Finalement, j'avais du temps pour écrire et cette histoire m'"obsède", alors hop, une petite suite, mais c'est exceptionnel, après, vraiment vraiment vraiment, je continue "l'histoire d'une vie " parce que je doute pouvoir tenir ce rythme encore longtemps !
Bonne lecture ;) Et merciiiiiiiiiii
La jeune femme avait terminé sa longue et fatigante journée au tribunal. Pourtant, elle ne souhaitait pas rentrer chez elle, elle voulait faire une surprise à son fiancé. Pour cela, elle devait se rendre au poste de police où il travaillait depuis des années. Elle prit ainsi la route du centre ville, entra dans l'immense tour, prit l'ascenseur et arriva à l'étage où se trouvait le bureau du Détective.
Elle salua l'agent qui se trouvait au bureau d'accueil et qu'elle connaissait bien avant de prendre le chemin de la petite pièce, de l'autre côté du plateau central.
-Maître Millner, lança Brakenreid en la voyant avancer vers lui, que nous vaut l'honneur de cette visite?
-Bonsoir Inspecteur, je suis là pour récupérer quelques affaires pour William.
-Comment va-t-il?
-Ca dépend des jours, soupira la jeune femme, mais je dois avouer que depuis une semaine il me semble de meilleure humeur. Il a enfin consenti à ne plus fréquenter si ardemment la salle de gym de l'hôpital. Ce qui est bien meilleur pour lui que trop d'exercices.
-Murdoch a tendance à en faire trop.
-Beaucoup trop, avoua Liza, mais je crois que les médecins ont enfin réussi à lui faire retrouver la raison. La rééducation prend du temps.
-En parlant de ça, rassurez-le, son bureau l'attend à son retour, on a un gugusse du poste cinq pendant son absence, mais je l'ai mis dans le placard à balais au fond du couloir.
-Il sera ravi d'entendre ça, grommela Liza en riant doucement.
Brakenreid acquiesça et s'éloigna d'elle en souriant.
-Passez-lui le bonjour.
-Je le ferais sans faute Monsieur.
Elle se tourna alors vers le jeune homme qui avançait vers elle.
-Bonsoir George, dit-elle chaleureusement.
-Bonsoir Maître, comment va le Détective?
-Bien, merci de le demander, je suis venue chercher quelques affaires pour lui, pour que le temps ne lui semble pas trop long.
-Oh oui je comprends, je me souviens lorsque je me suis fait opérer des amygdales, quand j'étais enfant, ma tante Bégonia est venue chaque jour m'apporter de la lectures, des bandes dessinées de Batman. J'étais fan.
-Je vois, répondit la jeune femme, puis-je aller au bureau de William ? Je suis assez pressée.
-Bien entendu, allez-y. Et dites-lui que si il veut je pourrais passer lui apporter ma collection de bande dessinée.
-Je ne manquerai pas de lui dire George.
Liza le remercia silencieusement et se réfugia rapidement dans le bureau de son fiancé, fermant la porte derrière elle. Rien n'avait bougé depuis la dernière fois qu'elle était venue, mais elle devait admettre que ses visites avaient été très rares. Elle chercha plusieurs livres dont William lui avait parlé récemment, croyant les laisser chez eux, alors qu'elle avait déjà fouillé tout l'appartement. Puis, après quelques minutes, elle s'assit dans son fauteuil pour souffler un peu. Les dernières semaines avaient été éprouvantes. Elle avait eu peur de le perdre, elle avait veillé sur lui aussi souvent que possible. Eh puis, après son réveil, il avait fallu le soutenir en apprenant qu'il risquait d'être paralysé, il avait fallu supporter sa mauvaise humeur, ses absences constantes sans savoir pourquoi il était perdu dans ses pensées. Liza avait senti que cet accident avait changé son fiancé et elle était loin de se douter à quel point c'était le cas.
Elle soupira profondément, prête à se relever pour aller le retrouver lorsqu'elle vit le tiroir du bureau entrouvert. Elle entreprit de le fermer, mais remarqua que quelque chose le bloquait. Alors, elle l'ouvrit et se figea sur place. Elle vit un portrait robot, un visage qu'elle connaissait. Mise à part la coiffure, cette femme ressemblait en tous points au Docteur Ogden. Liza se demanda comment cette photo pouvait se trouver dans le bureau de William alors qu'il n'y avait plus remis les pieds depuis la fusillade. Et que, contre toute vraisemblance, il l'avait rencontré après. Elle resta là, quelques minutes à regarder cette image, avant de se lever finalement, bien décidée à comprendre ce qu'il se passait. Elle était épuisée, mais elle allait se rendre à l'hôpital dans la seconde afin de tirer cela au clair.
La jeune femme ne pouvait s'empêcher de chantonner en se rendant dans la salle de repos pour se changer et y prendre ses affaires. Tout allait pour le mieux ces derniers temps. A dire vrai, depuis qu'elle avait rendu visite au Détective Murdoch une semaine plus tôt avec sa « surprise », elle était sur un petit nuage. Elle était loin de se douter que tout ne faisait que commencer, mais que bien souvent, les nuages sont le fruit d'une tempête.
Lorsqu'elle posa sa main sur la porte sombre, Emily arriva à sa hauteur avec un immense sourire sur les lèvres.
-Julia?
Elle se tourna vers elle et l'observa quelques instants en silence avant de prendre la parole avec étonnement.
-Tu n'étais pas censé être rentrée déjà?
-Si, mais j'ai croisé quelqu'un dans le parc qui m'a remis ceci pour toi.
Julia lui lança un regard confus et se saisit de l'enveloppe qu'elle lui tendait. Elle l'ouvrit et y lu les quelques mots qui s'y trouvaient.
« A la lumière du belvédère,
Reposent les dernières pensées de la plus douce des bières. »
Julia fit également glisser une capsule de bière de l'enveloppe et ne pu s'empêcher de rire timidement.
-Alors? Lança Emily. Qu'est-ce que c'est ?
-Une pitoyable tentative de faire de la poésie, dit-elle en riant, et un message codé.
-Ooh, en tout cas celui qui m'a remis ce mot semblait impatient que tu l'ai. Je crois qu'il t'attend d'ailleurs.
-Je n'en doute pas, merci de me l'avoir transmis.
-Je t'en prie, reprit la jeune femme en souriant, passes une bonne soirée et à demain.
-A demain, répondit simplement Julia.
Elle regarda son amie partir et s'engouffra dans la pièce. Puis, elle se changea rapidement et quitta l'hôpital d'un pas pressé, se rendant sans la moindre hésitation dans un coin du parc illuminé par le soleil couchant. Elle connaissait bien cet endroit, car elle s'y était déjà rendue trois fois au cours de la semaine écoulée.
Elle secoua la tête de gauche à droite en voyant qui se trouvait là, disposant une nappe sur un banc sur lequel il plaça ensuite un carton de pizza.
Julia n'eut pas le temps de faire remarquer sa présence, qu'il leva les yeux vers elle et lui adressa le plus tendre des sourires.
-Je vois que vous avez eu mon message Docteur, dit-il doucement alors qu'elle approchait.
-En effet Détective. Mais qu'est-ce que vous faites?
-J'ose espérer que vous n'avez pas encore dîné ? Je vous ai pris une pizza végétarienne, votre préférée je crois.
-Décidément, vous en savez beaucoup trop sur moi, répondit Julia en riant, et comment avez-vous vu pu vous procurer tout ça?
-C'est mon travail, répondit William, voulez-vous, vous joindre à moi ?
-Avec joie, répondit la jeune femme en rougissant avant de prendre place au bout du banc.
Ils commencèrent à manger et à parler de tout et de rien, comme ils le faisaient si souvent. Eh puis, soudain, le jeune homme s'éloigna un peu et la regarda avec attention avant de prendre la parole.
-Docteur, je me dois de vous montrer quelque chose. Il ne me peut attendre la fin du dîner.
Elle resta sans voix quelques instants, le regardant simplement avant qu'il ne pose ses mains sur ses genoux et ne mettes les pieds au sol, puis, avec difficulté, il se leva, se tenant sur les accoudoirs du fauteuil. Une fois debout, il leva les yeux vers elle. Il cru y déceler une larme, avant qu'elle ne se lève à son tour et ne s'approche de lui.
-Vous…vous pouvez vous tenir debout, bredouilla Julia.
-J'y suis parvenu ce matin et je voulais que…que vous soyez la première à le savoir.
-Oh, c'est fantastique Détective, s'exclama-t-elle avec joie en souriant largement.
-Je ne marche pas encore mais…
-Mais ça viendra très vite, je suis tellement heureuse pour vous.
Il lui gratifia de son plus beau sourire et elle en eut le souffle coupé. Elle n'avait qu'une envie à cet instant; se jeter dans ses bras et l'embrasser tendrement.
Mais William présuma de ses forces et commença à vaciller, alors, elle fit un pas vers lui et posa une main sur son torse et l'autre dans son dos pour tenter de le retenir et l'aider à se rassoir. Une fois dans son fauteuil, elle se retrouva à genoux devant lui, ses mains tenant les siennes, son regard perdu dans le sien.
-C'est merveilleux, murmura-t-elle simplement, je n'ai pas douté une seule seconde de vos capacités. Je savais que vous arriveriez à surmonter tout ça, et vous l'avez fait.
Il voulut lui répondre mais un raclement de gorge se fit entendre un peu plus loin et ils se séparèrent aussitôt en voyant qui se trouvait là.
-Je dérange peut être? Lança Liza d'une voix froide.
-Non Liza, je…le Docteur Ogden et moi…
-J'étais venue prendre des nouvelles du Détective et voir si il ne souhaitait pas manger autre chose que la nourriture de la cafétéria, lança Julia avec assurance, je, je vais y aller à présent, de toute évidence, je vous laisse entres d'excellentes mains Détective, bonne soirée, dit-elle simplement avant de s'éloigner, bonsoir Maître Millner.
-Bonsoir Docteur Ogden, répondit celle-ci toujours avec froideur.
William resta là, immobile, regardant Julia partir pendant un long moment alors que Liza arriva à son hauteur d'un pas lent. Elle le regarda en détails et compris alors à cet instant pourquoi il était changé depuis son accident, pourquoi son visage s'illuminait en présence de cette femme, pourquoi il semblait si distant avec elle, pourquoi il avait un portrait robot d'elle dans le tiroir de son bureau. William connaissait cette femme, cela ne faisait aucun doute et à la vue des regards qu'ils se jetaient l'un l'autre, ils étaient amoureux. La jalousie s'empara de Liza en sachant qu'ils avaient sans doute une liaison, et sans le moindre mot, elle sortit de son sac la feuille qu'elle avait prise au poste de police et la tendit à son fiancé, la plaçant directement sous son nez.
-Qui est cette femme William et d'où la connais-tu ?
à suivre... ( rho c'est cruel ! )
