Chapitre 10
" Votre tub est prêt, ajouta Agnès.
- Merci ! Répondirent Lisa et David.
Ils montèrent dans leur chambre, David enlaça son épouse.
- Je crois que nous devrions nous dépêcher avant que l'eau ne refroidisse, fit remarquer le jeune homme.
Lisa ne répondit rien, elle se contenta d'attirer le jeune homme contre elle, leurs lèvres se rencontrèrent en un long et tendre baiser. Ils se déshabillèrent et entrèrent dans le baquet d'eau tiède. David caressa doucement la
Poitrine de la jeune fille.
- Je t'aime! Souffla t'il.
- Moi aussi.
Ils s'enlacèrent et s'embrassèrent avec passion.
Un peu plus tard, ils sortirent du tub et se séchèrent.
Le jeune homme prit Lisa dans ses bras et la posa délicatement sur le lit. Il s'allongea à côté d'elle, il commença à la caresser sur tout le corps. Avec sa bouche il s'empara de l'un de ses seins, la jeune fille gémit de plaisir. Elle caressa doucement le corps du jeune homme. Elle écarta les jambes et se cambra pour accueillir son époux. Tout doucement, il s'introduisit en elle, cela lui arracha un petit cri de douleur qui fut vite remplacé par un murmure d'extase. Des sensations de jouissance et de bonheur intense envahirent le corps et l'esprit de Lisa, jamais elle n'aurait imaginé que cet instant puisse être aussi magnifique. Elle répondait à chaque mouvement du corps de son mari, bientôt une vague d'un intense plaisir la submergea. Ils firent l'amour plusieurs fois avant de s'endormir.
Le lendemain, David s'éveilla le premier, il ne pouvait détacher son regard de son épouse, cette dernière ouvrit les yeux.
- Bonjour mon ange, murmura t'il.
- Bonjour, je suis vraiment heureuse que nous ayons attendu pour nous donner l'un à l'autre, jamais je n'aurais imaginé que cela puisse être aussi merveilleux.
Il caressa les lèvres de la jeune fille, il l'attira contre lui et bientôt il n'y eut plus dans la chambre que le souffle de leurs respiration et leurs deux corps qui ne faisaient plus q'un.
Ils voulurent repartir mais hélas le temps était fort mauvais, il grêlait et un orage grondait. Ils restèrent trois jours à l'auberge, Lisa aidait Agnès et Nina pour le ménage et la cuisine, David de son côté aidait Thibaut et Wills à l'écurie.
Avant qu'ils ne repartent, Agnès leur donna des pommes et du saucisson brioché.
Deux jours plus tard le jeune couple arriva chez Mariella, il était environ quatre heure de l'après midi quand ils toquèrent à la porte. Une femme d'une quarantaine d'années vint ouvrir.
- Nous n'accueillons pas les mendiants ! Dit sèchement la femme.
- Nous ne sommes pas des mendiants, je suis Lisa la cousine de Mariella, et voici mon époux David.
La femme les examina de la tête aux pieds.
- Ha ha ha ha ! Vous n'êtes certainement pas parente avec Dame Van der Lohe ! S'esclaffa t'elle.
Une jeune fille d'environ dix huit ans arriva.
- Mais que se passe t'il ici ? Demanda t'elle.
- Des mendiants ! Dame Mariella.
La jeune fille s'approcha encore et reconnut sa cousine, elle se tourna alors vers la servante.
- Gunila! Ce ne sont pas des mendiants, il s'agit de ma cousine Lisa et ….de son fiancé je suppose.
La servante ne répondit pas et retourna vaquer à ses occupations.
Mariella les fit entrer. La jeune fille et son époux Laurent Van der Lohe vivaient dans un petit manoir à l'écart de la ville. Lisa leur raconta tout.
- Ce Richard Von Brahmberg me semble être un homme mauvais, or j'ai ouit dire que son père, Claude était un homme bon. Dit Laurent.
- Oui il l'était, répondit Mariella, mais il semblerait que Richard ne serait pas son fils. Il y a un peu plus de trente ans, Messire Claude, veuf depuis déjà quelques années a épousé Sophie, une jeune intrigante âgée d'à peine dix huit ans. Cette jeune fille avait mauvaise réputation, on disait qu'elle avait épousé Messire Von Brahmberg pour ses richesses et qu'elle avait un amant, un certain Marcien d'Abliac.
- Qui est ce Marcien d'Abliac ? S'enquit Lisa.
- Un homme très cruel venant de France, où il faisait couler le sang. Il y a environ quarante ans il a tué son épouse de vingt ans sa cadette, la princesse Sibylle de Manoit, une jeune fille d'à peine seize ans, il l'a brûlée au fer rouge avant de la tuer avec une masse d'arme. La pauvre jeune fille voulait s'enfuir rejoindre l'homme qu'elle aimait. Une dizaine d'années plus tard ce cruel homme est arrivé dans notre pays et est devenu l'amant de Sophie Von Brahmberg. Un jour elle est tombée enceinte de lui, peu de temps après Claude est mort d'une chute dans les escaliers. Tous ont cru à un accident, mais en fait il semblerait que Sophie et Marcien avaient saboté l'escalier.
- Ce Marcien semble être fort cruel, je comprends pourquoi Richard est si mauvais,"conclut David.
Ils discutèrent pendant quelques heures et allèrent se sustenter.
