Je laissais Jacob chez lui et rentrais directement à la maison. Charlie dormait comme un loir, preuve qu'il avait du se coucher tard.

Il était prévu que j'aille voir les Cullen demain matin, et j'appréhendais leur réaction. Ils m'avaient toujours témoigné de l'amitié du temps ou j'étais avec Edward, mais qu'en serait-il aujourd'hui. Soupirant de rage, je me jetais sur mon lit. Je savais que Jacob ne serais pas avec moi ce soir, et ça me rendais folle. J'aurais tant voulu pouvoir dormir dans ses bras, bien au chaud, protégé de tout, grâce à lui.

A sept heure, je fut réveillé par la sonnerie du téléphone. Charlie répondis vite, mais j'étais si énervée que je n'arrivais pas à me redormir. J'en profitais pour me lever et prendre une douche bien chaude. L'espace de quelques secondes, j'eu presque l'illusion d'être dans les bras de Jacob. Une fois préparé pour ma longue, longue journée, je descendais, morose, avaler ce que je pourrais.

Charlie était assis dans la cuisine, le journal déplié devant lui, une tasse de café à la main. Je le saluais en entrant.

-Désolé pour hier soir Bella, j'espère que ça ne t'a pas dérager de dormir chez les Black ?

Je fit non de la tête et sortait du placard un bol et une boite de céréale.

-Billy m'a dit que ça ne le dérangeais pas, mais je n'ai pas eu le temps de te demander si toi…

-Te fatigue pas papa, le coupais-je. Ca va, je t'assure, c'était sympa.

Si Jacob avait été là, il aurait surement lancer une vanne du genre : « c'était même mieux que sympa, où alors tu faisais semblant ». Je rougis rien que de l'imaginer. Mais très vite, mon humeur redevint morose. Je me rappelais que j'allais passé la journée loin de Jacob pour aller voir les Cullen, et Edward.

J'avais refusé qu'il m'accompagne, de peur de créer un conflit. Je connaissais assez Jacob pour savoir qu'il ne résisterais pas à l'idée d'ennuyer les Cullen. Pourtant, sa compagnie m'aurais été plus que bénéfique.

-Papa, je vais passé voir les Cullen ce matin.

Mon père haussa un sourcil.

-Et Edward ? Il n'est pas là ?

Je me stoppais net, ma cuillère à mis chemin entre mon bol et ma bouche. Pour un peu, j'aurais oublié que mon père ne savais rien des visites impromptues dans ma chambre et de ma journée avec Jacob.

-Je ne…

Je me stoppais. J'ignore pourquoi mais le dire à voix haute me mettait mal à l'aise. Comme si je n'en étais pas sur. Alors, pour une raison qui m'échappe encore, je ne fini pas ma phrase. A la place je mentis.

-Il a un job d'été.

Mon père acquiesça sans posé plus de question. Avant que j'eu fini mon bol de céréales, il se leva, m'embrassa sur le front, et fila.

Je restais un moment sans bouger dans la cuisine. J'avais l'estomac noué. Je me levais et jetais le contenu de mon bol dans l'évier. En observant mes mains, je me rendis compte que je tremblais.

Terrorisée, voilà le mot qui me décrivais le mieux. Pourtant, je n'avais jamais eu peur des Cullen. Mais à bien y réfléchir, j'avais toujours eu peur de leur regard envers moi. La façon dont j'avais quitté leur « fils » ne devait pas jouer en ma faveur.

Ma respiration était trop rapide, trop irrégulière. Je m'asseyais sur le carrelage de la cuisine pour reprendre mes esprits. La pièce semblait décidé à tourner autour de moi, et ça rendais mon estomac patraque.

Après une bonne demi heure la tête entre les genoux, je me levais en chancelant et récupérais mes clefs et mon manteau sur le crochet dans l'entrée. Dehors, je soleil tentais enfin une apparition dans le ciel. Je pris mon courage à deux main, inspirais, et fonçais. Lorsque j'avais pris une décision, je m'y tenais, coute que coute.

Le trajet jusque chez les Cullen me paru trop court. Je n'eu pas le temps d'imaginé un plan que j'étais déjà garé sur leur pelouse. J'inspirais par le nez, soufflais par la bouche, puis, sorti de ma Chevrolet.

Mon cœur battait si fort que je suis sur que tout les membres de la famille Cullen devaient m'entendre. Quelqu'un cria mon nom et je sursautais si fort que je m'en mordais la langue. En me tournant, je découvrais Jacob qui finissais de rattacher son pantalon. Il sortais de la forêt environnant le domaine des Cullen.

-Jacob, hurlais-je, tu es fou ! Qu'est-ce que tu fais là?

Pour toute réponse, il se contenta de continuer à avancer. Derière lui, deux ombre se décinèrent. Quil et Embry le suivaient, l'un sous sa forme animal, l'autre sous sa forme humain.

-Je refuse de te laisser les affronter seule.

-Jack, ils ne me feront pas de mal, mais a vous…

Quil grogna. Je me retournais vivement et apercevais Carlisle sur le perron de la villa blanche.

-Bella, que fais-tu ici ? Et avec ses jeunes gens ?

J'eu un sourire et me détendit. Jamais Carlisle ne laisserais sa famille commettre des actes qu'ils pourrais regretter.

-Bonjour Carlisle. Est-ce qu'on pourrais discuter ?

Carlisle me souris.

-Je manque a tous mes devoirs, mon enfant, pardonne moi. Je dois avouer que l'arrivée massive de trois loups-garous m'a un peu déconcentré. Voulez-vous entrer ?

-Non, répondis Jacob. Nous sommes très bien dehors. Merci.

Il se força à sourire. Il ne haïssait pas Carlisle. Le médecin l'avait soigné pendant sa convalescence éclair et l'avais traité mieux qu'il ne l'aurais du. Pour cela, Jacob respectait Carlisle.

-Bien.

En une seconde, le porche de la villa disparu sous les nouveaux arrivant.

Alice et Jasper se tenaient près des marches du perron, me saluant de la main. Esmé avait rejoint Carlisle, et se tenais à sa droite. Même Emmett et Rosalie étaient présent, près de la porte, en retrait.

-Alors, pas de bagarre ? demanda Emmett.

Rosalie lui tapa le bras pour le faire taire.

-Pardon Carlisle, de débarquer à l'improviste.

-Tu l'as dit, lança Alice. Avec ses maudits chiots, impossible de prévoir quoi que se soit.

J'eu un sourire crispé, mais continuais.

-Nous avons un problème, et, je viens vous demander de l'aide.

Esmé me lança un regard inquiet.

-Qu'y a-t-il Bella, parle, nous t'écoutons.

J'inspirais profondément. Jacob pris ma main dans la sienne. Un détail me frappa alors. Il y avait six Cullen devant la villa. Pas sept. Il en manquait un.

-Où es Edward ? demandais-je.

Carlisle se tourna vers Alice et il se fixèrent un moment. Ce fut elle qui pris la parole.

-Il est parti Bella. Au dernière nouvelle, il était à la frontière de l'Alaska pour rejoindre le Clan de Denali.

Je soupirais doucement. J'avais au moins un répit.

-Carlisle, notre problème n'est pas imminent, ou du moins, nous ne le savons pas.

Il me fixa avec intérêt.

-Notre problème, c'est les Volturi.

Il écarquilla les yeux, signe qu'il avait lui aussi oublié se détail italien. Il resta une seconde sans rien dire puis se tourna vers Alice.

-Je e les vois pas dans l'immédiat, mais ils viendrons un jour, c'est sur.

-Bella, dit Carlisle en se tournant vers moi. Je comprend ton inquiétude, mais pourquoi venir nous voir nous ?

IL avait visé juste. C'était LA question à cent mille dollars.

-J'ai peur que le jour où ils se décideront à venir, ils exterminent la meute avec moi.

-Et qu'est-ce que cela peu bien nous faire ?

Rosalie s'écarta d'Emmett.

-En quoi cela serait-il notre problème ? continua-t-elle.

-Rosalie, tenta Carlisle.

-Non. Elle a plaquer Edward, elle n'a plus rien à voir avec nous.

-Rosalie !

Carlisle avait monté le ton.

-Bella est un membre de notre famille depuis qu'elle est avec Edward, et même sans lui, elle reste un membre de notre famille. Nous ne l'abandonnerons pas.

Alice vint se placer près de Carlisle, Jasper sur ses talons. Rosalie émit un grognement et fila à l'intérieur. Emmett soupira, me fit un clin d'œil et la suivit sans un mot.

-Bien, dit enfin Carlisle. En quoi pouvons nous t'être utile Bella ?

-Vous nous aiderez ? demanda Jacob, abasourdi.

-Bien sur, pourquoi ne vous aiderions nous pas?

Jacob ne répondis pas. Il se contenta de se placer dans mon dos, son torse collé à mes omoplates. Il fit passé sa main sur mon ventre et resta ainsi, sa tête posé sur la mienne.

-Carlisle, j'ai besoin que vous m'aidiez à développer mon don.