Bonjour bonjour! Je ne serai pas là samedi, donc je poste le chapitre avec quelques jours d'avance.
Vous allez voir, discussion intéressante entre deux personnages dans ce chapitre. Il a fallu que je me casse la tête pour trouver des synonymes et éviter d'affreuses répétitions. Les anglophones sont bien gentils, mais écrire "have sex" toutes les deux lignes, ça demande de l'imagination pour les francophones quand ils traduisent... xD
Ah, et j'ai cherché mais je n'ai pas trouvé qui/quoi est "Hiddy Ho"...
Al Borlin est l'acteur principal de la série TV "Papa bricole", "Home improvement" en anglais. Si ça dit quelque chose à quelqu'un!
Je crois que j'ai fais le tour... Merci à tous pour vos commentaires :)
Bonne lecture et vive les reviews!
Chou : ça fait plaisir que tu nous suives toujours :) Merci pour la review! Alicia : La suite est làààà! xD
Chapitre 11 : Traduit pas Nanoushka.
C'est le lendemain vers midi que Tony revit pour la première fois Ziva vêtue d'autres chose que d'une blouse d'hôpital.
- Et bien, Hiddy Ho, on dirait Al Borlin, dit-il dans un sourire en la voyant porter l'une des chemises en flannel de Gibbs.
Elle était bleue, quadrillée de bandes noires, trop large pour elle. Elle pendait autour de son corps. Elle n'avait pas boutonné les premiers boutons pour laisser de l'espace à sa peau blessée, et avait remonté les manches jusqu'à ses coudes. Le pantalon de yoga noir qu'il lui avait ramené hier complétait l'ensemble.
- Qui est Al Borin? demanda Ziva les sourcils froncés, ne comprenant pas.
- Le héros d'un vieux show télévisé, "Papa Bricole", tu sais? expliqua-t-il en faisant de grands gestes comme "Tim Taylor l'homme outils" en avait l'habitude.
Ziva le regarda comme s'il était devenu fou.
- Non, je ne vois pas.
- Al Borin était le bon copain qui portait toujours des chemises à carreaux, tenta Tony dans l'espoir qu'une étincelle s'allume chez Ziva, mais il laissa tomber.
- Peu importe.
Un jour, se dit-il, elle comprendra mes références. Il s'y voyait déjà.
- Tu sens bon.
Il sourit et embrassa sa joue avant de s'asseoir.
- Quelqu'un a pris une douche.
Il passa un doigt dans les douces boucles qui enroulaient de nouveau son visage. Ses cheveux humides étaient toujours en train de sécher.
- C'est vrai, sourit doucement Ziva, se sentant beaucoup mieux après avoir été vraiment capable de frotter sa peau, ce qu'elle n'avait pas pu faire depuis plusieurs jours.
- On m'a aidée, bien sûr, mais c'est rafraîchissant de se sentir propre à nouveau. Rien que de sortir de ce lit et de pouvoir marcher un peu m'a fait du bien. C'était douloureux, mais agréable.
- Comment tu te sens? Tu n'en fais pas trop, hein? s'inquiéta aussitôt Tony, d'autant qu'elle venait d'admettre que ça avait été douloureux de se lever et de se mouvoir.
- Je vais bien, vraiment, Tony. Je suis juste un peu courbatue après être restée alitée pendant une semaine, incapable de bouger. D'habitude je dors sur le ventre ou en chien de fusil, donc ça n'a pas été facile de rester en permanence sur le dos.
Elle frôla les agrafes visibles sur sa poitrine du bout de ses doigts. On lui avait temporairement enlevé ses bandages pour laisser le temps à sa peau de respirer, et cicatriser plus rapidement.
- Les chemises de Gibbs sont si confortables et si douces par rapport à la blouse que je portais, dit-elle en souriant et en passant sa main sur la manche de sa chemise. Et elles ont son odeur.
- Tu sais, dans d'autres circonstances, je pourrais être jaloux que tu portes les chemises d'un autre homme, qui portent son odeur. Mais tu es juste trop mignonne en ce moment pour que je me plaigne, mon petit bûcheron à moi, sourit Tony.
- Gibbs est comme un père pour moi, Tony, sourit-elle en secouant la tête.
- Je sais. C'est pour ça que ça ne me dérange pas.
Il savait qu'elle considérait cet homme comme un père, comme il la considérait comme sa fille.
- Je déteste te quitter mais je n'avais que quelques minutes pour venir te voir et m'assurer que tu allais bien. Je vais en planque avec ton ancien chef d'équipe. Ça devrait être amusant.
Il roula les yeux en faignant un sourire.
- Tu vas faire une planque avec Malachi?
Les yeux de Ziva s'agrandirent et se posèrent sur le visage de Tony déjà rougi et bleuté par endroits.
- Je ne pense pas que ça soit une bonne idée. Vous deux coincés dans une voiture, tous seuls, ensemble pour des heures.
- Gibbs pense que ça "ne nous fera pas de mal".
Tony lui offrit un sourire aux lèvres serrées qui lui montra qu'il n'en n'était en rien ravi.
- Oh, ça va être drôle. Il met McGee et Liat dans l'autre voiture. Ça me paraît encore plus drôle. J'ai essayé d'échangé les partenaires et d'avoir Liat mais ma suggestion a été refusée.
- Je ne sais pas pour qui je devrais le plus m'inquiéter si cette personne était laissée seule dans une voiture avec toi Tony. Liat ou Malachi.
Ziva fronça les sourcils en repensant à la dernière affaire où elle et Tony avait travaillé en commun avec Liat et Malachi. Tony n'avait cessé de flirter avec Liat, rendant évident aux yeux de tous qu'il la trouvait attirante.
- Êtes-vous jalouse, Agent David, la taquina-t-il avec un sourire surpris.
- De Liat? Jamais. Elle est…
- Elle n'est pas toi, sourit-il en la coupant.
Il passa une main sur son visage.
- Je te promets que tu n'as aucun soucis à te faire, Ziva. Je me tiendrai bien avec les israéliens. Pas de coups de poing. Pas de drague.
- Ils ne vont pas te reconnaître Tony, sourit Ziva en le taquinant à son tour.
- Très drôle, David, sourit aussi Tony.
- S'il te plait, fais attention, ajouta-t-elle sérieusement. Je n'aime pas que tu ailles sur le terrain sans moi. Je suis ta partenaire. Je devrais être là.
- Je pense comme toi. Cette étoile montante du Mossad n'est pas toi, tu es mon israélienne préférée, reprit-il dans un sourire, essayant d'alléger l'atmosphère. Repose-toi, reprends des forces. Et tu seras de retour pour surveiller mes arrières avant que tu t'en rendes compte. Profite de tes petites vacances loin de moi.
- Je n'ai jamais aimé être séparée de toi Tony, répondit-elle sérieusement en repensant à toutes les fois où ils avaient été séparés ces dernières années.
- Moi non plus, admit-il, pensant exactement la même chose. Abs s'est portée volontaire pour rester avec toi cette nuit, si ça dure toute la nuit.
Ziva acquiesça solennellement.
- Sois prudent s'il te plaît. Ilan est dangereux.
- Tout ira bien, répondit-il à ses mots dans un sourire, parodiant la réponse habituelle de la Ziva.
Il tentait de réduire un maximum ses inquiétudes, ayant conscience qu'elles étaient valides.
- Je serai de retour en un clin d'œil.
Il se saisit de son visage et embrassa ses lèvres en douceur.
- Mmmh. Je ne m'en lasserai jamais. Chaque fois que je t'embrasse, je me demande ce qui m'a pris d'attendre si longtemps.
- Je me pose aussi la question, répondit-elle dans un sourire.
Elle le prit de court et le regarda rougir et secouer la tête. Il était agréable de révéler ces petites vérités sur ses réels sentiments qu'elle ressentait depuis des années. Elle aimait la réaction qu'avait Tony à leur entente.
Cinq heures plus tard, Tony et Malachi étaient toujours assis dans leur Sedan à observer l'entrée d'un bar en centre ville de D.C., attendant de voir si la personne recherchée allait bientôt arriver. Ils avaient reçu un tuyau comme quoi un homme loyal à Bodnar et l'aidant à prendre le contrôle du Mossad avait fréquenté ce club. Jusque là, les cinq heures entières de planque avaient été passées dans un silence inconfortable.
Tony commença finalement à avoir faim et sortit une boîte pleine de gâteaux que quelqu'un avait apporté pour le Shiva de Ziva. Il commença à les avaler, ne proposant pas de les partager.
- C'est la charité qui se moque de l'infirmerie, dit finalement Malachi, secouant la tête alors qu'il attrapait un nouveau gâteau.
- Quoi? demanda Tony, confus, ne comprenant pas.
Il sentait sa rage bouillir. Il se calma à temps, se rappelant qu'il y a plusieurs années Ziva avait fait la même erreur à propos de cette expression quand ils étaient sous couverture.
- L'expression c'est, c'est l'hôpital qui se fout de la charité, et qu'est-ce que vous entendez par là bordel?
- Je veux dire que vous êtes hypocrite.
Malachi tapa des doigts sur le volant, faisant un signe de tête vers le gâteau que Tony avait dans la main.
- Comment avez-vous deviné?
- Vous êtes assis là, à manger les gâteaux cuisinés par vos collègues pour le Shiva de Ziva, et pourtant vous m'en voulez sur la manière dont je lui ai sauvé la vie.
- Vous nous avez menti! Vous nous avez fait croire qu'elle était morte!
- Et n'êtes-vous pas en train de faire la même chose à vos collègues? En les laissant tous croire que Ziva est morte?
- Ce n'est pas la même chose. On doit le faire pour la garder en sécurité! Je n'aime pas avoir à le faire.
- En quoi c'est différent de ce que j'ai fait?
- Ça l'est, c'est tout!
Tony n'aimait pas être frappé par la réalité.
- En quoi? J'ai fait ce qui devait être fait pour lui sauver la vie et la garder sauve. Vous mentez à vos collègues pour les mêmes raisons, non?
- Ce n'est pas pareil. Ces gens l'apprécient. Ils ne l'…
Tony s'arrêta aussitôt, réalisant ce qu'il avait failli dire et à qui.
- Ils ne quoi? Ils ne l'aiment pas? finit pour lui Malachi, sachant exactement ce qu'allait dire Tony.
- Vous auriez dû me dire la vérité. J'aurais joué le jeu.
- Ce n'est qu'après que je vous l'ai dit, que j'ai compris ce qu'elle représentait réellement pour vous, Agent DiNozzo.
Malachi soupira.
- Et à ce moment, c'était trop tard. On manquait de temps. La douleur que vous avez affiché est sûrement ce qui a convaincu Bodnar qu'elle était vraiment morte. Mon mensonge et votre douleur sont ce qui lui ont sauvé la vie. Je ne m'excuserai pas pour ce que j'ai fait. Je recommencerai si les circonstances redevenaient les mêmes. Je suis seulement désolé que ça vous ait causé tant de peine.
Tony resta silencieux, à regarder par la fenêtre, à réfléchir à ce que Malachi avait dit. Il savait qu'il avait raison, même s'il détestait ça. Des flashs de son corps mort dans le sac mortuaire sur le tarmac revinrent envahir son esprit.
- Quand est-ce que votre relation avec Ziva est devenue plus qu'une simple relation de coéquipiers?
Tony garda le silence pendant qu'il réfléchissait à s'il allait répondre ou non.
- Je ne sais pas vraiment. Ça c'est fait tout seul, je crois. D'abord partenaires, puis amis, et puis… quelque chose de plus.
- C'est bien ce qui me semblait. Il y a eu des moments après que vous la laissiez en Israël où j'ai senti ce, comment vous dites? Les sentiments dans l'air? Elle ressentait tellement de choses à votre égard à cette époque.
- C'est l'amour dans l'air. Et qu'est-ce que vous voulez dire par là?
Tony était avait désormais bien envie d'avoir plus de renseignements sur cette époque.
- Elle me haïssait quand on est parti.
- Oh oui, elle avait certainement une dent contre vous. Jour après jour elle semblait devenir de plus en pus en colère après vous. Elle n'a jamais rien dit, mais je pouvais le lire dans ses yeux. Les yeux de Ziva ne se taisent jamais.
Tony détestait que cet homme connaissent ce fait à propos de Ziva. Qu'il la connaisse suffisamment pour savoir que ses yeux ne cessent jamais de révéler ce qu'elle ressent vraiment.
- Quand elle m'a attaqué à l'entraînement, j'ai eu la nette impression qu'elle s'en prenait en réalité à vous.
- Qu'est-ce qui vous a donné cette impression?
- Un jour, prise dans l'action alors qu'elle venait de m'étaler au sol, de s'asseoir sur moi, et de m'immobiliser un moment à terre, elle s'est soudainement relevée, et a juré dans sa barbe en anglais. Elle a dit "Merde Tony". J'ai su alors ce qui la préoccupait autant. J'ai compris pourquoi. Son père avait mis en doute sa loyauté envers lui et le Mossad, lui avait demandé de prouver que sa loyauté était plus forte que son amitié pour vous.
Tony sentit son estomac se tordre et déglutit.
- Elle a murmuré quelque chose du même genre aussi après qu'on a couché ensemble.
- Vous quoi? cria presque Tony, en entendant la manière dont Malachi avait si banalement ajouté ça à leur conversation.
C'était sans aucun doute quelque chose qu'il ne s'était pas attendu à entendre.
- Vous avez couché avec Ziva?
- Je ne sais pas si on peut appeler ça "coucher ensemble", Agent DiNozzo. C'était plus comme un rapide et rude rapport sexuelle. On s'était entraîné au combat, seuls dans la salle de sport. Elle était furax, comme souvent à cette époque. Notre combat est devenu particulièrement violent. Chacun de nous avait fait couler le sang de l'autre, et avant que l'un de nous deux s'en rende compte, notre bataille acharnée s'était transformée en quête de dominance, à terre sur le tatami. Ce genre de choses arrivent parfois.
Malachi haussa les épaules, comme si ça n'avait aucune importance.
- À l'entraînement Liat et moi finissons souvent nos combats de cette manière. C'est un bon moyen pour relâcher la pression et se détendre.
Tony avait les yeux grands ouverts, il en oubliait de respirer. C'était la première fois qu'il entendait des détails sur l'un des rapports sexuels de Ziva. Savoir qu'elle avait été en colère avec lui tout ce temps lui donna la nausée. Ça lui rappela à quel point les choses avaient pu mal tourner entre eux en ce temps là.
- Je suis sûr que vous voyez de quoi je parle? continua Malachi, jetant un œil à Tony qui semblait gelé sur place.
- Pas vraiment. Coucher avec nos partenaires n'est pas quelque chose d'encourager par chez nous, dit finalement Tony en déglutissant et en essayant de ne pas avoir un ton trop sarcastique.
Sa jalousie lui brûlait les entrailles mais il essayait de rester calme. La colère de Ziva suite à sa jalousie concernant sa relation avec Rivkin était ce qui les avait séparé la première fois. C'est ce qui l'avait faite rester en Israël, et visiblement, avait fini par la faire coucher avec Malachi. Il ne pouvait pas réellement être jaloux de l'homme avec lequel elle s'était envoyée en l'air parce qu'elle lui en voulait à lui pour ce qu'il s'était passé entre eux. Alors qu'à cette époque il avait fait la même chose avec d'autres femmes, en pensant à Ziva après coup et en s'en voulant pour ça. Il serra les poings et tenta de reprendre le contrôle de sa respiration.
- Les choses sont sans doute différentes en Israël. Le sexe entre partenaires n'est qu'un détail.
Malachi haussa de nouveau les épaules, volant un gâteau dans la boîte abandonnée depuis longtemps par Tony, depuis le début de cette conversation.
- C'est ce que vous dites.
Tony déglutit, jetant un œil sur l'autre voiture dans l'allée de l'autre côté de la rue, où McGee et Liat était stationnés.
- Donc vous couchez toujours avec Liat? Et ça n'est pas un problème?
- Non.
Malachi se tut, hésitant à avaler une autre bouchée de son gâteau tandis que ses yeux dérivaient vers l'endroit où il savait que Liat se trouvait.
- Elle a un petit ami maintenant. On a arrêté le sexe il y a quelques temps.
Tony n'arrivait pas à croire ce qu'il entendait et voyait.
- Est-ce que c'est du désir que je vois sur votre visage, Malachi?
Il ne put s'empêcher de le taquiner quand il vit cette expression douloureuse s'emparer du visage de cet homme, surtout après ce qu'il venait juste de lui révéler concernant Ziva et lui couchant ensemble en Israël.
Malachi se contenta de hausser encore une fois les épaules.
- Je veux juste qu'elle soit heureuse. Et elle le semble en ce moment.
- Et pendant combien de temps tous les deux vous vous êtes régulièrement sauté dessus? demanda Tony, désormais intrigué, la relation entre les israéliens semblant se compliquer.
Il était aussi satisfait de ne plus avoir à parler des habitudes sexuelles de Ziva.
- Près de six ans, je crois. Presque sept, ajouta Malachi en passant une main sur son menton, réfléchissant. Oui, sept.
- Alors tu as pris ton pied avec Liat avant et après l'avoir fait avec Ziva?
Tony tentait d'assembler les pièces du puzzle.
- Oui. Liat sait que j'ai couché avec Ziva. Je lui ai dis quand je suis rentré d'Afrique. Il ne s'agit que d'une fois, entre Ziva et moi. Et Liat et moi n'étions pas en couple. On était juste partenaires, et c'était juste du sexe.
Il mordit une nouvelle fois dans son gâteau.
Tony était surpris d'entendre ça. En tout cas ça aidait à comprendre pourquoi Liat n'avait pas Ziva dans ses petits papiers la dernière fois qu'ils étaient venus aux Etats-Unis. Elle savait que Ziva avait couché avec Malachi elle aussi, se dit Tony. Liat était jalouse, quelque chose qu'il comprenait bien maintenant qu'il connaissait les détails.
- Sept ans, ça fait beaucoup, commenta Tony en comparant à sa propre relation avec Ziva, qu'il connaissait depuis huit ans.
Si il avait eu des relations sexuelles avec elle pendant tout ce temps, il ne sait pas comment ils auraient pu ne pas devenir plus que de simples partenaires, que se soit pour le travail ou pour le sexe. Il n'aurait pas été capable de limiter ça à une collègue de travaille et une sex friend. D'après l'air qu'abordait Malachi, ça avait pu être le cas pour les israéliens aussi.
- Vous n'avez jamais voulu quelque chose de plus avec elle que simplement du travail et de sexe?
- Je ne pense pas, soupira Malachi. Jusqu'à ce que ça soit trop tard, je crois. Quand je l'ai voulu elle avait trouvé le bonheur avec quelqu'un d'autre. Je n'aime pas cet homme, mais j'essaie de l'apprécier pour son bien. Je n'ai pas envie de perdre ma partenaire. Mais je crois que quoi qu'il en soit je perdrai ma partenaire si je deviens Directeur du Mossad. Je ne serai plus sur le terrain et un nouveau partenaire lui sera assigné.
"Cette situation paraît familière" ne put s'empêcher de penser Tony, son esprit faisant le rapprochement avec les similarités qui étaient nombreuses dans la relation qu'il entretenait avec Ziva. D'un point de vue extérieur, tout était beaucoup plus clair. Les mots de McGee lui revinrent en tête une fois de plus : "les seuls personnes que vous trompez encore, c'est vous-même".
- Je n'arrive pas à croire que je suis sur le point de vous dire ça, à vous, alors que je ne vous apprécie pas vraiment, Malachi… du moins pas encore. Il va me falloir un peu de temps pour dépasser le fait que vous avez couché avec Ziva et que vous m'avez fait croire qu'elle était morte.
Tony passa une main sur son visage, voulant effacer les images que son esprit conjurait à l'évocation de ces deux événements.
- Mais n'attendez pas trop longtemps avant de dire à Liat ce que vous ressentez.
- C'est déjà trop tard DiNozzo, répliqua Malachi en s'appuyant contre sa portière. L'homme avec lequel elle est en couple m'a dit qu'il lui ferait sa demande une fois qu'on serait de retour au pays et que cette situation avec Bodnar serait terminée. Pour je ne sais quelle raison, cet homme pense qu'il doit partager ce genre d'informations avec moi vu que je suis le partenaire de Liat. Dès qu'ils se disputent et qu'elle ne lui adresse plus la parole, il veut que j'aille lui parler.
Malachi ne pouvait cacher le mépris audible dans sa voix quand il évoquait l'homme qui allait épouser Liat.
- Donc vous avez encore un peu de temps. Il ne lui a pas encore posé la question, et elle n'a pas encore dit "oui", offrit Tony, se disant qu'elle n'était pas encore mariée.
Des images de C. lui revinrent en mémoire, et il se rappela à quel point il avait été près de perdre Ziva. Lui aussi avait ressenti le besoin de partager avec Tony ces détails, et avait essayé de se faire du partenaire de Ziva un allié.
- Ce n'est pas le meilleur moment pour penser à ce genre de choses. On a une mission et un objectif à atteindre, et c'est tout ce qui a de l'importance.
Malachi parut résolu et les quelques murs qui avaient été abaissés entre les deux hommes pendant un temps se redressèrent rapidement. Il avait visiblement fini d'aborder ses sentiments pour Liat et leur situation d'apparence impossible.
Le silence reprit place dans la voiture.
- Je peux vous poser une question quant à la manière dont Bodnar a essayé de tuer Ziva? déclara Tony après quelques minutes, ayant réfléchi à ce qui se serait passé s'il l'avait perdue sans qu'il n'ait eu le temps de lui dire ce qu'il ressentait pour elle.
Il attendit que Malachi acquiesce d'un signe de tête.
- Pourquoi est-ce qu'il a visé son cœur? Le protocole ne veut-il pas que vous, les assassins du Mossad, vous visiez le front quand vous voulez éliminer quelqu'un?
Il n'aimait pas du tout avoir à verbaliser ses pensées sur ce sujet, bien qu'il soit éternellement reconnaissant que Bodnar n'ait pas choisi de mettre une balle dans la tête de Ziva. L'issue de la situation aurait été bien différente de ce qu'il vivait aujourd'hui.
- C'est le protocole, acquiesça Malachi en y réfléchissant et en revoyant Ziva s'écrouler au sol et se vider de son sang pendant qu'il lui criait de rester avec lui. Il a visé le cœur parce que pour lui, c'est personnel. Il voulait la faire souffrir. Lui exploser le cœur et lui faire passer un message.
"Un avis? Une review!" Mwahaha! j'aime bien ce slogan xD
Rendez-vous pour le chapitre 12, traduit par Amy, samedi 23!
