Disclamair: Les perso ne sont pas à moi.

Genre : UA, OOC sur Naruto. Yaoi. Lemon. POV Neji.

Note : L'histoire se passe au Japon mais certains détails ne colleront peut-être pas. Désolée à ceux que ça gênerait.

Note bis : Désolée si il y a des fautes, j'ai beau me lire et me relire certaines m'échappent certainement. :3

Note bis bis : Pour les sms ils seront écrits comme ça : #Blablabla#

Note bis bis bis : Bon, encore ne fois j'ai mis du temps à poster cette suite, alors pour ne pas changer les bonnes vieilles habitudes, je m'excuse en ce début de chapitre. La bonne nouvelle c'est que j'ai mon BAC (je sais tout le monde s'en fout, mais je suis contente) et que du coup j'ai passé les deux dernières semaines en recherche d'appartement pour l'année prochaine. Mais maintenant, ça devrait se poser plus normalement (je ne fais plus de promesses parce qu'on ne sait jamais en fait x)) et donc je devrais pouvoir poster plus vite. :)

Note bis bis bis bis : Bien, dans ce chapitre, vous allez au moins avoir enfin une réponse. Et, puis voilà. Bonne lecture ! :)

Pour un chant d'espoir

Chap 11 :

J'ai connu de pires réveils, ça c'est sûr. Serré dans les bras de mon homme, son souffle léger sur mes cheveux, la tête reposant au creux de son cou, je me gorge de son odeur. J'ouvre lentement les yeux et peux ainsi le contempler dans son sommeil, il est vraiment beau. Très beau. Même avec les marques d'oreillers et les cheveux dans tout les sens.

En m'étirant doucement, je constate que le drap ne couvre quasiment plus que nos pieds, et j'en profite pour admirer son superbe corps. Miam. Et... ah oui. Je comprends mieux d'en seul coup. En voyant son sexe au repos, je n'ose même pas imaginer la taille en érection. Tu m'étonnes qu'il ne voulais pas que je le touche hier soir, j'aurais pris peur si j'avais capté sa taille avant de l'avoir en moi.

Un léger sourire aux lèvres, du genre stupide-niais-amoureux-du matin, je regarde l'heure sur le réveil derrière lui et vois qu'il nous reste presque une heure avant de nous lever. Mon sourire s'élargit, tandis que je commence à bisouiller sa gorge. Ma langue, taquine, joue doucement sur sa peau, passant sur une clavicule, remontant le long de son cou avant d'échouer sur sa mâchoire. Je le sens se tendre contre moi et frissonner dans son sommeil. Hm, monsieur ne se réveille toujours pas. Ou ne le montre pas.

Mes mains se font plus hardies et glissent le long de son torse, effleurant un téton, les ongles chatouillant quelques côtes. Une plainte grave passe la barrière de ses lèvres, provoquant une nouvelle montée de désir en moi. Je remonte le long de son corps, non sans me frotter à lui, pour poser un baiser sur ses lèvres tentatrices. Puis un autre, et un troisième. Je sens alors ses mains me serrer plus fort, et sourit, tandis qu'il m'attire au dessus de lui.

Assis à califourchon sur lui, je sens son sexe contre le mien, en demi érection. Et j'aime savoir que c'est moi la cause de cet état. Je vois alors son regard amusé, tandis qu'une de ses mains appuie sur ma nuque pour pouvoir prendre mes lèvres. Le jeu devient très vite plus passionné. La deuxième de ses mains attrape mes fesses, les malaxant pendant que je me frotte contre lui. Un gémissement m'échappe et je sais déjà que je ne vais pas pouvoir tenir longtemps. Malgré la légère douleur qui me reste d'hier soir, je le veux encore. Il m'a vraiment fait découvrir des plaisirs insoupçonnés.

Il ne tarde pas à renverser la situation, et moi avec, nous retournant, il se retrouve allongé sur moi entre mes cuisses, largement ouvertes, pour lui. Il continue ses mouvements de bassin, me faisant monter toujours plus haut. Puis il attrape le lubrifiant et les préservatifs qu'il pose à côté de nous. Ses doigts, lubrifiés, rejoignent rapidement mon intérieur. Je me cambre contre lui, c'est vraiment trop bon, et je crois que je vais rapidement devenir accro à cette sensation. Ces décharges de plaisir qui me traversent à chaque fois qu'il touche ma prostate.

Je le renverse pour me retrouver sur lui de nouveau, et je lui mets le préservatif. Je dirige son sexe vers mon entrée, et je le vois quelque peu interloqué que je prenne les commandes de cette façon. Quand il commence à me pénétrer, je ressens encore cette impression de déchirement et je me doute que ça va le longtemps, avant que je ne m'habitue. Je descends lentement retenant des plaintes de douleur, avant d'arriver finalement au bout. Je me pose une minute, soufflant un bon coup pour que ça aille mieux. Puis je commence doucement à onduler sur lui, avant d'amplifier petit à petit mes mouvements de bassin.

-Neji... T'es sûr que ça va ? On peut attendre encore un peu.

Je lui réponds par un gémissement alors que ma prostate est sollicitée de la pus agréable des manières. Il semble comprendre que oui, ça va, et pas qu'un peu et commence à son tour à mouvoir ses hanches dans des mouvements de plus en plus en prononcés. C'est meilleur, bien meilleur qu'hier soir, au final. Et j'ai comme l'impression que ce sera de mieux en mieux au fil du temps. Et puis dans cette position il peut me pénétrer plus profondément. D'une main il attrape mon sexe, l'autre tenant toujours ma hanche, et ceci rajouté je me cambre violemment. Le voir comme ça, les yeux voilés de désir, la bouche entrouverte pendant qu'il exprime son plaisir, est magnifique. Et je ne peux m'empêcher de lui dire, entre deux gémissements.

-Yuki, tu es tellement beau...

Il me regarde avec un léger sourire, avant de me répondre.

-Tu peux parler... Tu es un véritable appel à la luxure. Sublime, érotique.

Ces mots m'excitent encore un peu plus, j'aime sa voix qui me chuchotent tous ces mots doux, parfois plus crus.

Je me déhanche de plus en plus vite, sa main accélère également. Nous sommes proches de la jouissance et il va me l'apporter d'un mouvement plus brusque. Alors que l'orgasme explose en moi, puissant, il continue quelques va et vient avant de jouir à son tour.

Je me laisse aller sur lui, ses bras dans mon dos, je suis juste bien.

Je somnole légèrement encore sous les effets de l'orgasme, avant de me rappeler qu'on a un truc appelé cours ce matin, et je jette un coup d'œil au réveil qui me fait bondir. Il ne nous reste qu'une vingtaine de minutes pour nous préparer. Yuki regarde le réveil à son tour et sa réaction est à peu près similaire à la mienne.

Je lance la cafetière en route, et file vers la salle de bain, et alors que j'allais fermer la porte Yuki la bloque et me rejoins à l'intérieur de la pièce. Heu... ça veut dire qu'il veut prendre sa douche avec moi, ça ? A voir sa tête, je dirais, que oui c'est ce que ça veut dire.

Même si j'y ai pensé tout seul comme un grand hier soir, je ne peux m'empêcher d'être gêné. Au final, nous allons prendre une douche tranquillement partagée dans les rires et la complicité. Et alors que je suis en train de voir mon café en fumant une clope assis dans le canapé, lui à mes côtés, je me dis que la journée commence vraiment bien.

Top timing oblige, nous sommes en bas de l'immeuble pile au moment où Kakashi arrive.

-Bon, Yuki je t'appelle pour te dire quand on pourra se revoir. Passe une bonne journée.

Je dépose un baiser sur ses lèvres, assez discret même si j'ai envie de bien plus, nous sommes en pleine rue, alors qu'il me dit que c'est d'accord.

Je monte dans la voiture, et vois Kakashi m'adresser un sourire. Sourire quelque peu inquiétant, je trouve.

-Bonjour Neji-sama... Vous avez passé une bonne soirée ?

-Bonjour. Très bonne, merci.

Le ton mordant sur lequel il a prononcé le sama, ainsi que la façon dont il m'a posé la question m'inquiète un peu, et j'attends la suite prudemment.

-Bien. Je crois me rappeler que nous avons passé un marché, n'est-ce pas ?

-En effet, marché dont j'ignore toujours la teneur.

J'aimerais vraiment être fixé là dessus. Et le fait qu'il m'en reparle indique que je vais sûrement l'être rapidement. Il me regarde l'air ironique.

-Nous en parlerons ce soir, ce sera plus... approprié.

Ha, pas si rapidement, apparemment. Pour changer un peu de mes bonnes vieilles habitudes, je soupire avant de lui répondre.

-Très bien, comme vous voulez.

Il me dépose quelques minutes après devant mon lycée, et je m'empresse de rejoindre la salle du conseil, où je sais que Tenten m'attendra.

Mais en arrivant dans le couloir, où elle se trouve, je vois un troupeau de filles à l'air quelque peu... énervé juste devant la porte. Mais qu'est-ce qu'il se passe, encore ?

-Il est là ! Les filles !

Et les voilà qui se précipite toutes vers moi, l'air de furies. Okay, je change ma phrase. Mais qu'est-ce que j'ai fait, encore ?

-Neji ! C'est quoi cette histoire avec Sasuke ?

Hein ? On peut m'expliquer à moi aussi, là ? Parce que franchement, mis à part nos deux pauvres messages, je n'ai eu aucun contact avec lui depuis des mois, donc bon...

-Mais de quoi vous parlez ?

-Mais bien sûr, fais comme si t'étais pas au courant !

-En toute honnêteté, là, non.

-Arrête de vouloir le garder pour toi seul. Sérieusement ça se fait pas d'être aussi égoïste !

Je lève les yeux au ciel, je ne peux pas m'en empêcher devant tant d'idiotie. Et je sens mon portable vibré en continu dans ma poche. Un appel.

Aïe, mon père. Là, ça commence à sentir foutrement mauvais. Je passe donc au milieu du troupeau, n'hésitant absolument pas à me servir de mes coudes, violemment, si il le faut. Une fois enfermé dans la salle du conseil, je vois Tenten me sauter dessus, et arrêter son geste quand elle me voit décrocher mon portable.

-Père ?

-Neji ! Quelle est cette histoire, encore ?

-Mais de quoi est-ce que vous parlez tous ?

-Tous ?

-Oui, les filles m'ont sauté dessus au lycée, pour une raison que je ne connais toujours pas.

-Lis les magazines people du jour, je pense que tu comprendras vite, si tu ne mens pas.

Et là dessus il raccroche. Tenten me regarde l'air anxieuse, elle a entendu la conversation que je viens d'avoir, en fin en tout cas ce que je disais moi, et elle me tend silencieusement un magazine.

Je peux voir sur la couverture, une photo de Sasuke, l'air sombre, et peut-être plus beau que jamais. Le titre en gros «Sasuke Uchiwa : Amoureux ?». Je l'ouvre à la page annoncée pour l'article et je peux voir une interview que je m'empresse de lire.

Journaliste : Alors Sasuke, vous avez déchaîné les médias et vos fans avec votre dernière chanson, «Dynasty»... Elle est assez différente de vos compositions habituelles. Y a t-il un message derrière ?

Sasuke : En effet, elle est différente. Oui il y a un message derrière, mais celui-ci n'est adressée qu'à une seule personne et cette personne le sait, et le comprend très bien. Pour les autres, contentez vous d'y voir des paroles creuses.

J : C'est dur ce que vous dites là... Dans ce cas pourquoi ne pas l'avoir joué seulement à cette personne et l'avoir diffusé partout ?

S : Tout simplement parce que je ne peux plus voir cette personne, pour des raisons qui ne regarde que nous.

J : Seriez vous amoureux...?

S: A vous de voir, cela. Que comprenez vous dans ces paroles ? Je n'en dirais pas plus. Chacun peut bien y voir ce qu'il veut.

J : Vous ne répondez pas vraiment à ma question...

S : Si, déjà bien assez à mon goût.

J : Hm, une dernière question Sasuke, peut-on connaître son nom ?

S : Non, évidemment. Je ne dirais qu'une chose, son prénom commence par un N.

J : Mais...

S : La dernière vous aviez dit. Au revoir.

Je termine ma lecture avec un léger sourire, imaginant très bien Sasuke se lever et partir en plantant la journaliste, sans aucune considération.

Malgré tout, il m'a bien foutu dans la merde. Mon père a très bien compris que le fameux «N» que Sasuke a connu et ne peut plus voir c'est moi. Je n'ai plus qu'à espérer qu'il ne pense pas à des sentiments amoureux, de mon côté en tout cas...

Et pourquoi ce besoin de dire la première lettre de mon prénom ? Pour créer le buzz ? Comme si il en avait besoin. D'ailleurs je me lève, pour aller allumer mon ordinateur portable que je laisse ici. Je pianote impatiemment sur le bureau le temps qu'il se mette en route, bien qu'il soit rapide. Quand enfin je peux lancer internet, je me dépêche d'aller sur un moteur de recherche pour voir quelles proportions ça a pris sur la toile. Et là, ça me fait un peu peur.

Je tombe sur des quantités astronomiques de liens. Et cliquant au hasard, je peux partout, sur des forums, sites ou autres des phrases, titres tel que «Qui est le «N» de Sasuke?» tout simplement comme des «N, la fiancée que Sasuke essaie de reconquérir après ses incartades !» et bien d'autres. De nombreuses théories sont disponibles, mais pas une seule qui se rapproche réellement de la vérité. J'espère alors que les filles de mon lycée voulaient juste me demander des précisions puisqu'elles savaient que nous étions «amis», et qu'elles n'ont pas fait de mauvais rapprochements, qui seraient justes, malheureusement.

Le tête dans mes mains, je suis maintenant en train de me demander comment je vais faire ce soir face à mon père, pour ne rien trahir de compromettant. Je pourrais toujours lui dire que je ne sais rien de tout ça et que j'ai rien à voir avec. Mais bon, je ne serais pas crédible. Surtout que mon père étant au courant de tout, sauf que je suis gay, c'est le plus même de faire le rapprochement à part Tenten.

Tenten, qui justement, depuis tout à l'heure est assise à côté de moi, respectant mon silence. Halala, c'est fou comme je peux aimer cette fille.

Et moi qui me disait que ça allait être une bonne journée... Rappeler moi de ne plus jamais me dire ça le matin, ça ne me porte pas vraiment bonheur apparemment.

Je n'ai strictement aucune envie d'aller en cours, et je crois d'ailleurs que je vais tout simplement les faire sauter. Reste à savoir ce que je vais faire dans ce cas. Rester enfermé ici toute la journée ne me dit pas grand chose, retourner chez moi encore moi. Reste mon appartement, mais je peux toujours courir pour que Kakashi m'y emmène je suppose...

Non, retiens toi, ne soupire pas Neji. Trop tard...

-Tenten... Je n'ai pas envie d'aller en cours, aide moi à trouver une solution...

-Hm... Aller on va aller en ville, boire un coup en premier et ensuite se balader, ça te fera du bien.

J'avoue que peu de choses me tente là de toute façon. Mais ça ou autre chose... Il pourrait y avoir pire.

-Okay. Et on sort comment de cet endroit de malheur ?

-Par la fenêtre mon chou, puis par le portail de derrière !

Hm pas mauvaise l'idée.

-Hé, t'es pas si bête, choupinette.

Elle me regarde plus choquée, et je ne comprends pas pourquoi, là tout de suite.

-Choupinette...?

-Heu... oui ? Ça m'est venu tout seul là.

Un petit rire lui échappe avant qu'elle ne m'attrape par la main et ouvre la fenêtre. Étant au rez de chaussé ça ne va pas être très compliqué. On devrait réussir à sauter d'un mètre de hauteur.

Nous courons jusqu'au portail, bien que très peu de gens aient accès à cette partie du lycée, réservée au service et personnel. Une fois à l'arrêt de bus, je souffle un grand coup, et m'allume une clope ayant précisément six minutes à l'attendre.

Lorsque nous nous retrouvons en ville, juste tout les deux, je me sens bien. Ça faisait longtemps que l'on ne s'était pas retrouvés un peu seuls tout les deux. Nous nous asseyons dans un bar, buvons une bière, puis allons nous balader dans un parc. Je respire un peu, loin de la folie de ces derniers temps. Ma vie n'avait jamais été aussi agitée que depuis l'irruption de Sasuke dans mon quotidien.

Nous parlons de tout et de rien, et à ma demande évitons soigneusement les sujets qui pourraient nous ramener à ma vie de ces derniers temps et aux emmerdes qui vont avec. Parce que là, besoin de me poser et de tout envoyer en l'air ne serait-ce qu'une journée. Les petits messages que je reçois de Yuki à plusieurs reprises me font également sourire. Comme d'habitude je ne peux m'empêcher de m'interroger sur la relation que j'ai avec lui. Et je me rends de plus en compte que si j'ai beaucoup de tendresse pour lui, la complicité que l'on partage relève bien plus de l'amitié que de l'amour.

Ou alors, c'est juste qu'il me faut de la passion. Mais je n'aime pas une relation tiède comme celle-ci. Je veux quelque chose de fort, d'obsessionnel, de fusionnel, de destructeur. Quelque chose d'entier. Cette passion unique, qui j'ai l'impression ne sera pour moi, jamais qu'avec Sasuke.

Nous finissons par rentrer au lycée, tout aussi discrètement, pour que Kakashi puisse me ramener chez moi l'air de rien. Et plus je me rapproche de cet instant, puis l'angoisse et l'impatience en même temps me tenaillent. Je vais enfin savoir ce qu'il veut...

Arrivé au lycée nous passons à l'administration, comme promis le matin, pour leur expliquer, que je me sentais mal avec des problèmes que j'ai ces derniers temps, notamment avec ma famille, et que c'est pour cette raison que je n'étais pas en cours et pour cette raison également, qu'ils ne doivent pas prévenir ma famille. Ils acceptent à mon grand soulagement, à condition que ça ne se reproduise plus. Ce que je leur promet. De toute façon, on verra bien dans le futur.

Je rejoins, enfin/déjà, la voiture de mon chauffeur. Il démarre doucement sans rien dire et finit par s'arrêter dans une petite route pas loin de chez moi, sur un petit parking, vide. Et l'inquiétude augmente de plus en plus en moi. Dans quoi me suis-je engagé, bordel ?

Il ouvre la portière, m'invitant à sortir, et se tient en face de moi, son petit sourire en coin plus présent que jamais.

-Neji... Tu sais je te vois grandir depuis quelques années déjà... T'épanouir, devenir de plus en plus beau.

Je note avec effarement la disparition du «sama», ainsi que le tutoiement. Et je le sens de plus en plus en mal, là.

-Quand ton père m'a collé le rôle de baby-sitter, j'ai trouvé ça un peu dégradant par rapport à mon niveau. Mais bon, je n'aurais jamais imaginé que dès le début je tomberais sur une scène aussi... mignonne, que toi en train d'embrasser à pleine bouche un garçon. Neji Hyuga, gay, tu vois ça ne m'avait même pas effleuré l'esprit. Alors dis-moi Sasuke Uchiwa... je suppose que ce n'était pas un simple ami ?

Je ne comprends pas où il veut en venir, et je sens qu'il aime me voir aussi perdu. Je n'ai aucun contrôle.

-Bien supposé.

Il se contentera de cette réponse.

-Hm, tu ne gênes pas. Tu n'as pas choisi les pires entre lui et Yuki qui est très mignon je dois dire. Bien qu'il ne le soit pas autant que toi.

Mignon ? Déjà beau tout à l'heure... Aïe, ça ne prend pas une bonne direction tout ça.

-Viens au fait, Kakashi, s'il te plait.

Il hausse les épaules.

-Très bien comme tu voudras. En bref, quand tu as commencé à me demander de te couvrir, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que ce serait peut-être le moyen que je puisse enfin t'avoir.

M'avoir ? Je déglutis. Il est sérieux là...?

-Oui, oui, tu as bien compris, enfin je pense, Neji. Mais pour ça il fallait que ce soit bien ficelé c'est pour ça que j'ai préféré attendre d'avoir... hum quelques preuves pour te tenir pieds et poings liés. Des preuves solides.

Je le regarde, complètement sous le choc. Ce n'est pas une blague tout ça ? Pitié dites moi que c'est un cauchemar. Ou alors une mauvaise blague, je lui pardonnerais. Mais stop, arrêtez moi ça.

-Des preuves ? Quelles preuves ? De quoi ?

-Dis moi, tu crois que ton père diras quoi quand il saura que son fils, son héritier n'est qu'une tapette qui se fait sodomiser dès qu'il le peut ?

Une tapette ? Il me voit comme ça ? Je sais bien que les homophobes existent et bien que je n'y ai pas été confronté pour l'instant étant donné que personne ne le sait à part Tenten, et Yuki évidemment, mais là d'un homme qui ne m'a pas l'air tout blanc non plus ça me paraît bizarre.

Je décide de passer outre l'insulte pour l'instant, j'ai bien pire qui m'attend, à régler.

-Je ne fais pas sodomiser dès que je le peux ! C'est arrivé pour la première fois hier soir !

-Je sais, et c'est pour ça que je ne te parle de tout ça que ce soir.

-Tu sais...?

Ma voix n'est plus qu'un filet, je me demande presque si il a entendu ce que j'ai dit. Je commence à entrevoir la merde dans laquelle je me suis foutu. Et je commence à me dire que je suis un génie pour ça.

-Oui, je sais, Neji. Dois-je te rappeler que je suis garde du corps ? Mais que j'ai également des formations de base en espionnage et enquête ? Alors, tu vois ça n'a pas été bien compliquer pour moi de placer des caméras dans ton appartement.

-Tu mens !

-Tu le crois vraiment ? Pourquoi aurais-je choisi de t'en parler pile ce soir, sinon ?

Il a raison bordel, mais je ne dois pas me laisser avoir non plus, une coïncidence reste possible bien que j'en doute.

-Montre moi.

-Si tu veux, mais je te préviens d'avance, tu peux essayer de voler ou de détruire la vidéo que je vais te montrer, je ne suis pas con, j'ai pris mes précautions, ce n'est qu'une copie.

Évidemment. Ça aurait été trop beau sinon. Il sort son portable et me montre en effet une vidéo on ne peut plus explicite de mes exploits avec Yuki d'hier puis une de ce matin. Je sens la rage monter en moi, je me suis fait avoir comme un pauvre gamin complètement naïf. Ce que je suis en fait. Et il me le montre de la pire des manières. Pourquoi tous vouloir me faire grandir de cette façon ? Pourquoi est-ce que je dois apprendre la vie comme ça ?

-Je ne te demanderais pas grande chose Neji. Un peu de sexe contre mon silence, et vu comme tu as l'air d'aimer ça, c'est tout bénéfices pour toi.

Son sourire sarcastique, comme j'ai envie de lui faire ravaler. Ses paroles aussi. Je le hais, comme tous, en fait. Vous me dégoutez. C'est ça le monde, qu'il veut tant que j'intègre mon père ? C'est ça la vie qu'il veut que j'apprenne Sasuke ? C'est ça le monde gay Yuki ? Je vous hais.

-Bienvenu dans le monde des adultes, Neji.

oOo A suivre ! oOo

Bien, j'ai été gentille ? J'ai répondu à l'une de vos questions ?

Une ptite review ? Ça fait toujours plaisir et ça aide l'auteur !

Je vous bisouille vous qui passez ici. :3

A la prochaine ! :)

Flambya.