Harry Potter et l'Autre Dimension
Chapitre 11 : Le Basilic, la Chouette et le Phénix
Résumé (depuis le début) : Harry Potter à la fin de la grande bataille, fait un voyage dans le temps et est envoyé à l'époque où ses parents sont en septième année afin d'accomplir une toute dernière mission : détruire les horcruxes. Pendant les mois de juillet et Août, il eut l'accord du Directeur de l'époque, le professeur Dumbledore, pour rester au château et s'entraîner. Ainsi, avant même la rentrée des classes, il eut une première altération avec quelques mangemorts et aussi avec Voldemort lui même. Lors de sa répartition, Harry, distrait par la vue de Pettigrow, ne pu empêcher le choixpeau de l'envoyer à serpentard. Il se retrouva donc dans le même dortoir que ses ennemis jurés. Harry fait face à tout un tas de problèmes avant même que le mois d'octobre ne s'achève. Même s'il restait en bon terme avec sa mère, il gardait ses distances son père et le reste des maraudeurs car ils entretenaient avec avec lui une relation assez tendue à cause la maison où il se trouvait. Difficile pour Harry d'expliquer qu'il est un pur Gryffondor sans répondre à d'autres questions gênantes.
Précédemment : Après avoir échappé à une situation un peu chaotique entre des serpentard, les maraudeurs et deux autres gryffondor, Harry décida qu'il n'avait aucune envie de faire parti d'autres problèmes et pour éviter les élèves en question, il entra par la première porte. Ensuite Harry se rendit compte qu'il était exactement devant l'entrée de la Chambre des Secrets et y pénétra. Il fut rejoint ensuite par Dumbledore, Fusmeck et Hedwige et leur aventure commence maintenant.
Bonne lecture...
-Ouvre-toi !
Les serpents entrelacés se séparèrent pour ouvrir le passage. Harry se tourna vers Dumbledore et nota que celui l'observait d'un air très intéressé.
-Fascinant, nota Dumbledore dans sa barbe.
-On y est, fit remarquer Harry un peu nerveux.
La dernière fois qu'il avait fait une expédition avec Dumbledore, cela ne s'était pas très bien passé. D'ailleurs, le directeur mourût à la suite de leur quête. Harry espéra que cette fois-ci ça se passera mieux.
Dumbledore passa en premier, suivi de Harry et tous les deux entrèrent dans la pièce où se trouvaient les immenses piliers de pierre, sculptés de serpents qui soutenaient le plafond noyé dans l'obscurité et la lueur de leurs baguettes. L'atmosphère était toujours aussi étrange et verdâtre que la première fois qu'il était venu ici.
Ils avancèrent parmi les colonnes, pour seul bruit leurs pas répercutés en échos.
-Monsieur, chuchota Harry en se souvenant brusquement de quelque chose.
Dumbledore, alerte, se retourna, lui prêtant attention, tout en continuant son avancée.
-Les yeux du Basilic, rappela-t-il. Je pense avoir trouvé assez efficace une parade contre eux.
Le directeur hocha la tête d'un air entendu avant de regarder devant lui et dans les environs.
D'un mouvement de tête, il signala et envoya Fusmeck dans les airs inspecter les lieux également. Hedwige fit de même après avoir quitté l'épaule de Harry. Il aurait voulu qu'elle retourne à la volière en sécurité mais avant de lui en donner l'ordre, un bruit presque inaudible se fit entendre.
C'était comme si quelqu'un ou quelque chose rampait. Un frisson lui parcourut l'échine et une vision d'un énorme serpent vert éclatant lui vint immédiatement à l'esprit. Il serra sa baguette et continua d'avancer derrière Dumbledore.
Les deux sorciers scrutèrent prudemment les alentours du bout de leurs baguettes magiques allumées. Ils restèrent silencieux comme d'un commun accord jusqu'au prochain bruit à l'intérieur des tuyaux de gauche. Harry et Dumbledore se regroupèrent vers un coin, dos à dos.
Harry regarda par terre pour éviter tout contact accidentel avec les yeux du Basilic jusqu'à qu'un autre bruit, plus fort vers sa droite se fit entendre suivit d'un mauvais sifflement. Une ombre s'avança vers eux et balança sa tête à la manière d'un ivrogne.
C'était le Basilic, et de la même taille que dans ses souvenirs. Depuis le temps, il avait dû atteindre sa véritable croissance. Harry ne fixa toujours pas ses yeux mais son corps sur le sol et au même moment où Harry sentit ce dernier prendre son élan, il se prépara à lancer le maléfice pour détruire ses yeux mortels quand intervint un cri sonore interrompit sa concentration.
-Fumseck ! S'exclamèrent les deux sorciers.
Harry fut un tout petit peu inquiet car il avait déjà fait face à ce moment auparavant. Il pria intérieurement que tout se passera bien en s'éloignant du Basilic. Il voulut mettre un peu d'espace entre les violents sifflements et les cris du phénix en venant à son aide. Il surveilla les ombres des animaux en batailles pour intervenir si besoin.
Harry sentit Dumbledore se rapprocher de lui et que, comme Harry, il fixait le sol de pierre tout en brandissant sa baguette prêt à porter secours à son phénix à la moindre occasion.
Au bout d'un très court moment, ils entendirent une plainte assourdissante venant du Basilic, un râle de peine et aussitôt, le phénix vint voler autour de Harry et Dumbledore derrière le mur où ils se cachaient.
Dumbledore secoua la tête avec un semblant sourire, il murmura quelque chose trop bas pour que les oreilles de Harry ne comprennent, avant de longer le mur et d'étudier le Basilic. Ce dernier continua de donner des coups de tête un peu partout, mais comme ils étaient éloignés de lui, ils demeurèrent saufs.
A présent Harry pouvait voir des flots de sang noir couler des yeux du Basilic partout sur le corps du serpent géant et Fumseck chantait un air qui lui fit chaud au cœur et donna un élan de courage à Harry.
Il ressentit une pointe d'agacement aux recherches qu'il avait effectué pour se protéger des yeux jaunes du grand serpent. Il n'avait pas pensé que Fumseck les aurait accompagné et agi de la même manière qu'à son époque.
Mais ce sentiment s'effaça très rapidement quand il se rendit compte qu'il n'était pas certain de l'efficacité de ce sort sur un être aussi magique et puissant que le basilic. Il allait juste l'expérimenter aujourd'hui. Et il était bien entendu exclu d'avoir un doute dans un moment pareil, aussi, il remercia intérieurement le phénix d'être, une nouvelle fois, intervenu. Même si techniquement il ne l'avait pas encore fait…
Il entendit Dumbledore chuchoter quelque chose d'une manière presque inaudible en tournoyant sa baguette autour de lui et de Harry. Ce dernier resta confus. Mais quand le directeur et lui échangèrent un autre regard, il comprit. Et comme d'un commun accord, ils se dispersèrent pour prendre le Basilic de chaque côté.
Harry vit avec soulagement Hedwige observer la scène au loin. Le plus loin elle serait, le plus concentré il sera. Le Basilic fonça vers Harry qui recula rapidement et ne vit pas le mur qu'il se prit en pleine figure lorsqu'il se retourna pour fuir.
Légèrement étourdit, il oublia où il était pourquoi et avec qui il se trouvait. Harry poussa un juron audible en secouant la tête. Le Basilic, guidé par le son de sa voix, se rapprocha de Harry en claquant des mâchoires tout en frappant vers là où il devinait la position de Harry.
Dumbledore, le visage dur et fermé, fit un mouvement compliqué avec sa baguette et le Basilic s'immobilisa une seconde avant de se ranimer avec fureur. Il balança sa tête de tout les côté, heurtant certains piliers et les murs. Il passa devant Harry qui tenta de le stupéfixer, ainsi que d'autres sorts pour l'immobiliser mais sans succès également.
Le Basilic s'avança vers Harry qui recula le plus possible. Ensuite Dumbledore lança un sort qui fit sortir du feu de sa baguette. Un feu si puissant qu'il encercla la grande taille du Basilic. Mais encore une fois sans succès car le sort ne l'immobilisait pas assez longtemps.
Pourtant, Dumbledore ne se découragea pas pour autant et continua de lancer des sortilèges. Il passa au sort des quatre éléments un à un. Après le feu, l'eau qui le fit seulement cracher furieusement. Puis il utilisa l'élément de la terre en l'emprisonnant dans une sorte de cage de racines que le Basilic réussit à la briser avec un coup de queue. Et enfin, vint le tour de l'air qui l'enveloppa dans une bulle d'air. Des d'épées de vent apparaissaient avant de le frapper de tous les côtés. Le Basilic cracha furieusement en recevant les coups successifs de plein fouet lancés par Dumbledore. Bien que sonné, il ne semblait pas s'avouer vaincu. Maudit Basilic !
Dumbledore tenta de le ligoter à nouveau avec des racines d'arbres très solides pour l'immobiliser encore une fois. Mais aucun sort n'empêcha la Basilic de bouger plus de cinq secondes. Au contraire, tous les sorts jetés ne firent qu'amplifier sa colère. Mais Dumbledore réussit, habilement, à le tenir à distance.
Harry, toujours impressionné par la dextérité de son directeur, fixait ce dernier combattre sans répis le monstre de serpentard. En détournant son regard, Harry ne vit à temps une des racines foncer vers lui, ce qui l'obligea à plonger par terre. Il écorcha ses genoux et ses mains qui lui firent un mal de chien.
Il n'eut pas le temps de constater les dégâts car le Basilic faillit lui donner un coup de queue. Il replongea dans une autre direction, atterrissant sur des débris de pierre qui le blessèrent à d'autres parties du corps.
Avec un haut le corps, Harrit vit que Hedwige s'était décidé de prendre part au combat en venant en aide à Fumseck pour distraire le Basilic. Quand le Basilic claque ses mâchoires à une distance beaucoup trop proche de sa chouette au goût de Harry, il sentit la colère le monter et décida que c'était le moment de prendre part à l'action. Il fit alors un mouvement de baguette en utilisant une formule lut dans un des livres qu'il avait achetés cet été :
-Restrictionem !
Le Basilic bougea avec lenteur et Harry vit Dumbledore jeter la même formule après lui. Mais ce n'était toujours pas assez pour l'immobiliser complètement ou assez longtemps tout au moins.
-Tu vas bien Harry ? Demanda Dumbledore d'une voix forte, de l'autre côté attirant ainsi l'attention du Basilic qui commençait à combattre l'effet du sort. Faisons-le ensemble Harry !
-D'accord ! Approuva Harry en criant avant de prendre position.
Il sentit une chaleur se répandre doucement en lui depuis l'endroit où se trouvait le Médaillon, qu'il devina venir à son aide.
-un… commença Dumbledore en esquivant un coup de queue. Deux… trois !
-Restrictionem ! S'écrièrent les deux sorciers de manière synchronisée.
Un jet de lumière bleu et blanc sortir de leur deux baguettes respectives et frappèrent le Basilic de plein fouet qui tomba lourdement.
Harry rejoignit le professeur Dumbledore.
-Bien joué Harry, complimenta le directeur en le regardant par dessus ses lunettes en demi-lune.
-Merci monsieur, dit Harry essoufflé. Mais le Médaillon m'a également aidé.
-Le Médaillon dis-tu ? Répéta Dumbledore.
Il haussa des sourcils et lança à Harry un regard surpris.
-Oui, confirma Harry en touchant son torse de son autre main. Je l'ai senti me donner un peu de sa puissance.
Dumbledore le considéra un instant avant de détourner son regard vers le Basilic immobile.
-Bien, reprit-il froidement en tournant son attention au Basilic. A le voir comme ça on croirait presque qu'il est inoffensif.
Les yeux ronds, Harry regarda Dumbledore comme si ne n'était pas lui. On aurait cru entendre Hagrid. Après un coup d'œil au Basilic pétrifié, sa taille imposante et sa gueule mortelle, sans oublier ses deux crochets venimeux, Harry décida qu'il n'était pas du tout d'accord avec le directeur. Même en cet instant, il paraissait tout sauf inoffensif. Il décida sagement de ne pas relever le commentaire de Dumbledore.
-Je suppose qu'il va bien falloir s'en débarrasser d'une façon ou d'une autre, dit Dumbledore d'un ton grave. Il ne peut pas rester figé éternellement et on ne peut pas le laisser vivre plus longtemps malheureusement.
Harry hocha de la tête, parfaitement d'accord, quand une idée lui vint tout à coup à l'esprit au moment àù Dumbledore leva sa baguette devant la créature.
-Professeur, attendez ! S'exclama Harry.
-Harry ? Dit Dumbledore surpris et intrigué par son comportement si soudain, malgré le fait qu'il affichait toujours un air grave.
-Professeur, vous vous souvenez des livres que je vous ai prêté il n'y a pas longtemps ?
-Bien entendu, répondit-il un peu confus qu'il aborde le sujet des livres à un moment pareil probablement.
-Dans les premières pages de l'un d'eux, celui du Livres des Secrets. Il y un sort très efficace qui permet de réduire tout être vivant jusqu'à ce qu'un contre sort soit jeter. Et je me disais... Balbutia-t-il un moment. Qu'au lieu de le tuer, on pourrait...
-Oh, fit Dumbledore qui comprit aussitôt où voulait en venir Harry. Tu veux parler de celui dont le contre sort n'a jamais été trouvé.
-Celui-là oui, confirma Harry.
-Mais pour cela il va falloir le libérer car le sortilège ne marche que sur des êtres animés et non les inanimés.
-Ah bon ? S'étonna Harry. Heu... Je ne me souviens pas de ce passage.
Il avait dû le sauter car cela ne lui disait rien du tout. Il regarda le Basilic un moment avant de reporter son attention au directeur, le regard déterminé et décidé.
-Nous allons nous s'en sortir, remarqua Dumbledore. A nous trois, nous pouvons réussir Harry.
-À nous Trois ? Fit Harry en clignant plusieurs fois des yeux, confus.
Il regarda Fumseck un instant, qui chantait un air sinistre et dangereux, pensant qu'il parlait de son phénix avant de reporter son attention à Dumbledore.
-Avec l'aide du Médaillon Harry, indiqua Dumbledore, en voyant son air perdu. S'il est d'accord, cela va de soi, pour apporter une nouvelle fois son aide.
-Médaillon, appela Harry à voix haute, en regardant son torse.
*Si mon aide est souhaité et sollicité par le Voyageur, il est de mon devoir l'assister.* Répondit le Médaillon dans son écho.
Dumbledore l'avait également entendu car il regardait à présent l'endroit où se trouvait le Médaillon, puis il lui fit son vrai sourire bienveillant habituel avant de reprendre son sérieux.
-Bien, dit Dumbledore. Voilà qui est décidé. Maintenant éloigne-toi un peu plus loin et tiens-toi prêt. Tu te souviens de la formule Harry ?
-Oui, c'est : "Miniatura-
-…minusculus finirent-il en même temps.
-Prêt ? Demanda Dumbledore.
Harry acquiesça de la tête son affirmation et Dumbledore lança le contre-sort libérant ainsi le Basilic de sa prison personnelle.
-Mobilitas !
Le Basilic bougea avec colère et donna des coups encore plus violents que tout à l'heure. Il se lança sur Harry avec un mouvement brusque que ce dernier réussit à échapper, en faisant une roulade sur le côté, puis il atterrît derrière un gros morceau de débris et se releva. Il reprit position un peu plus loin, toujours avec Dumbledore en face de lui et le Basilic entre eux.
En marchant, il remarqua que ses pas ne faisaient aucun bruit. Il se rappela alors le sort jeté par Dumbledore auparavant et fit enfin le lien. Avec soulagement, il se déplaça un peu plus sans la crainte de se faire entendre grâce au maléfice du pas silencieux.
Le Basilic était déchaîné, il continuait à donner des coups partout. Un moment plus tard, Harry pensa que le Basilic allait finir par avoir mal à la tête s'il continuait ainsi à se donner des coups sur la tête ou même se l'exploser avec ses mouvements brusques.
Même si les pas de Harry ne faisaient aucun bruit, cela ne l'empêcha pas de trébucher sur les morceaux de pierres qui traînaient un peu partout désormais, ce qui attira évidement l'attention du Basilic qui s'avança à grande vitesse vers où Harry se trouvait.
-impedimenta ! Cria Harry en jetant le sort.
Le sort n'eut aucun effet car le Basilic ne s'arrêta pas, quand soudain une pierre, ne surgissant de nul part, frappa la tête du Basilic, l'assommant un bon moment. Dumbldore venait de lui sauver la vie. Harry en profita pour se repositionner et les posa ses yeux sur le Basilic qu'il vit tomber par terre dans un bruit sourd. Harry poussa un juron très audible car il trébucha une nouvelle fois sur un gros morceau de pierre qu'il n'avait pas vu. Le Basilic, qui avait repris ses esprits fit volte face et siffla avec rage avant de bondir à grande vitesse sur Harry.
Harry inspira profondément, il ne pourra pas l'éviter à temps et pensa à lancer un protego mentalement.
Mais avant que le Basilic n'atteigne le jeune héros, une énorme forme animale apparut du néant et se jeta devant Harry, prenant de plein fouet l'attaque.
L'énorme serpent tenta d'attraper dans sa gueule le gros lion qui réussit à se défiler et donna un au même moment des gros coups de griffe dans la gueule du Basilic, tout en évitant ses crochets impitoyables. Puis le lion attrapa l'arrière de sa tête avec sa grande mâchoire, le jetant loin de Harry.
Le professeur Dumbledore avait recouru à la métamorphose pour faire apparaître un animal afin de lui venir en aide et par la même occasion distraire le Basilic. Harry pensa que le directeur n'avait pas tord et qu'il serait peut-être judicieux d'en faire plusieurs.
Et ce fut comme s'il avait lu dans ses pensées car Dumbledore fit apparaître un autre gros lion et un aigle à partir de rien. Harry en fit de même mais ne maîtrisant pas encore le sortilège d'apparition sur les grosses formes animales, il utilisa les débris de pierres et les transforma en animaux. Il métamorphosa ainsi les pierres autour de lui : tout d'abord le premier en un gros loup noir puis deux autres en serpents noir de la taille d'un anaconda.
-Je comprends maintenant qui envoyait ces loups noirs après Miss Teigne, nota le professeur Dumbledore qui lui lança un sourire et il ajouta un hippogriffe dans la bataille.
Harry comprit son erreur que trop tard et grimaça en voyant qu'il avait produit le même loup que ceux qu'il envoyait à Miss Teigne par vengeance quand elle le suivait partout dans le château sur ordre de Rusard. Il haussa les épaules et laissa cette pensée de côté et se concentra aussitôt dans la bataille.
Pendant que les animaux faisaient diversion en attaquant de tous les côtés, Harry prit position et canalisa son énergie avec force dans le sort qu'il allait lancer. Il sentit le Médaillon lui venir à nouveau en aide quand il envoya son habituelle chaleur et après s'être jeté un regard en biais entre eux, ils crièrent ensemble :
-Miniatura minusculus !
Le Basilic se figea quand les deux sorts combinés le frappèrent de plein fouet. Puis, petit à petit sa taille se réduisit jusqu'à ce qu'elle atteigne deux centimètres.
-Enfin, soupira Harry, soulagé.
Il remercia le Médaillon au passage qui lui diffusa une autre douce vague de chaleur pour lui dire qu'il l'a entendu.
Il regarda autour de lui et conclut qu'ils s'en étaient pas mal sortis. Tous les animaux métamorphosés allèrent s'asseoir autour de Harry et observèrent Dumbledore qui s'approcha du Basilic à la taille d'un ver de terre.
Il allait le capturer et l'enfermer dans un flacon qu'il venait de faire apparaitre, mais avant qu'il n'ait pu le faire, un éclair blanc le devança. Hedwige avait foncé à grande vitesse vers le mini-Basilic et l'attrapa avec ses serres féroces avant.
-Hedwige, S'écria Harry, en se levant précipitamment.
Elle lâcha le ver-Basilic au dessus du phénix et, comme si c'était fait d'un commun accord, Fumseck l'attrapa avec son bec avant de le manger en plein vol.
Comme si de rien était, Hedwige alla ensuite se poser sur la tête du loup assis près de Harry en hululant d'un air digne et fière. Fumseck alla se poser sur l'épaule de Dumbledore en silence.
-Bien, dit-il en regardant Harry amusé par dessus de ses lunettes. Voila une chose de réglée !
-Professeur… commença Harry choqué en regardant le phénix.
-Oui Harry ? Répondit-il en regardant Fumseck qui voletait autour d'eux à présent.
-Heu, ce n'est pas dangereux ce que vient de faire Fumseck ?
-Je pense...
Mais il fut coupé par Fumseck qui laissa un jet de flamme sortir de son bec et se mit par la suite à chanter des notes joyeuses.
-Je pense que dorénavant, tout est fini, déclara Dumbledore en regardant Harry à travers ses lunettes en demi-lune toujours avec le sourire.
Harry acquiesça de la tête, un peu lessivé mais grandement soulagé. Heureusement que les cours de défense contre les forces du mal l'aidaient à avoir de l'endurance physique en plus de l'endurance magique, si on ajoutait à cela son expérience passée. Car mentalement, il se sentit exténué et il n'avait pratiquement pas jeté autant de sort que le professeur Dumbledore.
Harry caressa le loup qu'il avait métamorphosé avant de lancer le contre sort sur lui et ses deux serpents qui, Harry nota, le regardaient affectueusement. Dumbledore fit disparaître les animaux qu'il avait fait apparaître à son tour. Puis Hedwige prit place sur l'épaule de Harry.
-Nous devrions nous rendre à l'infirmerie pour panser tes blessures, fit remarquer Dumbledore en l'auscultant des yeux.
Harry grogna quand il vit les écorchures et les plaies ouvertes aux mains ainsi qu'aux genoux. Elle étaient douloureuses mais pas aussi grave que les blessures qu'il avait eues auparavant. Il avait également un mal de tête qui le lançait. Mais, mis à part ça, il s'en était bien sorti. Bien sur Dumbledore n'avait aucune égratignure. Harry supposa que c'était dû à l'expérience qu'il avait du terrain. Il espérait un jour avoir son niveau d'expertise.
-Il semblerait que tu ne sois pas gravement blessé. Mais un petit tour à l'infirmerie ne te ferait pas de mal et éviterait une attention gênante. Et il se pourrait même, ajouta Dumbledore sur ton plus joyeux. Qu'on arrivera à temps pour l'heure du dîner.
Harry suivit le professeur Dumbledore qui ouvrit la marche jusqu'aux deux serpents. Une fois le passage passé, les deux serpents reprirent leur place bloquant définitivement l'accès à la chambre des secrets. En tout cas, tout au fond de lui, il l'espérait.
-Monsieur, comment va-t-on sortir d'ici ? Demanda Harry en regardant les couloirs de tuyaux. On ne va pas remonter en grimpant dans les tuyaux, n'est-ce pas ?
-Comment avais-tu fais la dernière fois ? Questionna Dumbledore en le regardant par dessus ses lunettes en demi lune.
-Et bien... Harry hésita un instant. C'est Fumseck qui nous avait porté cette fois-là, mes amis et moi.
-Allons-y alors, dit-il en hochant de la tête. Tiens moi par le bras, Harry.
-Hedwige, passe devant on te rejoint, ordonna Harry à la chouette qui obéit.
-Allons-y Fumseck, signala Dumbledore.
Ils s'envolèrent jusqu'au toilettes et sortir du passage. Mimi Geignard n'étant pas revenue, ils profitèrent du silence pour enlever d'un coup de baguette magique la saleté qui s'était collée à eux et virent le passage à la Chambre des Secrets se refermer.
Ils se rendirent ensuite vers l'infirmerie comme prévu avant de rejoindre plus tard la grande salle pour aller dîner avec leurs familiers qui voletaient autour d'eux.
-Monsieur, interpella soudain le jeune sorcier.
-Oui, Harry ? Fit Dumbledore en le regardant.
-Que va devenir la chambre des secrets dorénavant ?
Dumbledore contempla sa question un moment avant de lui répondre :
-Elle restera à sa place et inoffensive, j'imagine. Oh les rumeurs et les légendes continueront à se répandre j'en suis sûr, mais la chambre ne servira plus avant très longtemps. Même peut-être plus jamais. Sauf si un élève ou un professeur pourquoi pas, arrive dans plusieurs années à Poudlard et qu'il trouve l'entrée de la chambre des secrets. Bien entendu cette personne devra parler le Fourchelangue, or comme tu as dû t'en douter, ce n'est pas une langue commune de nos jours.
Harry resta silencieux jusqu'à qu'ils arrivèrent devant la porte de l'infirmerie où ils s'arrêtèrent de marcher.
Mais avant d'y entrer une question turlupina Harry.
-Et maintenant ? Demanda Harry. Que va-t-il se passer ?
-Maintenant Harry, tu vas te faire soigner, répondit Dumbledore en souriant. Ensuite tu reprendras ta vie en tant qu'élève de septième à Poudlard, ajouta-t-il les yeux pétillants de malice. Ensuite, pour ce qui est de ta mission, nous attendrons de savoir où se trouve le prochain horcruxe avant de planifier quoique se soit.
-Très bien professeur, accepta Harry.
Dumbledore accompagné de Harry, Hedwige et Fumseck franchirent la porte de l'infirmerie où Mme Pomfresh les accueillit en soupirant presque. Elle fut un peu choquée de voir Fumseck et Hedwige qui s'étaient posés sur une planche au plafond. Elle semblait perdue et lança brusquement un regard intrigué à Dumbledore qui lui dit qu'il avait Harry vu tombé et avait donc décidé de le chaperonner.
Mme Pomfresh le regarda d'un air septique et fit promettre à Harry d'être un peu plus prudent. Elle lui fit ensuite boire une potion violette et Harry se sentit tout de suite mieux, puis il quitta l'infirmerie accompagnée du directeur pour se rendre à la grande salle, Fumseck et Hedwige sur leurs épaules.
OooOooO
Quand ils arrivèrent à la grande salle pour dîner, il ne restait pas grand monde. Même à la table des professeurs, où il ne vit que le professeur McGonnagal, à qui il fit un clin d'œil charmeur en passant, ce qui eut pour but de lui faire froncer des sourcils.
Personne ne se demanda pourquoi Harry était accompagné du directeur de Poudlard lorsqu'ils entrèrent ensemble. Enfin du côté des élèves, car les enseignants interrogèrent du regard leur directeur qui secoua la tête.
Mais tout monde voyait qu'ils étaient tous les deux accompagnés de leur familier et ils les dévisagèrent de manière avide et parfois confuse. Harry haussa des épaules intérieurement, balayant la pensé d'un mouvement invisible et rejoignit sa table après avoir salué Dumbledore de la tête, Hedwige toujours perchée sur son épaule à roucouler joyeusement.
Après avoir fini de manger, Harry vit Lily qui avait aussi dîner seule, se levait pour sortir de la grande salle. Harry la suivit après avoir dit bonne nuit à Hedwige qui s'envola à la volière. Il remarqua que Lily Evans était préoccupée par quelque chose car elle ne l'avait pas remarqué alors qu'il marchait trois pas derrière elle.
-Evans ! Appela Harry, après l'avoir suivit jusqu'au premier étage.
Elle sursauta et se retourna.
-Oh, c'est toi. Dit-elle l'air soulagé et étonnée.
-Qu'est-ce qui t'arrive ? Demanda Harry en riant ouvertement.
-Quoi ? Mais rien du tout, répondit-elle précipitamment.
-Je ne te crois pas un seul instant, fit Harry en lui souriant. Mais ce n'est pas grave, tu as le droit à tes secrets je suppose. J'espère juste que ça va.
-Je vais très bien merci et je n'ai pas de secrets, s'indigna-t-elle en haussant la voix. Je repensais... Je repensais au cours de métamorphose qui a été annulé cet après midi à cause de la réunion des professeurs, si tu veux tout savoir !
-Evans, dit Harry en secouant la tête et il rit silencieusement. Tu n'es pas obligée de me mentir.
-Je ne mens pas ! S'écria-t-elle avec force.
-Doucement, fit Harry en levant ses mains en signe de reddition. Pas la peine de t'énerver.
-Je ne suis pas énervée ! Cria-t-elle plus fort en rougissant de colère.
Harry réprima un éclat de rire pour ne pas la blesser et hocha de la tête.
-D'accord, dit-il en se mordant la lèvre afin de ne plus sourire.
Elle le regarda septique et secoua la tête à son tour en faisant onduler sa longue chevelure rousse. Elle le regarda un bon moment.
-Alors, demanda-t-elle impérieusement. Qu'est-ce que tu me voulais ?
Harry se racla la gorge pour s'empêcher de rire à nouveau, ce qu'il la fit froncer des sourcils de manière sévère.
-Je voulais t'inviter à la sortie de pré-au-lard ce week-end, informa Harry avec un sourire.
Lily le regarda abasourdie. Elle prit une attitude soudainement mal-à-l'aise et se tripota les cheveux avec sa main droite.
-Oh, heu... bégaya-t-elle. Je ne sais pas trop. Je suis touchée, tu as l'air sympa et tout, mais je ne voudrais pas que...
-Qu'est-ce que tu veux dire ? Demanda Harry ne sachant pas où elle voulait en venir.
-Ecoute, soupira-t-elle finalement. Je ne voudrais pas que tu penses que je sois intéressée. Tu es très beau et séduisant, mais je ne suis pas... Et tu n'es pas... Si c'est un rendez-vous que...
-Ce n'est pas un rendez-vous, coupa Harry en riant, quand il comprit enfin son attitude. Je te trouve très belle et tout, ajouta-t-il en rigolant. Mais j'ai déjà quelqu'un.
-Oh, lâcha-t-elle dans un souffle et en se détendant avant de reprendre un air curieux. Je peux savoir qui ?
-Tu ne la connais pas, elle n'est pas ici, répondit Harry le visage sérieux en la voyant froncer des sourcils, il secoua la tête. Je veux dire qu'elle n'est pas à Poudlard.
-Ah, fit elle en comprenant finalement.
-Elle est restée avec sa famille.
-Je vois, dit-elle l'air navré.
Il y eut un silence gêné où Lily regarda un peu partout sauf Harry qui l'observait attentivement, attendant la suite. Elle semblait partagée entre fuir et lui poser plus de questions. Mais comme elle ne s'était pas encore décidée, il vint à son secours et reprit la conversation.
-Et avant que tu ne poses la question, oui je suis fidèle.
-Je n'aurais pas osé..., commença-t-elle virant au rouge, honteuse.
-Quand bien même, coupa Harry doucement pour lui montrer qu'il ne lui en voulait pas. Je te le dis, comme ça on est claire sur ce sujet. Je te considère comme...
Il fit une pause pour chercher ses mots en la regardant.
-une amie. Pour une gryffondor, ta compagnie n'est pas si désagréable, ajouta-t-il en lui faisant un sourire en coin et sur le ton de la plaisanterie.
-Ha Ha Ha, fit-elle en levant les yeux au ciel. Tu présentes des manières si touchantes. c'est à se demander comment on peut t'en vouloir, ajouta-t-elle en fronçant des sourcils.
-Je sais, avoua Harry en haussant les épaules de manière faussement arrogante. Il paraît que ça fait parti de mon charme.
Lily ria un moment avant de se reprendre. Ce qui arracha à Harry un sourire affectueux.
-C'est d'accord, accepta-t-elle, souriante. Je veux bien aller à pré-au-lard avec toi.
-Parfait, fit Harry enchanté.
-Pauvre McGonnagal, laissa échapper Lily sans se rendre compte.
Elle ouvrit en grand ses yeux émeraude et mit une main devant la bouche avant de le retirer prendre un air faussement naturel.
-Pardon ?
-Hein ? Fit-elle surprise. Ah, heu… Elle se racla la gorge avant de continué : et bien, j'ai remarqué comment tu agissais avec le professeur McGonnagal. Et pour être tout à fait franche, ça n'a échappé à personne. Tu as tendance à lui faire des clins d'œil et des sourires charmeurs. Et je pense savoir pourquoi maintenant.
-Et pourquoi donc ô Evans, la clairvoyante, demanda Harry narquoisement.
-Parce que, en quelque sorte, tu l'as approuvé, expliqua-t-elle calmement, ignorant la fin de sa phrase. Tu ne te comportes de cette façon qu'avec les personnes que tu considères comme des amis. Amicalement ?… Enfin c'est ma théorie, ajouta-t-elle quand il leva un sourcil interrogateur.
-Je vois que tu m'as bien observé, taquina Harry avec un sourire charmeur. Tu es sûr de ne pas avoir un faible pour moi parce qu'à t'entendre je jurerais que...
-Pas du tout, s'exclama-t-elle en rougissant. Je ne faisais qu'une constatation, pas une déclaration !
-Je vois, dit-il d'un ton faussement septique avant de rire face à l'expression de son visage. Ne t'inquiète pas, je vais faire semblant de te croire.
Il lui fit un clin d'œil et commença à s'en aller.
-C'est la vérité ! Cria-t-elle dans son dos. Tu as fait exprès de changer de sujet, ajouta-t-elle d'un ton accusateur.
-On se voit samedi alors, lança-t-il derrière lui en se dirigeant vers les cachots.
A suivre...
Désolée j'au un beug, 2 versions du chapitre se sont mélangés et je ne m'y retrouvais plus. J'ai envoyé l'ancienne version avec des bouts de la version finale... Un vrai boulet cet ordi !
Sinon, j'espère que ce chapitre vous a plu ! Je le trouve assez bien fait. Bien-sûr j'aurais pu faire mieux, mais si je ne m'arrête pas tout de suite, jamais je ne l'aurai envoyé ! J'ai l'impression de m'être fait possédé par Percy ! Car je pense souvent : "non ça doit-être parfait, enlevez ça, ajoutez ceci, modifiez cela... " Stop ! Percy, dehors !
Enfin bref, j'espère que je n'ai pas fait d'erreurs, dites le moi si c'est le cas.
Il y avait trop de description à faire, désolée d'avoir abrégées certaines scènes si c'est ce que vous avez ressenti. Moi en tout cas je l'ai ressenti ! Désolée aussi pour les fautes, vraiment je fais de mon possible et j'arrive toujours pas à les voir avant de les publier ou quinze ou des mois ou encore des années après...
Ah oui, j'ai aussi noté une grave erreur dans le chapitre précédent où j'ai dit qu'il sortait du cours de potion, désolée, il sortait du cours de métamorphose. Grande erreur d'emploi du temps.
Donc voilà, encore une fois, laissez moi un commentaire s'il vous plaît, même tout petit. C'est super rapide !
Merci pour vos reviews : Nayla-HP, Mini-Yuya et Tiffou ! ça fait plaisir de lire quelque chose en retour !
Pour les autres qui lisent sans laisser de commentaire(s), je vous remercie aussi et j'espère qu'un jour vous laisserez un petit message pour partager vos pensées.
Philo du soir : Je vous souhaite bon courage pour tout ce que vous entreprenez ou voulez entreprendre, ne perdez pas espoir !
Je vous dis à la prochaine !
Bisous,
Sirius, i love you ^^ (really, i do!)
