Petit blabla : Bonjouuur ! Comment allez-vous, aujourd'hui ? La forme ? Dites, je me demandais... vous avez fait vos cadeaux de Noël ? Parce que je dois avouer que je suis un peu à la ramasse et que je me demande quand est-ce que je vais enfin m'y mettre x), et oui, je suis un peu tard aujourd'hui, mais bon, toujours à l'heure quand même aha !
Enfin bon, les personnages ne m'appartiennent pas, warnings et traduction à la fin, et j'ai une petite réponse de review avant de vous laisser lire !
Ignis : Wooow, ta review fait vachement plaisir ^0^ ! Mais oui, un Winchester qui ne chasse pas, ce n'est pas un Winchester... Et dans le genre obtus, Dean, je pense que c'est le maître du jeu aha, parce que le "un pas en avant trois pas en arrière", on a pas fini de le voir... :3
Donc, maintenant... enjoy !
J+410
Dean suivit silencieusement le loup-garou devant lui. Pour l'instant, il ressemblait à un quelconque être humain, juste réellement musclé. Un sourire amusé se dessina sur le visage du chasseur – il savourait cet adjectif – lorsqu'il pensa que le garou ne pouvait pas être plus stéréotypé. Des tatouages tribaux se situaient un peu partout sur son corps, il grognait pour répondre, était un pur bad boy – enfin, c'était vraiment drôle pour Dean. Autant il se rappelait de certaines chasses où le monstre était la personne la plus inattendue, autant là, c'était évident.
Tellement évident que le Winchester s'était dit pendant quelques jours que non, ce n'était vraiment pas possible, que c'était trop voyant. Mais bon, les preuves sont les preuves. Le chasseur essaya de respirer le plus calmement possible en voyant que le loup s'était arrêté, semblant se rendre compte du danger. Ses muscles étaient tendus sous sa veste de cuir – stéréotype encore -, et il fronçait les sourcils en regardant autour de lui. Mais Dean avait tout prévu. Ou presque, il préférait fonctionner à l'instinct, comme toujours.
La plaque en tôle derrière laquelle il s'était caché avait un trou juste assez grand pour laisser passer une balle en argent sans qu'elle touche les bords de celui-ci. Dean se positionna, le loup-garou dans le viseur, et tira rapidement, avant de lâcher un juron au même moment que sa cible lâcha un grondement, posant sa main sur son épaule. Le chasseur ne perdit pas de temps et retira deux coups, avant que le loup-garou s'effondre sur le sol. Dean resta immobile quelques secondes, pour se relever ensuite rapidement et aller voir si sa cible était bien morte. En le retournant, le Winchester vit, à la lumière des lampadaires, que décidément, même la balafre qui parcourait son sourcil l'enfonçait dans les stéréotypes. Damn. Dean secoua la tête avant de tirer le corps dans les buissons pour le camoufler rapidement, sans vraiment faire attention, mais c'était mieux que rien. Il savait que le loup n'avait pas de meute – enfin, pas exactement, mais personne n'allait le rechercher.
Après tout, au début, ce n'était qu'une rumeur comme les autres : chaque nuit de pleine lune, un loup criait, et les hommes avaient beau ratisser la forêt de fond en comble, ils n'en trouvaient jamais. D'où la rumeur. Sauf que des années plus tard, un second hurlement avait rejoint le premier, avant de prendre sa place dix ans après. Là, les meurtres avaient débuté. Enfin, Dean avait vite compris que ces meurtres n'étaient pas tout à fait ce qu'ils semblaient être : l'homme cherchait à se forger sa propre meute. Si un humain ne supportait pas la morsure, un autre prenait sa place. Maintenant, le problème était réglé. Dean enleva les feuilles qui s'étaient pris dans ses vêtements, et il retourna à son hôtel comme si rien ne s'était passé.
Oui, son hôtel. Après tout, pourquoi ne pas profiter de l'argent qui n'était pas le sien ? Et puis, Dean changeait si fréquemment de cartes bancaires qu'il se savait introuvable. Ce n'était pas un excès de confiance, simplement, une réalité. Le chasseur ouvrit la porte de sa chambre, certes, bien loin des maisons de ses anciens clients, mais tout aussi loin des motels pourris qu'il avait connu. Maintenant, il allait s'accorder une bonne nuit de sommeil – pardon, une bonne nuit de cauchemars, et reprendrait la route, parce qu'il devait aller zieuter en Alaska quelque chose, et que ça, ça allait prendre des heures de route.
J+425
- Putain !
Dean lâcha un cri de rage en claquant la portière de sa voiture. Jamais il n'avait autant regretté Baby. Damn it. Il vendrait à nouveau son âme pour retrouver l'Impala de ses rêves. Mais son instinct de survie l'empêchait de faire cela, alors il parcourait le pays avec cette foutue boite de ferraille. Certes, il l'aimait, mais pas autant que Baby, et n'arrivait pas à lui pardonner des choses qui seraient pourtant passées tranquillement avec l'Impala. Dean poussa un soupir en se passant une main sur le visage, avant de tapoter la carrosserie de sa Cadillac.
- Désolé Honey, soupira-t-il en tapotant le toit de la voiture.
C'était un beau modèle, l'Eldorado Cabriolet de 1973, noir également. Dean l'avait trouvé dans une casse – dans une casse, bordel ! Il avait immédiatement vu son potentiel, et ne regrettait pas d'avoir passé des heures à la restaurer. Enfin, visiblement, il y avait des choses qu'il n'avait pas totalement réglé. Il ouvrit le capot avec précaution, avant de s'appuyer dessus le rebord en fronçant les sourcils. Où était le problème cette fois ? Tout semblait pourtant en bon état, chaque fil était à sa place, les réservoirs étaient pleins et – ah, mais il y avait ça qui fumait légèrement. Problème trouvé. Dean eut un sourire satisfait en voyant que ce n'était pas si grave que cela, et alla chercher un chiffon et une clé dans le coffre. Oui, il y avait, comme dans l'Impala, un faux fond, mais si quelqu'un ouvrait sans le savoir le coffre, la seule chose qu'il voyait, c'était une simple boîtes d'outils pour réparer Honey, et peut-être, s'il regardait avec attention, il remarquerait les sceaux de protections fait à la bombe d'une teinte gris-foncé.
Enfin. Dean releva ses manches et se pencha, se mettant à traficoter la Cadillac le ciel bleu du Dakota du Nord. Au moins, son voyage s'était bien passé.
J+433
- Green ?
Le chasseur écarquilla les yeux, se retournant vivement, et sa mâchoire faillit se fracasser au sol.
- Sullivan ? Demanda-t-il finalement, et mince, évidemment que c'était lui. Dean voulut de se frapper de son imprudence. Mince, il s'était dit qu'Olympia était assez grande pour qu'il ne tombe pas sur son ancien maître durant sa chasse, mais visiblement, non.
En tout cas, l'homme d'affaires sembla se reprendre rapidement, observant avec étonnement Dean, et celui-ci ne put que se sentir rougir désagréablement, remettant ses lunettes en place. Bon. Okay, il était fringué comme un nerd, merci la victime et son amour pour les livres si fort qu'il en était cliché, mais quand même.
Un léger sourire effleura les lèvres de Sullivan alors qu'il haussait un sourcil, et un frisson traversa la colonne vertébrale de Dean.
- Que dirais-tu d'un café ?
- Je… Là, tout de suite, je ne peux pas.
Mais merde, Dean avait beaucoup trop rapidement compris ce que voulait dire son ancien maître par là.
- Dans deux jours, ajouta-t-il rapidement, je pourrais.
- Réellement ?
- Oui.
Après tout, Dean pouvait bien prendre juste un ou deux jours de vacances, n'est-ce pas ? Et puis, Sullivan avait toujours été doué pour lui faire perdre la tête…
J+435
Dean inspira profondément avant de rentrer dans le café. C'était un lieu minuscule, vraiment, avec à peine de la place pour une vingtaine de personne, mais cosy. Et il était perdu au milieu d'une ruelle, ce qui faisait que peu de gens le trouvaient.
Mais le regard du chasseur attrapa presque immédiatement celui de Sullivan, à l'autre bout de la salle. Alors, deux minutes plus tard, il avait un café viennois dans ses mains et s'était assis sur le fauteuil confortable, le tout sous les yeux perçants de son ancien client.
- Je ne pensais pas te revoir un jour, finit par dire Sullivan, le menton négligemment appuyé sur sa main. Que deviens-tu ?
Dean eut un vague geste de la main, secouant la tête.
- J'ai repris mon ancien boulot, dit-il simplement, et ça me fait aller un peu partout.
Sullivan leva un sourcil intéressé, et le geste si familier donna en quelques secondes à Dean l'impression de retrouver le nord.
- C'est dommage... Je n'ai toujours pas réussi à retrouver un chien comme toi, fit à voix basse l'homme, et un frisson parcouru le chasseur.
- ... Et bien, je suis libre pour le moment, marmonna Dean avant de prendre une gorgée de café. Si tu le souhaites, ajouta-t-il rapidement, détournant légèrement le regard, parce que bon, il fallait dire que c'était un peu différent de d'habitude.
- Pour combien de temps ?
- Je - pas plus d'une semaine, lâcha Dean sans réfléchir - et merde, à la base, il ne pensait qu'à un jour ou deux, merde !
- Je prends.
Dean déglutit difficilement devant le regard soudainement dominateur de Sullivan et okay pas de soucis ça marchait pour la semaine complète.
J+442
Bon. La semaine avait été géniale. Le chasseur validait à cent pour cent ce type de vacances.
Maintenant, Dean se sentait juste bien, plus que bien, même. Peut-être qu'il était un peu fatigué, mais hé, franchement, ça en valait la peine.
Il secoua la tête.
Les choses les plus courtes sont les meilleurs, disait-on, et maintenant, il devait se remettre au travail.
J+456
Dean observait le fond de son verre en soupirant. Cela faisait un an et trois mois qu'il était partit du bunker. Huit mois qu'il avait vu pour la dernière fois son ange et son frère. Non, Castiel et Sam. Juste Castiel et Sam. Pas de lien affectif. Pas de relation. Rien.
Et si Dean avait demandé aux chasseurs qu'il croisait s'il avait quelques infos sur eux, c'était simplement pour être sûr qu'il ne croiserait pas leur chemin. Rien de plus. Il ne voulait absolument pas savoir s'ils voyageaient avec quelqu'un. C'était une simple précaution, parce que lui, il se trouvait à faire régulièrement des voyages en Alaska, alors... Il ne voulait pas trop être repéré, quoi.
Dean avala le reste de son cocktail sans alcool avant de grimacer. Parfois, il se haïssait de ne plus pouvoir boire à ne plus se rappeler son nom. Le chasseur s'apprêta à demander un whisky, effaçant le regard furieux de Connor, mais le souvenir de sa dernière cuite le stoppa dans son mouvement. Dean laissa tomber son bras avec un soupir. Non, il n'était décidément pas masochiste au point de vouloir retomber dans une suite de cauchemars sans fin. Avec un nouveau soupir de désespoir, il laissa ses yeux parcourir le bar, observant sans vraiment les voir les gens autour de lui. Il y avait de jolies femmes qui le regardaient en coin, mais il ne se sentait pas d'humeur à baiser. Ou même à être baisé, songea-t-il en voyant un homme qui pourtant semblait intéressé. Le regard de Dean se perdit ensuite sur les peintures accrochées au mur. C'était rare qu'il aille dans un bar aussi bien entretenu, mais les bons endroits avec de bons cocktails étaient tout de même rares, surtout depuis qu'il ne prenait plus vraiment d'alcool. Dean eut encore un soupir. Il avait l'impression de ne faire que ça depuis des siècles.
Sans qu'il ne le veuille, ses pensées le ramenèrent encore une fois à la nuit qu'il avait partagée avec Sam et Cas. Cela avait été… si parfait. Si beau. Et si tendre. Et ça, ça tuait Dean lentement mais sûrement. Machinalement, il appuya fortement sur la coupure qui traversait la paume de sa main et ferma les yeux quand la douleur se fit ressentir dans son système nerveux. Le chasseur expira doucement, avant d'ouvrir à nouveau les paupières, et il se leva, jetant de l'argent sur le comptoir. Ce n'était pas tout, mais il avait un Rougarou à démolir. Dean chassait tout ce qui lui tombait sous la main, sauf les démons.
Pas qu'il en avait peur – sérieusement, lui avoir peur ? Mais il souhaitait rester en dehors des radars de Crowley, et par conséquent, de son frère et de l'ange. En plus, Dean connaissait très bien sa capacité à s'attirer des emmerdes plus grosses que lui. Alors c'était une sorte de précaution. Pas de démons, pas de gros ennuis.
J+461
Non non non non non. Dean s'arrêta brusquement, avant de reculer lentement, pour ensuite faire demi-tour et partir en marchant rapidement jusqu'à sa voiture. Il ne claqua même pas sa portière avant de démarrer, quittant la ville immédiatement par la première grande route qu'il trouva. Le dieu allait avoir de la chance, cette fois, il ne le traquerait pas. Pas alors que Dean venait de tomber sur Kevin et sa mère. Non, il n'était pas fou, il n'allait pas rester dans le coin alors que Kevin rimait avec démons et Crowley, et que démons et Crowley rimaient avec anges et Castiel, et que Castiel rimait avec Sam et que tout cet ensemble rimait avec problèmes.
Oui, Dean fuyait peut-être. Il le savait. Quelque part, il en avait un peu honte, mais après tout, il n'était plus à ça près. Et quand, sur la grande route où Dean poussait Honey à fond, il croisa l'Impala, il sut qu'il avait raison. Heureusement qu'il portait une casquette et des lunettes de soleil. Le chasseur avait pris soin de ne pas tourner la tête, de la garder bien, droite, sortant juste un journal qui traînait sur le siège passager pour faire semblant de lire en conduisant, cachant son visage derrière. Visiblement, son stratagème avait fonctionné, car en regardant dans son rétroviseur, Baby était déjà au loin, et Dean poussa un soupir de soulagement, avant de partir à l'opposé du pays.
Non, décidément, il ne fuyait pas. Il prenait ses distances, c'était tout. Constant vigilance (1), comme disait Moody. Oui, Dean avait également pris le temps de revoir les Harry Potter entre deux chasses. Et beaucoup d'autres films. Damn, il avait même lu des livres. Pas de BD, des livres. Et c'était assez perturbant, parce qu'il avait aimé ça. C'était des milliards de fois plus intéressant que les recherches – d'ailleurs, de nombreuses fois, il regrettait les livres du bunker, la capacité de Sam à rester sur des recherches, et les connaissances de Cas.
Ne pas penser à son frère et à son ange. Dean secoua la tête, ramenant son regard sur la route plus sérieusement. Ce n'était pas vraiment le moment d'avoir un accident.
J+489
- Debout !
Un jet d'eau glacé frappa Dean, le réveillant brusquement. Il toussa un instant, essayant de recracher l'eau qui avait envahit sa bouche, et redressa finalement la tête, foudroyant du regard la femme qui se trouvait devant lui. Elle était grande, presque autant que lui, et ses cheveux étaient d'un beau blond platine. Ses formes étaient tout ce qu'il y a de plus agréable, mais malheureusement, ses yeux marron tournèrent en noir alors qu'un sourire déformait son visage.
- Alors, Dean, par quoi allons-nous commencer aujourd'hui ? Peut-être que je pourrais te brûler la paume des mains, ou t'injecter du sang de vampire dans le corps. Ca serait vraiment drôle que Dean Winchester se transforme en vampire ! Est-ce que tu te tuerais, Dean, si tu était un monstre ?
La blonde – Topaz, elle s'appelait (et Dean pensait sérieusement que cela devait être une blague, après Ruby, il y avait Topaz. Onyx et Saphir, tant qu'on y était, tiens). Topaz, donc, s'approcha de Dean, s'asseyant à cheval sur ses cuisses avec un sourire en coin qui aurait pu être mignon si du sang ne maculait pas son cou. La démone passa ses bras autour de la nuque de Dean, jouant avec ses cheveux à l'arrière de son cou. Ils étaient trop longs au goût du chasseur, caressant sa nuque à chaque fois qu'il relevait la tête.
- Non, je ne pense pas que tu te tuerais, après tout, tu es déjà un monstre, et pourtant, tu es encore en vie. Dis-moi, Dean, comment fais-tu pour te lever avec le poids de tes actions sur les épaules ? Est-ce que tu arrives encore à te regarder dans le miroir ?
Pour seule réponse, Dean cracha au visage de Topaze un mélange de salive et de sang, un sourire satisfait se dessinant sur son visage en voyant la colère qui inondait ses traits. La gifle qui suivit fut un peu douloureuse, mais le chasseur se contenta d'éclater d'un rire mauvais.
- Quoi, c'est tout ce que tu as dans le ventre ? Railla-t-il. Après un mois, j'aurais pensé que tu te serais au moins améliorée, mais là, j'ai plutôt l'impression que tu régresses !
Dean eut un rire sarcastique, et la démone quitta les genoux du chasseur sans lui avoir préalablement enfoncé les ongles dans la nuque, histoire d'être gentille. Il la regarda retourner vers le chariot qui n'avait jamais quitté la pièce avec un air assez désintéressé. Après tout, Topaz était, il fallait l'avouer, plutôt le contraire de douée. C'était une petite brute qui ne connaissait absolument pas les subtilités de la torture. Au moins, Alastair, lui, avait réussi à le briser. Certes, Dean s'était reconstruit et s'était rendu compte qu'il prenait réellement son pied dans la douleur, et que ce n'était pas une simple hallucination de l'Enfer. Mais quand même. Topaze se contentait d'appliquer en permanence les mêmes objets aux mêmes endroits. Elle ne prenait pas en compte le fait que cela faisait de moins en moins mal à Dean, même si celui-ci ne montrait pas qu'il avait mal, ou pas. Enfin. La démone était ennuyante, point.
Lorsque Topaz lui fit une profonde entaille sur le bras, le chasseur retint à la fois un grognement de douleur et le soupir d'exaspération qui voulurent sortir de ses lèvres. Damn it. Encore ?
J+503
Dean renifla. Il sentait vraiment mauvais, c'était franchement désagréable. Malheureusement pour lui, Topaz semblait décidée à ne pas le tuer mais le garder avec elle. Depuis son arrivée, il n'avait pu se doucher qu'une fois, les pieds enchaînés, les mains également, même si les chaînes étaient un peu plus longues pour qu'il puisse se laver. Et il avait dû remettre ses fringues absolument dégueulasses. La démone lui donnait à manger une seule fois par jour, et pas grand-chose, alors Dean n'avait pas souvent besoin de se soulager, ce qui était une sorte de compensation. Cette salope l'observait en permanence, alors c'était assez humiliant quand elle le traînait aux toilettes.
Dean devait quand même lui reconnaître une certaine prudence. Les menottes à ses pieds et ses mains étaient absolument impossible à enlever, et ce n'était pas faute d'avoir essayé. Sa chaise était fixée au sol et le chasseur n'était pas parvenu à la faire bouger d'un pouce, pas plus qu'il n'avait pu arracher un quelconque bout de bois qui aurait pu l'aider à se détacher.
Bilan, Dean était quand même au merci de la démone, et cela le faisait plutôt chier. Surtout quand elle décidait qu'elle avait envie de baiser. Damn it. Autant avec ses clients – surtout Sullivan, il fallait bien l'avouer -, Dean voyait des étoiles attaché sur une chaise, mais avec Topaz, c'était une simple réaction physique. Pas le moindre orgasme. Mais il devait avouer qu'elle savait se déhancher. Dommage qu'il ne parvienne pas à prendre son plaisir avec elle, ne parvenant pas à oublier la situation dans laquelle il était. Bon, à choisir, il préférait une relation non-consentie dans ce sens que... que ce qu'il avait déjà expérimenté, mais quand même.
Le chasseur poussa un long soupir. Auparavant, il parvenait à compter les jours en fonction du soleil qui passait par la fenêtre, mais la salope l'avait drogué quelques jours – ou heures ? Plutôt, et Dean avait totalement perdu la notion du temps. Et ça, c'était la pire chose, à son avis.
Dire qu'il était dans cette situation juste parce qu'il s'était endormi au volant de Honey à l'orée d'une forêt ! D'ailleurs, il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour sa Cadillac à chaque fois qu'il y pensait. Il ne s'était jamais rendu compte qu'elle avait commencé à compter autant pour lui. Après tout, il ne l'avait que depuis, quoi, trois mois ? Quatre peut-être ? Un aiguille dans une botte de foin par rapport au temps qu'il avait passé avec Baby. Mais tout de même, elle lui avait sauvé la vie un bon nombre de fois, et sa banquette arrière était confortable, et elle sentait bon le cuir, et il pouvait mettre les cassettes de rock qu'il avait acheté au bout de longues recherches, et le son était franchement bien.
Dean s'inquiétait donc pour Honey, et espérait qu'il allait la retrouver en bon état. Après tout, il n'avait pas de doute sur le fait qu'il parviendrait à tuer cette foutue démone. Elle faisait de plus en plus d'erreurs. Il n'avait plus qu'à attendre celle qui serait fatale. Une des choses qu'il avait apprise avec ses clients, c'est que la patience est toujours récompensée. Toujours. Et Dean échangerait avec plaisir les rôles une fois qu'il serait sûr de l'état de sa Cadillac. D'ailleurs, ça lui faisait penser... Il espérait que sa commande, en Alaska, s'était bien passée.
En attendant, voilà la démone qui revenait, avec un instrument inhabituel dans les mains. Dean retint un soupir. Il espérait au moins qu'elle savait se servir d'un knout, surtout quand celui-ci se terminait par des crochets de fer, parce que sinon, il risquait vraiment d'y laisser des plumes. Beaucoup de plumes. Déjà que son état n'avait pas été très reluisant après le fouet… Damn it. Au premier coup, un grondement fut de justesse retenu entre les dents de Dean. En plus, un liquide étrange coulait des cordes, et il eut la réflexion que dans ces moments, Sullivan lui manquait réellement. En attendant, ses yeux se voilèrent alors qu'il se cachait dans son esprit, laissant son corps encaisser les coups pour lui.
J+504
- Dean ? Dean ? Dean !
Le chasseur ouvrit un œil mal assuré, un gémissement de douleur lui échappant. Les dernières heures lui revinrent en tête alors que chaque partie de son corps l'élançait douloureusement. Il avait eut raison de se méfier quand Topaz était revenu avec le knout.
- Son of a bitch, grogna-t-il entre ses dents alors que quelqu'un détachait ses menottes.
Oui, il aimait la douleur, mais celle que lui avait infligée la démone n'avait rien de plaisant ni même d'agréable. Elle s'était simplement déchaîné sur lui après lui avoir enlevé ses vêtements sans vraiment les laisser en bon état. Elle avait commencé par ses pieds, puis était remontée sur ses jambes, ses cuisses, son bassin – Dean ne se souvenait pas avoir eut un jour aussi mal (peut-être en Enfer, quand même), et il serait heureux si on lui disait qu'il pouvait encore bander. Après cela, elle était remonté au niveau de son torse, rouvrant des plaies à peine cicatrisées et d'autres qui commençaient à s'infecter. Dean se souvenait de la sensation de flottement qu'il avait ressenti au bout d'un moment, quand il avait commencé à perdre beaucoup de sang une fois que les coups étaient devenus bien plus profonds. Topaz avait du ensuite le jeter au sol pour continuer sur son dos et l'arrière de ses jambes, et son crâne avait dû en prendre un coup aussi. Enfin, plusieurs. Quand les mains défirent les cordes qui maintenant son torse en place, le chasseur se sentit partir en avant, puis ce fut le trou noir.
(1) : Constant vigilance / Vigilance constante
Warnings : Torture, Mention d'alcool, Mention de Prostitution, Mention de viol.
