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Disclaimer:Tous les personnages appartiennent à J.K. ROWLING , hormis les OC. Chapitre recorrigé.

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Chapitre 11 : Des vacances bien méritées !

«Si l'on passait l'année entière en vacances s'amuser serait aussi épuisant que travailler » (William Shakespeare)

POV Scorpius

Le train filait à vive allure en direction de Londres et plus nous avancions, plus le stress montait.

Dans quelques heures à peine j'allais revoir mes parents. Je stressais rien que d'y penser. J'étais content de les revoir enfin. Mais lorsqu'ils allaient apprendre, s'ils ne le savaient pas déjà, pour mon amitié avec Albus Potter et Tristan Wilkerson, un né-moldu, ça allait faire grand bruit.

En fait, j'étais presque sur qu'ils étaient déjà au courant, sûrement que Nott et Dolovoh avaient voulu se venger, comme ils savent si bien le faire, par derrière.

De toute manière ils l'auraient su tôt ou tard, mais ce qui m'embêtait le plus, c'était que ce n'était pas moi qui leur avais appris la nouvelle.

- Hé Scorpius arrête de gamberger, on est en vacances et on rentre enfin chez nous, m'apostropha Tristan avec son enthousiasme habituel.

Il n'avait pas tord, en ce samedi 23 décembre, nous étions officiellement en vacances depuis hier après-midi ,15h.

- Si c'est à cause du fait que tu as peur que tes parents te voient en compagnie d'Albus, de Rose et de Tristan, que tu réfléchis autant, vous n'avez qu'à faire comme si vous étiez dans des compartiments différents en prenant soin de ne pas sortir par le même coté du train, déclara Bridget comme si il s'agissait d'une évidence.

Je vis blanchir Albus, signe qu'il n'y avait pas autant réfléchi qu'il aurait dû. Moi non plus d'ailleurs je ne l'avais pas fait et je serais sûrement devenu aussi blanc que lui si je n'étais pas déjà pâle de nature.

Weasley quant à elle n'avait pas semblé surprise et bien évidement, comme toute Serdaigle qui se respecte elle devait déjà y avoir réfléchi depuis Halloween.

- Cela me semble une excellente idée. Ne prenons pas de risque de déclencher une altercation en public. Albus, Arielle, Tristan et moi nous descendrons donc par l'avant du train. Quant à vous, Malefoy, Wallace, Bridget et Fiona, je vous conseille de descendre par l'arrière, dit-elle après avoir échangé un regard avec Albus. Enfin, si ça vous convient, ajouta-t-elle rapidement.

Personne n'émit d'objections et nous avons convenu qu'il s'agissait de la meilleure solution pour le moment.

Lorsque l'arrivée du train se précisa nous nous séparâmes, non sans nous être souhaités de joyeuses fêtes et avoir convenu de ne pas s'écrire (pour certains d'entre nous du moins), les uns se dirigeant vers l'avant et les autres vers l'arrière du train.

Nous réussîmes à laisser passer deux ou trois personnes avant de descendre du train, pour donner l'illusion que nous venions juste de sortir de notre compartiment.

A peine posais-je les pieds sur le quai que je vis Albus et Weasley faire de même et se diriger vers leurs parents. Heureusement pour moi mon égarement ne dura qu'une seconde et personne ne sembla le remarquer.

Ian et Malaìnn se dirigèrent ensemble vers la sortie de la gare pour prendre le magicobus qui les emmènerait vers le centre de transplanage Internationnal, direction les Etats-Unis pour passer les vacances de Noël en famille.

Dawson s'évapora la seconde d'après notre descente du train, sans doute emportée par la foule.

- Mère, Père, les saluais-je, alors que ma mère me serrait dans ses bras et que mon père me donnait une tape dans le dos en signe de salutation. Les étreintes physiques et les sentiments n'avaient jamais été son fort.

L'éducation qu'avait reçu mon père était celle du parfait sorcier sang pur. Rien d'exceptionnel pour un Malefoy, hormis la partie concernant les Mangemorts.

Je connaissais les grandes lignes du passé de mon Père et j'avais même vu de mes propres yeux son « tatouage ». S'en était suivi la plus grande discussion que j'avais eu avec lui de toute ma vie sur ce qui s'était passé pendant la guerre.

Et c'était peut-être pour ça aussi que je me sentais aussi proche d'Albus, nous avions, sous des aspects différents, tous les deux un nom difficile à porter.

Le transplanage étant fortement déconseillé par le ministère sur le quai 9 ¾ et totalement interdit dans la gare King Cross, nous franchîmes le mur mes parents et moi, après avoir pris le soin de changer nos vêtements en quelque chose de moins voyant pour les moldus.

Lorsque nous arrivâmes dans une ruelle sombre derrière la gare et après avoir vérifié qu'il n'y avait personne, mes parents me firent transplaner avec eux par le biais du transplanage d'escorte.

Nous avons atterri juste devant la porte de derrière de notre manoir pour plus de discrétion, bien que nous habitions dans un village entièrement sorcier près de Cambridge.

Mes grands parents occupaient toujours le manoir ancestral de la famille Malefoy, situé dans le comté de Wiltshire, puisque mes parents avaient souhaité faire table rase du passé en achetant une nouvelle maison pour y vivre après leur mariage.

Un de nos quatre elfes de maison, Tabatha, ma nurse, vint nous accueillir en nous ouvrant la porte de la maison.

- Mon fils est ami avec Potter fils, Weasley fille et la cerise sur le gâteau, un né-moldu, marmonna mon père d'un ton plein de fureur mal contrôlé. Ce qui ne lui ressemblait absolument pas.

- Draco, notre fils s'est fait des amis. C'est le principal, non ? Demanda calmement ma mère en rejoignant mon père, qui se tenait debout près de la cheminée du salon.

- Oui, dommage que deux d'entre eux s'appellent Weasley et Potter ! s'exclama mon père sarcastiquement, en oubliant Tristan.

- Et ils sont de bonne famille. Ils n'ont pas l'air d'être des voyous ! Assura ma mère sans prêter attention à la dernière remarque de mon père.

- Heureusement que ce ne sont pas des voyous ! Et puis quoi encore ? S'écria mon père de mauvaise foi.

- Ce que je veux dire, c'est qu'on ne te demande pas de les apprécier, juste de ne pas déterrer la hache de guerre, c'est tout, répliqua ma mère avec force tout en gardant sa douceur habituelle.

Ma mère avait toujours su tenir tête à mon père tout en faisant preuve de tact. C'est une des choses pour lesquelles je l'ai toujours admirée.

Bien qu'ayant eu une éducation sang-purs comme mon père, elle parvenait presque toujours à lui faire entendre raison même en ce qui concernait les points sensibles comme les nés moldus ou les différentes espèces magiques.

- Bien puisque vous êtes contre moi, repris mon père après un bon quart d'heure de silence. Puis s'adressant à moi : Je veux bien passer l'éponge tant que tu ne les invites pas à la maison, que tu ne corresponds pas avec eux tant que tu es ici et qu'ils restent de simples camarades de classe, déclara-t-il après avoir pris une grande inspiration.

- Draco ! S'insurgea ma mère. Vous ne pouvez pas penser ordonner de telles choses à votre fils !

- C'est ma décision et elle est définitive, trancha-t-il avec un regain de colère. Est-ce que c'est bien compris ? Ajouta-t-il en se tournant vers moi.

- Oui Père, répondis-je en sachant très bien que je ne pourrais pas tenir ma promesse. En ce qui concernait Weasley, il n'y avait pas de problèmes mais pour Albus et Tristan c'était autre chose.

Le sujet clos, je montais dans ma chambre pour constater que mes valises avaient été déballées et que mon chat « Fennec » guettait par la fenêtre un hibou installé sur le rebord de celle-ci.

Je ne reconnus pas le hibou, il n'appartenait pas à Thompson et ce n'était certainement pas l'aigle de Ian, dont il était si fier.

- Fennec, le prévins-je. Il grogna de désapprobation mais se coucha en rond sur mon lit, signe qu'il ne toucherait pas au hibou.

Je m'avançais vers la fenêtre, l'ouvris et le hibou se précipita à l'intérieur pour se poser sur mon bureau avant de me tendre sa pâte où un parchemin y avait été ficelé.

Je saisis avec précaution le parchemin, après l'avoir détaché de la patte du hibou qui s'envola sans demander son reste.

Il s'agissait d'un mot d'Albus qui me souhaitait de joyeuses fêtes en avance tout en me promettant un échange de cadeaux à la rentrée. Petit bonus il avait fait signer tous nos amis.

Comme chaque année, mes parents et moi passerions la veille de Noël chez mes grands-parents paternels, grand-père Lucius et grand-mère Narcissa.

Le jour de Noël nous étions invités chez mes grands parents maternels, avec tante Daphné, oncle Blaise et mes cousins Zayden et Kyra.

Peu de personnes savaient que Zayden Zabini et Kyra Zabini étaient mes cousins. En effet, leur mère, Daphné Zabini (anciennement Greengrass), était la grande sœur de ma mère.

Le 25 décembre au matin, je fus autorisé à ouvrir mes cadeaux de Noël. Je reçus de mes grands parents maternels la saga de Erwan contre le dragon et autres créatures dangereuses (1), un assortiment de chocolats suisses et de nouvelles plumes pour les cours.

De ma tante, mon Oncle et mes cousins, j'eu une nouvelle édition, toujours plus salissante, de Bavboules, un assortiment de bonbons en tout genre et un paquet de friandises pour Fennec.

Mes grands-parents paternels m'offrirent un assortiment de nouvelles capes, une trilogie de livres anciens sur les potions et un objet magique non déterminé qui aurait appartenu à mon arrière grand-père, Abraxas Malefoy.

De mes parents, j'eus le plaisir de recevoir un balai de courses, le Flash, nouvelle génération avec le manche en Ebène du Gabon et composé de brindilles en épicéa et en cèdre.

Quand au jour de l'an mes parents avaient l'habitude d'aller à la réception que donnait le ministère chaque année et où je les accompagnais depuis mes huit ans.

POV Albus

- Hé Al ! s'écria mon frère en compagnie de Fred, notre cousin, lorsqu'ils s'avancèrent vers nous alors qu'Arielle et Tristan s'éloignaient déjà vers leurs parents.

- Dépêchez vous les premières années, rigolèrent Fred et James en se précipitant en direction de nos parents.

- James ! Fred ! La neige et les chants de Noël ne vont pas disparaître, répliqua Rose du tac au tac.

Mes parents, mes oncles et tantes se trouvaient à quelque mètres du passage pour traverser et plus nous approchions vers eux plus des chuchotements et des « Vous avez vu c'est Harry Potter » retentissaient de part et d'autre.

- Albus ! Rose ! s'écria Lily, ma petite sœur, en se jetant dans mes bras tandis que Rose se retrouvait étouffée par se parents.

- Du calme Lily, laisse les arriver, dit mon père alors qu'elle relâcha enfin son étreinte et ma mère me serra dans ses bras. Mon père moins démonstratif et bavard, me donna une accolade purement masculine.

Il nous fallut un certain temps pour traverser le passage et enfin quitter le quai, surtout après avoir du saluer presque tous les membres d'une famille aussi grande que la mienne (excepté oncle Charly qui travaillait dans la foret amazonienne ainsi qu'oncle Bill et tante Fleur qui étaient partis chercher Louis à Beaubâton).

Nous nous séparâmes avec Rose sur le parking qui longeait la gare moldu. Elle repartit avec ses parents et son petit frère Hugo, dans la banlieue de Londres.

Ils habitaient une des premières maisons sorcières à avoir été construites dans un quartier typiquement moldu.

Ce style de maisons n'était disponible qu'à condition qu'elles soient construites dans le cadre d'intégration de sorcier volontaire pour vivre dans la banlieue moldue.

Mes parents, mon frère, ma sœur et moi habitions au 12 Square Grimmaurd, la maison que le parrain de mon père lui avait légué.

Le trajet jusqu'à la maison se passa sans encombre, malgré ma petite sœur qui n'arrêtait pas de nous poser des questions sur Poudlard à James et à moi et le fait qu'il n'arrêtait pas de me chambrer.

Venus, une de nos trois elfes de maison vint nous ouvrir la porte à notre arrivée.

Notre maison comportait quatre étages plus les combles aménagées en une partie grenier sur la gauche et l'autre partie reconvertie en chambres pour les elfes.

La porte d'entrée donnait sur le hall au rez-de-chaussée, lui-même donnant sur les pièces du rez-de-chaussée et sur un escalier qui desservait les quatre étages.

La seule et unique porte sur la gauche donnait sur une grande pièce ouverte qui servait de salon/salle à manger.

La première porte sur la droite desservait les toilettes avec un point d'eau, la suivante la buanderie et la dernière la cuisine avec le garde manger accolé.

Au premier étage on trouvait sur la gauche une grande pièce séparée en deux espaces distincts par une porte coulissante et qui avaient chacun une porte d'accès donnant sur le couloir.

Au fond du couloir se trouvait le bureau de mon père et dans le second espace celui de ma mère.

Sur la droite, se trouvait deux chambres d'amis ainsi qu'une salle d'eau et les WC.

Le second étage nous appartenait à mon frère, ma sœur et moi. Au fond à gauche on trouvait la chambre de James, puis une salle de jeux, ma chambre et enfin celle de ma sœur.

Sur la droite, il y avait une chambre d'ami, la salle de bain et les WC.

La chambre de mes parents se trouvait au troisième étage sur la gauche, avec salle de bain privative et dressing. Sur la droite on trouvait l'ancienne nursery avec sa salle de jeux, une salle de bain et des toilettes.

Le quatrième étage était réservé à Teddy. Il desservait sur la gauche une sorte de studio équipé avec salle de bain privative et sur la droite une chambre d'amis, une salle de bain et les toilettes.

Dans ma famille, les fêtes de Noël étaient sacrées. Bien sur, la présence de chacun différait selon les années mais mes parents, mon frère, ma sœur et moi passions chaque année les fêtes de Noël chez mes grands-parents maternels, grand-père Arthur et grand-mère Molly.

Mes grands-parents paternels avaient été assassinés alors que mon père n'avait seulement qu'1 an et à part grand-oncle Vernon, grand-tante Pétunia et son cousin Dudley, il n'avait plus aucune famille en vie.

Nous n'avions rencontré qu'une ou deux fois l'oncle et la tante de mon Père et sans vouloir être méchant c'était mieux comme ça.

Nous voyons un peu plus souvent, cousin Dudley, de l'ordre de deux à trois fois par an en général.

Mon père nous avait d'ailleurs raconté qu'il avait été fortement surpris lorsqu'il avait appris que sa femme, cousine Kathleen, était une sorcière née-moldue.

Nous n'avions pas bien compris ce qu'il y avait de surprenant à ça, mais bon.

Ils ont eu deux enfants, Duncan, 8 ans et Joy, 5 ans, qui a été diagnostiquée récemment comme étant une sorcière.

Cette année pour Noël, mes grands parents avaient réussi à rassembler presque toute la famille sauf Oncle Bill, tante Fleur, Dominique et Louis qui passaient les fêtes en France chez les parents de tante Fleur.

Victoire avait décidé de rester en Angleterre officiellement pour ne pas perdre de temps dans ses révisions pour les ASPICS avec un voyage outre manche.

Mais tout le monde savait bien que la vraie raison était parce que Teddy, son petit copain, serait au Terrier pour les vacances.

Le dîner fut comme d'habitude une véritable merveille. Grand-mère Molly supervisait la cuisine et ne se gênait pas pour disputer ses enfants quand ils faisaient des choses qui ne lui plaisait pas.

Grand-père Arthur, était plus calme, plus conciliant mais ce qu'il aimait par-dessus tout c'est les moldus. Et apparemment comme l'a fait remarquer oncle George ça ne date pas d'hier.

Comme la tradition le voulait nous ouvrîmes nos cadeaux le matin du 25 décembre et ce malgré nos vives protestations d'impatiente.

Mon frère reçu, bien évidement, un nouveau balai de la part de nos parents. Il s'agissait du Flash 3000, avec le manche en Voamboana (palissandre) et composé de brindilles de Merisier.

Et comme cela était à prévoir il insista pour l'essayer tout de suite. Mais mes parents ne cédèrent pas, il l'essaierait après le repas de Noël et pour éviter que mon frère ne « l'emprunte », ils le cachèrent.

Mes parents m'offrirent la guitare dont je rêvais ainsi qu'un livre où étaient répertoriés les accords de guitares utilisés dans les chansons les plus célèbres. Il s'agissait d'une guitare électrique, Américaine Standard, de marque Fender.

Je reçus également l'habituel pull en laine tricoté par grand-mère Molly, qui comme chaque année fut de couleur verte, la couleur de mes yeux.

Mais il eut, cette année, une consonance particulière, puisqu'il était également de la même couleur que ma maison, Serpentard.

J'eu également de la part de mes grands parents, les habituels petits gâteaux de Noël de Grand-mère Molly et un accordeur de guitare qui fonctionnait aussi bien dans le monde moldu que sorcier.

En fait, il s'agissait d'un accordeur de guitare électronique (moldu) que grand-père Arthur avait trafiqué pour qu'il fonctionne malgré les ondes magiques.

De mes oncles et tantes, je reçus un lot de farces et attrapes (Oncle George & tante Angelina), de nouvelles plumes (tante fleur & oncle Bill), des livres sur la DCFM (oncle Percy), un assortiment de bonbons (tante Audrey), un couteau multi usage (Oncle Ron), des livres sur les sortilèges (tante Hermione) et un kit de survie dans la forêt (Oncle Charly).

- Al, il te restait un cadeau sous le sapin, me dit mon père en me tendant un paquet alors que je venais d'entrer dans la cuisine.

J'eus la joie de découvrir une cape magnifique et mon cerveau commença a gambergé. Et si il s'agissait de cette cape dont James n'arrêtait pas de parler depuis qu'il avait surpris une conversation entre papa et oncle Ron sur leurs « années Poudlard » ?

- Essaye là ! Me dit mon père en me faisant sursauter.

- Waouh ! M'écriais-je alors que mon corps disparaissait sous la cape. C'était magique ! Avec cette cape mon corps devenait invisible !

- Merci ! M'écriais-je en sautant dans les bras de mon père pour le remercier.

- Ce n'est rien sourit-il. Mais il faut que tu saches une chose sur cette cape. C'est une cape d'invisibilité.

Elle me vient de mon Père qui l'avait reçu de son père, qui lui même l'avait reçu de son père et ainsi de suite.

Et aujourd'hui je te la confie. Elle est très ancienne, alors prend en soin, continua-t-il d'un ton chargé d'émotions et de souvenirs.

- Mais pourquoi tu ne l'as pas offerte à James ? C'est lui l'aîné et il ne va pas être très content quand il va l'apprendre ! M'exclamais-je en retombant de mon nuage.

- Je suis sur qu'il comprendra. Et puis, je trouve que c'est plus juste de te la donner à toi parce que Teddy lui a confié la carte des maraudeurs à son entrée à Poudlard l'année dernière. Et je sais que tu prendras grand soin de la cape, me réconforta mon père.

- Merci, dis-je à mon père d'une voix pleine d'émotion alors qu'il me donnait une accolade masculine.

Je venais de vivre l'un des rares moments où mon père m'avait montré ses sentiments et c'est en partie pour ça que j'avais passé un des meilleurs Noël de ma vie pensai-je en montant dans ma chambre pour ranger ma cape.

POV Rose

C'était la meilleure solution envisageable. J'y pensais depuis Halloween, où ce fameux jour notre bande d'amis fut créée. Je ne comprenais toujours pas comment nous avions pu réussir mais aussi différents que nous pouvions l'être nous étions amis.

Alors ne pas apparaître ensemble publiquement sur le quai était, eut égard à nos familles, la seule chose à faire.

La remarque de Fred me fit sursauter mais je réussis à répliquer même si James et lui couraient déjà en direction de leurs parents.

Le trajet jusqu'à chez moi se passa relativement bien, mes parents et mon frère n'arrêtaient pas de me poser des questions sur les cours, si je me plaisais à Poudlard, etc, auxquelles je répondais avec plaisir.

Mais une pensée m'obsédait : est-ce qu'ils étaient au courant pour mon amitié avec Malefoy ? Même si amitié était un bien grand mot. En fait c'était plutôt Albus qui était proche de lui.

Mais bon, je doutais que mon père fasse une différence concernant Malefoy.

Nous habitions dans une maison sorcière mais dans un quartier moldu de la banlieue de Londres, ce qui étonnait toujours beaucoup de gens.

Avec mes parents et mon frère, nous avions l'habitude de passer les fêtes de Noël, une fois chez mes grands-parents paternels, grand-mère Molly et grand-père Arthur et l'année d'après chez mes grands parents maternels, grand-mère Jean et grand-père Travis.

Cette année, pour Noël nous irons donc au Terrier chez grand-père Arthur et grand-mère Molly et nous passerons le jour de l'an chez grand-père Travis et grand-mère Jean.

Le dîner de la veille de Noël fut aussi succulent que les années précédentes. Grand-mère Molly s'était surpassée une nouvelle fois.

Le matin de Noël, je pus enfin ouvrir mes cadeaux et même si j'avais traité mes cousins de puérils hier soir lorsqu'ils avaient voulu ouvrir leurs cadeaux en avance, je dus bien admettre que j'étais plus qu'impatiente de le faire.

Pour mon admission à Poudlard et ma répartition à Serdaigle, mes parents m'offrirent (enfin) un chat. Il s'agissait d'une chatte de race bleu russe et elle était magnifique. Je décidais de l'appeler « perle ».

Ils avaient voulu me l'offrir avant mon départ pour Poudlard, mais ils n'avaient pas pu me réserver à temps un chaton et les chats de cette race ont besoin de 70 jours de sevrage.

Mais ce n'était pas grave car ils m'avaient fait là un merveilleux.

Je reçus également l'habituel pull tricoté par grand-mère Molly avec l'initiale de mon prénom brodée sur la poitrine et de délicieux petits gâteaux confectionnés par ses soins.

De la part de grand-père Arthur, j'eus un coffret contenant une magnifique plume sorcière et un tout aussi magnifique stylo plume moldu.

Oncle George et tante Angelina m'offrirent un assortiment de farces et attrapes, oncle Percy et tante Audrey me donnèrent des livres sur les différentes créatures magiques (tout à fait passionnants), oncle Bill et tante Fleur m'offrirent de nouvelles robes et des accessoires pour les cheveux (bien qu'ils ne soient pas là ils avaient tenu à déposer leurs paquets au terrier avant leur départ) et oncle Charly me donna un assortiment de caramels fourrés au beurre salé, mes préférés.

Tante Ginny, qui était aussi ma marraine, et oncle Harry m'offrirent un appareil photo moldu qu'ils avaient fait transformer pour qu'il ne soit pas abîmé par les ondes magiques.

Lorsque je me rendis dans la cuisine de mes grands-parents pour chercher du lait pour perle, je surpris une conversation entre mon père et oncle Harry.

- Alors ça y est tu lui as remis ? demanda une voix que je reconnus immédiatement comme celle de mon père.

- Oui, ça va faire 5 minutes que je lui ai donné. Et je dois bien admettre que ça fait bizarre de m'en séparer, ajouta une autre voix que je reconnue comme étant celle d'oncle Harry.

- Plus ou moins que pour la carte ? Rigola mon père.

- C'est différent mais je dirais plus, même si je suis très fier d'avoir pu la transmettre à l'un de mes fils, répliqua oncle Harry sur le même ton.

- Plus sérieusement, je n'arrive pas à croire qu'Albus puisse être ami avec Malfoy. Tu lui en as parlé ? S'inquiéta mon père.

- Non je ne lui en ai pas parlé parce que je ne vois pas pourquoi. Il est intelligent et il sait ce qu'il a à faire et comment choisir ses amis, rétorqua tranquillement oncle Harry.

- Est-ce que tu es sérieux ? Harry c'est de Malefoy que l'on parle ! Et Albus a été réparti à Serpentard…, commença à s'emporter mon père.

- Je ne vois pas ce que la répartition d'Albus à Serpentard a à voir là-dedans, le coupa froidement oncle Harry. Et je sais pertinemment ce dont Malefoy peut être capable. Maintenant, il ne s'agit que de son fils.

Je suis d'accord avec toi, Malefoy peut être dangereux, mais son fils n'a que 11 ans. Il a l'âge de Rose et d'Albus ! Ron ! Ajouta-t-il plus calmement.

- Oui tu as raison. Désolé, je n'aurais jamais du insinuer quoi que ce soit sur ton fils. Albus est mon neveu, et surtout mon filleul.

Mais tu sais bien que dès qu'on commence à parler de Malefoy je ne suis plus rationnel. Et ce qui m'inquiète le plus c'est qu'il puisse faire du mal à Rosie, dit-il tout penaud.

- C'n'est pas grave Ron. Je sais bien que lorsqu'il s'agit de Malefoy tu n'es plus le même. Et puis en ce qui concerne Rose ne t'inquiète pas tant, elle est en sécurité à Poudlard, le rassura mon oncle.

Je ressortis en faisant le moins de bruit possible et fut rassurée lorsque j'entendis mon père attaquer le sujet du Quidditch, son sport favori.

Il faudrait que je parle à Albus de ce que je venais d'entendre ça risquait de se révéler intéressant.

(1) Titre inventé de toutes pièces par mes soins.

Note d'auteur : Merci à toutes celles et tous ceux qui ont pris le temps de lire ce chapitre. N'hésitez pas à poster une petite review !

A vendredi prochain avec le chapitre 12 « De retour à Poudlard »

Rar : Merci Mari pour ta nouvelle review. J'espère que la suite t'a plu.