CHAPITRE 11 : Où les années passent

            Mélie pénétra dans la maison des Weasley, le sourire aux lèvres. Sirius devait l'attendre avec impatience et elle allait enfin pouvoir profiter d'Alexis. Elle inspira avec délice l'odeur familière de la petite cuisine qui sentait bon le toast grillé.

Oh Mélie ma chérie, on ne t'attendait pas si tôt !

            La jeune fille sourit à Molly avant de répondre :

Cela a été plus rapide que prévu !

            Les Weasley n'étaient pas au courant de la chasse aux Horcruxes, Dumbledore ayant préféré garder cette information pour un nombre réduit de personnes.

Sirius est ici ?

            La jeune femme afficha un petit sourire malicieux :

Il est avec ta fille dans le salon, je pense…

            Mélie s'approcha en silence de la porte entrouverte et s'arrêta quand elle entendit la voix de son petit-ami :

Si tu crois que tu vas m'avoir en me faisant ce regard de chien battu, tu te mets le doigt dans l'œil… Tiens, on dirait ta mère, on sait d'où tu viens au moins… On ne va pas s'entendre longtemps si tu continues comme ça… Je vais te priver de dessert et ça va vite te calmer tu vas voir… Je t'amène un gentil cadeau et toi tu me le jettes dans la figure… Oui, c'est ça, baisse la tête, tu as le droit d'avoir honte… Et je ne veux pas t'entendre... Non, c'est bon, reste où tu es…

            Amusée, Mélie ouvrit la porte entièrement et put apercevoir Sirius assis à un bout du canapé affichant une mine furieuse tandis qu'Alexis était installée à l'autre bout le regardant, semblant ne rien comprendre à ce qu'on lui racontait.

A quoi joues-tu Sirius ?

            Ce dernier se retourna et lui bondit dessus :

Je suis si content de te revoir en un seul morceau !!

            Elle le repoussa gentiment et demanda :

Que se passe t-il ?

J'offre un joli clown sorcier à Ta fille et elle me le balance dans la figure !! C'est honteux, honteux !!

            Secouant la tête et faisant mine d'être exaspérée, Mélie prit Alexis dans ses bras avant de répliquer :

Ma fille comme tu le dis si bien, a une peur affreuse des clowns !

Ah bon ? Elle n'avait qu'à me le dire gentiment !

Mon chéri, elle n'a même pas un an. Je ne sais pas si tu as remarqué mais elle s'exprime par des borborygmes…

Je suis sûr qu'elle ne m'aime pas !

            La jeune fille s'apprêtait à rire mais quand elle posa son regard sur Sirius elle s'aperçut qu'il s'emblait sincère. Elle ne l'avait jamais vu aussi peu sûr de lui. Pour tenter de le rassurer, elle ajouta donc :

Il faut juste qu'elle s'habitue à toi ! Pourquoi voudrais-tu qu'elle ne t'aime pas ?!

A table !

            La conversation s'arrêta ainsi, leurs estomacs criant famine.

            Cela faisait déjà trois mois que Sirius et Mélie vivaient chez les Weasley. Le premier avait entamé sa formation d'auror tandis que la deuxième s'occupait de sa fille, attendant impatiemment des nouvelles de Dumbledore après la dernière lettre qu'elle avait reçue de lui en réponse à celle qu'elle avait écrite pour résumer le succès de la première partie de son plan. Elle n'avait d'ailleurs guère été révélatrice de quoi que ce soit. Il se contentait de la féliciter, lui demandant de ne rien tenter pour le moment et lui affirmant qu'il la recontacterait. Ainsi, c'est par un soir de fin septembre, alors qu'ils fêtaient joyeusement l'anniversaire d'Alexis que le directeur de Poudlard débarqua au Terrier :

Bonsoir à tous !

Albus, que nous vaut le plaisir de votre visite ?

Mais ma chère Molly ai-je besoin d'une raison pour avoir la joie de vous voir ?

Ne vous moquez pas de moi Albus ? Je sais bien que vous ne perdez guère votre temps dans ce genre d'amabilité.

Eh bien, je venais discuter avec Mélie et par là même occasion souhaiter un joyeux anniversaire à la petite.

Le vieil homme s'assit quelques minutes à la table, bavardant de tout et de rien, avant de faire signe à Mélie de le suivre. Ils s'éclipsèrent après s'être excusés.

Enfin vous donnez de vos nouvelles !

Pendant toutes ces vacances, je me suis consacré exclusivement à la recherche de la bague !

Il avait ignoré son reproche avec subtilité. Mélie cessa de se plaindre pour s'intéresser à ce qu'il avait à dire :

Et alors ?...

            Il afficha un immense sourire :

Je l'ai trouvée et elle est détruite ça y est !

            La jeune fille crut bien qu'elle allait sauter de joie. Mais le professeur la calma rapidement dans ses ardeurs :

Seulement le plus dur reste à faire, je te rappelle que je n'ai toujours pas trouvé le médaillon et qu'il faudra attendre le dernier moment pour le journal et le serpent, pour que Voldemort n'ait aucun soupçon…

Je comprends, oui… Mais puis-je vous aider dans votre chasse ?

Pas pour le moment, je suis désolé. Mais je t'emmènerai avec moi si tu le désires quand j'aurai déniché la cachette du médaillon.

            Mélie n'insista pas, elle savait que ce n'était pas la peine, au ton qu'avait employé Dumbledore, elle acquiesça donc.

            Le temps passa et rien de nouveau ne fut annoncé. Les attaques de mangemorts continuaient... Mélie voyait régulièrement Séverus, Lily, James, Rémus et Peter. Sirius établit une véritable complicité entre lui et Alexis ainsi qu'avec les jumeaux Weasley. La situation finit par sembler immuable à Mélie avant que tout ne s'accélère d'un seul coup. Tout d'abord Mélie tomba enceinte, très vite suivie de Mme Weasley qui en était déjà à sa quatrième grossesse. Puis, peu de temps après ces joyeuses nouvelles, la jeune fille apprit que Dumbledore avait retrouvé le médaillon. Sirius tenta de la dissuader d'accompagner le vieil homme, la couvant de façon exagérée depuis qu'il savait qu'il allait être véritablement père, c'en était presque pathétique. Mélie se moquait d'ailleurs très souvent de lui à ce sujet. Cependant, elle se montra plus obstinée encore qu'une Gryffondor et se rendit au lieu de rendez-vous qui lui avait été donné :

Tu es sûr de vouloir venir ?

Sûre et certaine !

Je ne t'en voudrais pas si tu renonçais maintenant, au contraire. En deux ans tu as pu changer d'avis.

Non, bien sûr que non, depuis le temps que j'attends ce moment !

Bien dans ce cas allons-y ! Tiens-moi la main…

            Ils transplanèrent près de la mer : Mélie le sut au bruit des vagues et à l'odeur marine qui emplit ses narines. Une imposante falaise leur faisait face :

Il va falloir se mouiller un peu !

Quoi ?

            Il lui désigna une anfractuosité dans la falaise que l'eau emplissait. Elle le suivit et se mit à nager pour traverser un tunnel obscur avant d'atteindre une vaste caverne. Dumbledore la fit attendre tandis qu'il cherchait quelque chose. Mélie ne comprenait pas grand-chose à ce qui se passait, se contentant d'observer. Au bout d'un moment, elle finit par questionner :

Que se passe t-il ?

Je cherche l'entrée… J'ai l'impression qu'il faut donner son sang pour passer…

Comment pouvez-vous le savoir ?

Je ne me débrouille pas trop mal en magie…

            L'ironie du vieil homme fit à peine sourire la jeune fille. Cet endroit l'angoissait, elle aurait voulu être chez elle, en train de dormir, dans les bras de Sirius. Elle eut une pensée pour la chose qui se développait en elle… Cette expédition était t-elle bien prudente ? Alors qu'elle s'interrogeait, Mélie vit tout à coup devant elle un grand lac noir… En son centre, luisait une lumière verte… Dumbledore quant à lui semblait être en train de guérir la coupure qu'il s'était faite pour ouvrir la porte. Plongée dans ses pensées, elle s'en était à peine rendue compte.

Viens ! Ne perdons pas de temps !

            Ils longèrent le lac et tout à coup Dumbledore s'arrêta :

C'est là ?

De quoi parlez-vous ?

Attends !

            Il tira alors de l'eau, par un stratagème que Mélie ne comprit pas, une barque.

Mais comment faites-vous ça ?!

            La jeune fille n'en croyait pas ses yeux. Elle avait beau avoir appris la magie noire et sentir ainsi qu'elle empuantissait l'atmosphère autour d'eux, elle aurait été incapable de réaliser ce que venait de faire le vieux professeur. Celui-ci ne répondit pas à sa question et l'enjoignit plutôt à monter sur le bateau, la suivant de près. L'embarcation se mit alors à avancer sur l'eau insondable… Au bout d'un certain temps, ils heurtèrent une petite île de roche lisse où était installée la source de la lueur verte. C'était en fait un bassin de pierre. Ils s'approchèrent tous deux, curieux. Dumbledore tenta de toucher le liquide vert que contenait la bassine mais une barrière invisible l'arrêta. Il se mit alors à réfléchir durant de longues minutes avant de se décider à faire apparaître une coupe :

Il faut le boire !

Mais, c'est peut-être un poison !

            Il la regarda pensivement durant quelques secondes avant d'ajouter :

Il faut prendre le risque d'essayer. C'est moi qui le ferai naturellement !

Vous êtes sûr ?

            Il hocha la tête :

Juste une chose avant que je ne commence ! Force moi à boire cette potion jusqu'à la fin, quoi qu'il arrive, tu entends ? Quoi qu'il arrive !

Mais professeur…

Je ne suis plus ton professeur Mélie, promets moi que tu iras jusqu'au bout !

            Elle hésita… Mais, voyant son regard suppliant, elle ne put qu'accepter… Beaucoup trop de choses étaient en jeu…

Je vous le promets !

            Dumbledore se mit alors à boire, il but de nombreuses coupes… Petit à petit il paraissait de plus en plus faible, de plus en plus effrayé. Il marmonnait des paroles incompréhensibles, puis il demanda pitié, supplia qu'on le laisse, qu'on ne l'oblige pas à boire… Mélie, fidèle à sa promesse, le forçait à avaler… Le spectacle était abominable à ses yeux : cet homme habituellement si calme, si paisible, si rassurant, qui, en ce moment même demandait grâce, pleurant de peur, hurlant à la mort... Enfin, le fond du bassin arriva… Et à la dernière coupe, il s'écroula à terre, inerte. Complètement affolée, Mélie perdant toute raison le secoua dans tous les sens, tentant de le ranimer par tous les moyens possibles, essayant divers sorts tous inefficaces… Au bout d'un temps qui parut interminable à la jeune fille, le vieil homme ouvrit enfin les yeux… et réclama de l'eau... Elle attrapa la coupe qu'elle avait laissée tomber à terre et se précipita au bord de l'eau pour en récupérer… Mais au même moment, des cadavres se mirent à sortir de l'étendue glacée, tentant de s'agripper à elle, à sa plus grande horreur… Mélie réfléchissait à toute vitesse, cherchant quoi faire… Au même moment, Dumbledore lui cria :

Le feu,… pense au feu…

            La lumière se fit dans l'esprit de la jeune fille et tendant sa baguette sur les Inferi, elle lança un sort qui fit jaillir un feu tout autour de l'îlot. Les créatures reculèrent, terrifiées.

Il faut monter dans le bateau, vite !

            Reprenant complètement ses esprits, Mélie attrapa le vieil homme par le bras, pour l'aider à se redresser, s'empara de l'Horcruxe resté au fond du bassin et se dirigea vers l'embarcation qui les attendait. Les cadavres reculaient, effrayés par la chaleur et les laissèrent monter à bord. Ils traversèrent le lac comme à l'allée. Dumbledore ne disait rien, probablement trop faible pour parler.

            Quelques minutes plus tard ils sortaient de la grotte et Mélie les fit transplaner tous deux jusqu'au Terrier. Alors qu'ils atterrissaient dans le jardin, son compagnon perdit conscience. Affolée, elle tambourina à la porte d'entrée…

Que se passe t-il ? Mélie ? C'est toi ?

            Sirius, ne comprenant rien, s'empara du corps inerte de Dumbledore et pénétra dans la maison suivit de près par la jeune femme.

Que s'est-il passé ? Qu'avez-vous fait ?

On a récupéré l'Horcruxe !

Mais à quel prix ??

            Mélie était anéantie, persuadée que le directeur de Poudlard était véritablement mort. Pourtant, une idée traversa son cerveau qui lui redonna espoir :

Il faut que je prévienne Séverus. Il aura peut-être une potion pour le guérir !

Lui ? Mais pourquoi ?

Sirius, nous n'avons pas le choix !

            Au même moment, Molly et Arthur accourraient dans la cuisine pour connaître la source de tout ce tapage. Mais Mélie était déjà penchée vers la cheminée pour appeler à l'aide son cousin. Elle lui expliqua précipitamment tout ce qui s'était passé et quelques minutes plus tard, il arrivait au Terrier… Il ausculta le vieux professeur avant de déclarer :

Je ne peux rien faire pour lui,… Je n'arrive pas à déterminer ce qu'il a… Je pense que la magie noire y est mêlée… Il faut le transférer le plus vite possible à Saint Mangouste !

J'y avais bien pensé mais n'est-il pas trop faible pour transplaner ?

Nous n'avons pas le choix de toute façon !

            Une semaine plus tard, Albus Dumbledore était déclaré comme sain et sauf. Mélie et Sirius lui rendirent visite :

Je suis content de vous voir !

Nous aussi, on vous voyez déjà mort…

            Il leur fit un fin sourire et ajouta :

Et l'Horcruxe ?

Il est détruit ! Je suis allée récupérer l'épée de Gryffondor à Poudlard !

Merveilleux, merveilleux…

            Le convalescent s'était exprimé d'un ton songeur, comme s'il n'écoutait pas vraiment ce qui se passait autour de lui…

Albus ?

Oui ?

Qu'allons nous faire pour le journal maintenant ?

Je ne sais pas trop… Cette mission sera dangereuse, il ne faut pas que Malefoy s'aperçoive de la disparition de ce journal…

Je pourrais retourner auprès de Voldemort et en profiter pour détruire le journal et le serpent.

            Sirius qui était resté silencieux jusqu'à présent intervint violemment :

C'est hors de question, que tu prennes des risques… S'il le faut j'irai moi-même, mais je ne te laisserai pas partir alors que tu es enceinte !

Je suis plutôt d'accord avec lui, Mélie, ce ne serait pas raisonnable mais je n'étais pas au courant de cela sinon je ne t'aurais jamais emmené !

Bien… Je comprends… Mais je pourrais m'en occuper après l'accouchement, c'est dans seulement quelques mois. Et il faut mieux prendre son temps pour éviter les faux-pas.

Combien de temps reste t-il ?

Cinq mois. Le bébé devrait arriver en mars, si tout va bien, tout comme l'enfant de Molly d'ailleurs.

Non !

            Dumbledore et Mélie se tournèrent vers un Sirius hors de lui :

Tu n'iras ni maintenant ni plus tard !

Réfléchis, pauvre idiot, c'est pour sauver l'Angleterre d'un fou sanguinaire je te rappelle !

            Vexé Sirius se tut mais il n'avait pas dit son dernier mot.

La meilleure solution me semble donc d'attendre...

            Mélie acquiesça, satisfaite :

Vous pouvez avoir confiance en moi !

            Les mois passèrent. Sirius combattait le plan de l'ex-Serpentard mais rien n'y faisait, elle ne changeait pas d'avis tandis que son ventre s'arrondissait et que le moment fatidique arrivait. Durant ce laps de temps, le couple apprit que Lily, elle, aussi était enceinte…

            Un soir de février alors que Mélie rangeait soigneusement l'épée de Gryffondor dans les bagages qu'elle avait préparés pour son retour chez les mangemorts, une dispute éclata entre elle et Sirius :

Tu es vraiment inconsciente… S'il t'arrive quelque chose… Tu imagines, un peu…

Si je ne fais rien, les gens continueront de mourir sous les coups des mangemorts… Tu trouves cette idée plus attirante ?

Un autre membre de l'Ordre pourrait se charger de cette mission !

Je suis la plus apte pour ne pas faire tout foirer en me trahissant !

Te crois-tu donc invincible ?

Tais-toi Sirius !

            Après cette soirée, ils ne s'adressèrent plus la parole, comme deux gamins entêtés mais la vie continuait et Mélie n'avait pas changé d'avis. Cependant, durant une belle journée ensoleillée, alors que le sol était recouvert de la neige déposée la nuit même, la jeune femme entreprit de faire prendre l'air à Alexis qui commençait tout juste à marcher…

Reste près de moi ma chérie !

            La petite fille, sage comme une image, et surtout très attachée à sa mère, ne bougea pas tandis que Mélie prenait place sur un petit banc de pierre. Un bruit se fit alors entendre de l'autre côté de la haie… Surprise, elle se redressa, tentant de voir ce qu'il se passait… De son côté, Alexis, curieuse, venait d'apercevoir un chat qui la fixait de ses grands yeux gris, un peu plus loin. Elle se dirigea vers lui dans l'intention de le caresser. Sa mère qui avait pendant ce temps contourné la barrière végétale ne la vit pas s'éloigner. Et alors qu'elle revenait sur ses pas, sans avoir rien découvert, elle sentit son cœur faire une embardée :

Bonjour !

            Un homme aux cheveux noirs grisonnants, à la fine moustache et aux yeux couleurs acier la fixait avec un petit sourire triste flottant sur ses lèvres fines. Ce qui lui avait causé un choc, c'était de voir sa fille dans les bras de l'homme qu'elle appelait son père.

Alors comme ça, voilà ma petite fille ? J'aurais patienté pour la rencontrer ! Et je vois que tu en as un autre en préparation…

Que veux-tu ?

Je veux que tu reviennes à la maison !

Et si je refuse ?

Alors, j'emmènerai ce petit ange avec moi !

Tu n'oserais pas lui faire du mal !

            Mélie affichait une mine horrifiée. Comment avait-elle pu ne pas le voir arriver ?

Qui a dit que je lui ferai du mal ?… Et ne t'inquiètes pas si tu ne m'as pas vu plus tôt, c'est juste que j'avais pris ma forme d'animagus…

Tu ne peux pas me faire ça !

Je t'aime Mélie, contrairement à ce que tu sembles penser… Et c'est juste pour te protéger que je fais ça… Tu comprendras plus tard…

            Il ajouta, d'un ton singulièrement chaleureux par rapport à tout ce qu'il lui avait réservé ces dernières années :

Viens Mélie,… Fais tes bagages et suis-moi…

Laisse-moi au moins prévenir Sirius, je t'en supplie !

Ce n'était qu'une couverture, m'avais-tu dis… Quel intérêt de le prévenir ?

            Baissant la tête pour ne pas se trahir, la jeune fille, sans combattre, rentra dans la maison vide, attrapa son sac déjà prêt et ressortit, pour rejoindre son père…