous ne pouvez décemment pas vous promener habillés comme ça dans le Minnesota, et nous non plus, d'ailleurs… persifle presque Rosalie, l'air plus sournoise que jamais.

-Non non non, j'ai presque déjà froid rien que d'y penser ! proteste Alice en souriant plus que de raison.

-Hey, lilliputienne, je te rappelle que tu ne peux pas prendre froid ou même le ressentir… s'amuse Jasper.

-Les filles ?! Nous vous avons promis que nous irons faire du shopping avec nous si vous nous laisser choisir ce que l'on aime, mais pourrait-on attendre au moins demain ? Il est déjà seize heures, alors le temps d'arriver là-bas et de prendre le nécessaire, nous reviendrons sans doutes fort tard. Tempère Hermione, refrénant les deux vampiresses déjà sac sous le bras et clés à la main.

-Je pense que c'est effectivement la meilleure chose à faire, alors posez vos sacs, les filles. Demain. » Esmé pouvait vraiment être autoritaire quand elle s'y mettait.

Déçue, les deux jeunes femmes viennent se rasseoir dans le canapé immaculé. D'un coup d'œil, Harry et Ron se communiquent une idée, qui aidera peut-être les vampires à passer le temps.

« -Hey, ça vous dirait d'apprendre à voler? » propose Ron d'une voix espiègle.

Tout les vampires, même Rosalie et Alice, relèvent la tête, soudainement excités de tenter quelque chose de nouveau après des décennies de monotonie.

C'est ainsi que tour à tour, les vampires montent les balais des sorciers et décollent dans le froid ciel de printemps, toujours accompagné d'un sorcier pour lui apprendre sur le terrain les manœuvres les plus basiques. Harry tente donc de montrer à une Alice virevoltante et hilare comment revenir sur la terre ferme, pourtant bien conscient qu'elle veut rester dans les airs, et Louve apprend à Jasper, un élève beaucoup plus calme et habile, comment exécuter des gestes pus difficiles. Le pire de tous a sûrement été Emmett, cela dit, dont Ron à écopé, et qui semble ne pas comprendre que beaucoup de poids vers l'avant font avancer le balais et vers l'arrière le font freiner. Il avance donc par à coups, incapable malgré sa qualité de vampire de produire le moindre geste fluide. Hermione, moins adepte de haute voltige, décide de rester avec Edward sur la terre ferme, celui-ci ne se sentant malheureusement pas tout de suite d'humeur à décoller vers le gris du ciel. Il sent encore l'infinie colère que Bella lui a envoyé au visage, ses yeux brûlants de fureur et sa bouche déformée par des insultes à son égard, des insultes pour ce qu'il est, pour sa famille, pour son amour envers elle.

Hermione, s'apercevant du mal être grandissant du châtain, décide de prendre la grande main froide et pâle dans la sienne, rougie par le froid, dans un geste de réconfort. Il tourne la tête vers l'intelligente petite sorcière qui ne le regarde pas, et pour une fois, il apprécie le silence de sa tê est là, et c'est tout. Présente pour lui, pas en vaines paroles, mais par la simple pression de ses doigts sur sa main de marbre, qui lui fait comprendre qu'elle le soutient. Alors, il regarde lui aussi vers le ciel chargé, sa main toujours dans celle de la jeune et surprenante petite sorcière. La paix semble parcourir ses veines asséchées depuis longtemps, et il se sent enfin en paix avec lui-même. Pas comme avec Bella qui le faisait encore se sentir comme un monstre, mais comme une personne normale, une bonne personne à ses yeux.

Au dessus de la clairière, Alice et Harry entament une course poursuite infernale, glissant sur le vent et feintant l'autre à qui mieux mieux. Les rires s'élèvent au-delà des montagnes, au-delà des malheurs, et pour la première fois depuis longtemps, Harry se sent parfaitement heureux et en sécurité. Il accepte enfin le cadeaux des morts en se laissant aller au bonheur, et les noms de Ginny, Remus, Rogue ou encore Hagrid sonnent désormais comme une sourde mélodie de mélancolie à ses oreilles, et non comme un chaos de détresse assourdissant. De son côté, Alice ralentit un peu pour observer le jeune sorcier sourire comme il ne l'avait jamais fait auparavant. Non pas d'un sourire amer, sarcastique, triomphant ou même amusant, mais d'un sourire simplement heureux, paisible. Et jamais elle ne l'avait trouvé si beau.

Plus loin au dessus de l'herbe, Louve apprend désormais à Jasper comment rester droit sur un balais en suspension, immobile, ce qui est plus dur qu'on ne le pense… Ses touchers aériens et discrets sur ses bras ou son manche de balais lui permettent de ne pas tomber ou accélérer. Elle arbore un air neutre sans pour autant être forcé, et Jasper remarque que ses battements de cœur ralentissent lentement pour presque atteindre un état de méditation, de même que son habituelle odeur dangereuse qui s'évapore pour laisser passer de subtiles odeurs d'amande et de noix de coco, parfums de ses shampooings et gels douche, sous son odeur naturelle de menthe et de pluie. Lorsqu'elle est enfin satisfaite, elle se couche sur son balais et regarde vers le ciel, fermant vite son œil lorsqu'on flocon lui tombe sur le nez. La neige tombe, vaporeuse et silencieuse, parsemant les cheveux bruns de la Serpentarde de perles brillante.

Sur la terre ferme, Ron se tourne soudain en entendant un hurlement de loup provenir des bois, et malgré les sourires rassurants et les explications de la famille Cullen, il garde sa baguette dans sa manche, n'ayant pas oublier comment le loup Greyback a tué sa sœur, lui dévorant le cœur, et les horreurs qu'il a fait au visage de Louve qui tentait de la protéger. Lorsque quelque chose sort enfin des bois, ce n'est pas un loup, ce n'est pas non plus un jeune homme au teint mat et aux courts cheveux noirs. Non, c'est un soleil, une étoile, un univers. C'est le centre de tout, son centre, son ancre, et le rouquin peut lire dans les yeux du jeune que ces sentiments sont intensément réciproques. Ils ne se connaissent pas, mais savent que pour eux c'est déjà terminé. Ils ne sont plus que deux parties d'une âme enfin reconstituée. Ils ne sont pas dégoûtés, pas surpris, pas gênés, pas suspicieux. Ils ne savent pas, ne comprennent pas, mais qu'importe, parce qu'ils sont deux.