Chapitre 11
_ Azazel…Cela a un rapport avec le Démon aux yeux jaunes ! Cette phrase décocha un sourire et des applaudissements déjantés de la sorcière.
_ Bingo mon Petiot ! Le comportement joyeux de la femme arracha un cri de colère à Dean.
_ Mais je l'ai buté ! Elle se calma alors immédiatement comme prise de chagrin.
_ Mon pauvre démon d'amour, que Lucifer est son âme, dit-elle la main sur le cœur. Mais ici, ce n'est pas le meilleur endroit pour approfondir cette discussion si intime. Si nous descendions.
Je sentis alors de nouveau mon corps se mettre à bouger contre ma volonté. J'emmenai la prisonnière à l'arrière boutique et ouvris une porte qui nous mena à la cave. J'étais suivi par Dean sur ses gardes et la sorcière qui prit soin de fermer la boutique avant de nous rejoindre.
Je me vis attacher la caissière avec de solides cordes qui trainaient sur le sol. La salle était assez glauque, digne de la cave des méchants du film « la maison de cire » avec des têtes de mort en plus pour bougeoirs, et en son sein un hôtel recouvert d'un drap noir de velours, d'une coupe d'acier qui ne me semblait pas inconnue et d'autres instruments de sorcelleries tout autant démoniaques.
Je sentis que l'emprise sur mon corps c'était très légèrement relâchée au moment où la sorcière et moi n'étions plus aussi proche physiquement. Ainsi, je compris qu'il existait une certaine limite à son pouvoir.
_ Sammy, ne cogite pas trop tu vas te faire du mal…, elle ignorait complètement la présence de Dean qui c'était placé devant l'hôtel regardant la scène de loin, essayant de comprendre. Tu es un bon garçon…, je l'a vis s'approcher de moi, me prendre le visage dans ses mains. Tu sais tu es un peu comme mon fils, après tout, Azazel et moi, étions très proches.
Je ne supportais pas ces insinuations insensées. Je n'avais un qu'un seul père et qu'une seule mère, et ils étaient humains.
_ De simples et pathétiques géniteurs, mon garçon…fit-elle remarquer comme par bienveillance maternelle.
Ta destiné ta poussée à suivre le sombre dessein qui incombent aux démons.
Depuis le début, tu es née du désir d'Azazel, qui a redonné la vie à ton humain de père pour la bonne cause.
De ton petit corps potelé à tes six mois, en acceptant le sang, tu as définitivement atteint ton réel être, celui des ténèbres.
Vingt et deux ans plus tard, tu entrainais ta douce là où les autres humains ne peuvent survivre, l'a jetant malgré ta connaissance du sujet dans un enfer de déjà vécu.
Dans ta croyance hasardeuse d'être dans le droit chemin que tu n'as pourtant jamais foulé, tu suis le malin innocemment et deviens encore plus nébuleux que lui,
Finalement dans ta délicieuse sottise, tu délivras le mal absolue, notre maître.
Et bientôt…Elle continuait de me fixer droit dans les yeux mais pourtant son attention se portait à présent sur quelqu'un d'autre. Mon grand je te déconseille de tenter quoi que ce soit. Je remarquai alors que Dean avait bougé de place depuis la dernière fois que je l'avais regardé. Trop obnubilé à lutter intérieurement contre la terrible réalité qu'on me contait, je n'avais pas vu mon frère s'emparer discrètement de son Colt et le pointer vers mon tyran. Mais l'arme, pour une raison qui m'apparut tout de suite très clairement, lui échappa des mains et alla s'envoler au loin. Je voyais dans les yeux de Dean la plus grande incompréhension.
_ Mes pouvoirs me viennent d'Azazel, le pacte passé avec lui m'a rendu encore plus puissante. Après sa mort, mes pouvoirs ont bien faibli, mais ils n'ont pas disparu pour autant car dans les veines de ton frère son sang coule encore. Racontait-elle, en passant sa main affectueusement dans mes cheveux. Le sang d'Azazel à jamais mêlé à celui de ton frère, le démon subsistant au travers lui. Je voyais mon frère bouillir à chaque nouvelle phrase formulée par la sorcière.
_ Non, c'est f… Mais Dean ne put murmurer plus, la vérité sous les yeux. Je le sentais au fond du trou, moi-même j'éprouvais ce sentiment.
