Bonjour tout le monde, voici mon nouveau chapitre. Au programme du grand n'importe quoi, du Lulu en mode chevalier blanc, du poulet et des madames qui font très très peur. Bonne lecture à tous!
Disclamer: Himaruya est le seul et unique possesseur des personnages à part Turpin et les madames flippantes qui sont à moi, la JDC est à la France et je ne gagne pas d'argent.
Tous à la JDC
Pas touche au poulet
Turpin Prenel le moustachu considéra avec un mélange de crainte et de résignation la ruée de gamins affamés qui pénétra dans le bus, suivie par les Beildshmidt et Honda. L'adjudant-chef dut s'arrêter en chemin pour ramasser Feliciano, qui avait trébuché et pleurait. Celui-ci voulut s'agripper à nouveau au beau militaire mais son jumeau l'arracha rapidement au «connard de bouffeur de patates de mes deux». Et vas-y, que j'insulte un gradé! Sa maman avait raison, les jeunes ne respectaient rien songea le sergent, vingt-trois ans. Finalement, les deux frères s'assirent le plus loin possible d'un Antonio déçu. Les gradés entrèrent.
-T'as vus mon Pinpin, ils sont marrant aujourd'hui. Déclara Gilbert, hilare.
Habitué aux excentricités de son supérieur, qui s'était donné pour objectif personnel de le décoincer, Junior ignora la remarque et conduisit le plus vite possible le groupe bruyant et chahuteur à destination. Pour tout dire, il faut leur concéder que, malgré le charmant concert de gargouillements d'estomac, ils étaient plus calmes que le matin. Du moins, jusqu'au moment où Francis et Arthur débutèrent un concours d'insultes. Alfred décida alors de jouer les commentateurs et arbitres à l'aide d'un mégaphone sorti d'on ne sait où.
-Et c'est une belle insulte grenouillesque aussitôt contrée par un rosbeef percutant! Quel match mes amis! La tension est à son comble!
-T'es pas mon ami! Tient à préciser Lovino.
Heureusement pour les tympans de ses voisins, Kiku réussit à confisquer lestement et discrètement l'appareil. L'hyperactif eut beau lui faire son plus beau regard de chiot maltraité, ça ne fonctionna pas...Pourtant, quand son frère l'utilisait, ça marchait du tonnerre. Il devrait demander à Matthieu de lui filer des cours...Tout à ses réflexions, il ne remarqua pas tout de suite qu'ils étaient arrivés, au grand soulagement du sergent Prenel qui ne rêvait que de son tube d'aspirine. Aussi, il n'a pas trop l'habitude de réfléchir.
Comme d'habitude, on réveilla Héraklès, Ludwig sépara les deux concurrents et chacun descendit. Bien sûr, à peine furent-ils entrés que les chamailleries franco-anglaise reprirent. Le groupe, poussé par cet instinct primal de bouffer comme des porcs après cette matinée éreintante, s'occupa de remplir les plateaux repas d'une nourriture nourrissante à défaut d'être bonne. Malgré la bousculade et les cris, il n'y eut pas de dégât significatif jusqu'au moment où les derniers arrivent devant les dames...d'un certain âge et un peu empâtées (pour ne pas dire de gros boudins) qui servaient le plat principal, du poulet avec des frites gourmandes et croquantes (si tu as compris la référence, je te félicite pour ton bon goût).
Arthur et Francis étaient restés en arrière pour continuer tranquillement leur très intéressante conversation qui portait actuellement sur l'accouplement des ancêtres de chacun avec des espèces animales diverses et variées telles que le babouin, le crapaud, la chèvre ou, plus surprenant, la chenille. Lovino était également resté derrière pour éviter Antonio. Ce dernier venait d'être littéralement kidnappé par une Elizaveta voulant tout savoir sur leur relation. Relation qui n'existait pas et n'était que le fantasme d'un imbécile sex... au sourire niais qui s'était convaincu tout seul que l'italien grincheux était l'amour de sa vie. Très occupé à se demander si ce dont parlait les deux abrutis devant lui était possible au niveau biologique, il en oublia de surveiller son jumeau, le spécialiste des gaffes et maladresses (même si lui-même était plutôt doué dans le domaine).
La parade nuptiale des crétins nécessitant de grands gestes en plus des paroles et Feliciano étant, comme souvent, plongé dans ses pensées (qui concernaient actuellement de l'huile, de la paille et un certain blond), l'inévitable se produisit et l'assiette pleine tenue d'une main distraite par le doux rêveur valsa dans les airs, effectuant une gracieuse parabole pour atterrir aux pieds d'un Turpin qui avait sagement attendu que le flot d'adolescents affamés soit passé pour entrer mais avait mal calculé le temps d'attente nécessaire. Les trois robustes cantinières se figèrent aussitôt, leur regard qui jusqu'alors n'exprimait qu'une lassitude et une stupidité bovine étincelant de colère.
-Le poulet...
-...a été...
-...jeté à terre.
-Vengeance hurlèrent-elles alors dans une synchronisation parfaite. Et elles contournèrent le comptoir, la première armée d'une louche, la seconde d'un grand couteau de cuisine et la dernière d'une râpe à fromage. L'instinct de survie du petit italien se réveilla et celui-ci prit ses jambes à son cou, évitant le sergent Prenel avec une aisance trahissant un sérieux entraînement à l'art délicat de la fuite précipitée. Ses poursuivantes, moins subtiles, ne s'arrêtèrent pas devant l'obstacle qui les séparait du mécréant qui avait osé abîmer leur sacro-saint poulet du lundi et, tel la charge des rhinocéros vers le soleil couchant et le pauvre petit lapin qui se trouve sur leur route, piètinèrent le pauvre homme. Allongé par terre, moulu, la moustache en bataille et son bel uniforme juste sorti du pressing froissé et tâché, il murmura:
-Journée de merde...
Puis, considérant que c'était assez pour aujourd'hui, il s'évanouit. Les dernières paroles que son cerveau fatigué entendit furent:
-A bas du le massacreur du poulet!
Quant à sa dernière vision, elle montrait l'adjudant-chef Beildshmidt, passant par dessus son corps inerte pour secourir le malheureux, proie de trois membres zélés et fanatiques de la secte des Adorateurs du Poulet. Il ne vit pas qu'Arthur et Francis continuaient leur dispute sans se soucier des dommages collatéraux ni que Lovino et Antonio suivaient les traces de Ludwig, ce dernier ayant échappé à la yaoiste grâce à la technique dites «Regarde les deux beaux gosses qui s'embrassent». D'ailleurs, c'était vrai, Li et Ice ayant finalement osé après avoir passé une bonne partie de la journée à se dévorer mutuellement des yeux. Mais laissons ces deux-là se débrouiller avec Elizaveta et le SGFP (Super Grand Frère Poule) aussi appelé Lukas et continuons à suivre le fuyard qui est poursuivi par les trois cantinières, elles-même poursuivies par le blond, poursuivi par le jumeau inquiet poursuivi par son soupirant éperdu poursuivi par...Ah non, il n'y a plus personne à citer, pardon.
J'espère que le chapitre vous a plus.
Pour la petite histoire, le coup du poulet est une référence au jeu vidéo Skyrim. Dans ce jeu, se trouve un village particulier: tu tapes un gosse, les gens s'en fichent totalement mais tu frappes un poulet et tous les villageois te lynchent. Ce bug est tellement célèbre que je le connais alors que je n'y ai jamais joué.
Au niveau des pensées de Feliciano, au cas où il y aurait encore des âmes innocentes par ici, il veut se faire culbuter dans la paille par un Ludwig aux muscles huilés comme les gladiateurs (il a beaucoup aimé le film). Et oui, je suis une personne optimiste.
Merci à tous ceux qui ont reviewé, à ceux qui suivent cette histoire, à ceux qui l'ont mise en favori et à ceux qui ont fait plusieurs de ces choses.
