Bonjour à tous !
Devrais-je le dire encore ? Hum…(se tâte)
Mais bien sûr que oui ! Merci à tous ceux qui lisent et encore plus à tous ceux qui rewiewent (pas sûr que ce soit très français mais bon…), ça me fait plaisir et du coup j'ai envie aussi de vous faire plaisir du coup, j'ai une nouvelle « bulle » qui sort et que je rajoute au recueil cette semaine si ça vous tente. Publication ce jour aussi !
Crédits : Oui, c'est Masashi Kishimoto qui les a créé, c'est à lui que reviennent tous les droits d'auteur et moi… Je me contente gentiment de les tourmenter. En fait, ça me convient assez…
Merci à Leeloo pour ses corrections.
Retrouvailles
La nuit est tombée depuis longtemps, mais le jeune homme qui vit dans cette chambre ne dort pas. Il n'y arrive pas. Les murs blancs se font l'écho de la solitude qu'il éprouve. Personne ne viendra le voir, il est seul, mais il sait qu'il n'a que ce qu'il mérite alors il ne se plaint pas. Il ne se plaint jamais d'ailleurs. Il parle peu, juste le strict nécessaire. Parler c'est se lier et ce jeune homme redoute ça par-dessus tout. Parce qu'il pourrait faire du mal. Encore. Et il ne veut pas. Il a peur de lui-même. Pourtant, il montre au monde une face impassible, froide, quelque peu hautaine. Il a appris ça il y a longtemps maintenant, c'est sa seconde nature. Ce soir cependant, il n'a plus rien de cette image de quiétude inflexible qu'il se donne en public. Ce soir, il est un jeune homme usé et terrifié par l'avenir. L'avenir immédiat qui se trouve être à demain et celui, plus lointain qui se profilera dans quelques semaines. Il pense. Trop. Mais il ne peut s'en empêcher. Il a toujours fonctionné comme ça. Il n'arrive pas à faire le vide et les questions tournent dans sa tête depuis qu'il a reçu le message du médecin qui le suit depuis si longtemps.
Il a accepté. Il tord le drap fin de ses longs doigts. La pluie tombe, il aimerait qu'elle puisse le laver de ses crimes, mais c'est impossible. Il va le revoir. Son esprit torturé martèle cette phrase dans son cerveau. Il a peur et redoute ce moment, ce face à face avec lui. À cause de ce qu'il a fait et ne peut défaire. Rien ne peut effacer le mal, rien ne peut l'absoudre. Il regarde au travers de la fenêtre pour tenter de se reprendre. L'eau dégringole du ciel, mais coule également sur ses joues creusées par l'anxiété. Il n'a pas le droit de pleurer, car il est le seul responsable de ce qui est arrivé. Les sanglots qui coulent et déchirent le silence s'en moquent, il ne peut les retenir alors que d'ordinaire il est parfaitement maître de ses émotions, mais la tension est trop forte. Trop de pensées se bousculent à l'annonce qu'il le reverra demain. Si tôt, trop tôt pour lui. Il n'est pas prêt et pourtant c'est lui qui l'a voulu. Il l'a réclamé au début, mais jamais il n'avait voulu le voir et il avait alors renoncé. Pourquoi aurait-il accepté de rendre visite à l'assassin de ses parents et de ses rêves d'enfant ? Mais maintenant qu'il va sortir, il faut qu'il lui dise, même s'il sait, même s'il est conscient que… Il ne le pardonnera pas, c'est évident et il n'attend rien de tel de sa part. Il ne se pardonne pas lui-même.
Pourtant, il faut qu'il sache ce qui s'est passé, ce qu'il a ressenti quand il a appris la vérité. Lui dire qu'il n'a pas supporté, qu'il a agi dans un état second, qu'il ne pensait pas… Comment lui faire comprendre ? Ici, enfermé entre ces murs, il expie ses fautes et les ressasse inlassablement. Son docteur dit qu'il faut se tourner vers l'avenir et que le futur, ce n'est pas dans cet hôpital qu'il le rencontrera. Les murs de sa chambre sont devenus si familiers, il les connaît bien. Ils le protègent des autres et de lui-même aussi. Retrouver le monde extérieur…Ils ont beau dire qu'il l'est, lui ne se sent pas prêt. Il a travaillé dur et ses professeurs étaient satisfaits, mais il ne l'a fait que parce qu'il n'y avait rien d'autre à faire et qu'il fallait s'occuper pour éviter d'y penser, de ressasser le jour ce qui le tenait éveillé la nuit. Jamais ses cauchemars ne l'ont épargné. Le sang qui s'écoulait de leurs corps, ceux de ses parents qui n'ont pas compris. Des yeux terrifiés, ceux de Sasuke. Ils le poursuivent sans relâche depuis cette nuit-là. Il a souvent frôlé la folie. Quel doux abandon c'aurait été, mais il n'a pas succombé. Il faut être lucide pour affronter la douleur et le remord. C'est comme ça qu'il expiera ses pêchés. Il ne veut pas partir d'ici, mais ils l'y obligent et il n'a pas le courage de se tuer non plus. Il faut souffrir pour payer et pour cela, il faut vivre. Il sait qu'il mériterait la mort pourtant, mais ce n'est pas ainsi qu'il dédommagera son frère pour les vies qu'il a pris, alors il continue.
Une nouvelle vie s'offre à lui selon son thérapeute, mais lui n'y voit rien d'autre que la solitude, mais c'est sa pénitence pour ce qu'il a fait et il l'accepte. Il ne mérite pas d'être heureux et ne fera rien qui puisse même aller dans ce sens. Mais Sasuke si, il faut qu'il le soit. C'est pour cela qu'il faut qu'il trouve la force, pour qu'il ait tous les éléments en main et qu'il puisse aller de l'avant. Il a sûrement des questions et il veut lui faire partager ce qui le ronge depuis si longtemps dans l'espoir que cela l'aide, même un peu, seulement un petit peu. Ce serait déjà ça, s'il pouvait juste contribuer à l'aider. Il ne sait pas vraiment en fait ce qu'il attend de cet entretien ni si c'est une bonne chose en fin de compte. Il doute. Il angoisse et le sommeil le fuit toujours. C'est demain qu'il vient. Son petit frère qu'il n'a pas revu depuis neuf ans. Il s'interroge, il imagine. Il doit avoir grandi, il a dix-sept ans maintenant. Il sait qu'il a été recueilli par une bonne famille et qu'il va bien, mais c'est tout. On ne lui a pas donné la possibilité de se renseigner plus. Il est inquiet sur l'état de son cadet et cette anxiété le tenaille depuis neuf longues années. Il l'aime tellement son p'tit frère.
***
L'aube s'était levée sur un soleil timide en ce mois d'avril. Timide, il n'avait pas osé darder ses rayons sur ce côté de la planète, se cachant derrière la couverture de nuages grisâtres comme pour montrer sa solidarité face à la morosité d'un jeune garçon qui n'avait pas voulu ouvrir encore ses yeux trop vite ce matin-là, car cela serait revenu à admettre que l'heure était venue pour lui d'affronter son passé. Il avait laissé son corps émerger doucement, sans se presser. Inconsciemment, il s'était même calé entre les bras qui l'emprisonnaient pour y puiser un peu de l'assurance dont il savait déjà qu'il aurait besoin. Il l'aurait nié farouchement si on le lui avait demandé mais il appréciait cette présence réconfortante. Il savait que le blond l'avait regardé dormir et avait attendu patiemment qu'il se réveille. Par la suite, il ne lui avait pas parlé. L'autre avait sûrement senti que le jeune brun n'avait pas envie de s'exprimer, c'est pourquoi il n'avait même pas tenté d'entamer l'esquisse d'une discussion. Il respectait le silence et la froideur qu'il avait montré car elle était le symbole de ce besoin de se protéger, de se retrouver seul, face à lui-même pour se préparer mentalement aux évènements à venir. Il lui en avait été reconnaissant. Sa tutrice lui avait maintes fois rappelé qu'il pouvait changer d'avis jusqu'au bout, que personne ne lui en tiendrait rigueur mais il n'avait pas cédé. Il fallait qu'il le fasse.
Pourtant, maintenant qu'il se trouvait dans cette salle, il ne pouvait empêcher un nœud de se former au creux de son estomac. La main basanée de Naruto posée doucement sur la sienne ne parvenait pas à estomper son stress et la présence du policier chargé de superviser l'entrevue ne le calmait pas. La pièce lui semblait affreusement sinistre. Il n'y avait qu'une table en son centre et trois chaises, deux pour Naruto et lui-même et une, en face, pour Itachi. Les murs étaient blancs, neutres. Ils se sentaient comme eux, vide et indifférent, du moins à l'extérieur. A l'intérieur, c'était une toute autre histoire. Il était tendu à l'extrême mais cherchait à se maîtriser. Depuis qu'il avait quitté la maison, il repensait sans cesse : Itachi les a tué, il m'a laissé seul. Il les as tué. Il lui en voulait et la haine se tenait bien présente, tapie, prête à surgir à la moindre occasion. Cependant, il voulait des réponses, il était venu pour ça et après… Oui, après, il n'aurait qu'à oublier et reprendre sa vie là où il l'avait laissé, c'était simple. Il n'y avait que ça à faire. Il tirerait un trait sur son passé. La porte s'ouvrit.
Il s'immobilisa, tête baissée pour reprendre le contrôle de son pouls qui pulsait follement. Le visage crispé, dissimulé par ses mèches qui encadraient son visage, il sentit la poigne de Naruto se resserrer sur sa main sans un mot. Un grincement se fit entendre, Itachi venait de s'asseoir. Si proche. Si proche. Il leva les yeux et découvrit le visage de celui par la faute de qui tout était arrivé. Il faillit ne pas le reconnaître. Son esprit avait gardé en mémoire un adolescent athlétique et musclé, plein d'énergie et de vitalité. Or, devant lui se tenait un jeune homme d'apparence délicate et frêle, le teint maladif, les joues creuses et les yeux cernés. Il en aurait presque eu pitié mais de cela, il était hors de question. Il croisa le regard de son frère pour s'apercevoir que lui aussi le dévisageait avec insistance, une expression douloureuse peinte sur le visage. Il le défia muettement d'oser ainsi l'observer et l'aîné détourna immédiatement les yeux. Son regard de jais se posa sur le compagnon de Sasuke. Ses yeux exprimaient l'interrogation et il permit à un doux sourire de venir effleurer ses lèvres en découvrant les mains des deux garçons, posées l'une sur l'autre. Une menace. Une menace sur Naruto. Il s'élança.
Il se rua par dessus la table pour agripper le cou d'Itachi, sous le regard effaré de Naruto qui n'avait pas compris le pourquoi d'une telle réaction, ceux, stupéfaits des infirmiers qui avaient accompagné leur patient mais surtout sous celui, attentif et curieusement satisfait, du policier aux cheveux gris et lunettes rondes qui n'avait pas bougé d'un pouce, laissant les infirmiers se charger de séparer les deux frères de sang. Sasuke hurla, se débattit dans les bras des deux armoires à glace qui le maintenaient fermement alors qu'Itachi, choqué, à terre, murmurait en boucle, comme un mantra : « Pardon. Je suis désolé. Pardon ». Le policier aida les hommes en blouse blanche à faire sortir le plus jeune pour le calmer. Naruto était hébété, il ne savait pas quoi faire. Il entendait Sasuke s'époumoner derrière la porte et cette vision de son frère de cœur lui faisait peur. Il n'avait pas envisagé que cela se passerait si mal. Il fixa le plus âgé que l'on relevait sans qu'il n'oppose la moindre résistance mais alors qu'il allait sortir, il fit volte-face sans que quiconque puisse le retenir pour se poster devant le blond, toujours assis sur sa chaise. Il sortit une enveloppe de sa poche et la lui tendit avant de se faire happer par un infirmier mais il ne se laissait pas faire. Les yeux le suppliaient de prendre l'objet qu'il lui offrait désespérément. Il l'a saisit et Itachi déclara doucement :
- Quand il voudra des réponses, donne-la-lui.
C'était une prière plus qu'une demande mais aussitôt qu'il eut dit ce qu'il avait à dire, Itachi se laissa emmener, laissant un blond pensif. Etait-ce là le monstre décrit par Sasuke ?
***
De l'autre côté de la porte, on avait amené Sasuke dans une petite salle pour qu'il reprenne le contrôle de ses nerfs. Sur une chaise, Sasuke ne desserrait pas la mâchoire. Le policier l'avait suivi et l'observait ; L'homme aux cheveux gris remonta ses lunettes sur son nez et entama, sur un ton badin, la conversation avec le brun :
- C'est une honte de faire sortir ce genre de personne, affirma t'il, nonchalant.
- …
- Une fois dehors, qui sait ce qu'il sera capable de faire… Poursuivit-il, toujours sur le ton de la conversation. Sasuke releva subitement la tête et lui lança un regard noir avant de répondre.
- Et alors ? C'est votre boulot de vous en occuper, non ? Fit-il, mauvais.
- Hélas, je ne pourrai rien faire. Il n'a rien à se reprocher. Il vit les muscles de Sasuke se contracter. Enfin, rien qui ne l'empêche de se promener librement ou… L'adolescent tendit l'oreille et l'autre sourit mentalement, c'était presque trop facile.
- Ou ? Demanda t'il, faisant mine d'être agacé mais luttant contre l'inquiétude qu'il sentait monter en lui.
- Ou… Il pourrait recommencer. Et il enfonça le clou, choisissant volontairement les mots qui feraient mal. Qui sait à qui il pourra s'en prendre ? Les visages de Jiraya, Tsunade, de ses amis et surtout de Naruto défilèrent dans l'esprit de Sasuke.
- Que puis-je y faire ? L'interrompit Sasuke, excédé qu'on lui rappelle son impuissance.
- Quand vous saurez… Quand vous aurez compris ce qu'il faut faire…Ce qu'il ne revient qu'à vous de faire, appelez ce numéro. Il glissa une carte dans la main du garçon et sortit de la pièce, croisant Naruto qui rejoignait Sasuke et qui le fixa un instant, stoppant sa progression, victime d'un malaise indéfinissable. Finalement, le blond se reprit et rejoignit Sasuke.
Il posa sa main sur l'épaule de celui-ci et Sasuke sursauta. Plongé dans ses pensées, il ne l'avait pas entendu entrer. Naruto saisit la main du brun et l'entraîna loin de cette pièce, loin de ce lieu qui avait bouleversé son frère. Il sentit l'enveloppe qu'il avait glissé dans la poche intérieure de sa veste, se demandant comment aborder le sujet sans braquer Sasuke. Ils regagnèrent la voiture où les avait attendu Tsunade. En voyant les figures, fermée pour Sasuke et un peu perdue pour Naruto, elle sut que quelque chose de grave s'était passé mais elle n'obtint que le silence, indifférent de Sasuke et hésitant de Naruto. Elle les ramena chez eux et prit le blond à part alors que le brun montait s'enfermer dans la chambre qu'il partageait avec Naruto. Gêné, il protesta que ce n'était pas à lui de raconter ce qu'il s'était passé mais il céda sous l'insistance de sa tutrice. Une fois qu'il lui eut expliqué l'agression de Sasuke sur Itachi et l'enveloppe que ce dernier lui avait confié, elle se contenta de lui dire de soutenir de son mieux Sasuke, que cette visite avait remué des choses et fait remonter des réminiscences douloureuses pour Sasuke et qu'il ne fallait pas le brusquer. Pour le message, elle lui confia qu'il valait mieux attendre que Sasuke soit prêt à entendre les réponses avant de le lui donner. Il acquiesça et partit rejoindre son frère à l'étage.
- Sasuke ?
- Hn. Le brun semblait plongé en pleine apathie et Naruto décida d'agir. Pas question de le laisser retomber dans cet état qu'il avait autrefois connu. Hors de question.
- Hey ! Je te cause, enfoiré ! Gueula t'il.
- La ferme, crétin ! Répliqua l'autre, énervé.
- Pas question…Hey ! Crétin toi-même, abruti ! Lança le blond avant de sauter sur le futon de Sasuke qui soupira.
- Naruto… Le blond comprit et se posta à côté de lui, tranquille.
- Pardon… Mais j'aime pas te voir comme ça, confia t'il.
- Je veux pas en parler, le coupa le brun, sèchement.
- Excuse-moi, dit tristement le blond mais une main le retint.
- Plus tard, d'accord, marmonna Sasuke.
- Ok, acquiesça le blond qui avait retrouvé le sourire.
Ils firent leurs devoirs comme à leur habitude, mangèrent avec Jiraya et Tsunade dans une ambiance quasi-équivalente à celle de tous les soirs si ce n'est que le brun sembla un peu plus sombre mais, étant donné les évènements de la journée, personne ne lui en tint rigueur. Les deux garçons se couchèrent mais Sasuke assura au blond qu'il pouvait dormir seul. Naruto obéit docilement et alla se coucher dans son propre futon même s'il savait pertinemment qu'il se relèverait cette nuit pour veiller sur le sommeil de Sasuke, pour éloigner l'ombre des mauvais rêves. Il rangea, sans que le brun ne le voit, la lettre d'Itachi dans son classeur de musique où Sasuke n'irait pas chercher et se coucha.
***
Deux silhouettes, évanescentes, se tenaient devant lui, se rapprochant jusqu'à ce qu'il les distingue clairement. Il reconnut le tendre sourire de sa mère, ses traits angéliques auréolés de sa longue chevelure qui flottait autour d'elle. Son père se tenait juste à côté, figure imposante et de marbre. Pourtant ses yeux laissaient entrevoir une douceur qu'il ne se souvenait pas lui avoir jamais vu. Cette vue était apaisante, sereine et Sasuke se sentait bien. Puis sa mère prit la parole :
- Merci d'être venu nous rendre visite lors de l'Urabon-e, fils. Je suis heureuse que tu ne nous ais pas oublié. Sasuke voulu répondre, dire qu'il ne les oublierait jamais mais il ne le pouvait pas, sa gorge était comme bloquée. Sa mère poursuivit, souriant toujours avec bienveillance.
- Nous ne t'en voulons pas tu sais. Ni ton père (elle regarda son mari qui confirma) ni moi-même. Tu n'avais pas à nous venger. Sasuke sentit poindre un sentiment de culpabilité. La vengeance ne nous aurais pas ramené mon trésor. Après tout, tu as une nouvelle vie sans nous et nous voyons bien que tu es heureux. La culpabilité s'amplifia. Nous ne sommes que tes parents après tout, nous ne méritons pas que tu t'inquiètes de ça. Le ton restait doux mais il vit soudain la robe pâle de sa mère se tâcher de sang au niveau de l'abdomen. Son père s'avança légèrement et en parlant, un liquide purpurin se mit à s'écouler d'entre ses lèvres mais il ne parut pas s'en soucier.
- Libre à toi de ne pas te soucier de l'honneur de ton nom, fils. Il n'y a rien qui justifie notre désapprobation. Peu importe que ton frère nous ai assassiné et qu'il puisse recommencer, ne t'en préoccupe pas. Tu as ta vie à vivre. Le Yukata de son père n'était plus qu'une tâche ensanglantée qui s'était agrandie au fur et à mesure de son discours et son géniteur s'effondra. Sasuke était pétrifié, paralysé par l'horreur et incapable de bouger, assistant, impuissant, à la scène alors que sa mère, qui souriait toujours, se traînait sur le sol où elle venait de tomber, rampant vers lui.
- Itachi peut bien faire ce qu'il veut, tu ne pourra pas l'en empêcher. Mon bébé, prends bien soin de toi et ne t'occupe pas de ça. Une flaque obscure, immonde et répugnante se formait sur le sol immaculé où gisait ses parents qui le regardaient, les yeux vitreux. Le liquide ne cessait de couler, s'étendant vers lui, telle une main funeste prête à l'agripper, à l'entraîner avec elle.
Il se réveilla en hurlant, avant de sentir autour de lui les bras de Naruto qui s'était levé instantanément et voulait le tranquilliser. Au lieu de cela, il revit la main de sang qui coulait vers lui et le repoussa violemment pour se lever. Il respirait mal, il fallait qu'il prenne l'air. Maintenant. Il descendit les escaliers alors que Jiraya et Tsunade, alertés par le hurlement, sortaient précipitamment de leur chambre. Ils croisèrent Naruto qui s'était relevé pour suivre le brun. Ils le retrouvèrent accoudé à la rambarde de la terrasse, tentant de reprendre la maîtrise de ses sens. Il paraissait totalement désorienté et Naruto s'approcha doucement alors que le couple les regardaient, déboussolés. A part dans l'intimité avec Naruto, c'était la première fois, exception faite de Tsunade, que Sasuke faisait montre d'un tel manque de contrôle sur lui-même et c'était plutôt désarçonnant. Le blond murmura, sans le toucher, pour ne pas le surprendre encore :
- Sasuke ? Le brun se tourna lentement et le regarda comme s'il ne le reconnaissait pas. Il était livide, presque éteint.
- Sasuke ? réitéra le blond, de plus en plus inquiet. Enfin, le brun réagit, il lui caressa la joue et ses yeux reprirent un peu de vie.
Doucement, Naruto l'entraîna avec lui à sa suite alors que Tsunade et Jiraya se rassuraient sur l'état du brun. Tant que Naruto réussirait à l'approcher, tout irait bien. Ils ne savaient pas que cette nuit-là, une décision, une conviction même, s'était affirmée. Sasuke en avait fait le serment. Il ne laisserait pas son frère s'en sortir comme ça. Il protégerait ceux qu'il aimait. La haine avait gagné.
Alors, alors ?
Vous avez vu, j'ai fais un effort : il y a du dialogue !
J'ai hâte d'avoir votre avis là-dessus, vous n'avez pas idée, je suis très impatiente ! Bon, je me prends un cachet et une piqûre de tranquillisant (oh ! Bonjour les monsieurs en blanc !) et je vous dis : à la semaine prochaine !
Chapitre 12 : Distance
Bon samedi à tous !
