Bonjour, bonsoir !
Pims10 : Je suis contente que l'idée d'inclure les professeurs de Poudlard plaise autant !
Maxine : Merci ! Eh oui, Dumbychou s'est fait des ennemis… mais il ne se doute de rien, pour le moment.
TeZuKa : Merci !
Clefto : Si tu savais dans quoi il investi avec l'argent des Potter ! Dans ma tête il y a tellement de choses…
Lesaccrosdelamerceri : Merci et bienvenue parmi nous ! J'espère que la suite te plaira aussi ! Et je suis contente que le premier chapitre ne t'ai pas fait fuir, parce que je sais bien qu'il est un peu lourd avec toutes les infos…
Harry : En effet ! Il vient des Potter. Et effectivement, il n'a pas trouvé nécessaire de se déplacer jusque Privet Drive, ayant une totale confiance en ses menaces envers Pétunia sans compter la puissante « magie de l'amour »… qui a protégé Harry des manigances extérieures certes, mais pas internes à la famille…
Dess Id : Désolée pour l'aspect complexe, j'ai les arbres généalogiques sur Excel, si tu as des questions n'hésite pas !
Ptitemysty : J'suis super contente que tu lises *étoiles dans les yeux* j'espère que la fic te plaira !
Adenoide : C'est un risque à ne pas prendre à la légère, en effet…
Lassa : j'adore ton rire démoniaque ! Mwahaha. Dumbledore n'est pas aussi « pur » qu'il aimerait le faire croire, et l'argent de l'école comme celui des Potter, il en a un peu fait ce qu'il voulait. Surtout que, la « rénovation » ne rénovera pas l'âme abimée de Poudlard… et les murs redeviendront bien vite gris…
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Petite info : je risque de ne pas pouvoir poster le week-end prochain, vous saurez bientôt pourquoi (rires). Je serai en vacances dans une semaine, donc je pourrai tout de même poster après, n'ayez crainte, le chapitre prochain est gardé bien au chaud !
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Bien, je vous laisse à la lecture de ce léger chapitre !
Plein de poussière d'étoiles, de poudre de lune, et de poils de Maine Coon crème & blancs sur vous !
Helia
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Quand la pureté reste dans l'âme
La noble et moderne famille Black
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Chapitre 11 : Être différent
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- Tu peux tout me dire, tu sais, avait dit Alekzandra à Harry.
Harry hocha brièvement la tête.
Une douce brise vint les bercer, apportant une odeur de gâteau au chocolat qui les fit sourire.
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- Ça n'a pas l'air d'aller, petit papillon.
- Si…
- Non, fit doucement Alekzandra.
- Je… tout le monde sait gérer sa magie, ici. Pas moi, fit-il tristement. Puis… Oncle Vernon et Tante Pétunia disaient que j'étais un monstre, à cause de ça…
- Oh, fit Alekzandra. Tu sais, ce n'est pas parce qu'on est différent, qu'on est des monstres !
- Oui… Tonton Hardwin me l'a dit, mais… je ne comprends pas.
- Un monstre, c'est une chose horrible, moche, déformée. Tu es aussi normal que n'importe quel petit enfant, lui expliqua Alekzandra. Tu as une tête, deux yeux, deux mains, deux bras, deux jambes, deux pieds… tu n'es pas une chose horrible, tu es un être humain. Tu comprends ce que je veux dire ?
Harry hocha la tête.
- Tu es un être humain. Et comme tout être humain, tu es une personne à part entière. Tu as ta propre volonté, tes propres envies… tu fais tes choix. Tu as des goûts. Par exemple, tu peux aimer le chocolat tout comme moi je pourrais le détester. Etre différent n'est pas une tare.
- Tare ?
- Un défaut. On a tous des goûts différents, et comme dit ma maman, il faut de tout pour faire un monde. Si tout le monde se ressemblait, le monde serait vachement ennuyant ! Si tout était parfait, la vie serait ennuyante. Mais non. Il y a toujours des choses à apprendre, connaître… partager… Regarde, Salazar est de couleur crème. Ses frères étaient tous roux ! Salazar était différent. Mais est-ce-que ça fait de lui un monstre ?
- Non, il est adorable !
- Et ce papillon, qui est sur la rose près de toi. Il est blanc, alors que celui qui vole près de nous est bleu clair. Est-ce que leur différence fait d'eux des monstres ?
- Non, tu as raison, fit Harry en penchant la tête sur le côté sous le doux rire de sa nouvelle amie.
- Et pour la magie, tu n'as pas eu de personne, quand tu étais là-bas, qui était en mesure de t'expliquer comment la gérer. Alors, je trouve que c'est normal que tu n'y arrives pas tout de suite.
- Tu pourrais m'aider ?
- Je peux t'expliquer certains points. Est-ce-que Althus t'a expliqué le principe de la magie sans baguette ?
- Un peu, mais on a pas encore essayé et je n'ai pas tout compris…
- D'accord, alors je vais t'expliquer comment je fais. Viens, on va s'allonger dans l'herbe.
Les deux enfants se levèrent et Alekzandra appela à elle une couverture puis la déposa sur le sol.
- Tiens, allonge-toi.
- Toi aussi ?
- Bien sûr ! Sally, tu viens ?
Le chat les rejoint alors en roucoulant.
- Tu l'appelles Sally ?
- Des fois, oui, c'est un surnom affectueux. Tiens regarde, il veut être contre toi.
Le matou s'était allongé contre le flanc de Harry qui l'entourait de son bras. Salazar posa son museau sur le bras de son nouveau protégé et fit un clin d'œil à Alekzandra qui lui prit une patte afin de la lui caresser.
- Tu peux fermer les yeux, si tu veux. Tu sens cette brise ? Le vent est doux, chaud…
Harry se laissa alors bercer par l'air doux du jardin et le parfum des plantes environnantes.
- Quel est le paysage que tu préfères ? demanda alors Alekzandra.
- Hm… je ne sais pas. J'aime les prairies mais j'aime aussi les labyrinthes avec les grandes haies… Philipp m'a fait un dessin et c'est ce qu'il avait dessiné, avec un cœur et des étoiles au centre. C'est super beau…
- Ton frère dessine très bien, confirma Alekzandra. Alors imagine ce paysage devant toi. Tu le vois ? Essaye de voir, d'imaginer chaque détail. C'est grand comment ?
- Je ne sais pas, fit Harry en chuchotant. Mais c'est immense. C'est bizarre, je vois une entrée alors que sur le dessin, il n'y en a pas.
- C'est parce que ton esprit aime cette image aussi. L'entrée ressemble à quoi ?
- C'est une arche en pierre, avec du lierre et des fleurs. Ça sent bon… comme ici.
- Alors, vas-y.
- Ce n'est pas dangereux ?
- Non, tu es dans ton esprit.
- Tu peux venir ?
- Non, c'est ton domaine secret Harry.
- Mais… j'ai peur de me perdre…
- Alors donne-moi la main, ça ira.
Alekzandra tenta alors de se matérialiser devant Harry, dans son esprit. Les adultes, non loin de là, avaient remarqué qu'une bulle de magie protégeait les deux enfants.
- Que font-ils ? fit Elizabeth, inquiète.
- Je crois qu'Alekz essaye d'apprendre des bases en Occlumancie. Est-ce-que Harry a du mal à gérer sa magie ?
- Oui, répondit Elizabeth. Et je crois qu'il se sent mal à cause de cela…
- Alors ce que fait Alekz l'aidera, répondit Lianna. Elle a des capacités extraordinaires dans ce domaine et saura lui apprendre certaines choses. Pas tout, mais le courant passe bien entre eux je trouve. Ne t'inquiète pas et bois ton thé, avant qu'il ne refroidisse.
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Alekzandra était devant l'entrée, tendant la main à Harry.
- Comment t'as fait ?
- Je ne sais pas trop. En tenant ta main et avec ton autorisation, et en me concentrant bien je crois… enfin. Allons-y ? Tu me fais visiter les lieux ? fit-elle joyeusement. Allez, je suis là, ne t'inquiète pas.
- Ça va servir à quoi, cet endroit ?
- A cacher des souvenirs, des pensées. Par exemple, si tu as des souvenirs qui te font mal et auxquels tu veux arrêter de penser sans arrêt, tu pourras les enfermer dans quelque chose. Pour moi, c'est une grande maison. Chaque pièce a son utilité. Rien ne t'empêche de créer des bâtiments dans ce labyrinthe, ou des pièces secrètes et des objets. Allez, viens. Ne tardons pas, le temps ici est différent de celui dans la réalité.
Ils entrèrent alors dans l'esprit de Harry, main dans la main.
Les haies partaient dans tous les sens, et n'étaient pas taillées contrairement à ce qu'avait vu Alekzandra en premier.
- Tu peux créer un couloir central, fit-elle au bout de quelques secondes. Un couloir qui sera interminable et dont toi seul connais la sortie. La sortie pourrait se trouver sur la gauche par exemple. Mais pas au centre, ce serait trop logique et trop facile. A l'avant de cet endroit je te conseillerais d'y planter des fleurs. Tes plantes préférées sont ?
- Euh… la menthe et les roses ?
Alekzandra fit apparaître un parterre d'eucalyptus, de menthe et de roses de toutes les couleurs.
- Waw !
- Ce sera le premier piège. Seul toi peux aller sentir ces fleurs, les toucher. Quiconque s'en approchera sentira une brûlure aux mains. D'accord ? Là, sur la droite, il y a un truc en verre…
- C'est un carré on dirait.
- Ok, il faudra une idée pour ca. Mais on va déjà s'avancer un peu.
Les deux jeunes traversèrent alors la première haie et ils créèrent une pièce à plafond haut. Là, Alekzandra fit apparaître plusieurs tableaux inanimés. Elle lui expliqua qu'il pourrait y mettre les images et photos qu'il préférait. Des portraits de personnes auxquelles il tenait, par exemple, et verrouiller la porte.
Ensuite, ils ressortirent et traversèrent une seconde haie. Alekzandra l'aida à faire le tri dans ses pensées.
- Et… pourquoi ? finit par demander Harry.
- En triant tes pensées et souvenirs, tu ordonneras ton esprit. Tu arriveras à te calmer le soir et à mieux dormir, t'apaiser. Et surtout, tu arriveras à te concentrer pleinement sur ta magie.
Le labyrinthe ressemblait maintenant à une forêt vierge mais ordonnée. Les haies faisaient cinq mètres de haut et semblaient entretenues. Des arbres avaient pris place et Harry avait donné des noms aux allées. Ces noms s'étaient inscrits dans l'écorce des arbres à chaque virage. Et, derrière certains feuillages, se cachaient des portes en pierres cachant à leur tour les souvenirs et pensées du jeune garçon, ses envies, ses espoirs.
- Maintenant, ferme les yeux. Nous sommes dans ton esprit, et nous avons déjà les yeux fermés, je sais, mais ferme-les ici et sens cette odeur de sève. C'est la sève qui coule d'un arbre. Un sapin, plus précisément, et il souffre, tu le sens ?
Le jeune garçon acquiesça.
- Viens avec moi, je crois que je sais où il se trouve.
Au centre du labyrinthe forestier se trouvait un grand sapin. Ses branches étaient vertes mais les feuilles roussissaient.
- Mets ta main sur son tronc, tu vois, ici ? Ça saigne. C'est du sang de sapin.
- Ça colle !
- C'est normal. Pose ta main, et pense très fort à le guérir.
Harry y arriva alors, souriant à pleines dents et encerclant le tronc de ses bras.
- Je pense que tu peux te concentrer sur ta magie, maintenant.
- Comment ?
- Fixe cette rose, et pense très fort à faire venir un pétale vers toi.
- Mais je ne veux pas lui faire mal !
- C'est ton esprit, Harry, tu pourras lui rendre le pétale après.
- Promis ?
- Promis.
Il fixa alors la rose, se concentrant sur le pétale rouge sang. Il finit par fermer les yeux avant de sentir une pression sur son bras.
- Regarde ! s'exclama Alekzandra. Il vient vers toi.
Un doux pétale se posa délicatement dans la main du jeune garçon, étonné et heureux.
- Dans le monde réel, ce sera le même principe. Tu devras penser très fort à ce que tu veux et dire à ta magie d'aller dans la partie du corps dont tu as besoin pour lancer le sort. Ouvre ton autre paume, maintenant et fais comme moi.
La jeune fille ouvrit doucement sa main, imitée par Harry.
- Pense à une boule de lumière, de la couleur de ton choix. Une couleur douce, une boule de lumière, imagine-la et espère de tout ton cœur qu'elle apparaîtra dans ta main.
Il s'exécuta et réussi, un immense sourire dessiné sur son visage.
- C'est super, Harry ! Tu as réussi !
- Merci… merci Alekzandra.
- De rien. Mais il va falloir sortir de ton esprit, maintenant, je crois qu'on a assez travaillé pour aujourd'hui. Je crève de faim.
- Pareil ! s'exclama Harry avant de courir dans les allées, suivi de près par Alekzandra. Ils traversèrent la porte et se prirent la main puis fermèrent leurs yeux… avant de les ouvrir à nouveau, dans la réalité.
Alekzandra vit alors une bulle dorée les entourer et des papillons voleter tranquillement près d'eux. Harry caressait doucement Salazar qui ronronnait.
- Tout va bien ? demanda Lianna qui s'approcha d'eux.
- Oui… j'aurais dû te prévenir, maman ?
- Théoriquement cela aurait été mieux, en effet, mais je ne suis pas fâchée. Avez-vous réussi ?
- Oui, maman. Harry, raconte !
- Euh…
- Allez, fais pas ton timide !
- On a…
- TU as !
- Oui enfin, … je… on a réussi à calmer mon esprit, trier mes pensées et…
- On a créé le paysage qui accueillera quiconque tentera d'explorer son esprit. Mais surtout… allez, raconte, petit papillon !
- Je… j'ai réussi à créer une boule de lumière et à faire venir à moi un pétale de rose…
- Oh c'est super Harry ! Fit Lianna. Bravo mon grand ! Je suis certaine qu'Elizabeth sera fière de toi.
- C'est… c'est vrai ?
- Bien sûr ! Tu pourras essayer de le faire ici, demain, si tu veux t'entraîner. Nous restons tout le week-end et Alekzandra t'aidera. Mais pas ce soir, je crois que vous devez être fatigués, n'est-ce-pas ?
- Oui maman, fit doucement Alekzandra.
- Comment ça se fait ? demanda Harry en réprimant un bâillement.
- Vous avez utilisé beaucoup de magie, et il est dix-huit heures, les enfants.
- Dix-huit ? fit Harry. Mais…
- Les heures défilent plus vite au-dehors, Harry, je te l'avais dit, fit doucement Alekzandra. C'est pour cela que je voulais que nous rentrions. On mange quand, maman ?
- Dans une heure, Severus vient de rentrer avec Hardwin et papa, Dyna est repartie avec Althus, ils avaient un repas de famille. Vous pouvez aller boire un peu dans le salon, ça vous fera attendre le dîner.
Les enfants acquiescèrent et Alekzandra fit disparaître la bulle protectrice.
- C'est beau, murmura Harry.
- Oui ! fit Lianna en souriant. Je pense que Salazar a envie de rester contre toi, tu arriveras à le porter jusqu'au canapé ?
Le petit garçon observa le matou collé à son torse ne voulant pas se lever.
- Oui, ça ira, merci.
Ils se levèrent alors et se dirigèrent vers le salon. Harry avait un sourire collé sur le visage, si bien que Hardwin et Elizabeth en remercièrent Alekzandra. Depuis son arrivée, le jeune garçon n'avait pas esquissé un seul sourire montrant autant de joie que ce soir-là.
Le jeune garçon donna du saumon à Salazar sous le regard attentif d'Elizabeth qui massait les épaules de son fils adoptif.
- Pas trop fatigué, petit ange ?
- Ça va… où est Philipp ?
- En haut, il est avec Abigaelle et les jumeaux. Ils font un tournoi d'échecs…
- C'est quoi ?
- On te montrera lundi, fit Hardwin en arrivant dans le salon. Eli'Chérie, Severus est au laboratoire, il prépare quelque chose, puis nous rejoindra pour le dîner.
- Tout s'est bien passé ?
- Oui, cet héritage est un réel trésor. Cependant, nous avons été… interrompus par trois professeurs de Poudlard. Sergej y est allé, Severus avait dû rejoindre Minerva McGonagall dans ses appartements. Ils ont fait un rituel d'Orac.
- Très bien.
- Tu trouves ? fit-il en haussant un sourcil.
- S'ils ont fait ce rituel, cela veut dire qu'ils seront nos alliés, un jour ou l'autre. Et qu'en est-il du Ministère ?
Hardwin l'intima à la suivre dans une autre pièce, laissant les enfants au calme et surtout loin de ces affaires.
- La récolte des preuves contre la famille Dursley est quasiment terminée. Les souvenirs de Harry sont un plus.
- Il a…
- J'ai essayé de lui expliquer le fonctionnement de la pensine, hier, en lien avec la télévision moldue. Il a à peu près compris. Il a bien sûr voulu être sûr que personne ne serait en colère contre lui en voyant ses souvenirs, parce qu'il ne savait pas assez bien faire les pizzas…
- Pauvre enfant… murmura Elizabeth.
- Oui… enfin, je lui ai promis et il s'est endormi dans mes bras, pendant que je copiais certains souvenirs.
- J'espère qu'il comprendra, un jour, que ce n'est pas normal tout ce qui lui est arrivé…
- Il est sur la bonne voie, je pense, mais tout ne va pas changer en une semaine, mon amour. Par contre, il y a un souci plus important que Sergej a détecté et qui risque de perturber, tôt ou tard, Harry. Mais pour le moment, laissons-le grandir. Dans un an peut-être… Ton pire cauchemar, mon cœur.
- Oh non, me dis pas que…
- Ça ira. Sergej a fait des études dans ce sens, il y arrivera. Il a déjà guéri quelqu'un qui avait subi le même sort. Ne t'inquiète pas. Il estime que pour l'instant, il n'y a aucun risque pour le petit. Par contre, il pense également que Dumbledore est au courant. Mais cela reste entre nous trois. Il aura certainement besoin de Severus, quand le moment viendra, mais je pense que Severus a assez de soucis à gérer pour le moment.
- Ah oui, la banque ?
- Tout est en règle, maintenant, mais nous devrons porter plainte contre Dumbledore. Je me rendrai au bureau ce soir et en parlerai avec mon supérieur, répondit Hardwin en soupirant.
- Que s'est-il passé ?
- Il s'est permis de piocher dans l'héritage de Harry, et je crains également que ce soit lui qui ait bloqué le fonctionnement des tableaux de Lily et James et que c'est à cause de lui qu'on ne peut pas communiquer avec les peintures.
- Oh… cet homme est vraiment malsain…
- Oui, et il dit agir pour le plus grand bien. Enfin, j'ai des documents officiels et de quoi le faire sanctionner malgré ses ordres de Merlin, mais pour cela il me faut passer par le Ministère irlandais. Le Ministère anglais ne saura rien faire, le pensant trop puissant pour se le mettre à dos.
Sa femme inspira et expira lentement.
- Ne t'en fais pas, tout ira bien. Restons unis.
- Je pense que je vais parler à maman, ce soir. Elle me manque.
- Fais, elle en sera heureuse.
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Le repas se passa tranquillement, chacun mangeant à sa faim. Harry demanda même de la glace une seconde fois, ce qu'Elizabeth ne put refuser sous le regard attentif d'Abigaelle qui observait son petit frère évoluer.
- Et moi ? fit-elle en boudant.
- Fais pas semblant ! T'as plus faim ! s'écria Philipp en déclenchant quelques rires.
- Si je peux même plus faire semblant de bouder ! Par contre maman, tu as déjà fait goûter à Harry la gelée de groseilles ?
- Ah, non !
- Si tu veux Harry, on peut mettre de la gelée à côté de ta glace et si tu aimes bien, on t'en mettra sur la boule de vanille !
- Oui, fit timidement Harry à sa grande sœur.
Elle se leva alors et prit un pot sur le buffet derrière la table.
- Tiens. Goûte. Tu aimes ?
- Hm ! C'est bon !
- Je peux en mettre sur ta glace ?
- Oui !
Abigaelle sourit devant tant d'enthousiasme et servit son petit frère. Elle était heureuse d'avoir une interaction avec lui, car généralement, il restait enfermé sur lui-même. Elle avait aussi remercié discrètement Alekzandra pour son aide.
- J'ai rien fait ! chuchota Alekz à l'attention d'Abby.
- Si, tu lui as donné le sourire !
- C'est parce qu'il s'est merveilleusement bien débrouillé en Occlumancie, je pense que ça l'a aidé, mais je te jure que je n'ai rien fait !
- Si, insista Abby alors que les autres étaient retournés à leur conversation. Tu l'as aidé et ça lui a fait du bien, donc il sourit grâce à toi. Arrête d'être aussi modeste, Alekz ! On t'aime et on te remercie si on veut, même si ça ne te plaît pas !
Les deux filles se défièrent du regard avant d'éclater de rire. Alekz se blottit alors dans les bras de sa sœur de cœur.
- Je t'adore.
- Moi aussi, cousine. Nymph' me manque.
- Pareil. Je dors où, ce soir ?
- Dans ma chambre, fit Abby, on pourra discuter et observer les étoiles.
- Oh oui ! Cool !
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Après le repas, lorsque Severus s'éclipsa aux alentours de vingt heures et que chacun se dispersa dans le manoir, Elizabeth s'était dirigée vers les sous-sols.
Les enfants n'y avaient pas accès. L'aile gauche était réservée aux potions, aux réserves et aux elfes, quant à la partie droite, c'était un trésor familial qui s'y trouvait.
Sur la tapisserie d'un blanc cassé se trouvait, à droite, un filament argenté reliant plusieurs noms et dates de vies. Des feuilles vertes apparaissaient sur le sol et des roses poussaient magiquement contre les murs.
Le sol, lui, était en carrelage gris anthracite mais recouvert, devant les canapés, de tapis aux poils longs.
Du côté gauche se trouvait le mur le plus imposant de la pièce. La hauteur de la pièce se modifiait peu à peu, grâce à la magie, selon le nombre de tableaux qui prenaient place sur le mur. Les tableaux étaient de toutes tailles et les habitants de ceux-ci aimaient discuter les uns avec les autres, racontant leur vie et leurs rêves… Elizabeth déplaça un des fauteuils afin de se mettre dos à la cheminée centrale et d'observer un tableau en particulier.
- Où est Maman ? demanda-t-elle.
- Chez ta belle-sœur, lui répondit un de ses ancêtres, attends, je vais la chercher.
Quelques minutes plus tard, la mère d'Elizabeth, Anna Rothesay, arriva dans le tableau le plus proche de son enfant.
La vieille dame avait gardé une allure gracieuse, le portrait la représentant parfaitement.
- Tu me manquais, maman.
- Je sais, mon enfant. Je suis navrée d'avoir dû vous quitter si tôt…
- Ce n'est pas de ta faute, maman, si nous avions découvert la maladie trop tard…
Les deux femmes soupirèrent.
- Que se passe-t-il, mon enfant ?
- Nous avons retrouvé Harry, Maman, mais nous devrons nous battre en justice contre un homme puissant, que tu appréciais pourtant.
- Dumbledore ?
- Lui-même, répondit-elle froidement. J'aurais besoin de quelques informations ou conseils, si tu veux bien.
- Qu'a-t-il fait de si grave contre notre famille ?
- Oh, pas mal de choses, Maman.
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Severus avait atterri devant Raspberry Break, un restaurant devant lequel lui avait donné rendez-vous sa collègue.
- Severus ! Vous voilà ! fit la jeune femme qui portait un grand sac de voyage.
- Bonsoir, Pomona. Nous y allons ? Prenez mon bras.
Les deux adultes transplanèrent alors devant le grand portail de la famille Prince. Pomona vit alors toutes ces plantes qui envahissaient le terrain ne laissant quasiment plus assez d'espace pour marcher. Effectivement, ils allaient avoir du travail.
- Je vais vous présenter les elfes et le Domaine, après, vous pourrez voir si vous souhaitez d'abord vous reposer et comment vous souhaitez organiser le reste du week-end. Je devrai retourner à Poudlard demain midi, car je dois surveiller le Parc pendant une heure avec Minerva.
- D'accord, Severus, mais revenons au tutoiement, nous ne sommes pas à Poudlard, ici, fit Pomona d'une voix plus dure qu'elle ne l'aurait voulu.
Elle suivit le maître des lieux au travers des arbres, arbustes et ronces puis ils arrivèrent devant le grand Manoir.
- Bienvenue au Manoir « Prince Silverstone », Pomona, annonça Severus en ouvrant la lourde porte. Sur la droite, le couloir mène à la chambre que vous ont préparé les elfes, je n'ai pas vérifié leur travail car je viens de découvrir cet endroit et n'ai pas encore eu le temps de tout voir. Ils ont tenu à vous préparer un endroit pour vous reposer en cas de besoin. Ensuite il y a la cuisine et un coin repas. Le couloir face à nous dessert une salle à manger, les escaliers, un grand salon et le laboratoire de potion. Sur notre gauche il y a un petit salon et une bibliothèque. Les étages sont accessibles et anciens, tout est à rénover et je m'excuse par avance des lieux assez… sinistres.
- Il n'y a rien de grave, Severus, ne vous inquiétez pas.
- Il y a aussi une cave, apparemment, mais je n'y ai pas encore eu accès.
- Il y a très certainement un passage secret qui vous y mènera. Je pense que vous devez le savoir, mais chaque manoir de grandes familles telles que la famille Prince contient une pièce dédiée à l'arbre généalogique et quelques tableaux.
- Non, je ne savais pas, fit Severus d'une voix douloureuse.
- Vous ne connaissez pas les règles qui distinguent un Manoir familial d'une maison normale ? demanda Pomona d'une voix neutre.
- Du tout, avoua Snape.
- Alors je vous expliquerai. Je ne vous juge pas, ne vous inquiétez pas. Je pense que si Lord Mordinov vous a dit que je pourrais vous aider, alors il devait être la voix de la raison.
- Merci, Pomona.
Elle acquiesça et se permit d'avancer dans le couloir, Severus sur ses talons. Ils arrivèrent dans le grand salon, où Oèn caressait doucement un chaton en train de miauler de douleur.
- Je ne sais pas ce qu'il a, Lord, murmura Oèn sans remarquer la nouvelle arrivante. Oh, Oèn fait un très mauvais elfe, Oèn est très désolé, Oèn vous souhaite la bienvenue dans le Manor Prince Silverstone !
- Oèn, ce n'est pas grave, fit Severus.
- Oèn n'ose pas bouger, Lord, mais dois-je préparer quelque chose ?
- Ne bouge pas, j'ai amené une potion calmante, Elwyn m'en a donné quelques unes, elle craignait justement que ce petit chaton tombe malade. Pomona, tu peux prendre place dans le canapé, veux-tu du thé ?
- Non merci, laissez, je vais m'occuper de la petite qui pleure aussi.
- Vous vous y connaissez, en chat, madame ? demanda timidement l'elfe.
- Oui, tiens regarde, prends sa tête contre ton torse, il ressentira la chaleur de ton corps et cela l'apaisera déjà un peu.
- Merci, madame.
- Enora ? Sinéad ? Delyth et Breval ?
Quatre « pop » se firent entendre et les elfes, noirs de suie, s'inclinèrent devant Severus.
- Tout va bien ? demanda-t-il, étonné.
- Oui, Maître, fit Breval. Nous avons déblayé et nettoyé la terrasse puis nous avons nettoyé le conduit de cheminée ainsi que le conduit permettant l'accès à un réseau de cheminée privé. Lord Hardwin Potter nous avait demandé de vérifier s'il pouvait relier leur manoir au vôtre, Maître Severus, et Breval vient de lui annoncer que cela est possible. Breval en est très heureux ! Cela permettra au Maître d'aller en Irlande sans risquer un transplanage.
- Il n'y a aucun risque que celui-ci soit contrôlé par le Ministère ? demanda Severus, soudainement soucieux.
- Non, intervint Pomona. C'est un réseau familial et il me semble que la famille Potter et Black aient été liées à un moment donné, ce qui vous donne la possibilité de partager un réseau privé. Bien entendu, il te faudra donner ton autorisation via un sort ancien pour que telle ou telle personne ait le droit d'arriver ici et surtout, protéger la pièce du reste du Manoir contre les personnes mal-intentionnées. Chez nous, la salle est un salon agréable où ma mère et mes tantes aiment prendre leur thé, mais c'est la pièce qui est le plus emplie de magie car les sortilèges de protection y sont intenses. Je présume qu'ici, quiconque essaye d'accéder à ta cheminée mais qui n'est pas convié à venir sera éjectée dans un endroit inconnu et devra retrouver son chemin, seul. La nôtre envoie les visiteurs malintentionné dans les cachots d'une de nos maisons en France.
- En effet, répondit Enora. Les Princes utilisent tous ce sortilège de renvoi pour chaque visiteur. Mais la cheminée, ici, n'a jamais été reliée directement au réseau national. Ma mère nous racontait que vos ancêtres, devenus paranoïaques, se déplaçaient d'abord dans une maison dans le sud du pays avant de rejoindre une cheminée raccordée au réseau légal.
Severus hocha la tête en signe de compréhension.
- Nous allons nous préparer pour le jardin, vous souhaitez commencer maintenant ? Il fera jour pendant deux heures encore, leur annonça Sinéad.
- Oui, commençons, fit Pomona. J'ai hâte de commencer la récolte à l'avant du domaine.
Ils firent alors apparaître des combinaisons protectrices ainsi que des gants en peau de dragon puis se dirigèrent à nouveau à l'entrée du Domaine vite rejoints par les elfes.
Une demi-heure plus tard, Hardwin arriva à son tour, bien que ce fut imprévu, et se présenta à la professeur de Botanique puis les aida jusque tard dans la nuit, éclairés par des lanternes magiques qu'avaient fait apparaître les elfes.
Ce fut épuisés qu'ils s'endormirent dans le salon, sur des lits de camp.
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