HALLELUJAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!
Non, vous ne rêvez pas! J'ai ENFIN posté le 11e chapitre d' "Obsession(s)" !
Certaines pensaient que j'avais abandonné l'écriture de cette histoire. Laissez-moi vous rassurer, c'est loin d'être le cas! J'irai jusqu'au bout!
Je sais que je n'en ai aucune, mais je tiens quand même à vous présenter mes plus plates excuses pour ce long moment d'attente (insoutenable pour certaines, d'après ce que j'ai pu lire) ainsi que pour ne pas avoir répondu aux reviews que vous m'avez laissées pour le chapitre précédent. Je ne sais pas si ce sont de bonnes raisons mais...
1. J'ai cruellement manqué de temps.
2. Je n'avais pas, mais alors là pas du tout d'inspiration. J'ai recommencé ce chapitre au moins 5 fois et à chaque fois, j'effaçais tout.
3. Voir en bas de page.
En tout cas, je vous remercie de tout coeur pour votre soutien inconditionnel. Ca fait vraiment chaud au coeur de lire vos reviews. Cette fois, je vais vraiment essayer de répondre à un maximum d'entre elles. PROMIS!
J'espère que ce chapitre sera à la hauteur de vos espérances...
Je vous laisse le lire...
Bonne lecture!
Voodoooo'
J'ai besoin de te voir.
J'ai besoin de te voir…
J'ai BESOIN de te voir !
Urgh.
Calme-toi Swan. Respire.
Rester calme ? Comment pouvais-je seulement envisager de rester calme alors qu'Edward Cullen, l'homme qui incarnait tous mes fantasmes, avait dit qu'il avait besoin de me voir ? Pas qu'il devait me parler. Pas de « Nous devons discuter de ce qu'il s'est passé ». Non. Il avait bien utilisé le mot « besoin ». Je pouvais le jurer : j'avais lu le petit mot écrit de sa main au moins une bonne centaine de fois, étudiant jusqu'à l'inclinaison de sa si belle écriture et la distance à laquelle il plaçait le point de ses « i ».
Tarée.
Ah… Je ne pouvais pas empêcher mon pauvre cœur de bondir dans ma poitrine comme un dératé à la perspective de revoir Edward et d'avoir, peut-être, l'occasion de réitérer ce qu'il s'était passé entre nous une semaine plus tôt.
Ouais ben laisse-moi te dire que si tu continues à t'emballer comme ça durant les 24 prochaines heures, tu vas sûrement finir par faire un infarctus avant d'avoir pu apercevoir son joli minois, abrutie.
Cette pensée me glaça le sang.
Poisseuse comme je l'étais, n'importe quoi pouvait arriver d'ici là. Et il était hors de question que ça soit le cas ! Je ne voulais ni passer sous un bus, ni me prendre une balle dans le bras dans une folle course-poursuite, et encore moins me faire attaquer par le tigre du zoo de Seattle. Non, rien de tout cela ne devait arriver. Décidant de jour la carte de la prudence et de ne pas tenter le diable, je choisis de rester bien sagement dans ma chambre après mes quelques cours de la journée, au grand désarroi de Rose et Alice qui voulaient se faire une petite sortie entre filles dans le centre-ville afin de, je cite, « trouver un candidat volontaire à mon dévergondage ». Ce qu'elles ne savaient pas, c'était que le candidat était tout trouvé… Je ne leur avais toujours pas parlé de l'épisode de la bibliothèque et de mon rendez-vous du lendemain qui, je l'espérais, serait effectivement « 100% dévergondage ». Oh bien sûr, elles protestèrent. Vivement même. Je me fis taxer de mémé, de frustrée et me fît même menacer de finir vieille fille. Vous savez, du genre qui finit par mourir à moitié folle entourée de ses chats. Bref, un échange de point de vue fort sympathique. Comme je refusais toujours de me joindre à elle pour la soirée, Alice proposa de la remettre au lendemain. Et lorsque je déclinai à nouveau l'invitation, Rose éclata…
- « Tu comptes passer toutes tes journées enfermée dans cette chambre ?! Bella, t'es à l'université, merde ! Faudrait peut-être penser à te sociabiliser un peu ! »
- « T'en fais pas pour moi Rose. Je vais bien ! Je n'ai juste pas envie de sortir ce soir, c'est … »
- « Ni ce soir et ni demain ! » rectifia Alice en me coupant la parole.
- « Je travaille demain, vous le savez bien ! »
- « Et alors ? On pourrait très bien sortir après ! Mais non, mémère n'en a pas envie… » dit Rose en faisant de grands gestes.
- « N'en faites pas tout un fromage bon sang ! On sortira ensemble un autre jour, voilà tout ! »
- « Ca fait des jours et des jours que tu nous répètes ça. On sait bien que tu nous caches quelque chose Swan. Et on compte bien découvrir de quoi il s'agit… » répliqua Alice avec un regard inquisiteur.
Si seulement elles savaient…
- « Tu te fais des films Alice »
- « Bella, je te connais comme si je t'avais faite. Je sais que tu mens ! » gronda Rosalie.
- « Est-ce que tu vois quelqu'un ? » enchaîna Alice.
- « Quoi ?! NON ! » m'offusquai-je.
- « Pourtant je suis sûre qu'il y a un mec là-dessous… »
- « Tu peux nous le dire si c'est ça ! On te laissera tranquille »
Je pouffai malgré moi. Elles pensaient vraiment que j'allais gober ça ? Dire à mes deux amies qu'un mec se cachait effectivement là-dessous signifiait la fin de ma tranquillité.
A vie.
- « Les filles, allez-y sans moi ce soir. Et je vous promets que vendredi soir, on se fait une méga sortie ensemble. Juste nous trois. On ira là où vous l'aurez décidé. Je ne protesterai pas » tentai-je.
Elles parurent réfléchir sérieusement à ma proposition. C'était bon signe.
- « Même si on joue à Barbie Bella avec toi ? » répondit Rosalie en levant un sourcil.
L'infâme ! Elle connaissait mon point faible…
J'hochai la tête en signe d'assentiment en tentant de réprimer la grimace provoquée par la mention de « Barbie Bella ».
- « Super ! » fit Alice en tapant dans ses mains comme une possédée. « On ira faire du shopping ! »
Cette fille a vraiment un problème avec les fringues…
Satisfaites, elles daignèrent enfin me laisser seule, non sans que Rosalie m'ait gratifiée d'un « Tôt ou tard, on découvrira quand même ce que tu nous caches Isabella Marie Swan » complété d'un geste d'Alice qui voulait dire « On t'a à l'oeil !»*.
Enfin !!!
Lorsqu'elles finirent par franchir le pas de la porte, je me faufilai sous les draps et me mis à faire ce que je faisais de mieux ces temps-ci : fantasmer sur Edward Cullen et imaginer différents scénarios probables à la soirée du lendemain avant de m'endormir.
La journée de cours du lendemain se déroula elle aussi sans encombre, grâce à ma capacité à raser les murs pour éviter tout événement à risques.
C'est bien ce que je disais : tarée !
Aussi, quand le mardi soir arriva et que j'étais toujours en un seul morceau, je me mis à remercier toutes les divinités dont je connaissais le nom de m'avoir protégée de ma poisse légendaire. Il était 20 heures, j'étais à la bibliothèque et, à moins qu'une étagère remplie d'encyclopédies me tombe dessus ou que le bâtiment se mette à brûler, rien ne pourrait plus m'empêcher de voir Edward ce soir.
Pour la centième fois de la soirée, je jetai un œil à ma montre.
23h40.
Je soupirai d'agacement… Minuit ne sonnerait-il donc jamais ?
Oh et puis zut ! Il n'y avait plus âme qui vive dans cette bibliothèque depuis plus de deux heures. Fermer un quart d'heure plus tôt ne changerait rien…
Absolument rien.
Décidée, j'appuyai sur le petit bouton rouge du micro qui était fixé à mon bureau.
- « Chers étudiants, nous vous annonçons que la bibliothèque fermera ses portes d'ici cinq minutes… »
Je savais qu'il n'y avait plus personne ici et que cette annonce ne servait à rien mais l'exercice m'amusait.
Quelle fantastique manière de t'amuser, Swan. Vraiment. C'est tout à fait hilarant de faire joujou avec un micro. Chante « It's Raining Men » tant que tu y es !
Hum…
- « Merci de bien vouloir quitter les lieux… » ajoutai-je d'un ton moins enjoué.
Profitant de mes dernières minutes de répit avant le rendez-vous, j'attrapai les quelques livres que j'avais distraitement feuilletés à défaut d'avoir du boulot et montai au 3e étage afin de les ranger. Je m'avançai vers la section « Littérature française » et croisai mon reflet dans l'un des rares miroirs de la bibliothèque. J'étais satisfaite : j'avais réussi à me mettre en valeur sans même recourir aux conseils d'Alice. Voulant mettre toutes les chances de mon côté sans pour autant paraître provocante, j'avais opté pour un mini short en jeans ainsi qu'une marinière à large col qui dévoilait légèrement mon épaule droite. J'avais ensuite enfilé une paire d'escarpins mi-hauts et m'étais légèrement maquillée. L'effet était tip-top celui que je recherchais ! Souriant une dernière fois à l'image que me renvoyait le miroir, je continuai mon chemin. Une fois devant l'étagère, je ne pus m'empêcher de repenser à ce qu'il s'était passé ici une semaine plus tôt. Le baiser enflammé d'Edward. Les caresses osées d'Edward. Les grognements sexy d'Edward. La voix suave et chaude d'Edw…
« Je veux que cette pièce soit la tienne » me dit Robert.**
Je retins mon souffle en entendant sa voix.
Il était là.
Et il lisait à nouveau un passage de ma nouvelle.
« Quand tu seras ici, tu seras libre d'être toi. Tes pensées. Tes désirs. Tout est à toi. ».
Urgh.
La bibliothèque était ma nouvelle pièce favorite, c'était certain. Il pourrait enlever tous les livres qu'elle resterait encore ma préférée.
Le fait qu'il lise un passage de ma nouvelle plutôt que de me saluer poliment confirmait ce que j'espérais : Edward ne m'avait pas donné rendez-vous ici pour me dire que ce qu'il s'était passé entre nous la semaine dernière était une erreur et que nous devions tout arrêter. Si ça avait été son intention, il n'aurait pas choisi de me lire cet extrait. J'étais d'ailleurs certaine qu'il n'avait pas choisi ce passage-là par hasard. Non, ça voulait probablement dire quelque chose. Mais quoi ? Etait-il en train de faire le parallèle entre cette pièce de l'histoire et celle dans laquelle nous nous trouvions présentement ? Cette bibliothèque serait-elle le seul endroit dans lequel il me permettrait de l'approcher ? De le toucher ? D'être autre chose que son élève ?
Je fis glisser ma main sur son corps. À moi. Ici je pouvais prétendre qu'il était à moi.
Mon cœur fit un bond à l'ouie de cette phrase. Avais-je visé juste ?
Aucun de nous deux ne prononça un seul mot durant les minutes qui suivirent. C'était comme s'il voulait me laisser le temps d'assimiler ce qu'il venait de me dire. De réfléchir à l'offre qu'il me faisait tacitement. Comme s'il me laissait encore une fois le choix de refuser le peu qu'il avait à m'offrir.
Mais il n'avait pas à le faire.
J'avais déjà choisi.
Je le voulais.
Je ne voulais que lui.
- « Tu es en avance » dis-je dans un souffle.
- « Je suis un impatient de nature… » répondit-il avec un sourire dans la voix alors que je perçus qu'il refermait le manuscrit d'un coup et qu'il le jetai sur la table la plus proche.
Je l'entendis ensuite franchir lentement les quelques mètres qui le séparaient encore de moi et je ne pus empêcher un sentiment d'intense panique de m'envahir. Nous y étions. J'allais enfin découvrir ce qui se cachait derrière le très énigmatique « J'ai besoin de te voir » d'Edward.
- « … mais, à ce que je vois, tu sembles être toute aussi impatiente que moi. Cette bibliothèque n'est-elle pas censée fermer à minuit ? Or, minuit n'a pas encore sonné » continua-t-il de sa voix de velours.
Il était juste derrière moi maintenant. Sa délicieuse odeur emplissait mes narines. Un mélange de musc et de vanille qui me rendait complètement folle…
- « Il n'y a plus personne ici depuis des heures alors autant… »
- « C'est exact Isabella » me coupa-t-il. « Il n'y a plus personne ici. A part toi et moi… »
Il avait prononcé la dernière phrase d'une voix rauque en détachant chaque mot, ce qui eut pour effet d'accélérer ma respiration et d'enflammer mon bas ventre.
Je déglutis péniblement tandis que je l'entendais se rapprocher encore un peu. Je pouvais désormais sentir son souffle sur mon cou. C'était chaud, agréable. Electrisant.
Je sursautai quand ses deux mains se posèrent sur mes bras et frissonnai lorsque ces mêmes mains remontèrent vers ma nuque et que les longs doigts fins d'Edward l'encerclèrent. Lentement, sa main droite dégagea les cheveux qui recouvraient l'épaule que ma marinière dévoilait et j'eus bientôt le bonheur de pouvoir à nouveau sentir les lèvres d'Edward sur ma peau. La sensation était tout simplement exquise. Instinctivement, je fermai les yeux et je ne pus retenir un gémissement lorsque ses lèvres tracèrent leur chemin jusqu'à mon oreille, parsemant mon cou de baisers légers.
- « Dis-moi d'arrêter Bella ! » chuchota-t-il à mon oreille.
Il agrippa ma taille et plaqua mon dos tout contre son torse.
- « Dis-le moi et je le ferai… » ajouta-t-il d'une voix rauque avant d'attraper le lobe de mon oreille avec ses dents et de le sucer avidement.
Je gémis sous la sensation, ce qui parût lui plaire puisque ses mains me pressèrent plus durement.
- « Un mot, un seul Isabella et j'arrête tout… »
Ses barrières étaient en train de tomber, laissant libre cours à son désir pour moi. Mais il avait peur. Peur de ce que ça pourrait engendrer. Croyait-il vraiment que j'avais assez de volonté pour le repousser alors que lui-même en était parfaitement incapable ? C'était de la folie de continuer, oui, mais il était inconcevable que je l'éloigne de moi alors qu'il se dévoilait enfin ! Tout ce que je voulais, c'était que ce moment dure toujours… Je voulais continuer. Je n'avais jamais voulu quelque chose aussi fort de toute ma vie.
- « Je t'interdis d'arrêter Edward » répondis-je en empoignant ses cheveux et en ramenant son visage au niveau de mon cou.
Il se mit à me lécher et me suçoter la peau.
- « C'est mal. C'est très mal, ce qu'on est en train de faire, tu le sais ça ? » grogna-t-il.
- « Je me fiche que ça soit mal ou pas Edward. J'en ai… j'en ai envie »
Seigneur, ce qu'il était en train de me faire avec sa langue semblait avoir pour effet de délier la mienne…
- « De quoi ? De quoi as-tu envie Bella ? » répondit-il en plaçant un tendre baiser sous mon oreille tandis que ses mains remontaient de ma taille à ma poitrine. « Dis-le ! »
Son ton autoritaire et ses mains qui commençaient à malaxer mes seins par-dessus mon vêtement envoyèrent des décharges électriques dans tout mon corps…
- « Mmmmmh »
- « Dis-le Isabella! Dis-moi de quoi tu as envie ! »
Il voulait que je lui dise. Que je lui donne le feu vert. Il ne continuerait pas si je ne lui disais pas de le faire. Une nouvelle pression sur mon sein droit me fit perdre l'esprit.
- « De toi… » soufflai-je avec l'impression d'avoir quitté mon propre corps.
Je sentis alors son érection se presser contre le bas de mon dos et, contrairement à la semaine précédente, je n'avais plus peur. J'étais même assez fière d'être celle qui provoquait ça chez Edward. Il était apparemment aussi excité que je l'étais, si c'était encore possible.
- « Je n'ai pas très bien entendu Isabella… » dit-il en frottant son érection contre mes fesses. « De quoi as-tu envie ? »
Mon Dieu, ce geste était trop excitant pour mon propre bien !
- « De toi Edward ! J'ai envie de toi ! » gémis-je plus fort.
Il eut un petit rire satisfait.
- « C'est tout ce que j'avais besoin de savoir... »
Tout à coup, il me retourna et me plaqua contre l'étagère si brusquement que j'en eus le souffle coupé. Sans attendre, il plongea sur mes lèvres et j'eus l'impression que le sol se dérobait sous mes pieds. Ses lèvres étaient de retour, aussi douces, pressantes et exquises que la dernière fois. A tel point que je souhaitais qu'il ne cesse jamais de m'embrasser…
- « Sais-tu depuis combien de temps j'attends ça ? » souffla-t-il de sa voix rauque entre deux baisers.
Non, je ne le savais pas. Mais j'aurais bien aimé le savoir !
- « Sûrement pas aussi longtemps que moi »
Il grogna, ce qui m'excita au plus haut point. Un grognement d'Edward Cullen était le son le plus sexy qui soit…
- « N'en sois pas si sûre… » articula-t-il doucement.
Hein ?!
Avais-je bien entendu ? Qu'est-ce que ça pouvait bien vouloir dire ? Depuis quand exactement avait-il des vues sur moi ? Le premier jour de cours ? Le soir où il est venu dans ma chambre ? Celui du bal ? Ou de notre première rencontre ?
Impossible Bella : tu étais fagotée comme un épouvantail, la bouche pleine de dentifrice et tu t'étais étalée de tout ton long devant lui ! Ça ne peut donc pas dater de…
Le fait qu'Edward attrape ma lèvre inférieure et se mette à la sucer et la mordiller mit fin à mes réflexions. Le traitement qu'il était en train de m'infliger était une douce torture. Je voulus lui rendre la pareille mais me rendis compte que j'y étais allée un peu fort lorsque je sentis le goût se son sang sur ma langue…
Oups…
- « Isabella Swan serait-elle une incorrigible gourmande ? » me questionna-t-il avec son irrésistible sourire en coin.
- « Tu n'imagines pas à quel point » répondis-je avant de lécher sa lèvre en sang en le regardant droit dans les yeux.
J'avais réellement fait ça ?
Ses yeux s'assombrirent tandis que je me demandais d'où pouvait bien me venir cette audace…
- « Alors montre-moi » dit-il, son sourire ayant quitté son visage.
Mue par je ne sais quoi, je l'attirais à nouveau à moi et me mis à l'embrasser sauvagement avant de passer mes mains sous son t-shirt. Je rêvais de faire ça depuis le premier jour… Son torse était lisse et dur. Sans réfléchir, j'attrapai le bout de tissu et tirai frénétiquement dessus. Edward comprit le message et souleva ses bras afin que je puisse le lui retirer. J'entendis un craquement. Une couture avait dû céder… J'entendis Edward étouffer un petit rire avant de murmurer quelque chose comme « Ma petite sauvage ».
Urrggh.
Une fois qu'il fut torse nu devant moi, je ne pus m'empêcher de quitter ses lèvres et de laisser traîner mon regard sur lui. Il était magnifique. Fin mais étonnament bien musclé. Encore mieux que tout ce que j'avais osé imaginer. Chaque muscle me donnait envie d'en tracer le contour avec ma langue.
Sale dévergondée.
- « Est-ce que ce que tu vois te plaît ? » murmura Edward, un sourire satisfait collé au visage.
Depuis combien de temps étais-je en train de le reluquer comme ça exactement ?
Je suppose que tu fais ça depuis… toujours ? Mater Edward Cullen semble être devenu l'une de tes fonctions vitales depuis quelques semaines, au même titre que manger et dormir…
Pour toute réponse, je passai rapidement ma langue sur son téton droit, ce qui me valut un petit sifflement. Quand je relevai la tête, Edward me fixait de ses yeux mi-clos, ses lèvres légèrement entrouvertes.
Sexy. Sexy. Sexy.
Je réitérai alors la manœuvre, plus lentement cette fois, sur son autre téton et là, il gémit en rejetant la tête en arrière. Et cette vision était drôlement excitante… Voulant obtenir plus de sifflements et de grognements, j'entrepris alors de lécher chaque parcelle de sa peau qui s'offrait à moi. J'étais tellement hors de contrôle que ça m'effrayait presque. Cela fonctionna. Edward ne cessait de gémir des « mmmh » et des « oui » qui me mettaient ma petite culotte dans tous ses états.
- « Tu n'est pas juste Bella… » murmura-t-il alors que je m'attaquais à ses clavicules.
- « Hum ? » répondis-je en redressant la tête entre deux coups de langue.
- « Pourquoi aurais-tu le droit de me voir à moitié nu et de laisser trainer ta langue sur moi alors que je n'ai même pas pu apercevoir ce qui se cache sous ce bout de tissu ? » dit-il en pointant mon haut du doigt.
Il ne me laissa même pas le temps de répondre : d'un mouvement rapide, il fit passer ma marinière par-dessus ma tête, me laissant en soutien-gorge et rougissante comme jamais. C'était la première fois que je me retrouvais autant exposée aux yeux d'un homme et, bien que morte de honte, je me félicitai tout de même d'avoir choisi les sous-vêtements en dentelle noire qu'Alice et Rose m'avaient fait acheter lors d'une précédente séance de tort...
De shopping.
En tout cas, ils parurent plaire à Edward, à en juger le regard appréciateur qu'il porta durant de longues secondes à ma poitrine.
- « Voilà qui est très… appétissant »
Appétissant ? Oh mon Dieu, il fallait absolument qu'il arrête de me regarder comme s'il allait me dévorer toute crue, pour le bien de ma santé mentale !
Hypocrite. Avoue que ça te plait ! Et pas qu'un peu…
Il repartit alors à l'assaut de mes lèvres, se colla encore plus à moi et agrippant mes fesses avant de me soulever de terre. Instinctivement, j'enroulai mes jambes autour de sa taille, provoquant une délicieuse friction entre nos deux sexes qui me fit arquer le dos et gémir.
La Terre à Sainte Prude ! La Terre à Sainte Prude !
- « Où en étions-nous ? » dit-il en fixant mes seins, qui étaient dorénavant à hauteur de ses yeux, l'un après l'autre. « Ah oui… »
- « Oh mon Dieu Edward ! » criai-je alors qu'il plaquait sa langue sur mon téton gauche avant de l'aspirer de ses lèvres en me regardant droit dans les yeux.
Mayday ! Mayday !
Sa main droite quitta alors mes fesses et se faufila sous mon soutien-gorge afin de masser délicatement mon sein droit. J'étais au paradis.
- « Tu aimes ce que je suis en train de te faire ? »
- « Putain oui ! » gémis-je, haletante.
Un sourire en coin étira à nouveau ses lèvres.
- « Tut tut tut… Une si jolie bouche ne devrait proférer de telles insanités, miss Swan… » murmura-t-il en passant son index sur mes lèvres.
Je ne pus résister à la tentation de saisir ce doigt qui m'avait tant fait fantasmer durant des semaines entières avec ma bouche et de l'aspirer sur toute sa longueur.
Bon sang Bella, d'où ça te vient cette attitude de débauchée ?
A cette vue, le regard d'Edward s'assombrit encore et un grognement sourd s'échappa de sa gorge. Un instant plus tard, sa langue était à nouveau dans ma bouche et je sentis que mon dos quittait l'étagère contre laquelle mon fantasme sur pattes me plaquait depuis le début. En m'empoignant fermement par les fesses, il me transporta jusqu'à la table en bois la plus proche et m'y déposa sans aucune délicatesse. Il ne fut pas tendre non plus lorsqu'il sortit mes deux seins de mon sous-vêtement sans pour autant le détacher et qu'il se mit à en aspirer et mordiller les pointes durcies tandis qu'il frottait son érection contre mon entre-jambes.
- « Bon sang Bella, regarde un peu ce que tu me fais ! » grogna-t-il à mon oreille.
Je jetai alors un œil à la bosse dans son jeans et déglutis péniblement devant l'énormité de la chose. Edward devait, à coup sûr, être du genre « bien bâti ». Décidemment, ce garçon avait vraiment tout pour plaire…
- « Est-ce que je te fais le même effet Bella ? » susurra-t-il à mon oreille de sa voix chaude et sexy.
Comme je ne répondais pas, étant complètement sous le choc, il amena directement sa main à mon endroit qui criait pour lui…
Alerte rouge ! On a perdu Bella. Je répète : on a perdu Bella !
Il commença à me caresser par-dessus mon short et, oh mon Dieu, c'était juste trop bon.
- « Bien sûr que je te fais le même effet… Ton short est littéralement trempé. Je n'ose même pas imaginer l'état de ta petite culotte… »
Je n'osais pas l'imaginer non plus.
- « … ou plutôt si. Mais je préfère quand même vérifier… » ajouta-t-il alors que ses doigts se mirent à déboutonner mon short et qu'un de ses bras puissants enserra ma taille pour me soulever afin de me retirer complètement le vêtement.
Ok. J'étais donc en sous-vêtements devant Edward, mon prof de littérature. Sur une table. Dans une bibliothèque. Mieux : dans la bibliothèque dans laquelle je bossais. En pleine nuit. Bien bien bien...
Edward, lui, ne paraissait pas du tout se soucier de l'incongruité de la situation. Il balayait l'ensemble de mon corps de son regard fiévreux, me donnant l'impression de m'embraser sur place. Lentement, il s'approcha à nouveau de moi d'une démarche très féline et, d'un geste, il dégrafa mon soutien-gorge et le balança derrière lui.
- « Voilà qui est mieux… » dit-il en fixant à nouveau mes seins durant ce qui me parût une éternité.
Mal à l'aise, je ramenai mes mains au niveau de mes seins pour les cacher – j'étais, depuis le début de mon adolescence, affreusement complexée par ma poitrine, que je trouvais bien trop petite – mais Edward se saisit rapidement de mes poignets.
- « Ne te cache surtout pas Bella… Tes seins sont parfaits » murmura-t-il en les prenant en coupe et en déposant un baiser sur chacun d'entre eux.
Il laissa ensuite traîner sa langue jusqu'à mon cou, qu'il picora de baisers.
- « Et ta peau est tellement douce… »
Il déposa un nouveau baiser sous mon oreille, ce qui me fit frémir.
- « Tu es magnifique » conclut-il en ancrant ses iris dans les miens.
Il s'approcha encore un peu de mon visage et caressa ma joue du bout des doigts. Je vis ses yeux faire plusieurs fois l'aller-retour entre mes yeux et ma bouche avant que ses lèvres ne touchent à nouveau les miennes, aussi légères qu'une plume. Le baiser que nous échangeâmes alors fût différent des autres. C'était doux. Tendre. Langoureux. C'était comme si… comme si Edward essayait de me dire quelque chose à travers lui. Qu'il ne me considérait pas seulement comme une de ses étudiantes, ni comme un sexe sur pattes. Que, peut-être, je représentais plus que ça pour lui… Du moins c'était ce que mon cœur me disait.
Ce baiser me bouleversa.
Il me fit oublier tous ceux que j'avais pu recevoir avant lui. C'était le baiser le plus sensuel et le plus sincère auquel il m'ait été donné de goûter. Et là, tandis que les lèvres d'Edward bougeaient contre les miennes, je ressentis quelque chose de nouveau, d'inédit. Je ne parvenais pas à me l'expliquer mais ce sentiment me donnait envie de ne jamais m'éloigner d'Edward, de ne jamais quitter ses bras et de m'abandonner totalement à lui. Il me donnait envie de faire confiance à cet homme. De me laisser aller. De profiter de cet instant parfait et de ne plus réfléchir. C'était étrange mais j'avais l'impression que mon instinct me disait que c'était le moment de faire un pas en avant et que je ne devais pas avoir peur. Qu'Edward n'était pas n'importe qui. Qu'il n'était pas n'importe qui pour moi. Et que tout ça était beaucoup plus qu'une vulgaire séance de pelotage, autant pour lui que pour moi. Ca pouvait paraître ridicule et totalement anticipé mais c'était pourtant ce que ce baiser me faisait ressentir.
Lorsqu'il y mit fin et que ses yeux scrutèrent à nouveau les miens, j'eus la preuve que je n'étais pas la seule à avoir ressenti quelque chose de très fort… Je pouvais lire un mélange de crainte, d'appréhension et d'espoir dans le vert de ses yeux. Nous restâmes un long moment à nous dévisager, chacun attendant que l'autre brise ce silence pesant.
- « Dis quelque chose Bella » dit-il au bout de quelques minutes.
Son ton était suppliant.
- « Je… je suis vierge »
Les mots avaient franchi la barrière de mes lèvres sans que je puisse les retenir…
Bordel Bella ! On peut savoir ce que cette révélation vient faire ici ?!
Edward se figea, stupéfait par ma confidence.
Bravo ! Tu viens de gâcher un moment parfait…
- « Vierge ? Tu es… vierge ? »
Il semblait tomber des nues…
- « Ca alors, je... Pou... Pourquoi est-ce que tu ne m'as rien dit plus tôt ? »
J'eus un haut le cœur en le voyant reculer de quelques pas. Il me repoussait…
- « Excuse-moi mais je me voyais mal t'annoncer ça de but en blanc ! » crachai-je.
- « Tu aurais quand même dû… »
- « Qu'est-ce que ça change Edward ? » le coupai-je, furieuse.
- « Tout ! Ca change tout ! » hurla-t-il en allant s'adosser contre l'étagère, à quelques mètres de moi.
Ca changeait tout ? Ca voulait dire qu'Edward n'aurait pas hésité à coucher avec moi si je n'avais pas été vierge mais, comme je l'étais encore, il en était hors de question ?
Espèce de…
Finalement, j'avais bien fait de le lui dire. Au moins, dorénavant, j'étais fixée : contrairement à ce que je pensais, Edward ne recherchait que du sexe avec une fille qui avait de l'expérience dans le domaine. Rien de plus. Pourquoi avais-je écouté ce foutu instinct ?
Sans que je puisse le contrôler, un sanglot s'échappa de ma gorge. Il ne manquait plus que ça ! J'étais en train de vivre la situation la plus humiliante de toute ma vie : je m'étais offerte à un homme qui m'avait repoussée parce que je n'avais aucune expérience sexuelle et j'étais en train de pleurer, presque nue, devant lui. J'avais envie de mourir…
- « Bella… »
- « Va-t-en Edward ! Trouve-toi une autre élève à mettre dans ton lit et cette fois, choisis la mieux que ça ! Je ne veux pas de ta pitié… » dis-je en attrapant ma marinière et en la ramenant vers ma poitrine, n'essayant même plus de contenir mes larmes.
- « Bella, arrête de pleurer s'il te plaît… » dit-il en faisant quelques pas vers moi.
- « NON ! » hurlai-je. « Ne t'approche pas de moi ! »
Je me mis à sangloter de plus belle…
- « Je ne voulais pas que tu me rejettes… » murmurai-je si bas que je n'étais pas sûre qu'il m'ait entendue. « Pourquoi est-ce que tu me rejettes Edward ? Est-ce que je suis si repoussante ? »
- « Bella… » dit-il en accourant vers moi. « Regarde-moi » ajouta-t-il en relevant mon visage strié de larmes vers le sien. « Tu es loin d'être repoussante, crois-moi ! Tu es… tu es certainement la plus belle créature sur laquelle j'ai posé les yeux de toute ma vie ! Tu es tellement désirable, tellement… Oh Bella, regarde-toi ! Les filles tueraient pour avoir ton visage et ton corps de déesse ! »
Mon cœur s'affola en entendant ces mots, malgré mes larmes. Edward me trouvait belle… Belle et désirable, moi !
- « Alors pourquoi est-ce que tu me repousses Edward ? Est-ce que le fait que je sois vierge te révulse à ce point pour que tu me repousses alors que tu étais prêt à faire l'amour avec moi il n'y a pas cinq minutes ? »
Il eut un pauvre sourire.
- « Comment peux-tu croire que je te repousse à cause du fait que tu n'aies aucune expérience ! Bella, c'est juste que… la première fois, pour une fille surtout, c'est quelque chose de sacré. Je ne veux pas t'enlever ça. Tu es une fille, une femme exceptionnelle et tu mérites d'avoir une première fois parfaite. Et… pas sur la table d'une bibliothèque avec ton professeur de littérature. Je… ne veux pas que tu regrettes de m'avoir offert cette part importante de toi » dit-il en baissant les yeux.
Il m'avait donc repoussée pour… mon bien ? Ne comprenait-il pas que c'était lui que j'avais choisi ? Et que, même si cette première fois devait avoir lieu ici, je ne le regretterais jamais puisque j'étais avec lui ?
- « Pourtant c'est avec toi que j'ai envie de vivre ça Edward »
Il releva les yeux vers moi et, au fond d'eux, je pus voir qu'il luttait.
- « Bella… »
Il fit mine de s'éloigner mais je descendis de la table et réduisis la distance qu'il tentait vainement de mettre entre nous.
- « Ne me repousses pas Edward. S'il te plaît » murmurai-je doucement.
Je déposai un baiser sur sa mâchoire, qu'il serrait avec force.
- « S'il te plaît…»
Je sentis les barrières qu'il avait érigées s'effondrer petit à petit lorsque je me mis à caresser ses lèvres de ma langue.
- « Je ne suis pas celui qu'il te faut… »
- « Tu es celui que j'ai choisi »
Mon ton ne supposait aucune objection.
- « Es-tu sûre de toi ? »
- « Je n'ai jamais été aussi sûre d'une chose de toute ma vie Edward. C'est toi que je veux… » répondis-je en empoignant ses cheveux.
Ce fut le signal. Edward encercla mon visage de ses mains et m'embrassa avec ferveur et urgence, me poussant encore une fois vers la table. Je me hissais moi-même sur cette dernière tandis que sa langue taquinait toujours la mienne et emprisonnai Edward à l'aide de mes jambes, que j'avais à nouveau enroulées autour de sa taille. Il m'arracha la marinière des mains et ses mains froides se posèrent une nouvelle fois sur mes seins. Je gémis lorsqu'il fit rouler l'un de mes tétons entre son pouce et son index alors qu'il pinçait l'autre et le tirai légèrement. La chaleur entre mes cuisses revint instantanément.
- « Très bien ma belle… Puisque c'est moi que tu veux, je suis tout à toi »
A moi.
- « Je ne te repousserai plus. Plus jamais. »
A moi.
- « Je n'ai plus l'envie, ni la force de te tenir éloignée de moi, Bella »
A moi. A moi. A moi.
Edward était à moi.
J'avais gagné.
- « Mais il y a des règles à respecter… »
Des règles ? Mais qu'est-ce qu'…
Toute pensée cohérente me quitta lorsqu'il se mit à frotter son érection, toujours contenue dans son jeans, contre mon sexe de manière éhontée. Ce simple frottement avait un avant-goût de paradis et je n'osais même pas imaginer les sensations que le sexe d'Edward me procurerait une fois à l'intérieur de mon corps. A cet instant, je ne voulais plus qu'une seule chose : lui. Lui en moi. Je voulais qu'il me fasse sienne. Ici. Sur cette table.
- « Ces règles sont au nombre de trois » continua-t-il, imperturbable.
Seigneur, comment faisait-il pour paraître si calme alors que moi, j'avais l'impression d'être une fusée prête à décoller ? Il pouvait même y en avoir quarante, des règles, du moment qu'il continuait à se frotter à moi comme ça !
- « Règle numéro 1 : tout ce qui se passera entre nous se passera ici, et seulement ici. Nous nous verrons tous les mardis, à minuit. Comme présentement. En dehors de cette bibliothèque, je suis Edward Cullen, ton professeur de littérature. Rien d'autre. Tu as bien entendu ? »
Je gémis en guise de réponse.
Tout ce que tu voudras mais ne t'arrête surtout pas…
- « Règle numéro 2, qui découle naturellement de la règle numéro 1 : tu ne parles de ceci à personne. Ce qui se passe ici doit rester entre ces murs »
Ca n'allait pas être simple avec la perspicacité de Rose et Alice mais je devais tout faire pour protéger ce secret… Après tout, j'avais réussi à tout garder pour moi jusqu'ici, ce qui prouvait que j'en étais capable !
Je lui fis un petit signe de tête, marquant mon accord quant à cette deuxième règle.
- « Et quelle est la règle numéro trois ? » questionnai-je.
Un sourire malicieux étira ses lèvres. J'en frémis d'avance.
Pour toute réponse, il arracha ma petite culotte d'une main et enfonça lentement l'index de l'autre dans mon vagin.
Je criai et haletai sous la surprise et le plaisir que ce geste causa en moi. Le contraste entre la froideur de son doigt et la chaleur de mon intérieur était une sensation indescriptible…
Alors que je peinais à me remettre de cette subite et délicieuse intrusion dans mon intimité, Edward sortit son long doigt de moi, le porta à ses lèvres et se mit à le sucer goulûment en me regardant droit dans les yeux. Et, bon sang, c'était la chose la plus érotique que je n'aie jamais vu de toute ma vie.
Non, non, non, Bella. La chose la plus érotique que tu aies vu de toute ta vie : c'est ce qui se déroule devant tes yeux là, maintenant !
Oh. Mon. Dieu.
Edward avait toujours son doigt rempli de mon nectar dans sa bouche mais, cette fois, il avait rejeté sa tête en arrière, les yeux clos, et était en train de caresser son membre par-dessus son pantalon juste devant mes yeux, en gémissant de sa voix rauque.
Je n'arrivais pas à y croire.
C'était… Edward était… Il était vraiment trop…
Hot.
Oui. Vraiment très, très hot.
Et moi, j'étais en feu. J'irradiais littéralement. J'étais, comme qui dirait, en chaleur…
Lorsqu'il redressa la tête et ouvrir enfin ses yeux, j'étais toujours en train d'essayer de faire revenir les battements de mon cœur à la normale. A voir le sourire amusé qui illuminait son visage, le mien devait vraiment valoir le détour…
- « Règle numéro 3 : nous ne ferons l'amour qu'au moment où j'estimerai que tu es prête… »
Quoi ?! Il ne pouvait pas me faire ça ! Pas après le spectacle qu'il venait de m'offrir ! Pas après avoir dit qu'il était à moi et m'avoir promis de ne plus jamais me repousser ! Qu'est-ce qu'il entendait par…
- « … prête à m'accueillir en toi. Et pour que cela arrive, j'ai besoin que tu te découvres, que ton corps goûte à certaines sensations. Tu as beaucoup d'imagination, d'après ce que j'ai pu lire dans ta nouvelle. Ca tombe bien, j'en ai aussi. Beaucoup. Vraiment beaucoup. A deux, nous devrions parvenir à d'excellents résultats assez rapidement, tu ne crois pas ? »
J'hochai lentement la tête, comprenant petit à petit où il voulait en venir. Edward voulait, semble-t-il, m'initier à certaines pratiques avant de faire l'amour avec moi. Il voulait être mon… professeur. Sauf que là, il ne s'agissait pas de littérature mais bien de sexe. Le mien palpita à cette pensée…
- « D'ailleurs, que dirais-tu de commencer tout de suite ? »
Il n'attendit pas ma réponse et plaqua violemment mon dos contre la table, un sourire en coin toujours accroché aux lèvres. D'un geste, il replia mes jambes et écarta mes cuisses luisantes de mon désir pour lui. Il passa alors sa langue sur ses lèvres avec envie et je le vis plonger la tête entre mes cuisses. Une seconde plus tard, je pus sentir son souffle chaud contre mon centre en feu.
- « Es-tu prête Bella ? »
- « Je… je crois oui »
- « Tu crois ? Bella… Crois-moi, tu as plutôt intérêt à être préparée à ce que je vais te faire…» dit-il en caressant lascivement ma fente humide, ce qui m'arracha un nouveau cri.
- « Je répète ma question : es-tu prête ? »
- « Oui, oui ! Je suis prête Edward »
Il plaqua alors sa langue sur mon sexe et j'eus l'impression de voir les étoiles bien que mes yeux fussent clos. Il lécha toute la longueur de ma fente plusieurs fois, de haut en bas et de bas en haut, tandis que sa bouche, elle, s'attelait à aspirer et mordiller mes lèvres intimes l'une après l'autre.
- « Oh mon Dieu Edward, ne t'arrête surtout pas ! »
Sa langue continua alors son chemin, trifouillant entre mes plis, avant de remonter vers mon petit paquet de nerfs. Et lorsqu'elle titilla ce dernier, je ne pus m'empêcher de hurler et d'agripper ses cheveux de toutes mes forces. Sa tête ne sortirait plus jamais d'entre mes cuisses, il en était hors de question ! Sa langue tournoyait autour de mon clitoris, tantôt lentement, tantôt à un rythme effréné. Elle se faisait tour à tour légère et câline, puis pressante et avide. Dévastatrice. Parfois même, cette langue s'insinuait en moi, longue, dure et tendue, me faisant pousser de petits cris aigus et tortiller des hanches. Edward jouait avec cet endroit si sensible de mon corps, l'aspirant, le mordillant, le caressant de sa langue et ses doigts experts. Ce qu'il était en train de me faire était tout simplement merveilleux. Magnifique. Magique. Il n'y avait pas de mots…
- « Ce que ma langue est en train de te faire te plaît, ma belle ? »
- « Mmmmmh oui ! » gémis-je.
J'aimais ça. Grand Dieu, oui, j'aimais ça ! Je ne pourrais plus vivre sans ça ! Comment avais-je pu passer à côté d'une sensation pareille pendant autant de temps ?
- « Alors regarde-moi faire… »
Le regarder faire ? Vraiment ? Ne serait-ce pas trop… embarrassant ?
Fais-lui un peu confiance ! Il sait ce qu'il fait !
Oh ça oui, pour le savoir, il savait vraiment ce qu'il faisait !
- « Ouvre les yeux Bella, regarde-moi te goûter… »
Je m'exécutai et lorsque je vis Edward se délecter de mon propre sexe en me regardant droit dans les yeux, c'en fut trop. Parcourue par une onde de plaisir s'étendant de mes orteils à la pointe de mes cheveux, mon dos s'arqua de lui-même et je me mis à convulser en gémissant des mots incompréhensibles et le prénom de celui qui était l'investigateur de cette merveille…
Je mis de longues minutes à m'en remettre et pendant tout ce temps, Edward, lui, n'avait cessé de m'embrasser les chevilles, les genoux et l'intérieur des cuisses. J'étais vidée, épuisée et, paradoxalement, je ne m'étais jamais sentie aussi bien. Lorsque ma respiration revint finalement à la normale, je pris conscience de ce qui venait de m'arriver : je venais d'avoir mon premier orgasme. Et c'était Edward Cullen qui me l'avait donné. Edward. Mon Edward.
- « Tout va bien Bella ? »
Mes yeux quittèrent le plafond pour rencontrer les plus beaux yeux que j'avais jamais vu. Ses yeux.
Edward s'était allongé à côté de moi, sur la table. Son visage reposait sur un bras qu'il avait étendu au dessus de sa tête et il me souriait en jouant avec une mèche de mes cheveux.
J'hochai la tête en lui offrant un sourire timide, auquel il répondit par un sourire radieux.
- « Merci Edward… » chuchotai-je.
- « Mais de rien Bella. Tu as été… fantastique »
Il paraissait si sincère que je rougis à son compliment…
- « Je te retourne le compliment ! Ce que tu m'as fait, c'était juste… Waouh ! »
Il rit.
- « Je suis capable de bien mieux que ça encore, crois-moi… »
Je déglutis face à l'intensité de son regard.
- « … tu le découvriras bien assez tôt » sourit-il.
Je décidai de prendre ça pour une promesse.
- « Nous ferions mieux de rentrer, il est près de deux heures du matin et tu as cours demain » dit-il en descendant de la table.
Il ramassa chacun de mes vêtements et, à ma grande surprise, il me rhabilla lui-même. Je me laissai faire, voulant profiter du bonheur d'avoir ses mains sur moi un maximum. Lorsqu'il eut fini de sangler mon deuxième escarpin, il se releva lentement, laissant traîner ses mains le long de mon corps, avant de me faire face. J'attrapai alors son t-shirt et le lui enfilai à mon tour. Lorsque ce fût fait, il me sourit et déposa une dernière fois ses lèvres sur les miennes en un baiser chaste.
« A lundi prochain, en cours, ma belle… » murmura-t-il dans un sourire.
« A lundi Edward... »
Il récupéra ses affaires et, après m'avoir adressé un dernier regard, il dévala les escaliers et quitta le bâtiment.
Quant à moi, je ne pouvais plus me dépêtrer du sourire qui me collait aux lèvres…
Références:
* Vous voyez de quel geste je parle? Celui que fait l'un des opossums à Manny dans Ice Age 2 pour lui dire qu'il le garde à l'oeil pendant que les deux mamouths vont faire un petit tour ensemble. J'adooooore! :D
** Les extraits en gras sont issus de la merveilleuse fiction "La Soumise" magistralement écrite par Tara Sue Me et superbement traduite par Cacy15. J'ai mélangé certaines scènes mais ça collait mieux à ce moment de mon histoire! Je rappelle que, pour des raisons de compréhension, j'ai remplacé les noms d'Edward et Bella par ceux de Robert et Kristen dans les extraits que j'intègre à mon histoire...
Alors? J'espère que ce chapitre valait le coup d'attendre! Qu'en dites-vous?
Je peux vous le dire maintenant: la troisième raison qui justifiait cet (impardonnable) retard était que ce chapitre contenait un lemon (ou du moins, une scène assez explicite) et que, comme c'était la première fois pour moi que j'en écrivais un, j'ai eu un mal de chien à le faire! J'espère qu'il vous a plu, lui aussi !
Laissez-moi des tonnes de reviews!!!!!!!!
Peace,
Voodoooo'
