Dolores Ombrage portait toujours son tailleur rose bonbon porte-bonheur lorsqu'elle était envoyée en mission par la Gazette People pour couvrir un juteux potin avant tous les autres tabloïd. Et là, en l'occurrence, ce tas de tissu taillé sur-mesure avait tout intérêt à lui porter chance car la tâche qui lui avait été instituée par ses employeurs relevait d'être l'une des plus importantes de toute sa carrière. Couvrir le séjour de Draco Malfoy et Hermione Granger à Hawaii, jour par jour, heure par heure, minute par minute, à l'affût du premier scoop à diffuser en exclusivité mondiale. Pour ce faire, la Gazette lui avait même offert le voyage tout frais payé pour Honolulu avec chambre d'hôtel 4 étoiles et véhicules de fonction. Alors elle se devait de leur pondre un reportage plus parfait que la perfection même.

Quitte à inventer des scoops, au besoin.


La caméra bougea dans tous les sens avant de se stabiliser sur le nez – ou, plus exactement, la narine gauche – de Dolores.

« Ca y est ? C'est cadré ? » demanda-t-elle pour la treizième fois.

« Trois petites secondes et ce sera bon... » répondit doucement Marie-Séraphine en tripotant tous les boutons du cadran électronique, un peu à l'aveuglette.

« Par tous les Saints du Paradis, qu'ai-je fait pour hériter d'un tel fardeau humain le jour de mon plus important reportage... » soupira Dolores en se massant le front – pas trop fort non plus car elle venait de s'y faire deux piqûres de Botox pour faire disparaître ses rides du Lion.

« ...j'y suis presque... »

« Marie-Séraphine, je vous jure que si vous nous faites rater la sortie d'aéroport de Draco Malfoy et sa copine, je vous fait manger vos lunettes d'hypermétropes en bouillie et à la petite cuillère. »

« Je fais du mieux que je peux, Madame Ombrage . » se justifia doucement la cameraman amateure.

« Et moi je fais du mieux que je peux pour ne pas perdre mon calme mais quoi de plus difficile face à un tel handICAP A UTILISER CORRECTEMENT UN FOUTU CAMESCOPE, A CROIRE QUE VOUS N'ÊTES MÊME PAS QUALIFI... oh oh oh, Dolores, oh oh oh, calme-toi, pense à ta tension, oh oh oh... » se ressaisit-elle d'une petite voix suraiguë.

Ombrage farfouilla dans son sac à main en moumoute rose fushia comme si sa vie en dépendait et en ressortit une large plume d'environ vingt centimètres – inutile de préciser sa couleur – qu'elle se passa sur la joue puis sur le revers de la main tout en fermant les yeux. Glissant la plume sur le long de sa nuque, la journaliste fut prise d'un frisson s'apparentant plus à un électrochoc qui remua son corps des pieds à la tête et elle rouvrit lentement les yeux avec un sourire béat, comme ayant atteint le nirvana suprême.

« Bien, Marie-Séraphine, prévenez-moi lorsque vous serez prête. » chantonna-t-elle d'une voix toute de miel et de sucre.

« ...juste une toute petite seconde... »

Dolores observa autour d'elle avec un émerveillement nouveau à la limite de la stupidité.

Elles se trouvaient actuellement aux portes de l'aéroport d'Honolulu, lieu où le couple n'allait pas tarder à faire son apparition. Paparazzis et fans étaient au rendez-vous, pour ne rien changer, et Dolores avait dû camper dans les cinq heures du matin pour obtenir la parfaite place qu'elle avait maintenant. Pas trop près des portes pour se faire éjecter par les gardes du corps mais juste assez proche pour que la caméra ne puisse rater aucun petit détail et qu'il leur soit possible d'enfourcher la moto sans problème. Ah ? On ne vous a pas touché un mot à propos de la moto ? Vous en entendrez parler bien vite, croyez-moi.

Soudain, les portes s'entrouvrirent pour laisser passer une flopée de voyageurs. Ombrage retrouva son alter-ego hystérique à la seconde.

« MARIE-SERAPHINE ! ILS ARRIVENT ! » hurla-t-elle, à l'image de la foule qui se déchaînait chaque fois que les portes étaient actionnées mais se calmait immédiatement en voyant qu'il ne s'agissait pas de ceux attendus.

« ...ça y est...ça y est ! » s'exclama doucement la cameraman en se replaçant derrière l'appareil.

Dolores passa sa main sur son tailleur puis tapota ses cheveux à gauche et à droite, tout en se mirant à l'aide du mur vitrée de l'aéroport. Soudain, ses yeux quittèrent son reflet pour s'intéresser à ce qu'il se passait à l'intérieur et elle poussa un couinement.

« ILS SONT LA ! VIIIITE ! CA TOURNE ! CA TOURNE ! »

Marie-Séraphine appuya en urgence sur le bouton d'enregistrement et fit le décompte avec ces doigts tandis que Dolores dégainait son micro enveloppé dans une petite housse en laine rose pâle, une petite tête de panda brodée dessus.

« Trois...deux...un...Action ! » fit doucement Marie-Séraphine tandis qu'Ombrage prenait une grande, une très grande inspiration.

Et un conseil, accrochez-vous.

« Bienvenueàtousetmercid'êtretousaussifidèleàlaGazett ePeopleAujourd'huinousnoustrouvonsendirectd esportesdel'aéroportdeHonoluluqueDracoMa lfoyetHermioneGrangernevontp astarderàfranchD'AILLEURSLESVOILAILSSONTLAILS VIENNENTJUSTED'APPARAÎTRELAFOULEESTENDELIRE COMMEVOUSPOUVEZLEVOIRMARIESE RAPHINEZOOMEZZOOOOOOOOOMEZ ! ! »

La jeune femme obtempéra immédiatement et fit un focus sur le couple qui venait d'apparaître. Deux grands grands colosses de gardes du corps les précédaient et hurlaient à la foule de faire place immédiatement si elle ne voulait pas qu'ils s'en chargent eux-même.

« NouspouvonsvoirDracoMalfoyqu iouvrelamarchedevantsapetite amieAlorshabillementàlafoisd écontractéetchicpourDracocom metoujoursàsavoirRayBannoire sremontéesurlehautdesoncrâne pullAsosdemêmecoloriLevi'sbleuoutremertrèslégèrementd élavéetbootscloutéesZadigEtV oltairel'héritiertojoursàlapointedela modeIladresseunsalutàlafoule quifaittriplerl'étatdefoliedanslaquelleelles etrouvemaisiln'apasvraimentletempsderestere tçaonpeutlecomprendreétantdo nnéqu'ilestconviéaumariagedesonfrè requiacommencédepuisplusd'uneheureMaisbonjesuissûrequ'HugoluipardonnerasonretardOn peuttoutpardonneràDracoMalfo y ! »

Dolores reprit sa respiration puis continua.

« EeeeetvoiciHermioneGrangerqu ilesuitjustederrièreSanouvel lepetiteamieendateavecquiles chosesontl'airdeplutôtbienmarchercarcel avafaireunmoisetdemiqu'ilssontensembleHermioneGrang erquiaétéaucoeurd'unepolémiquepasplustardqu'hierpolémiquelancéeparHarryP otterquantaubaiserqu'elleauraitéchangéavecl'écrivainThéodoreNottlorsdesa séancededédicaceCequin'apaseul'airdetroublerDracoplusqueçaé tantdonnéleursmainsentrelacé esZOOMEZMARIE-SERAPHINEZOOMEZcommedevraisp etitsamoureuxc'enestpresqu'attendrissantLefanclubdeDrac oparcontren'a ... »

Ombrage sortit une bouteille d'eau minérale de son sac qu'elle vida à moitié puis repartit à l'attaque.

« LefanclubdeDracodisaisjen'apasl'aird'avoiracceptéHermioneentantqu enouvellecompagnedeMalfoyàen croirelesvilainsmotsquej'entendsfuseràsonencontreMais cettedernièreal'airdenepasenfairecasetsuitDr acojusquedanslamagnifiquelim ousinequilesattendsurletrott oird'enfaceOhOHMARIESERAPHINEZOOM EZquevoisjeQUEVOISJESURLANUQ UED'HERMIONEdespetitestracesroug esohlalaMarieSéraphinevousav eztoutintérêtàzoomersurlesSU ÇONSquiparsementlecoud'HermioneGrangerLesvoyezvousC espetiteszonesmarbréesJ'enconnaisquin'ontpaseuletempsdes'ennuyerpendantlevolLondresHa waiiPasdutoutmême ! »

Un mouvement commençait à se créer dans l'assistance tandis que le dernier garde du corps escortant Hermione fermait sa portière. La foule ainsi que les paparazzis s'étaient apparemment mis en tête de les poursuivre derrière la limousine.

« Lesvoiciquirepartentendirect iondelalcathédrâled'Honoluluoùl'uniond'HugoMalfoyetdeDaphnéGreengra ssseraprononcéePeutêtrequ'enlessuivantnousallonsréussi ràobtenirunpetitmotducoupleM ARIESERAPHINEDEMARREZLAMOTO ! »

La pauvre assistante se dépatouilla pour glisser doucement la clé dans le contact du bolide appuyé contre la rambarde du trottoir tout en continuant de filmer la limousine. Aussi vive comme l'éclair, aussi agile que la gazelle, Dolores sauta sur l'engin, juste après avoir pris soin de retrousser la jupe de son tailleur. Marie-Séraphine eut tout juste le temps de se hisser sur le petit bout de siège arrière qu'il restait, profitant que Dolores enfonçait son casque sur sa tête, avant que le moteur ne se mette à rugir puissamment et que le véhicule ne fende dangereusement la foule agglutinée devant l'entrée de l'aéroport.

S'engagea une sorte de course-poursuite entre la limousine qui sillonnait les routes hawaïenne bordées de palmiers et la moto pétaradant à ses trousses, Ombrage en selle, la main toujours greffée à son micro, son assistante ayant de plus en plus de mal à filmer la route à l'arrière. La voiture escortant les Granger-Malfoy, s'étant rendue compte de la présence non-désirée quelques mètres derrière elle, commença à accélérer. Qu'à cela ne tienne, Dolores appuya elle-aussi sur le champignon et se baissa en avant pour mieux poursuivre la limousine. Retenons bien que dans tout cela, notre journaliste ne lâchait pas son micro une seule seconde et commentait en direct son périple sansprendrelapeinedereprendr euneseulefoissonsouffle. La limousine accéléra encore, passant la barre des cent-trente km/h, défiant Ombrage de persévérer dans sa quête de potins. Défi que cette-dernière releva sans une seule once d'hésitation, au plus grand déplaisir de Marie-Séraphine qui, chargée de sa caméra à l'arrière, était à deux doigts d'éclater doucement en sanglots et de se jeter doucement hors du véhicule. Soudain...

« Iiiiiiiiiiirk ! »

...la limo s'arrêta d'un seul coup, sans crier gare, forçant Ombrage à changer de trajectoire au dernier moment. Elle se dirigea ainsi en hurlant vers la bordure de route, fut éjectée de sa moto et se retrouva les quatre fers en l'air contre l'un des palmiers ornant le chemin, son casque la sauvant de justesse d'un traumatisme crânien des plus violents. Ne parlons de Marie-Séraphine qui, elle, avait roulé, roulé, roulé dans le fossé pour atterrir doucement Dieu seul sait où, Dieu seul sait comment et Dieu seul s'en soucie.

Sa tache accomplie, la Mercedes noire à rallonge put ainsi reprendre tranquillement sa route.


« Est-on réellement obligés d'y aller ? » soupira Hermione en se massant les tempes.

Tant d'heures de vol lui avait donné un coriace mal de crâne. Allongée sur la banquette perpendiculaire – toujours – à celle sur laquelle Draco était affalé, elle agonisait en silence tandis que son partenaire en crime ne lâchait pas son portable.

A croire qu'ils se fichaient éperdument d'être à Hawaii, l'une des plus belles îles du monde.

« Oui. » répondit pour la cent-treizième fois Draco. « On ne s'est pas ramené jusqu'ici pour tester la qualité du goudron des routes d'Honolulu. Qualité qui laisse à désirer, d'ailleurs, vu le nombre de crevasse que se prennent les roues... »

« Mais j'ai mal ! »

« Tant pis. » déclara Draco, sans pitié.

Hermione poussa une exclamation irritée tout en lui tournant le dos mais la rapidité avec laquelle elle tourna la tête amplifia l'intensité de ses maux, la faisant gémir de plus belle. Elle plaqua ses deux mains sur son front, sa figure tordue par la douleur, sa respiration laissant échapper de longues plaintes continues. Draco leva lentement les yeux de son portable.

« Tu pleures ? » demanda-t-il.

Hermione ne lui répondit pas, trop occupée à canaliser comme elle le pouvait son mal de tête. Draco soupira alors en roulant des yeux puis délaissa son iPhone sur son siège.

« Lève-toi. »

« 'e 'eux 'as. »

« Et en allemand, qu'est-ce que ça donne ? »

Hermione fit un effort surhumain pour décaler sa tête du dossier en cuir de sa banquette.

« JE PEUX PAS. »

« Mais si, tu peux. » répliqua Draco, prenant son incapacité à bouger pour du caprice. « Allez. Lève-toi. Je vais soigner ton mal de tête en deux secondes. »

« En fourrant ta langue dans ma bouche à m'en étouffer toutes les voies respiratoires ? » ricana Hermione. « Non merci. Je préfère encore souffrir en silence. »

« Ne m'embrasse pas dans le cou ! » la parodia Draco d'une voix haut-perchée, alliant une gestuelle de diva à ses paroles.

« Tais-toi... » soupira Hermione en rosissant légèrement.

Draco frappa des mains dans un bruit sec que la boîte crânienne d'Hermione n'apprécia que très peu.

« Lève-toi, Granger. » lui ordonna-t-il en se redressant.

« 'ai 'oi 'an 'il ! »

« Bon, à défaut de ne pas avoir de décodeur option langues étrangères... »

Et Hermione ne vit rien venir lorsque Draco passa son bras gauche sur son dos, le droit au niveau de ses rotules pour la soulever comme un jeune marié porterait sa douce dans leur chambre de lune de miel. Bon, avec la douceur en moins par contre.

« Mais...qu'est-ce... repose-moi tout de suite ! » tempêta Hermione en battant désespérément des jambes à défaut de ne pas pouvoir bouger la moindre petite parcelle Nord de son corps de peur que sa tête n'explose.

« Tu me remercieras plus tard, crois-moi. »

Il la posa à même le sol en moquette de la limousine et l'étudiante affaissa mollement contre le siège d'à côté en geignant.

« Non, non, non. Tiens-toi droite. » la reprit Draco qui s'asseyait en tailleur en face d'elle.

Hermione soupira de lassitude mais obtempéra au ralenti.

« Regarde-moi dans les yeux. »

« J'en ai marre que tu me parles à l'impératif. »

« Pourrais-tu, s'il te plaît, me regarder dans les yeux ? » reformula Draco en exagérant son ton de voix.

« Voilà qui est un peu mieux. »

Hermione releva paresseusement ses yeux et rencontra ceux azur de l'héritier. Ce-dernier se craquait les doigts comme si la tache qu'il s'apprêtait à exécuter était des plus périlleuses.

« Tu comptes me broyer le crâne ? » s'enquit-elle alors que les mains de Draco se posait de part et d'autre de sa tête.

« J'ai les doigts bien trop délicats pour ça. » répondit-il avec un petit rictus.

« Hmm...On comprend mieux pourquoi ils ont été au goût de Rafaelo. »

« De plus en plus mauvaise, cette Hermione alors... L'élève dépasserait presque le maître. » se réjouit Draco, un sourire mauvais aux lèvres.

« Et ce serait toi, ce 'maître' ? »

« Qui d'autre ? »

« Tss... » secoua la tête Hermione.

On ne changeait pas un Malfoy.

« Bon. Alors tout ce que je te demande de faire...c'est de faire tout ce que je te demanderai de faire. »

« Sinon quoi ? »

« Je te trouve un tantinet rebelle pour une fille dont le crâne menace d'imploser d'une seconde à l'autre. »

Hermione ne se contenta que de hausser des épaules. Elle avait de toute façon si mal que la douleur lui bloquait toute répartie .

« Étape n°1 : vide-toi l'esprit, ne pense plus à rien – ce qui, dans ton cas, ne sera pas une tache très difficile. »

« Va te faire voir, Malfoy. »

« Je te trouve un tantinet vulgaire pour une fille dont le crâne menace d'être réduit en bouillie par mes mains d'une seconde à l'autre. »

Hermione le crucifia du regard, ce à quoi Draco répondit par un sourire Colgate Ultra Bright efficacité 24h.

« OK, plus sérieusement : essaie de ne plus penser à rien. Rien du tout. » reprit-il tout en lui massant lentement les tempes à l'aide de la combinaison de son index et de son majeur. « Concentre-toi seulement sur ma voix... »

Voix qui n'était à présent plus qu'un murmure.

« Ne te concentre que sur ma voix. » continua-t-il, ne la quittant pas du regard une seule seconde. « Rien que sur ma voix. »

Il fronça des sourcils et Hermione assista au phénomène le plus surnaturel que la Nature n'ait jamais créé. Le bleu océanique des iris de Draco se voilèrent progressivement tandis que son regard gagnait en intensité et semblait transpercer Hermione. L'océan entourant ses pupilles commença à s'agiter, s'agiter, comme sous l'influence de deux courants contraires et le bleu limpide de l'eau commença à graduellement s'assombrir, tendant vers des teintes plus foncées, plus profondes. Bientôt, la palette de couleur composant ses iris ne contenait plus aucune trace de bleu ses yeux brillaient à présent d'une lueur métallique.

« Rien que sur ma voix... » répéta Draco d'une voix presque hypnotique.

Mais ce n'était pas sa voix qui exerçait une hypnose sur Hermione. C'était ses yeux. Elle se perdit littéralement dedans, fascinée par leur capacité à muer d'une couleur à une autre. Sans même se rendre compte, elle s'enlisa dans cette mer aux reflets grisâtre. Et elle oublia, petit à petit, ses pieds. Perdit la conscience de ses jambes. De ses cuisses. Elle ne ressentit plus la présence de ses bras. Ni celle de son torse. Et, enfin, sa tête. Ne restait plus que ses yeux, totalement noyés, happés dans ceux de Draco. Hermione ne sentit même pas ses doigts se déplacer lentement de ses tempes jusqu'à sa nuque pour lui masser l'arrière du crâne, au niveau de la naissance de son cou. Et ce fut comme un réflexe corporel dès qu'il recommença à la masser, elle rejeta automatiquement sa tête en arrière, tandis qu'un frisson dévalait sa colonne vertébrale. Et la main de Draco travaillait toujours au bas de sa tête avec régularité, par petits cercles. Hermione était en état de semi-conscience. Elle entrouvrit lentement la bouche tandis que ses paupières commençaient à s'alourdir, s'alourdir, s'alourdir. Lentement. Sûrement. Elle ne distingua bientôt plus qu'un très faible rayon lumineux flou et puis ce fut le noir total.

« Fini. »

Dans un sursaut, Hermione se réveilla, sortant de son état de torpeur. Elle regarda tout autour d'elle, hébétée, et ses yeux se posèrent sur Draco, allongé tranquillement sur la banquette qu'elle occupait précédemment. Ce-dernier tourna la tête vers elle, un insupportable sourire narquois aux lèvres.

« Alors, ce mal de tête ? » demanda-t-il sur un ton léger.

Hermione porta la main à son front. Elle ne sentait plus rien. Ni douleur, ni tiraillement, ni tourni. Plus rien du tout.

« J'ai...je... » ne put-elle que répondre, estomaquée.

« C'était gratuit pour cette fois mais sache que la prochaine séance te sera facturée. » l'informa-t-il en faisant défiler nonchalamment sa page Twitter.

Hermione resta bouche bée une bonne poignée de secondes, sincèrement étonnée. Comment avait-il fait, bon sang ? Elle ne ressentait plus rien ! Sans s'en rendre compte, elle pensa à haute voix ses deux dernières phrases, faisant s'élargir le sourire déjà insoutenable qui flottait sur la figure de l'héritier.

« Un vrai magicien ne révèle jamais ses tours, Hermione Granger. »


« Plus haut, plus haut Marie-Séraphine ! » siffla Dolores.

L'assistante leva doucement son pouce en l'air. Elles marchaient depuis voilà quinze bonnes minutes le long de la route sur laquelle elles avaient échoué en faisant de l'autostop. La moto ne démarrant plus, Ombrage l'avait laissé dans le fossé après lui avoir administré un coup de pied. Coup de pied qui n'avait eu pour seule conséquence de lui tordre la cheville au troisième degré, l'empêchant définitivement de fouler le sol pendant trois mois, au minimum.

« Plus vite, plus vite Marie-Séraphine ! » hurla Dolores en administrant des coups de sac à mains sur la tête de la caméraman. « Ce n'est pas comme ça que l'on réussira à rattraper les Malfoy ! »

« Je fais du mieux que je peux, Mme Ombrage. » soupira doucement Marie-Séraphine en maintenant comme elle le pouvait son camescope en main tout en portant la journaliste blessée sur son dos.

Le journée s'annonçait longue. Très longue.


« Allez. »

« Non. »

« Allez... »

« Non. »

« Allez, s'il te plaît ! »

« Non. »

Draco regrettait honnêtement, sincèrement, amèrement d'avoir guérit le mal de tête d'Hermione car la voici qui revenait à la charge, plus lourdement encore, sur la question de leur présence au mariage de Daphné et Hugo.

« Mais, bon sang, pourquoi tiens-tu autant à y aller ? ! Tu aimes Daphné à ce point ? »

Draco roula des yeux.

« Ce n'est pas pour ça, Granger, cesse un instant d'être bête. Juste par principe : nous ne nous sommes pas tapé je ne sais combien de fuseaux horaires pour finalement rester à glander dans une limousine. »

« Mais puisque je te dis que l'on ne restera pas à 'glander' ! » s'époumona Hermione.

« OK ! OK. Qu'est-ce que l'on fera, dans ce cas. Dis-moi tout. »

Draco avait délaissé son portable sur la banquette et la regardait fixement, attendant qu'elle propose un meilleur plan.

« Euh, eh bien nous pourrions... » commença Hermione.

Ne s'étant pas attendue à ce qu'il abdique si vite, elle n'avait pas eu le temps de peaufiner un plan B. Elle se retourna les méninges pour leur inventer une meilleure destination mais ne trouva absolument rien.

« Faut savoir. » marmonna Draco, agacé, en se replongeant dans son jeu de sudokus.

Hermione soupira en tournant la tête de côté tandis que la limousine longeait la côte. La côte. Mais bien sûr !

« On n'a qu'à aller à la plage ! » s'exclama-t-elle soudainement.

Draco releva lentement les yeux vers sa voisine, ahurie.

« J'espère que tu rigoles... »

« Je suis tout ce qu'il y a de plus sérieuse. »

« J'espère que tu rigoles. » répéta-t-il en secouant la tête. « Tu veux qu'un troupeau de paparazzis nous tombent dessus ? ! Sans compter les touristes, les fans, tout ça ! »

« N'y a-t-il pas des gardes du corps avec nous en permanence ? »

« Bon sang, t'es totalement dingue... » soupira Draco avant de ricaner. « Pauvre petite fille innocente et inconsciente. C'est fini la vie dans l'anonymat, tu le sais ça ? Où que tu iras, tu seras suivie. Il ne faut pas que tu perdes ça de vue. »

« Je sais. » répondit-elle.

« Ah ben si tu le sais... »

Draco se remit à son jeu. Deux secondes. A la troisième, il releva la tête.

« Et puis Pansy va encore prendre ce prétexte pour m'engueuler ! »

Hermione se fit violence pour ne pas sourire devant son ton partagé. Il était tenté par l'idée.

« Ah ? Tu as peur de Pansy Parkinson, maintenant ? »

« Je n'ai pas dit ça. J'ai juste dit qu'elle prendra ce motif pour s'échauffer les cordes vocales sur mon cas, c'est tout. »

« Moi je crois plutôt que tu as la trouille. »

« Mais je n'ai pas la... »

Il s'interrompit, les yeux plissés, méfiant.

« Sache que tu ne m'auras pas, Hermione Granger. »

« Donc tu as la trouille. »

Hermione se rassit et tourna la tête vers la fenêtre, l'air faussement attristée.

« Et moi qui te croyais plus courageux...mais non. Apparemment, une simple innocente petite vir... »

« Oh et puis tu sais quoi ? »

Draco bondit sur la banquette d'en face et abattit son poing contre la vitre les séparant du chauffeur et des deux gardes du corps. Celle-ci s'abaissa immédiatement.

« Arrêtez-vous. » ordonna-t-il, ses yeux fixés sur Hermione dans un air de défi.

« Ici ? »

« Oui. Ici. »

Le chauffeur obtempéra. Hermione ne put cacher plus longtemps son sourire tandis que Draco ouvrait d'un grand coup de bras la portière.

« Après toi. » lui fit-il, une rictus ne signifiant rien de bon sur les lèvres.


Blaise se glissa sur la pointe des pieds dans la salle de projection privée et ferma le plus doucement possible la porte derrière lui. Il balaya rapidement des yeux la pièce plongée dans la pénombre relativement éclairée par le gigantesque écran ciné sur lequel Lavender Brown enchaînait de spectaculaires cascades dans un mélange de Lara Croft saupoudré d'Angelina Jolie. Les premiers rangs étaient occupés par les journalistes invités à cette avant-première et dont la tache serait ensuite d'en chanter les louanges dans toutes sortes de médias pour appâter les futurs 5 millions de spectateurs qui iront voir le film lors de la première semaine de sa sortie.

Blaise longea la troisième rangée en partant du fond de la salle en direction d'une silhouette assise seule, presque recluse, un rayon de lumière provenant de l'écran de son portable éclairant son visage. Le métis s'effondra sur le siège juste à côté en soupirant, totalement exténué.

« Rassure-toi, tu n'as absolument rien raté. » lui assura Pansy, ses yeux toujours rivés sur son iPhone.

« Ça aurait été dommage. » répondit Blaise, un brin ironique, avant de s'étirer avec la grâce d'une catcheuse allemande de la WWE. « Alors ? Ça donne quoi ce film ? »

« Tu veux un avis objectif ? »

« Comme si tu en étais capable... »

« C'est de la bouse de lapin en boîte de conserve rouillée, porteuse de tétanos et à date limite d'expiration dépassée de trois ou quatre ans, minimum. » déclara d'une traite l'attachée de presse en arrangeant distraitement sa frange.

Blaise frisa la crise d'apoplexie. Quelques regards désapprobateurs se retournèrent dans leur direction tandis qu'il agonisait de rire.

« Parkinson, tu es une telle garce. Et moi qui pensais que tu ne descendais jamais, au grand jamais tes clients. » secoua-t-il la tête en essuyant ses larmes d'hilarité.

« Lavender est adorable – quant elle se la ferme. Mais il y a un stade où je ne peux même plus mentir. Un documentaire sur l'élevage de poulets fermiers dans le Missouri détiendrait plus de répliques pertinentes que ce...ce...qu'est-ce que c'est que ça, au fait ? »

« Un blockbuster hollywoodien »

« Mmmh, tout s'explique. »

Lee Jordan apparut alors à l'écran, tout de pectoraux et de sourire ravageur vêtu, le corps dégoulinant, quelques gouttelettes sillonnant ses abdominos prononcés, une simple serviette blanche attachée au niveau de sa taille. Pour remettre un peu le décor du contexte, Lavender venait de toquer à la porte de sa chambre d'hôtel, son flingue planqué dans son dos, persuadée qu'il sympathisait en secret avec les Russes, détenteurs des plans de la nouvelle bombe atomique.

« Que me vaut la venue d'une si jolie gazelle jusqu'aux portes de mon terrier ? » la salua-t-il d'une voix niaise.

« POUAHAHAHAHAHA ! » s'étrangla de rire Pansy, totalement indifférente aux têtes scandalisées qui se tournaient dans sa direction. « Et moi qui pensait qu'on ne pouvait pas toucher le fond, on le racle là ! »

« Pouvez-vous vous taire ? Vous n'êtes pas toute seule dans ce cinéma. » siffla une journaliste du troisième rang en l'irradiant du regard.

« Je ne réponds pas à une païenne qui ose porter du Galliano datant de la saison automne 2003. Rien que de poser mon regard sur vous me brûlerait la fovéa. »

« Mais...c'est...j'ai...je ne vous autorise pas à me parler sur c... » bredouilla la journaliste, cramoisie.

« Oh, chut. » bailla Pansy, tout en pianotant un email, ses pouces travaillant à une vitesse ahurissante sur son écran tactile. « Sinon, Zabini, comment se porte ton agence d'escrocs ? »

« Aussi bien que ton entreprise de potiches. » rétorqua le métis qui pliait méticuleusement son écharpe pour la poser sur le siège libre à côté de lui.

« Tu comptes toujours Charlie Weasley parmi tes fidèles, au fait ? Tu sais, celui qui s'est tatoué cet espèce de dragon hideux sur le bras... »

« Pourquoi poses-tu une question dont tu connais pertinemment la réponse, Parkinson ? »

« Comme ça. Ça m'amuse. Bref, Miami Wynnans, que je représente depuis peu, m'a fait part du fait qu'elle voulait sortir avec lui. » Pansy leva le nez de son joujou électronique. « C'est jouable ? »

Tout était si protocolaire dans le monde de la célébrité... Aucune place n'était laissée à la magie du hasard et de la spontanéité. Le coup de foudre était en soi-même une illusion commerciale. Lorsqu'une star voulait en fréquenter une autre, le rapprochement se faisait par l'intermédiaire de leurs agents respectifs. Ceux-ci mettaient alors tout en œuvre pour organiser les dessous d'une relation montée de toutes pièces qui passerait, aux yeux du monde et des tabloïds, comme LE couple du moment.

Superficialité, quand tu nous tiens...

« Miami Wynnans est dépourvue de toute matière grise. »

« Oui, bon, il est vrai qu'elle n'a pas inventé l'eau chaude, mais ! » Pansy déploya son index en l'air « elle est jolie. »

« Aussi jolie qu'une paire de prothèses en silicone. »

« Qu'est-ce que tu peux être archaïque, mon pauvre Blaise ! Qui, de nos jours, peut affirmer ne s'être fait retoucher le corps que par Photoshop ? »

« Quoi ? Tu y es passée aussi ? ! »

« Il ne s'agit pas de moi. » éluda froidement Pansy avant de secouer son cellulaire portatif en l'air. « Oui ou non, donc? Je dois donner une réponse à l'agent de Miami ce soir. Le but étant qu'elle s'affiche avec son tout nouvel accessoire ce week-end. »

L'afro-britannique haussa des épaules. A l'écran, Lavender et Lee se dévoraient mutuellement la bouche avec suppléments bave, bruits de succions et halètements de petits chiots asthmatiques.

« ...Mouais. Je ne suis pas sûr que le nouvel accessoire soit particulièrement ravi d'avoir à se coltiner un Prix Nobel de la science pendant plusieurs semaines, par contre. »

« Ce n'est pas non plus comme si les Weasley explosaient le quota niveau QI. Entre une Ginevra présidente des lycéennes en voie de dévergondage, un Ronald loser dans tout ce qu'il entreprend et un Percy aussi coincé que benêt, c'est à se demander si le fait d'être roux y a été pour quelque chose. »

« Fred et Georges s'en sortent pourtant très bien dans leurs rôles de bourreau des c... » s'interrompit-il lorsqu'un concert de sonneries provenant des différents portables des occupants de la salle se mit à retentir, celui de Pansy vibrant lui aussi fiévreusement entre ses mains.

En moins de dix secondes, la pièce toute entière se désintéressa totalement de Lavender et Lee qui passaient des embrassades aux fusillades à l'écran pour parcourir avidement le nouvel article des Petits Potins de Potter.

« Tuez-moi. » souffla Pansy en ne lisant que le début de la page.

Masochiste, ses yeux verts continuèrent cependant de parcourir la suite du paragraphe pour s'attaquer au suivant.

« Enterrez-moi. » hyperventila-t-elle presque en posant la main sur son cœur.

Mais elle persévéra coûte que coûte dans sa lecture même si sa figure perdait de plus en plus de ses couleurs. A côté d'elle, Blaise, qui lisait le même article, étouffa de peu un juron. Arrivant au bas de la page, Pansy lâcha brutalement son portable au sol, en état de choc.

« Incinérez-moi ! »


Ce fut à dos de poney que Dolores Ombrage et Marie-Séraphine atteignirent la cathédrale d'Honolulu. Cahin-caha sur le dos de l'animal – qu'elles avaient d'ailleurs trouvé en bordure de route mais, au moment de l'enfourcher, il s'était avéré que le poney avait un propriétaire, propriétaire que Dolores et sa cameraman ligotèrent à l'aide des lacets de sandales de Marie-Séraphine juste après que le paysan à qui appartenait le poney en question ait tenté de tirer de toutes ses forces sur la jupe de tailleur de Dolores... longue histoire – les deux reporters éreintées, transpirantes et décoiffées poussèrent presque des exclamations de joie en entrevoyant le toit en architecture gothique de l'édifice dans lequel devait se dérouler le mariage Malfoyen. Elles furent néanmoins nettement moins joyeuses lorsqu'elles aperçurent le protocole policier déployé par cinquantaine tout autour de l'église.

Et Dolores vit rouge. Rouge feu.

Elle fronça des sourcils, les narines fumantes, ses yeux se transformant en lunettes à cibles pour mitraillettes. Il lui fallait un scoop, coûte que coûte. Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, qu'il tremble, qu'il gêle. Hors de question qu'elle rentre bredouille à la Gazette. Hors. De. Question. Elle savait que Draco Malfoy et sa copine étaient à l'intérieur de ces murs. Et il lui fallait un scoop. [Ndla : Ce qui va suivre est totalement invraisemblable, je vous l'accorde. Mais bon. Il est permis de s'amuser, hihi.]

Elle fit alors claquer de toutes ses forces ses jambes contre le flanc de l'animal en hurlant à la volée :

« Huuu ! Huuuu dada ! »

Le poney se mit alors à galoper avec l'agilité et la vigueur d'un Pur Sang Arabe, fonçant tant et si bien sur la barrière de policiers que ceux-ci durent s'écarter, tenant à garder la vie sauve. Le premier obstacle passé sembla démultiplier la fugacité du petit poney qui redoubla de vitesse. Comme doté des sandales ailées d'Athéna, la bête projeta gracieusement ses jambes en avant et gravit l'escalier en pierre menant au parvis en voûte de l'entrée de la cathédrale sans aucune difficulté.

Ni une, ni deux, la journaliste empoigna son sac à main et le balança de toutes ses forces pile dans l'entrebâillement des deux portes qui s'entrouvrirent dans un grincement.

Et Dolores voyait toujours rouge. Un scoop. Il lui fallait un scoop.

Vous auriez toutes les bonnes raisons de croire qu'en voyant, à la porte de l'église, une quarantenaire en costume rose bonbon pelucheux, un brushing bouclé totalement tombé à plat, perché de surcroît sur un poney gris, une cameraman maigrichonne à l'arrière, Daphné Greengrass eut toutes les raisons de tomber en syncope. De mourir quatre fois.

Mais non. Elle fit bien mieux.

La figure blême, les jambes flageolantes sous sa robe Valentino immaculée, la future mariée s'appuya en urgence contre les épaules de son fiancé avec un équilibre très précaire, sujette à de violentes sueurs froides. Puis, penchant soudainement la tête vers le sol comme si elle allait tourner de l'œil, Daphné rendit tout le contenu de son estomac sur le smoking noir impeccable de Hugo.

Et vive les mariés.


Alors voilà : je suis une Prépa avec des cours intensifs qui ne me permettent pas tellement d'avoir de loisirs à côté. J'ai un concours en Mars et je n'ai pas d'autres alternatives que de le réussir. Donc – et vous l'aurez bien deviné – mes posts vont se réduire considérablement. Je n'irai pas jusqu'à dire que je ne posterai plus rien du tout jusque milieu Mars...mais quand même. J'écrirai cependant les prochains chapitres au compte-goutte, que ce soit pour « Le Contrat » comme pour mes autres fanfics, ce qui fait qu'ils seront prêts à l'avance.

Voilà...désolée d'avance...

MAIS ! Je ne vous laisse pas totalement orphelins. Mon profil ainsi que ses histoires sont à votre entière disposition. « L'As de Pic », « PS : Meurs, et dans les plus brefs délais », « Nine », « Le Goût Du Chlore », « Say Baby, Can I Be Your Slave », ou même « The Black Swan Obsession »... servez-vous, c'est gratuit.

N'hésitez pas à me parler par messages FF, je répondrai. Même chose sur Twitter. Facebook... vous l'avez pas :p Oui, donc, tout ça pour dire que si vous voulez hablar conmigo, je suis totalement disponible à ce niveau. N'hésitez pas. Je me mords pas, encore une fois.

Ce n'est donc qu'un aurevoir :')

Xoxo,

IACB.

PS : Ah bon, vous me voyez à peu près tous rousse... c'est intéressant. A côté de la plaque mais intéressant.

PS2 : Je n'ai pas le temps de répondre aux reviews, mea culpa ! Mais je les lis toutes, sans exception. En fait, pour être honnête avec vous, je suis crevée comme pas possible. Si vous voyiez mes cernes en ce moment, Madre de Dios, je ferais peur à mon propre reflet. Bref. Mais je tenais une fois encore à vous remercier ! Vous êtes des lecteurs géniaux, franchement, la réceptivité dont vous faites preuve m'étonnera toujours. Yé vous aime, hihi. (Petit quart d'heure de starlette à ses fans) Non mais je le pense vraiment.

PS3 : Quel(s) perso(s) aimeriez-vous voir plus souvent ?

Kiss kiss à tous !

A très bientôt, et j'ai plutôt intérêt à vous manquer.

Laetitia.