- Pardonne moi Yuya. Le silence dans le salon était devenu électrisant. D'une pesanteur à couper le souffle et aucun des trois protagonistes ne sembla faire un geste pendant plusieurs secondes. Le regard blessé de Tegoshi n'avait pas quitté celui désolé de Nishikido. Leurs yeux sombres se noyaient l'un dans l'autre avec ferveur, semblant avoir oublié la présence dérangeante de Yamapi à quelques pas seulement. - Bon! Tu nous excuseras, mais Ryo et moi avons du temps à rattraper. Il fit un pas vers eux mais contre toute attente, Ryo recula, fixant toujours Tegoshi. Yamashita se figea, les sourcils froncés et Tegoshi trembla légèrement quand Nishikido attrapa le bout de ses doigts délicatement pour les serrer tendrement dans les siens. D'une voix douce et enrouée, il prit la parole, cherchant son regard qu'il accrocha au sien. - Pardonne moi Yuya. J'aurai besoin d'être seul avec Tomohisa. Il se réveilla dans le même état le lendemain matin, assourdit par le réveil qu'il renversa d'un geste impatient. Se redressant sur le lit, et renonçant à se regarder dans le miroir, il se jeta directement sous la douche, et quelques minutes plus tard, il était fin prêt pour commencer sa lourde journée de travail. - Teshi? Il se retourna lentement vers la voix qui venait de l'interpeler et il tomba nez à nez avec Masuda qui fronça directement les sourcils en remarquant sa mine fatiguée. - Teshi, t'es sur que... - Ça va. Ne t'inquiètes pas. Un grand sourire accompagna sa phrase et son collègue n'insista pas, préférant marcher en silence jusqu'au magasin. Du coin de l'œil, il ne cessait de le dévisager avec inquiétude, curieux de savoir s'il devait cet état déplorable à Nishikido-san, comme d'habitude. - Tu es sur que ça va Teshi? Je m'inquiète pour toi tu sais. Si tu as un problème, tu peux m'en parler, je t'écouterai. Tegoshi le scruta pendant quelques secondes avant de lui adresser un sourire tendre, leurs doigts toujours étroitement liés. N'écoutant que son amour débordant pour le jeune garçon, Masuda se pencha alors pour le prendre dans ses bras. En premier lieu, Tegoshi se raidit, les yeux écarquillés... Mais bien vite, il oublia les passants et leurs regards curieux, se laissant lentement bercé par l'étreinte de son ami. Malgré ce qu'il pouvait bien assurer, il avait besoin de la présence de ses amis à ses côtés, pour oublier ce moment terriblement douloureux de son existence. Et même s'il ne devait pas lui fournir de faux espoirs, il lui demanda dans un souffle étranglé s'il voulait venir chez lui le soir même. Pour discuter. Le soir même arriva bien rapidement pour les deux jeunes gens qui n'avaient pas spécialement vu le temps passer au magasin. Masuda avait fait tout son possible, et plus encore, pour le faire sourire et rire. Et même s'il s'était sentit ridicule plusieurs fois... Il avait réussis sa mission et il n'en était que plus fier. - Ma... Massu! Massu, a.. Arrêtes... Ça! Son rire angélique lui faisait un bien fou, le sentir rire sous ses doigts agiles lui faisait agréablement plaisir, son corps contre le sien le faisait rougir et il se tendit immédiatement quand les portes s'ouvrirent et que ses yeux plongèrent bien malgré lui dans ceux plutôt haineux de Nishikido-san qui s'était figé dans le couloir. - Tu n 'as pas perdu de temps. - Pardon? - J'ai fait une erreur en venant ici. A priori, tu n'as pas mis longtemps avant de me remplacer. - Quoi? - Arrête de faire semblant de ne pas comprendre! - Je ne fais pas semblant, je ne comprends RIEN! Nishikido poussa un profond soupir avant de détourner les yeux pour les poser négligemment sur un interrupteur qui avait, semble t-il, toute son attention. - Que faisais tu avec Masuda dans cet ascenseur? - Rien! On était juste en train de... Écarquillant les yeux de nouveau, Tegoshi mit de longues secondes avant de sourire doucement en baissant les yeux. - Il essayait de me remonter le moral. - En te violant dans l'ascenseur? - MAIS IL N'ÉTAIT pas en train de me... Baissant violemment la voix en se rendant compte que n'importe qui pouvait apparaitre dans le couloir et entendre leurs conversations, il sortit les clés de sa poche et se mordilla légèrement les lèvres, nettement gêné. - Tu veux entrer deux minutes? Nishikido ne répondit pas, ni n'acquiesça, mais le regard brulant qu'il lui lança répondit pour lui. Baissant de nouveau les yeux, Tegoshi s'engagea dans le couloir et se figea soudainement en apercevant deux valises un peu plus loin, juste devant sa porte. Il allait se retourner pour l'interroger mais deux mains douces se posèrent sur ses hanches pour le forcer à avancer. Le cœur au bord des lèvres avec la grandissante impression qu'il ne contrôlait plus rien, il s'avança lentement, et tourna la clés dans la serrure, en tremblant de plus en plus. - Quand j'avais 16 ans... Mes parents m'ont lâchement abandonné chacun leurs tours. Mon père est parti pour une autre femme. Et ma mère a finalement quitté le pays pour ne plus jamais le recroiser un jour... A partir de la, je me suis retrouvé à la rue, sans rien ni personne. J'étais jeune et malheureux et j'ai finalement été trainé par un homme qui n'en voulait qu'à mon corps. Et tout c'est enchainé très vite. Cet homme m'a en quelque sorte engrené dans un système de prostitution. J'étais devenu le petit jouet de tout les hommes importants de cette ville et... Ils ne me traitait pas toujours très bien... J'étais violé, torturé et battu continuellement, et c'est grâce à Yamapi si j'en suis sortit. Il m'a tiré de tout ça et m'a pris sous son aile. La seule chose que j'avais à faire, c'était de rester à ses côtés pour toujours. Et j'ai tenu parole... Jusque la. Il s'arrêta quelques secondes, le temps d'embrasser la nuque de son amant de nouveau. - Il m'a offert un toit, un métier dans l'entreprise familiale... Une bonne place qui plus est... Et depuis, je vis dans le luxe le plus total, au dépends d'un homme qui se disait m'aimer de tout son cœur... Sauf qu'un jour, je t'ai rencontré... Un nouveau baiser un peu plus long et Tegoshi ferma les yeux, sentant les larmes l'envahir progressivement. - Et en même temps, j'ai découvert qu'il entretenait une liaison avec un autre homme. J'ai eu du mal à le supporter et je suis venu te trouver... La douceur, la tendresse et l'amour... Je n'y ai jamais eu le droit et en recevoir autant d'un coup a eu le mérite de me surprendre... J'en ai voulu plus, toujours plus... Et j'ai découvert ce que c'était que d'être réellement amoureux de quelqu'un... Tu m'a fait découvrir des sentiments nouveaux... C'est déjà dur pour moi de l'avouer, ne me fais pas répéter ça s'il te plait... Il sourit contre sa peau, et Yuya esquissa un faible sourire à son tour, de fines gouttes salées perlant sur sa peau rougis. - Le choix a été fait très rapidement même si j'ai beaucoup hésité. Yamapi m'avait tout apporté, tout donné... Je m'en voulais de l'abandonner maintenant. Et j'aurai certainement toujours une dette envers lui... Sauf que vivre sans toi... Je ne peux pas... Les bras qui entouraient Tegoshi se délièrent et il se retrouva seul, debout, la présence chaude de Ryo l'ayant quitté. Il pleurait doucement, silencieusement, et il s'arrêta de respirer quand il entendit Ryo l'appeler doucement derrière lui. Au ralentit, il finit par se retourner, et il eut une expression des plus choqués en voyant ce que Ryo portait dans ses bras, à quelques pas à peine de lui. - Riya... La petite boule de poil regardait partout autour d'elle en reniflant comme un petit diable. S'approchant lentement de Tegoshi de nouveau, Ryo lui mit le chaton dans les bras, mais ne s'éloigna pas, gardant bien au chaud le petit animal entre leurs deux torses. Lentement, il plongea de nouveau ses yeux dans ceux de son amant, se régalant de son souffle rapide sur son visage. - Je suis difficile à vivre, autoritaire, arrogant, jaloux et possessif. Je déteste avoir tord et perdre m'est insupportable... Je prends beaucoup de place, je ne sais pas cuisiner et j'ai une humeur massacrante le matin... En plus de ça... Je n'ai plus d'emploi, plus d'appartement et encore un peu Lentement, et sans accorder de l'importance au regard désireux de Tegoshi posé sur lui; il lui enleva le chat des bras qu'il posa doucement à terre, et en se relevant, il s'approcha un peu plus, posant ses mains sur les fines hanches de son amant. - Je déteste prendre ma douche tout seul... Je dors à droite dans le lit... Tegoshi éclata de rire alors que Ryo, souriant, l'embrassait légèrement dans le cou. - Et j'ai la fâcheuse tendance à vouloir faire l'amour à longueur de journée, n'importe ou... N'importe quand... - ...Ça me va. Le sourire de Ryo s'étira tandis qu'il mordillait légèrement le lobe de son oreille... Et reprenant son sérieux, il posa sa tête sur l'épaule de Tegoshi. - Malgré tout ça... Est ce que tu veux toujours de moi? - Oui! Nishikido releva la tête et plongea son regard brulant et impatient dans celui brillant de tendresse de Tegoshi. - Tu peux prendre autant de place que tu veux chez moi, pour une durée indéterminée. Je prendrai soin de toi aussi longtemps que tu m'aimeras. - ... - Par contre... Ryo fronça les sourcils, attendant la suite alors que Yuya se mordait les lèvres doucement, apparemment contrarié. - Par contre... Moi aussi je dors à droite. Un éclat de rire joyeux et insouciant retentit dans l'appartement silencieux, et ne se retenant plus du tout, Ryo se pencha en avant pour prendre ses lèvres entre les siennes. Son sourire ne l'avait pas quitté, sentant enfin le poids sur sa poitrine disparaitre à mesure que Tegoshi entourait son cou de ses bras. Lentement, il passa un genou entre les jambes de Yuya et à l'aide de sa bouche, il recueillit le gémissement qui accompagna son geste. - Sauf que je suis très... Convaincant. Tegoshi s'autorisa un sourire avant d'entrouvrir les lèvres pour permettre à leurs deux langues de se rencontrer. Avec une lascivité incroyable et un passion débordante, le baiser s'éternisa, avant que Tegoshi ne lâche son cou pour descendre ses mains jusque la ceinture de Ryo. La respiration sifflante et saccadée alors que Ryo dévorait ses lèvres, Tegoshi prit un peu plus d'assurance. Le sentant se tendre sous ses doigts, il déboucla la ceinture, ouvrit la braguette, avant de passer doucement ses mains à l'intérieur. - Moi aussi Ryo... Moi aussi...
Perdus dans cette mer noire déchainée, celle qu'il adorait contempler par dessus tout, Tegoshi essayait désespérément de retenir les larmes qui menaçaient de couler. Il lui avait tout donné.
Son amour, son innocence et sa naïveté. Il avait fait de lui la personne plus mature et exigeante qu'il était devenu aujourd'hui et son amour pour Ryo était incommensurable. Était-il possible d'aimer quelqu'un de cette façon? Avec autant d'ardeur, de force, de passion?
Il lui avait fournis son âme entière, lui donnant la possibilité de la briser ou au contraire de la chérir. Il lui avait laissé entrevoir la possibilité d'être un jour totalement heureux entre ses bras. La lumière... Il l'avait entraperçu quand il l'avait pris contre lui pour l'embrasser avec tendresse et douceur. Quand il s'était emparé de ses lèvres comme il l'avait fait avec son cœur... Ryo était le seul homme qui y avait eu le droit et certainement le dernier. Jamais, jamais plus il ne se laisserait contrôler comme il l'avait fait. Nishikido lui avait arraché sa candeur... Et Tegoshi ne pourrait jamais la récupérer. Tegoshi Yuya avait changé... Et tout cela, il le lui devait.
... Alors savoir qu'il l'abandonnait...
Savoir qu'il choisissait consciemment de le mettre de côté pour poursuivre sa vie sans lui... Savoir qu'il allait l'oublier... Savoir que ses si beaux sourires complices ne lui serraient plus jamais adressé...
Extérieurement, il ne réagit pas.
Mais intérieurement, il sentit la déflagration de la nouvelle atteindre son cœur. Il sentit la douleur envahir progressivement son corps entier... Passer lentement dans ses veines tel un venin mortel, continuer son ascension jusque sa gorge qui s'assécha inexorablement... Monter progressivement jusqu'à ses yeux qui débordèrent lentement de larmes et c'est avec un gémissement torturé qu'il détourna les yeux pour essayer d'oublier le visage peiné de Nishikido qui le fixait encore avec tristesse.
Yamashita n'avait quand à lui pas bougé, son sourire s'étirant lentement sur son visage à mesure que le jeune Tegoshi se sentait pâlir. La victoire était savoureuse, délicieuse et incroyablement excitante. Dans sa vie, il avait toujours eu ce qu'il désirait. Le moindre de ses caprices, la moindre de ses envies était acceptée dans la seconde où il en avait fait la demande.
Il avait n'eut qu'à faire semblant de pleurer quand ses parents avaient émis l'éventualité d'avoir un nouvel enfant. Il avait fait un caprice tel que sa mère avait même décidé de quitter définitivement son emploi pour se concentrer sur lui et lui seul.
Pour lui, tout était si simple et il adorait ça. Rendre les gens dépendant de lui. Et Ryo était dans ce cas. Sans lui il serait encore à la rue, accédant sans détour aux désirs de ses clients. Vivant dans la débauche et la pauvreté la plus complète. Sans lui... Il serait déjà mort!
Un sourire sadique apparut sur son visage et il sortit les mains de ses poches pour les frotter l'une contre l'autre avec un amusement certain.
Une fois devant la porte, il porta les mains à ses poches en tremblant, sentant déjà les sanglots l'envahir... Il s'était retenu de s'effondrer tant qu'il ne serait pas chez lui et il avait tenu bon jusque la. Mais la, la douleur le submergea, et tentant déséspérement d'enfoncer la clé dans la serrure, il retint un gémissement. Il n'arrivait à rien, même pas à ouvrir une fichue porte!
Se détestant de plus en plus alors que cette clé de malheur semblait vouloir éviter la serrure, il poussa un grognement de rage avant de laisser tomber son front contre la porte close. Les larmes coulaient toujours le long de ses joues quand il retenta l'expérience.
Finalement, c'est au bout de plusieurs tentatives infructueuses qu'il entra dans son appartement et qu'il referma derrière lui, ne prenant même pas la peine d'allumer la lumière.
Lentement, très lentement, il se dirigea vers sa chambre et essuya ses larmes d'un geste rageur, se traitant mentalement d'imbécile. Qu'est ce qu'il croyait? Que Ryo lâcherait sa petite vie luxueuse pour se jeter dans ses bras? S'il avait su bien avant que Yamashita avait autant de contrôle sur sa vie, alors il n'aurait jamais plus céder à ses avances. Il n'aurait jamais cédé face à Ryo, sachant parfaitement qu'au final, il perdrait bien plus qu'il ne gagnerait.
S'asseyant doucement sur le lit, il se laissa tomber en arrière pour fermer les yeux, laissant la douleur l'envahir insidieusement.
Il n'était pas loin de pleurer toute les cinq secondes, mais il tenait bon, essayant de ne pas oublier qu'il l'avait en quelque chose sut dés le départ. Ryo l'aimait peut être... Mais Tegoshi n'avait rien à lui offrir.
Au bout de plusieurs minutes de silence, Masuda n'y tint plus et le retenu par la main, nouant ses doigts entre les siens. Tegoshi s'arrêta à son tour, surpris par le geste de son collègue, mais il ne songea pas à le repousser.
- Tout va bien Massu. Mais merci d'être la... J'en ai besoin. Merci beaucoup.
Dans l'ascenseur qui menait à son logement, Masuda couva son ami du regard alors que celui ci semblait perdu dans des souvenirs bien amers. Et... Il décida de remédier à ça. S'approchant doucement de lui, il réprima le violent frisson qui le parcouru rien qu'en pensant à ce qu'il s'apprêtait à faire, et sans prévenir, il lui administra de terribles chatouilles au creux des hanches. C'était peut être une démarche puérile, toujours est-il que Tegoshi se plia immédiatement de rire et qu'il le supplia de s'arrêter, entre deux complaintes étouffées. Ne cédant pas à ses suppliques, Masuda se colla contre lui quand son ami tenta de s'échapper, le bloquant entre les parois de l'ascenseur et lui.
Masuda cessa tout mouvement, Tegoshi avait toujours les yeux fermés, le sourire aux lèvres, collé contre le puissant corps de son collègue. Et ce n'est que quand les portes se refermèrent qu'il ouvrit les yeux, essuyant les larmes qui avaient doucement perlé sur ses joues rouges. Repoussant lentement Masuda, il sembla se demander pourquoi son collègue était autant surpris et tendu, et sans s'arrêter de sourire, il appuya sur le bouton qui permit aux portes de l'ascenseur de se ré-ouvrir.
Son cœur fit une violente embardée dans sa poitrine quand son regard s'accrocha à celui de Ryo qui n'avait pas bougé d'un centimètre. Habillé d'un simple jean, d'une chemise blanche légèrement entrouverte, il n'avait plus rien de l'homme d'affaire que Tegoshi avait rencontré une nuit d'hiver. Non la... Il était assez simple. Et terriblement... Sexy.
Légèrement surpris de le trouver la, Tegoshi fit un pas, puis deux, toujours sans le quitter des yeux. Il n'était pas assez fou pour espérer le revoir de si tôt, mais l'avoir face à lui le troubla bien plus qu'il n'avait osé se le permettre. Avait-il oublié quelque chose ou... NON! Il ne devait pas penser à cette éventualité. Cette éventualité qu'il avait peut être finis par le préférer à Yamashita en fin de compte.
Derrière lui, Masuda ferma les yeux de douleur, avant de s'appuyer contre les parois de l'ascenseur. Il ne fit pas un geste quand les portes se fermèrent devant lui pour la deuxième fois, et au contraire, il appuya lentement sur le bouton du rez de chaussé. La défaite était rude... Mais à en voir la lueur d'espoir qui avait pris possession des yeux de Tegoshi, il n'avait plus rien à faire ici.
Il n'osa pas se retourner vers Ryo, n'osa pas lui demander ce que tout cela voulait bien pouvoir dire. Tout ce qu'il espérait, c'était que son petit cœur déjà bien fragile ne s'emballe pas pour rien. Ca ne voulait rien dire. Rien du tout... Et il ne devait pas se faire de faux espoirs.
Il entra doucement dans son salon, toujours sans se retourner, et toujours en tremblant violemment d'impatience, il enleva sa veste qu'il posa doucement sur le canapé. Ryo était entré derrière lui, avait a priori rentrer les valises... Enfin, à priori... Parce que Tegoshi n'avait pas osé se retourner pour vérifier. En fait, il avait même fermé les yeux, la bouche légèrement entrouverte et le souffle court... Heureux. Oui, heureux de le savoir près de lui alors qu'il s'était imaginé ne plus le voir du tout. Alors qu'il s'était dit que sa douce présence ne lui serait plus jamais accordé.
Il sursauta quand Ryo se colla contre son dos et qu'il posa ses lèvres sur sa nuque en entourant sa
C'est avec un sourire que le gémissement profond de Ryo l'atteignit, et attrapant le lobe de son
FIN
