Titre : Entre rêve et réalité

Genre : Romance/Surnaturel

Rating : K

Résumé : Suite à une arrestation musclée, Lisbon se retrouve dans le coma. Cependant, son réveil est beaucoup plus doux que prévu, surtout lorsqu'elle se rend compte qu'elle a atterri dans le futur. Jisbon bien sûr !

Disclamer : The Mentalist ne m'appartient pas.


Bonus 4


Jane grogna en tentant d'ouvrir les yeux. Les volets n'étaient pas fermés et une luminosité éblouissante régnait dans la chambre. Il se redressa quelque peu et s'immobilisa net. Allongée sur le ventre, un drap recouvrant jusqu'au bas de son dos, Lisbon dormait nue. Il réalisa alors que lui aussi était nu. Il porta une main à son front et se maudit. Bien évidemment, il avait craqué. Il avait abusé d'elle. Il savait très bien qu'elle voyait le Jane de son rêve à travers lui. Elle sembla se réveiller au même moment et une main se noua à la sienne. Il n'eut pas le force de la repousser. Elle se redressa, exposant son corps nu. Il détourna le regard. C'était bien trop pour lui, comment pouvait-il ne pas craquer ?

"Salut... murmura-t-elle en remontant le drap.

- Salut", souffla-t-il les joues rougies.

Il la vit s'approcher de lui et bientôt, il sentit sa poitrine contre son torse.

"Lisbon, murmura-t-il en la repoussant doucement. Je ne suis pas Patrick, je suis..."

Elle retint un rire. Même lui ne savait pas quoi dire.

"Vous êtes Patrick Jane, compléta la brune.

- Oui, mais je ne suis pas le...

- Oh !"

Elle eut l'air de comprendre quelque chose et se resserra contre lui.

"Vous n'êtes pas le Patrick Jane de mon rêve. Ne vous inquiétez pas, je le sais bien."

Jane parut soulagé un instant.

"Par contre, ce que vous vous ne savez pas..., reprit-elle en s'avançant vers ses lèvres.

Il retint son souffle.

"... c'est que si vous n'êtes pas le Patrick Jane de mon rêve, l'inverse est vrai. Il est vous.

- Non Lisbon, fit-il en la repoussant. Vous l'avez inventé.

- En me basant sur vous très certainement.

- Oui, mais vous y avez mêlé vos fantasmes et..."

Il s'arrêta sans trop savoir comment elle allait prendre ses insinuations. Elle lui souriait tendrement.

"Peut-être, murmura-t-elle contre ses lèvres. Mais vous vous y conformez très bien en tout cas."

Son cœur s'emballa. Il avait affaire à une Lisbon qu'il ne connaissait pas. Elle l'embrassa et se glissa contre lui. Il adorait ça. Il parvint à la repousser.

"Lisbon, souffla-t-il entre deux baisers. On ne peut pas sortir ensemble.

- Pourquoi ça ?"

Elle avait le regard noir de désir.

"Vous êtes toujours sous l'emprise de votre rêve, ce ne serait pas..."

Il s'interrompit, elle venait de trouver un point particulièrement sensible dans son cou.

"Je ne pense pas, souffla-t-elle. Déjà là-bas, j'ai compris que ce rêve avait juste servi à me révéler les sentiments que j'ai pour vous."

Il se retrouva interdit. Elle était tellement sérieuse. Il bloqua son poignet valide et l'embrassa avec impatience.

"Vous avez gagné", susurra-t-il à son oreille.

Elle frissonna. Cette voix chaude et sensuelle. Elle n'avait rien inventé. La façon dont son corps réagissait au sien, tout correspondait.

"Et le CBI ?

- Je crois que vous êtes mieux placé que personne pour dissimuler ce genre de choses."

Il rit.

"Moi oui, mais vous ?

- Je ferai de mon mieux."

Il sourit et l'allongea sur le lit.

"Et John le rouge ? Je veux toujours le tuer vous savez."

Elle fut plus sérieuse soudainement.

"Je sais, fit-elle en plongeant ses yeux dans les siens. Mais nous n'y sommes pas encore Patrick..."

Elle ferma les yeux.

"Laisse moi vivre au présent, souffla-t-elle. J'ai envie d'y croire."

Il l'embrassa délicatement. Jamais il n'aurait pu imaginer une Teresa Lisbon aussi confiante. Il décida qu'il ferait l'effort de revoir sa vision des choses.

Une semaine plus tard, Lisbon pouvait de nouveau marcher et était apte au travail. Son bras était guéri, même si les mouvements trop brusques lui faisaient mal, Jane l'avait appris à ses dépends. Elle retourna au travail l'air de rien. Hightower fut plus qu'heureuse de retrouver son meilleur élément. Jane était égal à lui-même, toujours aussi insupportable et insubordonné, aussi, personne ne se douta de rien. Ils ne firent aucun geste qui pût porter à confusion. Même dans la rue, ils ne faisaient rien qui puisse les identifier comme un couple. Cependant, plus ils se rapprochaient et plus ils souffraient de cette situation.

Le moment qu'ils redoutaient arriva et malgré sa vengeance, Jane livra John le rouge. Lorsque Lisbon arriva dans le cimetière, la peur au ventre, le tueur en série était assommé, attaché contre un tronc d'arbre, salement amoché, mais vivant. Son équipe fut vite libérée par le FBI et elle remercia le ciel. Oui, elle lui avait laissé le choix. Elle lui avait donné son arme et il avait choisi. Ils passèrent le reste de la journée au FBI pour les différentes dépositions, mais Jane ne se présenta pas. En fait, il ne répondit pas à ses appels. Elle devinait son état d'esprit et lui laissa du temps. Bien sûr, Abbott l'interrogea longuement. Lui n'avait été dupe de rien. Mais il n'eut aucune information puisqu'elle-même ne savait pas où il était. Cho, Van Pelt et Rigsby lui posèrent la question à leur tour et elle leur répondit la même chose. Lorsqu'elle rentra chez elle pourtant, elle vit qu'il lui avait laissé plusieurs indices. C'est ainsi que Teresa Lisbon disparut à son tour.

Cho commença à travailler pour le FBI tandis que Van Pelt et Rigsby choisirent de mener une vie de civils, loin du danger. Bien sûr, ils savaient que Lisbon devait être partie à la recherche de Jane. Ils ne savaient pas cependant qu'elle l'avait facilement retrouvé et pour cause, il l'attendait tout simplement. Pendant deux ans, ils voyagèrent et quand Cho reçut leur première lettre, il resta estomaqué. Elle était simple, courte même et lui apprenait juste qu'ils étaient ensemble et qu'ils allaient bien. Pourtant, elle ne précisait pas s'ils étaient ensemble comme un couple ou s'ils avaient juste décidé de continuer à voyager ensemble. Van Pelt et Rigsby furent plus catégoriques. Selon eux, ils étaient véritablement ensemble. Abbott apprit, il ne sut comment, qu'il recevait des lettres d'eux et un jour il lui annonça qu'ils allaient tous les deux revenir. Ils travailleraient avec lui. Bien sûr, Cho fut plus que ravi de cette nouvelle. Lorsqu'ils arrivèrent enfin, il constata bien vite que rien n'avait changé, ce qui lui fit penser qu'ils n'étaient pas ensemble. Ils se comportaient toujours de la même façon, seuls leurs sourires étaient plus vrais. En fait, ils avaient l'air heureux, complètement heureux. Cependant, Cho commença à avoir un doute quand il vit Jane se jeter entre Lisbon et une balle. Il fut légèrement blessé, mais ce n'était rien face à l'inquiétude de Lisbon et au soulagement qu'il pût lire sur le visage de Jane. Ce genre de chose était arrivé aussi auparavant, mais il n'y avait jamais prêté attention. Une fois à l'hôpital, il avait vu le sourire entendu d'Abbott à Jane, de même l'attitude de Van Pelt et Rigsby lorsqu'ils étaient venus le voir, ne le trompa pas. Ils croyaient tous qu'ils étaient ensemble.

Lors d'une mission sous couverture quelques mois plus tard, il eut sa réponse. Il venait de rentrer, Pike, un gars de la section vol d'œuvre d'art avec qui ils collaboraient pour cette enquête, et Willy, l'informaticien de l'équipe, étaient tous les deux devant les écrans en train de vérifier que tout se déroulait selon le plan de Jane.

"Alors ? fit-il en arrivant.

- Tout se passe comme prévu", informa Willy avant de lui proposer à manger.

Cho lui signifia son refus et prit un siège pour suivre avec eux. Puis Pike posa la question.

"Lisbon et Jane...

- Ils bossaient ensemble au CBI avant...

- Non, je veux dire... il y a un truc entre eux ?

- Non, fit Willy. Je croyais moi aussi, mais non."

La conversation s'arrêta là et Cho comprit où était l'intérêt de Pike. Il semblait être quelqu'un de bien, aussi il décida de ne pas s'en mêler. Plus tard, Willy partit et ils restèrent tous les deux en surveillance devant les écrans. Ils virent leur suspect ouvrir une baie vitrée et quelques minutes plus tard, une fois tout le monde partis, un homme entra. La suite se passa comme Jane l'avait dit. Abbott les avait rejoint. Ils observèrent l'échange entre les deux hommes et parlèrent un peu de la situation avec Jane et Lisbon une fois ce-dernier partit.

"Nous allons arrêter les caméras, mais des agents restent à l'extérieur, informa Abbott.

- Ok, répondit Lisbon. Bonne nuit !"

Elle semblait fatiguée. Ils réduisirent l'écran de contrôle et la recherche commença. C'était Willy qui avait réglé les caméras et arrêter la surveillance n'était pas aussi facile qu'ils le pensaient. Tandis qu'Abbott cherchait. Ils virent Jane sortir de la chambre. Lisbon prit plus de temps. Elle le rejoignit finalement et sans pouvoir s'en empêcher, ils suivirent leurs actions. Jane était dans la cuisine avec une assiette.

"Oh", fit Lisbon en entrant.

Il lui sourit, espiègle.

"Je savais que tu aurais faim.

- Délicate attention", murmura-t-elle.

Elle s'avança vers lui et nouant ses bras autour de son cou, l'embrassa doucement.

"Oh je le savais, souffla Abbott pour lui même. Par contre, si vous pouviez juste attendre que je trouve le moyen d'arrêter ses..."

L'écran fut noir tout à coup.

"C'est bon."

Il se tourna vers Pike et Cho, immobiles et stupéfaits devant les écrans.

"Quoi ? Vous ne saviez pas ?"

Cho nia.

"Non, ils se comportent de la même manière depuis qu'ils sont revenus et...

- Mais je pense qu'ils sont ensemble depuis plus longtemps que ça, fit Abbott malicieux. Les relations entre collègues étaient interdites au CBI, non ?"

Cho soupira et se leva.

"Bonne nuit", déclara-t-il en partant.

Il avait besoin de réfléchir. Il ne remarqua pas le regard déçu de Pike, ni l'air satisfait d'Abbott.

Ce-dernier ne doutait pas de la véracité de ce qu'il pensait. Même s'ils s'étaient avérés qu'ils ne sortaient pas ensemble, ces deux-là s'aimaient, c'était évident.

Il se savait bien qu'il n'aurait jamais toute l'histoire, mais les savoir ensemble lui suffisait. Après tout, ils étaient fait l'un pour l'autre et il fallait être aveugle pour ne pas le remarquer. Il posa une main sur l'épaule de Pike et lui lança un regard désolé. L'agent finit par se lever et partit à son tour. Abbott savait que c'était un homme bon, ce n'était juste pas Le bon. Il éteignit les ordinateurs et quitta l'open space à son tour.

À quelques kilomètres de là, Lisbon et Jane étaient allongés l'un contre l'autre, fatigués de cette soirée mouvementée.

"C'était un très gros risque, souffla la brune. Faire croire qu'on est un couple lors d'une mission sous couverture...

- Alors qu'on est réellement un couple, hein... Je trouve qu'on s'en est bien tiré.

- Oui... Abbott a des doutes à notre sujet ? Enfin je veux dire, de plus en plus, non ?

- Oh, oui. Depuis le début, il nous soupçonne."

Lisbon opina et joua avec les doigts de son amant. Elle le sentit inspirer profondément. Il allait lui demander quelque chose. Elle se redressa pour croiser son regard.

"Tu sais... Marcus Pike...

- Euh... l'agent de l'autre unité.

- Oui, tu... je pense que tu l'intéresses."

Elle haussa les sourcils et un sourire s'épanouit sur les lèvres.

"Monsieur Jane est jaloux ?

- Non, non bien sûr, fit-il comme si ça ne l'atteignait pas. Mais si."

Il l'avait saisi par la taille et retournée sur le dos.

"Je veux te garder pour moi tout seul."

Elle rit.

"Je suis déjà tout à toi. Et je n'avais même rien remarqué alors..."

Elle l'embrassa.

"Tu as bien caché les caméras ? demanda-t-elle entre deux baisers.

- Oui, assura le blond avec un sourire mutin.

- Je ne rigole pas Jane.

- Mais moi non plus."

Il reprit ses baisers et elle rit en l'entendant marmonner qu'elle n'était qu'à lui, tout à lui. Jane était possessif, pas trop, juste assez selon elle et son petit côté jaloux l'amusait énormément. Bien sûr qu'elle avait vu que Pike était intéressé, mais elle n'avait rien fait pour l'encourager. Peut-être que dans une autre vie, elle lui aurait laissé une chance, mais elle savait que tant que Patrick Jane serait là, ensemble ou non, son cœur n'appartiendrait qu'à lui.


Bouh ! C'est fini ! Ça fait longtemps que j'ai commencé cette fanfiction enfin c'est mon impression et ça fait bizarre d'arriver à la fin. Bon, je sais, j'ai prolongé le plaisir et je ne regrette pas du tout. J'espère que c'est votre cas aussi. Merci à ceux qui m'ont suivi et encouragé, et merci à TheTruthIs pour m'avoir convaincu d'écrire la suite. Ce fut une vraie partie de plaisir, merci à toi. Je vous embrasse fort et je vous rappelle que j'ai commençé une nouvelle fanfiction Mentalist, si vous voulez aller voir. Elle s'appelle Malade et autres délires. Bisous !