Chapitre 8 : Le dernier jour

PDV Bella :

Je n'acceptais pas qu'Edward aille en prison à cause de moi. Je l'aimais bien trop pour cela. Je savais qu'il m'aimait également, sinon il n'aurait pas fait tout ceci pour moi mais j'étais persuadée qu'il s'en remettrait si je disparaissais. Après tout c'était mon destin. Je n'avais pas envie de mourir bien sur mais si c'était la seule solution pour qu'il soit en sécurité alors j'acceptais tout. Parce que lui avait une longue vie qui l'attendait devant lui. Moi j'étais sans doute perdue. Il ne devait pas perdre son temps à me cacher, il méritait mieux que ça. Il méritait de trouver une jeune femme qui l'aime et qu'il aimera en retour, il méritait de connaitre la joie d'être papa. Il méritait le bonheur auprès des siens et moi je ne pouvais plus lui donner tout ça. Si nous nous étions rencontrés dans d'autres circonstances, je ne l'aurais pas laissé partir, croyez-moin je l'aimais bien trop pour cela, mais là je n'étais qu'un fantôme, je ne pourrais rien lui apporter. Ce n'est pas de gaieté de coeur que j'essayais de le convaincre mais c'est surtout parce qu'il le fallait. Je n'étais qu'un poids pour lui.

Après le départ de Georges, j'ai su que cet homme n'allait pas laisser tomber mon Edward, j'avais toute confiance en lui même si je le connaissais à peine, j'avais pu lire dans ses yeux qu'il tiendrait sa promesse.

Je serrais mon amour très fort contre moi, ressentant sa chair contre la mienne. Je voulais graver son corps à jamais dans ma tête. C'est pourquoi je le touchais avec mes mains. Ainsi ses courbes seraient à jamais gravés sur mes mains. Je l'embrassais passionnément pour lui montrer tout l'amour que je ressentais pour lui.

Nous passions la nuit à nous aimer tendrement, passionnément. Nos ébats étaient à chaque fois de plus en plus fortes, plus intenses. Lui seul pouvait me faire ressentir cela, toute cette magie. L'amour avec Edward était incroyable.

Au petit matin, je savais que j'allais lui faire du mal mais il le fallait, pour son propre bien, je devais partir. Je me laissais alors happer par la nuit.

PDV Edward :

La nuit avec Bella avait été pure magie. Dieu que je l'aimais cette femme. Je la regardais allongée près de moi puis je me rendormis. Il restait encore quelques heures avant que je n'emporte son corps ailleurs. J'avais pris la décision de quitter la maison, j'avais déjà préparer mes valises et rassembler le matériel médical pour Bella. J'attendais juste qu'Emmett arrive avec l'ambulance pour m'aider une nouvelle fois à transporter le corps de ma douce.

Je fus réveillé par un bruit strident, un bip continu. Je me penchais vers ma table de nuit pour éteindre ce réveil de malheur. J'atteignis enfin l'objet de ma convoitise. J'appuyais sur le bouton d'arrêt. Malgré cela, le réveil continua de sonner. J'appuie une seconde fois dessus, rien n'y fait. Je me lève, prêt à balancer ce maudit truc en travers de la pièce quand je m'aperçois que ce bruit ne vient pas du réveil. Je me lève en panique et constate avec horreur qu'il s'agit du respirateur de Bella qui fait un bip continu. Je cherche mon amour partout, je l'appelle en hurlant pour qu'elle me dise ce que je dois faire, mais rien n'y fait, je ne la trouve pas.

Quand soudain, je sens sa main qui se pose tout doucement sur mon épaule droite. Je me retourne alors dans un geste vif et automatique pour la prendre dans mes bras. Mais ce que je vois me glace le sang. Bella est en train de disparaitre peu à peu, elle devient fumée et je n'arrive plus à la sentir. Les larmes me montent aux yeux et je hurle mais rien n'y fait. Je vois qu'elle essaye de me parler car je vois ses lèvres bouger mais je ne l'entends pas. Je me concentre pour entendre ce qu'elle dit. Elle va me dire comment la réanimer, je dois me concentrer et laisser ma panique de côté sinon je n'arriverais à rien.

- Edward, je t'aime mon amour, tu as donné un sens au mot "amour", grâce à toi j'ai été heureuse, je te remercie mon amour. Maintenant il est tant de me laisser partir et de vivre ta vie

- Non Bella je t'en prie, ne fait pas ça, je t'en supplie, ne me laisse pas, bats toi, dit moi ce que je dois faire je t'en prie, n'abandonne pas maintenant pleurais-je désespéré.

- Ne pleure pas mon Edward, je serais toujours avec toi, ici dans ton coeur, c'est mieux ainsi croit moi. N'oublie pas que je t'aime mon amour

- BELLA, NONNNN JE T'EN PRIE NE ME LAISSE PAS, JE NE PEUX PAS VIVRE SANS TOI. JE FERAIS TOUT CE QUE TU VEUX MAIS NE ME LAISSE PAS, JE T'EN CONJURE, JE T'EN SUPPLIE. JE NE SUIS RIEN SANS TOI, NE M'ABANDONNE PAS. BELLAAAAAAAAAAAA criais-je désespérément.

Elle me fit un tendre baiser sur les lèvres, je mis mes bras autour d'elle pour la retenir mais je brassais l'air. Si elle partait alors j'irais la rejoindre. Puis elle devient fumée et disparut pour laisser place au vide de cette pièce. Son corps était toujours là physiquement mais son esprit venait de s'envoler. Je pleurais tellement que je ne distinguais plus rien à travers mes larmes, je voyais tout trouble. J'allais au salon chercher un stylo et une feuille pour lui écrire les derniers mots.

Tu seras tombée dans les crystals

Parfois trop seule parmi les brutals

A deviner que tout est fragile

Découvrir que c'est trop difficile

Je me souviens que tu faisais

Parfois comme si c'était vrai

oh oh oh

oh oh oh

Mais dites-moi quand elle reviendra

Si elle me sent si elle m'entend

Mais moi je suis fier de toi

Oui moi je suis fier de toi

Et de tout ce que tu vas faire

Même de rien d'extraordinaire

Te voir aussi respirer qu'un air blanc

Les yeux fermés pour un moment

J'espère un jour que tu te diras

Qu'ils n'ont pas tous été comme ça

Je me souviens que tu disais

La vie mauvaise mes en allées

oh oh oh

oh oh oh

Mais quand tu te réveilleras

Je t'emporterai dans mes bras

Mais moi je suis fier de toi

Oui moi je suis fier de toi

Et de tout ce que tu vas faire

Même de rien d'extraordinaire

Et bientôt tu verras

Et bientôt tu sauras

Que personne ne te remplacera

Montre-moi quand tu reviendras

Bientôt tu te réveilleras

Bientôt tu regarderas

Que la vie pose sur ton corps

Que la vie en dehors

Maintenant tu le sais

Maintenant tu le crois

Comme je nous vis combien en vrai

Jusqu'à te tenir comment j'aimais

Bientôt

Bientôt

Juste un signe de toi qui s'enfuit

Je m'endors nos lèvres unies

Bientôt

Si tôt

Invisibles en notre nuit

Tu t'endors et tu nous oublies

J'étais prêt à aller la rejoindre quand j'entendis la porte d'entrée s'ouvrir d'un coup. Je ne relevais même pas le visage vers mon visiteur, j'étais bien trop triste. Je sentis deux grands bras forts me serrer contre un truc dur, sans doute un torse mais je ne saurais vous dire qui en était le propriétaire. Je vis ensuite une autre silhouète se diriger rapidement vers le corps de mon amour.

- NE LA TOUCHEZ PAS, LAISSEZ LA TRANQUILLE, ELLE EST PARTIE, ELLE M'A QUITTÉ, TOUT EST FINI criais-je en pleurant de douleur.

Jamais je n'avais eu aussi mal de toute ma vie. J'avais l'impression d'être vide, de n'être plus qu'un corps. Je voulais rejoindre la femme de ma vie le plus vite possible.

Malgré mes cris, la silhouète n'arrêtait pas ses gestes sur le corps de mon amour. Je voulais aller l'en empêcher mais les deux gros bras me retenaient toujours et j'avais beau me débattre, rien n'y faisait. Je continuais de crier et pleurer en même temps.

- BELLAAAAA, REVIENS JE T'EN SUPPLIE, BELLAAAAAA JE T'AIME, BELLAAAAAAAAAAA

J'avais beau prononcé ses mots, lui dire que je ferais tout ce qu'elle voudra, implorer tous les dieux, elle ne revenait pas. Mon corps était tout tremblant mais je m'en fichais totalement, je continuais à appeler Bella de toutes mes forces. Puis je sentis ma vision se troubler et tout tournait autour de moi. Puis tout devint noir d'un coup.

Et voila pour ce 8ème chapitre, j'espère qu'il vous a plu ? Je sais il est très triste mais il fallait bien passer par là un jour ou l'autre. Cependant dites vous que ce n'est que l'avant dernier chapitre. Il reste encore un chapitre + un épilogue avant le point final de cette fiction.

Sinon pour les mots d'Edward, en fait ce ne sont pas réellement les siens puisqu'il s'agit de ceux de Nicola Sirkis, leader du groupe Indochine dont je suis une très grande fan. J'adore cette chanson et je trouvais qu'elle collait parfaitement à la situation, c'est pourquoi j'ai décidé de vous la mettre. Vous pourrez également voir la chanson, le lien est visible sur mon profil.

La chanson s'appelle "Comateen" écrit et composé par Nicola Sirkis et Camille Laurens.

Je vous dit à très bientôt pour le dernier chapitre et l'épilogue de cette fiction. Je vous remercie de m'avoir lu une fois de plus.

Je vous fait tout pleins d'indokiss vampirique ;)