Sir Arthur Conan Doyle est l'auteur génial derrière la création des personnages de Sherlock Holmes, Irène Adler et John Watson. Même s'il détestait profondément son personnage, il a eu un tel succès que beaucoup s'en sont inspirés pour leurs séries télévisées et leurs romans. Mark Gatiss et Steven Moffat sont des scénaristes géniaux qui ont transposé leurs aventures au XXIè siècle. Je les remercie d'avoir choisi Benedict, Lara et Martin pour les incarner.
J'ai écrit une partie de ce chapitre le jour de mon anniversaire : le 1er juillet, j'ai célébré mes 23 ans et l'obtention de mon BTS trois jours avant ! Que du bonheur !
Donc j'ai écrit une scène un peu osée entre mon personnage préféré et quelqu'un d'autre. Vous êtes prévenu(e)s !
Fin des hostilités
Les hommes avaient toujours beaucoup à faire : ils devaient rédiger des dossiers au jour le jour, répondre aux questions incessantes de ministres étrangers et organiser des rencontres entre membres du même parti. En un mot comme en cent, il s'agissait de tout un programme. Il ne fallait pas faire le moindre faux pas où alors toute une stratégie médiatique ou derrière bureau pouvait échouer.
Cependant, d'autres hommes étaient tellement sûrs de leurs réussites, que la moindre de ces tâches ne posaient aucun problème. Bien au contraire, ils déléguaient ces corvées à des hommes dévoués à leur cause alors qu'ils pouvaient parler affaires avec des chefs d'entreprises influents et des personnalités des media.
Cela dit, ces entretiens pouvaient s'avérer assez redondants voire rébarbatifs surtout si on s'apercevait que certaines pièces de la tactique venaient d'être découvertes. Mais on ne devait pas s'inquiéter outre mesure étant donné qu'on était suffisamment intelligent et puissant pour inventer une autre manœuvre.
Là, résidait l'erreur de certains hommes puissants, parfois on ne pouvait plus faire marche arrière, on était déjà pris au piège même sans le savoir. D'autres possédaient des facultés et des alliés assez discrets et pouvant se mêler à la population. C'était le cas de Mycroft Holmes avec son jeune frère, quoique, plusieurs membres du gouvernement le connaissaient et prenaient un malin plaisir à lui demander d'enquêter quand il s'agissait d'une situation assez compromettante.
C'était le cas avec Miss Adler cependant elle n'était plus une menace mais une alliée très précieuse pour certains ministres. Effectivement, ils savaient que la jeune femme avait été sauvée par Sherlock Holmes et pourtant, ils l'ont laissé tranquille, sachant que le jeune frère avait une certaine poigne. Moriarty avait fait les frais de cette ténacité. En d'autres termes, Parker avait mal calculé son coup. Cela dit, la photo aurait pu laisser penser que la jeune femme aurait repris ses activités, ennuyeux.
Cette détermination était ce qui caractérisait le plus le plus jeune des frères Holmes, elle lui permettait de prouver en un tournemain que quelqu'un était un criminel ou trompait sa femme. Et cette force de caractère donnait l'occasion, très souvent, à Mycroft de prouver certaines de ses théories.
Ceci dit, il lui arrivait de prendre les choses en main et là, même son frère ne lui arrivait pas à la cheville, il était alors impossible de suivre le cheminement de Mycroft Holmes et de le semer dans un champ de bataille. Les stratégies étaient son environnement, son terrain de jeu et qui lui permettait d'utiliser l'ampleur de ses facultés intellectuelles et de mettre en oeuvre sa discrétion naturelle.
C'est pourquoi il s'était rendu cette nuit dans le cabinet de Milverton à la recherche d'autres preuves de sa culpabilité, il avait le sentiment que c'était l'homme qui avait vendu les informations aux terroristes. Cette manœuvre avait provoqué un vent de panique sans précédent au sein même du gouvernement mais rien n'avait été divulgué aux familles des futures victimes et encore moins aux media.
Ces derniers s'en donneraient à cœur joie sur les politiques et leur manière d'assurer la sécurité de milliers de gens et ce ne serait plus un vent de panique mais une véritable tempête qui écraserait l'ensemble des têtes. Mycroft avait soupiré d'avance quand il avait imaginé les rires des journalistes et leurs airs goguenards, en particulier celui de Parker qui adorait se défouler sur Sherlock Holmes.
Mycroft n'avait jamais su pour quelles raisons Parker attaquait constamment son frère, il s'tait fait discret depuis Moriarty, mais il lançait de temps à autre des piques comme le détective au chapeau ou l'accroc au tabac. Or, en jetant un coup d'œil aux fichiers envoyés par Sherlock et décryptés par les bons soins de John, il avait enfin compris : Parker avait eu l'intention d'utiliser le discrédit de son frère à des fins personnelles.
Il serait alors à la tête des media de l'Angleterre et aurait truffé ses articles et émissions pour faire tomber une à une les têtes du gouvernement, à commencer par Mycroft Holmes même si sa position n'était pas connue et était inédite, à l'aide de son ami de toujours, Milverton. Il fallait croire qu'on ne retenait pas la leçon : on ne s'en prenait pas à son frère à risque de représailles.
Mycroft grinça des dents, il avait juré de protéger son frère et il s'en était fait un devoir. Devoir qu'il mettait en œuvre tous les jours mais plus particulièrement présentement. Il cherchait toutes informations faussement compromettantes qui visaient à ternir son frère, y compris certaines photos retouchées et les sauvegarda dans sa propre clé USB. Le premier ministre serait ravi d'entendre qu'un membre aussi influent était à l'origine de cette trahison.
Plus tard dans la soirée, Mycroft Holmes effaça les traces de son passage dans le bureau et sortit en silence. Il ne voulait pas éveiller l'attention des gardiens de l'étage même s'il les connaissait par leurs noms. Il prit la direction de la porte de derrière et conduisit sa voiture jusqu'à sa maison de campagne où reposer un mannequin à son effigie. Sa femme de chambre pourrait lui servir d'alibi sans le moindre soupçon.
Cette poupée serait détruite le lendemain morceau par morceau dans un feu de cheminée, Mycroft s'en chargerait lui-même. L'homme qu'on surnommait le gouvernement britannique était un homme machiavélique quand on le provoquait délibérément.
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- Non monsieur, je vous assure, je suis tout aussi confus que vous. Je ne pensais pas un seul instant à la culpabilité de Milverton derrière cette affaire. C'est un homme plus que respectable et efficace, son comportement a toujours été irréprochable.
Le premier ministre paraissait vraiment abattu devant les preuves accablantes que lui présentait Mycroft Holmes, il n'arrivait pas à croire que l'homme qu'il avait connu à l'université puisse monter un coup pareil. Charles avait toujours été un modèle partout et le premier ministre l'avait envié à deux ou trois reprises pour son assurance. Mais à présent, tout sonnait faux chez lui : son sourire, ses manières et même ses accolades. Tout avait été fait pour se rapprocher de lui dans le but de le destituer de ses fonctions.
- Mycroft, je me dois de vous remercier encore une fois pour votre objectivité à toute épreuve. Je pense que sans vous, le gouvernement tomberait entre de mauvaises mains et la corruption n'en parlons même pas.
Mycroft était assis dans le bureau et savourait une tasse de thé avec un nuage de lait, écoutant savoureusement tous les remerciements de son seul et unique supérieur hiérarchique. En effet, plusieurs années auparavant, quand Mycroft avait inventé cette position unique, aucun ministre n'avait su réagir face à lui. Ils ne comprenaient pas comment exercer une quelconque autorité sur lui alors qu'il coordonnait toutes les actions du gouvernement. Mais le premier ministre avait vu l'utilité d'une telle position et avait affirmé que Mycroft Holmes obéissait à sa seule autorité.
- C'est un plaisir réel d'avoir un homme tel que vous dans notre camp, je ne pense pas que nous puissions on jour survivre sans vous.
- Mais monsieur le ministre, je pense que le gouvernement est composé d'hommes compétents mais quand on veut cacher des activités criminelles, il se peut que certains indices échappent.
Le premier ministre, toujours accablé par cette nouvelle, hocha tristement de la tête pour se plonger à nouveau dans la lecture des documents compromettants. Il posa son menton sur son poing fermé, signe d'une crispation et d'une tension, et dut se faire à l'évidence.
- Mycroft, je pense que je vais confronter moi-même Milverton et je souhaiterais que vous soyez à mes côtés pour mener l'interrogatoire.
Mycroft Holmes sourit intérieurement à l'annonce de cette nouvelle : il espérait exactement cette réponse et la perspective de mettre à l'épreuve celui qui tenait en laisse son jeune frère le mettait en ébullition. Il serra ses mains sur ses genoux, comme une élève bien sage, il était passé maître en l'art de la manipulation lui aussi mais seulement lorsqu'il s'agissait de questions de la plus haute importance. La franchise était une arme peu utile dans ce monde. Il fallait user d'autres moyens pour arriver à ses fins.
- Qu'attendez-vous exactement de moi, monsieur ?
Le ministre abaissa légèrement les feuilles et fixa son meilleur homme avec fermeté et autorité :
- Vous devrez apparaître au moment où je le demanderai et je vous ordonnerai de me donner ces documents. Je dirai que j'ai mené ma propre enquête, il ne faut pas qu'il sache que vous êtes à l'origine de cette investigation. Votre propre frère a déjà subi les conséquences des alliés de Moriarty et je pense que votre perte serait assez désolante en soi.
Mycroft était on ne peut plus d'accord : il aimait les flatteries comme beaucoup d'hommes et de femmes au pouvoir mais il n'essayait jamais vraiment de cirer les chaussures de ses collègues. Il obtenait toujours tout grâce à une stratégie préparée des mois à l'avance et une bonne dose d'astuce toute holmesienne.
- Très bien monsieur le ministre. Dois-je me mettre à votre disposition au cours de la poursuite de l'entretien ?
Le ministre parut satisfait par la proposition de Mycroft Holmes, il aimait se sentir en contrôle et croire qu'il tirait les ficelles. Or, beaucoup savaient que sans Mycroft Holmes, beaucoup de services seraient à l'abandon et plusieurs ministres seraient déjà tombés dans les mains d'adversaires peu scrupuleux.
- Mr Holmes, c'est une excellente suggestion mais je crois que je me passerai de votre présence pour la suite des événements.
Et c'était un bon moyen pour attester que l'entretien était terminé, Mycroft souhaita bonne journée au ministre et sortit du bureau en silence. Il salua au passage plusieurs hauts fonctionnaires et leurs subordonnés qui lui rendirent les poignées de main et les faux sourires. Dieu savait à quel point Mycroft détestait de devoir jouer à ce jeu-là même si c'était nécessaire pour obtenir le soutien dont il avait besoin de temps à autre. Et pourtant, tous savaient que cet homme n'avait plus rien à prouver par rapport à eux qui n'avaient rien apporté de plus au gouvernement ni au pays.
Anthéa l'attendait dans la voiture dans son habituelle tenue moulante à souhait, elle dupait beaucoup d'homme ou de témoins que Mycroft voulait sous sa coupe mais elle portait toujours cette robe là pour lui. Il fallait dire qu'elle adorait son patron et de temps à autres, même s'ils ne sortaient pas ensemble, par envie, ils se retrouvaient dans un lit à faire l'amour. Et là, ils avaient ce besoin et Anthéa s'assit à califourchon sur lui, s'assurant que la vitre tintée entre le chauffeur était bien en place et que la voiture était bien insonorisée. La main de son supérieur passa directement sous sa jupe, Anthéa soupira d'aise.
Anthéa arriva nue dans le hall de la maison de campagne des Holmes sans que personne ne le remarque, Mycroft la porta autour de sa taille jusqu'au lit ou il atteignit l'orgasme qu'il s'était interdit jusque là. Anthéa aurait pu être dominatrice dans une autre vie. Les frères avaient les mêmes goûts mais Mycroft désirait une femme soumise à ses désirs les plus malsains : Anthéa était plus discrète qu'Irène et ne cherchait pas sa propre gloire. Elle ne vivait que pour son maître.
Une fois, Sherlock les avait surpris en plein ébat mais il n'avait rien dit, il s'était contenté de fermer la porte derrière lui sans un mot et attendre son frère au rez-de-chaussée, une tasse de thé à la main. C'était avant que Sherlock ne connaisse John, sinon il n'aurait pas entendu le fin mot de l'histoire. Certes, Mycroft s'était moqué de son frère quand il avait évoqué le cas d'Irène mais au fond, il avait été blessé d'entendre que son frère n'avait pas été choqué par cette vision de lui et Anthéa dans ce lit. C'était son intimité après tout.
Sur ces pensées, il s'endormit dans son lit en compagnie de la belle qui avait déjà fermé les yeux paisiblement.
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Sherlock Holmes adorait toujours et encore écouter la musique, cette fois, il assistait au concert d'un orchestre symphonique particulièrement célèbre. Ils avaient choisi pour thème les romances à travers le cinéma, bien que n'étant peu friand de romance, il aimait écouter cet ensemble dont l'excellence n'était plus à prouver. Il écouta avec une oreille toute attentive un morceau de David Arnold, le thème venait d'une série que John aimait beaucoup et que Sherlock exécrait sauf la musique.
Il avait mis en valeur une scène très prisée par les filles de la série en question : la femme avait été sur le point de mourir mais elle avait été sauvée in-extremis par l'homme qui l'aimait. Ils avaient fui ensemble et l'homme l'avait cachée de ses ennemis et avaient passé le restant de leurs jours ensemble dans leur petite maison au bord de la mer. C'était le seul moment où Sherlock ne s'était pas moqué de la mise en scène, la trouvant criante de vérité.
Il était plongé dans ses rêves musicaux à tel point qu'il n'avait pas noté la présence d'une personne raiment indésirable à ses yeux, ses gestes fébriles témoignaient d'un état fébrile que Sherlock, dans ses pensées, n'avait par remarqué.
- Monsieur Holmes, vous devez absolument m'aider.
L'accent de Parker sonnait comme une cacophonie à ses oreilles exercées de mélomane…
- J'ai eu des menaces récemment, vous en avez certainement été informé…
Oh oui ! Et il avait savouré chaque instant de la chute de Marker.
- Je sais que notre historie commune a été assez tumultueuse…
Il avait commencé les hostilités… Il n'avait que ce qu'il méritait.
- Et je pense que vous êtes l'homme de la situation…
Tout à fait : il était entré par effraction chez Parker et avait savamment saccagé chaque parcelle de la maison. Mais il n'allait pas enquêter sur cet homme et encore moins sur son propre crime. Quel homme stupide. Cela dit, il venait de lui fournir un excellent alibi : Parker ne soupçonnerait même pas que Holmes était derrière la destruction de la plupart de ses meubles.
- Je crois que vous avez résolu plusieurs enquêtes de façon magistrale…
La flatterie, il connaissait mais ça ne marchait pas sur lui sauf quand il s'agissait de personnes du niveau d'Irène ou de Mycroft. Pauvre homme.
- Et je dois reconnaître que la police fait défaut ces derniers temps…
Ben voyons, Lestrade accomplissait un travail admirable à brouiller les pistes et à supposer que des groupes de voyous se lançaient à l'assaut des gens les plus riches. Mais ces groupes devaient être organisés et il faudrait plusieurs mois avant de découvrir les coupables.
- Il faut une enquête plus discrète et plus efficace d'après ce que j'ai vu et vous êtes connu pour votre discrétion.
- Horace Parker, je me demande quel est votre objectif (Sherlock parlait pour la première fois dans cet entretien à l'opéra), voilà quinze jours vous apparaissez avec ces photos de moi et de mes proches et vous voulez que je vous aide ? Quel toupet !
Il avait prononcé ces mots avec force, histoire que les journalistes situés dans la loge voisine l'entende… Il étai sûr que ses propos faisaient leur chemin sur les réseaux sociaux.
- Vous venez à moi pitoyablement, cherchant absolument à vous excuser. Mais je n'aide pas les anciens alliés et connaissances de Moriarty. Vous ne m'intéressez pas.
Parker paraissait abattu par la nouvelle : ses yeux étaient exorbités et Sherlock pouvait presque voir les objectifs des caméras des reporters braqués sur eux.
- Vous vous apercevrez que mon frère aîné a fait sa propre enquête et il a trouvé des documents peu flatteurs à votre encontre.
Sherlock se tut une seconde pour savourer son effet sur l'homme apeuré.
- Vous ne m'intéressez pas.
-Nous nous reverrons Holmes, je vous le jure et je vous détruirai. Cette fois.
Il se leva et se précipité hors de l'opéra, appelant son chauffeur. Il devait absolument contacter Milverton sinon il pourrait dire adieu à tout soutien.
Pendant ce temps, Sherlock se détendit à nouveau, classant cet incident au fond d'un tiroir quelque part dans son palais mental, écoutant le morceau final : une œuvre de John Williams. Ce morceau parlait d'un amour qui avait très mal tourné entre un guerrier aux pouvoirs immenses et une ancienne reine. C'était un amour suffisamment fort pour changer le cours de l'Histoire de toute une galaxie. Beaucoup de personnes trouvaient cette histoire romantique mais Sherlock appréciait le morceau pour son immense qualité.
Il ferma les yeux une fois de plus et partit avant le bis, avant que personne ne puisse l'arrêter pour l'interroger sur sa dispute contre Parker. Il avait aspiré à un peu de paix ce soir-là mais cet homme stupide et cupide s'était pointé. Mais l'incident était déjà classé, rangé, ordonné.
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- Sherlock, vous devriez voir ce qui se passé à la télé, les journalistes n'arrêtent pas de parler d'une révélation que vous auriez faite à l'opéra.
Mrs Hudson sautait littéralement sur place, elle paraissait vraiment soulagée par la tournure des événements : elle aimait quand ses petits protégés étaient en sécurité. Après tout, elle se faisait un devoir de les aider tout le temps quand ils avaient des moments de doute ou besoin de son expérience humaine.
Donc Sherlock la suivit obligeamment dans son salon, il s'aperçut que John s'y trouvait déjà en compagnie de Mary et d'Irène, toutes deux savouraient chaque mot du journaliste. Ils pouvaient voir sur les images la déconfiture d'Horace Parker et de certains de ses associés, ils semblaient vraiment surpris par les révélations apportées par Sherlock Holmes. Ainsi Parker avait été un allié de Moriarty, un homme qui avait semé un vent de panique voilà quelques années en prétendant pouvoir forcer une banque très sécurisée, la prison de Londres et voler les bijoux de la reine au même moment.
- Sherlock, tu es un génie, sourit largement John Watson.
Irène et Mary rirent doucement quand elles entendirent ce commentaire : John adorait commenter tous les faits et gestes de son meilleur ami, parfois au détriment de lui-même. Mais on ne pouvait pas trouver plus fidèle ami que John Watson, le médecin avait déjà sauvé la mise de Sherlock à plusieurs reprises.
- Mais je t'en prie, John.
Sherlock avait à sa manière habituelle répondu de façon arrogante et pourtant il aimait beaucoup les compliments de son ami, ils signifiaient beaucoup à ses yeux. Cela dit, il suffisait d'un seul regard de la part d'Irène pour rendre Sherlock profondément heureux. Le petit Nero choisit cependant ce moment précis pour marcher prudemment vers son père, se tenant aux chaises et aux pantalons de John et de Mary. Les adultes observèrent avec tendresse les efforts du petit garçon que Sherlock prit dans ses bras.
- Viens dans mes bras.
Ce fut cet instant que choisirent Molly, Greg Lestrade et Mycroft pour venir dans le salon de Mrs Hudson. Les trois semblaient franchement ravis par le succès de Sherlock et de l'efficacité des media dans cette affaire. Le détective avait raison : une bonne manipulation et le tour était joué, plus personne ne se mettait au travers de votre route. Parker avait perdu toute crédibilité auprès des autorités et de la population, son entreprise ferait faillite sans l'ombre d'un doute.
- Mais je pense que nous n'avons plus rien à craindre de Parker, jetez un coup d'œil à la page web de la BBC, suggéra Mycroft Holmes.
John suivit la proposition de l'aîné des Holmes et faillit recracher son thé quand il lut le contenu de l'article. Il brancha son ordinateur à la télévision de Mrs Hudson et tous purent se régaler du massacre de Milverton, même Molly. Elle n'avait pas fait partie de l'aventure mais elle avait apprécié chaque étape du jeu lancé par les frères Holmes.
On ne provoque jamais un Holmes où la vengeance pourrait être terrible, d'ailleurs, des commentaires pouvaient déjà être visibles en-dessous de l'article. Les gens pensaient qu'ils n'étaient plus protégés et que l'on devrait changer de gouvernement. Parker avait déjà ébranlé la confiance en les media mais là, les révélations de la relation entre Milverton et Moriarty avait baissé la côte de popularité des ministres.
Mycroft savait qu'il aurait beaucoup à faire les prochains jours mais pour le moment, il savourait le fait que son frère était lui aussi en sécurité pour le moment. Et c'était tout ce qui comptait à ses yeux. Il poussa un soupir de soulagement à peine audible pour les invités de Mrs Hudson. Mais la vieille femme l'avait entendu et posa une main sur l'épaule de Mycroft, inquiète pour lui.
Mycroft serra la main de la vieille dame et se sentit ému par son soutien, cette vieille femme était décidément quelqu'un d'extraordinaire, sur qui se reposer quand il le fallait. Elle était tellement différente de sa propre mère qui avait sombré dans la dépression, pensant et pensant encore les souvenirs du père de ses fils, tué sous ses yeux.
Mais les coupables n'avaient jamais été retrouvés et même si Mycroft s'était promis de les faire emprisonner, ils avaient tout simplement disparu de la nature, sans laisser de traces. Mais le passé était ce qu'il devait être : bouclé. Et Mycroft chérissait le présent et planifiait l'avenir. Donc il n'en avait même plus le temps.
Il quitta la maison bien tard dans la soirée, au volant de sa voiture, sachant qu'Anthéa l'attendait dans son salon, avec une surprise. Mycroft versa une larme e souvenir de l'enfant qu'ils avaient failli avoir dans leurs ébats une fois. Mais Anthéa avait reçu une balle dans le ventre, perdant l'enfant et la possibilité d'en faire d'autres. A chaque fois que Nero était chez Sherlock, Mycroft sombrait dans une certaine mélancolie et il faisait tout pour protéger son neveu.
Tout.
Depuis, elle s'adonnait à la tâche avec soin et restait la plus fidèle des alliés de Holmes, hormis son frère et sa bande d'amis.
Il lui baissa profondément les lèvres, dans leur relation purement sexuelle mais tellement tendre par moments. Leur propre havre de paix. Il serra la jeune femme contre elle et la mena dans sa chambre.
Ce soir n'oubliez pas de regarder France 2 : ils passent Un Scandale à Buckingham et Une Etude en Rose.
C'était le dernier chapitre de cette fanfiction. Je posterai plus tard un épilogue qui parlera des années futures de Nero et des Holmes.
Je n'ai pas prévu d'autres événements. En fait, le cas Marker et Milverton était juste anecdotique au début et j'avais prévu autre chose.
En plus, avec les examens, j'étais concentrée sur autre chose et j'ai beaucoup oublié. Je prendrai cependant souvent Milverton comme méchant dans mes futures fics. Il est sadique à souhait dans le livre.
Mais je crois qu'au final c'est peut-être mieux. Mais c'est à vous d'en juger.
Je remercie Kilimiria de m'avoir suggérée de continuer cette fanfiction. J'ai découvert les joies d'écrire sur un couple et son enfant et d'écrire une enquête un peu plus longue.
Merci à ceux et celles qui ont lu cette fanfiction !
Montrons qu'on est nombreux, ça fait plaisir.
D'ailleurs beaucoup de fanfictions sur le Sherlock x Irène fleurissent dans la section française. Merci à tous les auteur(e)s qui participent à cette partie du fandom ! On n'en a jamais assez.
Reviewer c'est aussi important, soutenez le couple que vous aimez e plus !
