Tout d'abord j'aimerai ceux qui m'ont permis de dépasser les 150 reviews ! Comme promis voici mon chapitre, il fait exactement 6 541 mots ! Soit 15 pages Word en taille de police 11… d'accord tout le monde s'en fiche, mais bon… J'espère que vous comprendrez tout dans ce chapitre, parce qu'il est un peu compliqué ! Alors n'hésitez pas à me le dire si quelque chose n'est pas compréhensible pour que je m'arrange pour mieux l'intégrer dans le chapitre suivant !
Voilà je n'ai plus grand-chose à vous dire ! Si ce n'est merci pour toute cette attention et bonne lecture !
PS :Je suis sur un projet de coécriture avec Fabiola, connue aussi sous le nom de Dairy22, ce sera un Draco/Luna. J'espère qu'il vous plaira. Je vous tiendrais au courant !
PS2 : Je tenais à vous informer que je viens d'apprendre que j'ai validé ma première année de licence de mathématiques. J'en suis très heureuse et c'est pour cela que je poste ce chapitre aujourd'hui plutôt que demain.
PS3 : Dans les autres grandes nouvelles sur ma vie, je vais reprendre le basket en septembre prochain. Un sport que j'ai pratiqué pendant 10 ans mais que j'avais mis entre parenthèse cette année pour raisons privée. Donc me voici toute heureuse !
VIVRE PAR PROCURATION :
Chapitre 10.
Draco était assis dans un fauteuil de cuir marron foncé, il avait fermé les yeux et pinçait l'arrête de son nez entre son index et son pouce. Par où commencer ? Hermione, était restée immobile dans le grand canapé juste en face du jeune homme, l'atmosphère devint lourde et elle se sentait tendue mais elle avait peur que le moindre geste ne brise la concentration du Serpentard.
-Est-ce que tu connais les grandes lignes des principes d'éducation chez les Sang-purs ? La voix de Draco était roque. Hermione sursauta mais s'empressa tout de même de répondre.
-J'ai lu quelques livres dessus. Je sais par exemple qu'un enfant est présenté officiellement lors d'une grande réception le jour de ses sept ans. Je crois que c'est pour éviter que des Cracmols ne soient reconnus comme héritiers.
-Oui, et puis il est très mal vu d'avoir plusieurs enfants, alors si l'enfant est de faible consistance, il arrive souvent qu'il disparaisse. Cela permet de n'avoir qu'un enfant digne de poursuivre la lignée.
Draco vit la grimace de dégoût d'Hermione.
-Le problème qui s'est posé à ma naissance c'est que je n'étais pas seul. Ma mère a mis au monde deux fils, des jumeaux. Et tu imagines bien que mon père a refusé d'entendre quoi que ce soit à ce sujet… Hermione, ça va ? S'enquit le jeune homme.
La jeune femme était devenue blanche comme un linge et semblait sur le point de défaillir. Draco se leva et alla chercher un verre d'eau sucrée à la cuisine, il lui mit entre les mains et guetta sa réaction. Elle mit quelques secondes à remarquer le verre et à la boire puis elle retourna son attention vers son interlocuteur.
-Je suis désolée, je ne sais pas ce qui m'a prit, mais… tu as un… enfin tu es… tu n'es pas fils unique ?
-Officiellement si, à part mes parents et moi, seul Severus était au courant.
-Lélio, c'est… ton frère ? Draco acquiesça, il se sentait comme libéré d'un poids.
-Comme il ne pouvait pas dire qu'il avait deux fils, il a attendu le jour de nos sept ans et fit choix. Il se porta sur moi. La raison ne te regarde pas, ajouta-t-il en voyant Hermione sur le point de poser une question. Lélio était censé rester au Manoir, mais un peu avant mon retour de Poudlard mon père le fit enfermer dans une des geôles du Manoir. Comme je n'étais pas censé le savoir j'ai fait comme si de rien n'était, pendant quatre ans. Puis, le Lord Noir est revenu à la vie, et m'a confié la mission que tu connais, mon frère n'a pas approuvé mais je n'avais pas le choix. Ce fut pour ma part un échec et mon père a fait disparaître Lélio.
Draco se tut, il n'osait continuer, toutes les images de son enfance lui revenaient, les courses dans les couloirs du Manoir en l'absence de son père, les heures passées à jouer tous les deux de la musique. Tous ces instants de bonheur, brisés. Draco tentait de se changer les idées mais au fond de lui une petite voix lui soufflait, que c'était Granger la responsable. Que si cette Sang-de-Bourbe n'avait pas été à Poudlard, il aurait eut les meilleurs résultats, et il aurait put appliquer le plan prévu avec Lélio, à savoir échanger leur place tous les ans.
-Draco ? Il releva un regard furieux vers la jeune fille, comment osait-elle l'appeler par son prénom, alors qu'elle était la responsable de son malheur.
-Je t'interdis de m'appeler comme ça, c'est clair Granger ? Hermione fut saisie par le changement de comportement du jeune homme. Pour conclure, il est captif quelque part sur Londres et je veux le retrouver parce que maintenant que le Sortilège Inviolable est brisé, il n'est plus en sécurité.
-Quel était précisément le sortilège ? Hermione sut au moment où elle prononçait ces mots qu'elle ait été trop loin dans ses investigations.
-Tu en sais déjà trop, Granger ! Ce que je t'ai révélé est le secret le mieux gardé de ma famille. Je ne t'en ai parlé que parce que tu menaçais d'aller voir Saint Potter. Maintenant que j'ai rempli ma part du contrat, tu te tais ! Je t'interdis de prononcer le nom de mon frère et d'en parler à qui conque. Est-ce clair ?
-Je ne t'ai jamais menacé d'en parler à Harry, c'est toi qui m'a demandé mon aide, et qui en échange m'a promis de me dire qui s'était introduit dans ma tête pour me prévenir de l'attaque.
-En attendant voilà déjà deux heures que l'on discute et je n'ai toujours rien trouvé ! Tu me fais perdre mon temps !
-Je… je suis désolée Malfoy. On ne devrait plus tarder à rentrer, Molly nous a donné trois heures, il faut vraiment qu'on rentre avant manger où ils vont s'inquiéter.
-C'est hors de question, je n'aurais jamais une autre chance d'être sur Londres non surveillé, avec mon père coincé au Manoir !
-Vous avez d'autres propriétés dans le coin ? Hermione regardait Draco, elle sentait sa panique envahir la pièce : il s'inquiétait vraiment pour son frère, comment pouvait-elle l'abandonner ?
-Non, je sais que Greyback a une maison à quelques rues d'ici, c'est là qu'il enferme les enfants de moldus qu'il a mordu mais qui ne sont pas morts, pour en faire des vrai assassins, comme lui.
-Mais s'il n'est pas au courant, ton père n'a pas put lui cacher.
-Il lui a peut-être dit, ou il a trouvé une excuse. Mais je ne vois rien d'autre.
-Bon eh bien, on y va ? Elle se leva du fauteuil, prête à partir mais Malfoy ne réagit pas.
-Malfoy ?
-On n'aura pas le temps.
-Il nous reste un peu moins d'une heure, il faut se dépêcher.
-Et comment tu expliqueras aux Weasley que tu n'as pas acheté de robe finalement et que je n'ai aucun « cadeau » pour les mariés. Non mais franchement qu'elle idée tu as eu de leur dire que je voulais acheter un cadeau ? A un membre de la famille de la belette !
-Malfoy, ils t'ont bien aidés jusque là !
-Parce que Potter l'a décidé, s'ils avaient eu le choix ils m'auraient déjà tué !
Draco s'était finalement levé pour faire face à Hermione, il se tenait maintenant entre elle et la porte de sortie.
-Malfoy, on perd du temps à se disputer pour rien.
-Je suis d'accord, alors on y va ?
-Où ça ?
-Je connais une boutique pas trop loin d'ici, à mi chemin entre cet appartement et la maison de Fenrir.
Hermione acquiesça et rejoignit le Serpentard qui était déjà arrivé à la porte d'entré.
-Tu ne va pas te perdre cette fois ci ? Demanda-t-il moqueur.
-Oh, ça va, espèce de moqueur. Il y avait du monde. Draco lui lança un sourire plus que moqueur et elle ajouta : la rue à l'air moins bondée ça devrait aller.
-Dommage.
Draco avait parlé inconsciemment, sans réfléchir et venait de se rendre compte de ce qu'il avait dit. Hermione avait déjà tourné sa tête vers lui une lueur d'intrigue dans ses yeux marron.
-Allez, il faut se dépêcher.
Il s'élança dans la rue et Hermione dût le suivre sans rien dire pour ne pas le perdre, une nouvelle fois. Cependant, des questions se bousculaient dans sa tête. Qu'est-ce que ce « Dommage » voulait dire ? Malfoy lui avait prit la main quand elle s'était perdue, se pourrait-il qu'il… Non ! C'était vraiment idiot de penser ainsi, il pensé certainement qu'il était dommage qu'elle ne se perde pas à nouveau pour qu'il en soit débarrassé. Mais alors pourquoi être venu la chercher s'il voulait la perdre en route ?
-C'est ici. Dit-il en indiquant une boutique qui, selon Hermione, était hors de ses moyens. Elle s'empressa d'en informer le jeune bond.
-Malfoy, je ne pourrais rien acheter là-dedans, c'est bien trop cher.
-Arrête Granger, c'est le seul magasin de robes à peu près potable, entre l'appart et la maison de Fenrir.
-Mais je te dis que…
-C'est moi qui paye mais dépêche toi de choisir.
Devant l'air insistant de Draco, Hermione pénétra dans la boutique, elle fut accueillie par une hôtesse à l'air stricte qui lui demanda ce qu'elle voulait. Elle suivit donc la femme dans les rayons pour chercher après sa robe tandis que Draco discuter avec un homme imposant tout vêtu de noir.
-Bonjour, je cherche à cadeau à offrir pour un mariage, c'est assez urgent et je ne connais pas le goût des mariés. Vous pouvez m'aider ?
-Oui suivez moi. Répondit l'homme.
Il proposa à Draco divers objets de décoration, tels que des vases ou des bibelots représentant des couples. Mais rien n'intéressa le jeune Serpentard. Sachant parfaitement que le magasin cachait dans son arrière boutique des objets magiques, pour y être venu plusieurs fois, il demanda à voir le propriétaire. Le dit propriétaire salua avec enthousiasme le jeune homme et lui demanda des nouvelles de Narcissa. Draco savait que sa mère achetait ici tous les objets qu'elle offrait, sa médaille de naissance aussi venait d'ici, mais l'aristocrate avait prit grand soin d'effacer le mémoire des vendeurs lors de cet achat double qui pouvait révéler leur secret.
-Je voudrais un cadeau pour un mariage. Dit-il au propriétaire qui lui indiqua l'arrière boutique.
-Dans quelle famille ? S'enquit l'homme.
-Les Weasley.
-Je croyais qu'ils étaient considérés comme des traites à leur sang maintenant ?
-Oui, mais c'est une histoire compliquée. Et puis, leur ancêtres vous ont par le passé acheter des objets bien chers que vous étiez heureux d'enfin vendre, non ?
-Bien sûr, Monsieur Malfoy. Vous en savez presque plus sur l'histoire de mon magasin que moi-même. L'homme eut un petit rire que Draco devina nerveux, il savait certainement que le Mage Noir était revenu. Le propriétaire de cette boutique était un sorcier issu d'une très ancienne famille qui fabriquait depuis toujours des objets magiques uniques.
Draco savait que cet homme connaissait beaucoup de choses sur les familles de Sang Pur, pour avoir fournit beaucoup d'objets, mais il n'avait jamais touché à la magie noire. Le jeune Malfoy ne savait pas pourquoi Tom, connus sous le pseudonyme de Voldemort, n'était jamais venu chercher cet homme de Sang Pur. En effet, le propriétaire semblait être dans une bulle au milieu de tout ces moldus. Il semblait intouchable sans que l'on sache pourquoi. Mais beaucoup de sorciers Sang-Purs prenaient la peine de se déguiser en moldu pour venir dans son magasin.
-Je sais que les Weasley ont hérités de la magnifique horloge que l'arrière grand-mère de Molly est venue m'acheter. Ce qui est formidable avec cette horloge c'est qu'elle se met à jour avec un nouveau propriétaire. Mais, elle ne doit pas être très utile en ces temps dangereux.
Draco acquiesça.
-Lequel des fils, se marie ?
-Je crois que son nom est Bill.
-Hum, un garçon très sérieux, soucieux certainement de la sécurité de sa chère et tendre. J'ai peut-être ce qu'il vous faut. L'homme emmena Draco un peu plus profondément dans l'arrière boutique. Voici plusieurs années, en fait depuis la venue de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom la toute première fois, j'ai cherché à améliorer l'horloge dont nous venons de parler. Et je suis arrivé à un résultat plus que satisfaisant.
Il présenta à Draco une montre à gousset en or.
-Je cherchais à faire un format que l'on puisse emporter partout. Mais j'ai eu aussi l'idée de camoufler ses pouvoirs. Tenez. Il tendit l'objet à Draco.
Trois magnifiques aiguilles d'argent couraient le long du cadran, indiquant… l'heure ?
-Je ne comprends pas, dit-il au vendeur.
-Eh bien, mon cher cette montre indique l'heure comme n'importe quelle montre mais si l'on soulève le verre qui protège les aiguilles.
Draco s'exécuta et les aiguilles d'affolèrent pour chercher leur destinations parmi des termes tels que « en grave danger » ou « en sécurité », mais il y avait aussi des lieus connus tels que « sur le chemin de traverse » ou « au chaudron baveur » ou encore « à Poudlard », finalement une troisième catégorie ne comprenait que deux possibilités : « moldu » ou « sorcier ».
-Je vous explique, cette montre ne peut indiquer l'état que d'une seule personne, mais les trois aiguilles permettent de savoir précisément où est la personne, si elle est danger, ou non, et dans le cas où il y a danger, s'il est d'origine moldu ou sorcière. Il y a trois ans, une sorcière a été assassinée par un meurtrier en série, un moldu. Je me suis dit que cette fonction pourrait être ajoutée à ma montre. Lorsque l'on referme le verre, un sortilège permet de cacher le vrai pouvoir des aiguilles et indique l'heure, ainsi cette montre semble tout à fait normale. N'est-ce pas magnifique ?
-C'est un objet fantastique. Je crois qu'il leur plaira.
-Qui voulez-vous lier à cette montre ?
-Fleur Delacourt.
-Oh, Bill Weasley va épouser Fleur ? Je connaissais le grand père de cette jeune fille. Les Delacourt et moi étions très proches. Souhaitez-lui tous mes vœux de bonheur.
L'homme se retira quelques instants pour ensorceler la montre et la lier à Fleur Delacourt. Puis il l'emballa dans un petit coffret de cuir avant de la donner à Malfoy.
-Je suppose que vous réglez en argent sorcier.
-Oui, mais il faudra aussi ajouter les deux robes que la jeune fille qui m'accompagne va acheter.
-D'ailleurs, je n'ai pas l'impression de la connaître. Qui est-ce ?
-Ca ne vous regarde pas. J'aimerais aussi savoir si vous avez de quoi offrir pour une naissance.
-Une naissance, par les temps qui courent ? J'ai peut être. Qui est l'heureuse mère ?
-Ma cousine, Nymphadora.
-Celle dont la mère fut déshéritée ? Vous avez de drôles de fréquentations ces temps-ci monsieur Malfoy.
-Je sais que vous n'êtes pas attaché aux Mangemorts et j'ose espérer pouvoir compter sur votre discrétion.
-Bien sûr, monsieur Malfoy. Je serai muet comme une tombe. Pour ce qui est du cadeau, j'ai des langes magiques qui protègent des agressions.
-Non, ça ne m'intéresse pas.
-J'ai aussi toute une collection de médailles qui protègent des loups garou, dans une certaine mesure.
-Sachant que le père est Rémus Lupin, ce serait mal vu.
-En effet, mais dans ce cas, je sais ce qui plaira. Cette gourmette permet à celui qui la porte de contacter celui qui porte la deuxième à tout instant. Je sais que ce cadeau plaira à Monsieur Lupin car il y a quelques années, James Potter est venu dans mon magasin, il était encore à Poudlard à l'époque, et il était intéressé par ces gourmettes, mais il m'a fait part de son idée de créer deux miroirs qui pourrait permettre aux propriétaires de se contacter et se voir à tout instant. Je lui ai enseigné le sortilège. J'avais quelques dettes envers cette famille, ils m'ont sauvé la vie la fois où j'étais aux prises avec un Vampire. Je suppose que James a fait part de ces miroirs à ses amis, Sirius Black, et Rémus Lupin, non ?
-Je ne sais pas, ils étaient très amis oui. Les gourmettes seront parfaites.
L'homme emballa les gourmettes de la même façon qu'il avait emballé la montre. Et Draco paya les deux objets. Puis ils rejoignirent la vendeuse qui s'occupait d'Hermione.
-Où étais-tu Malfoy ? Siffla Granger à son oreille. Elle n'arrête pas de me faire essayer des robes de toutes les formes et toutes les couleurs.
-Celle-ci est très jolie en tout cas. Dit le blond.
La robe était de couleur bleu nuit avec quelques reflets noirs, elle s'arrêtait à mi mollet et était tenue par deux fines bretelles. La particularité de cette robe était le tissu, non pas lisse mais presque « chiffonné ». De très fins plis parcouraient toute la robe lui donnant un aspect indéfinissable.
-Je prends celle-ci. Déclara Hermione à la vendeuse. Et, la robe rouge que j'ai mise de côté.
-Pour Ginny ?
-Oui, mais tu ne la verras pas, c'est une surprise. Hermione fit un grand sourire innocent au Serpentard qui sentit son cœur s'emballer, il ne comprenait pas pourquoi Granger lui faisait cet effet là.
Hermione repartit dans la cabine se rhabiller et en sortant donna la robe à la vendeuse pour qu'elle fasse un paquet. Draco glissa discrètement dans la main du propriétaire la somme nécessaire aux deux robes et prit congé de l'homme.
Quand il reporta son attention que la jeune fille qui lui tournait le dos, elle tentait de se recoiffer devant un grand miroir. Sans savoir pourquoi Draco se dit qu'à cet instant elle était très belle, il s'approcha d'elle et vint se placer dans son dos, il se pencha, et susurra à son oreille.
-Tu étais vraiment magnifique dans cette robe.
Hermione sursauta et se retourna pour faire face au blond, une lueur étrange brûlait dans les yeux aciers du Serpentard. Il se pencha lentement vers la jeune fille et déposa un léger baiser au coin de sa bouche. Puis il sembla sortir de sa torpeur et se dirigea vers la sortie. Laissant une Hermione perplexe et encore plus rouge que les cheveux de Ginny. Une fois ses paquets en main, elle alla rejoindre Malfoy à l'entrée du magasin.
-Je suis désolé Granger, je ne sais pas ce qu'il m'a prit. Ne dit rien, je pourrais t'en vouloir. Hermione était sur le point de parler quand Draco avait ajouté cette dernière phrase.
Il était en rage contre lui-même pour ce moment d'égarement et craignait que le moindre mot de Granger lui ferrait déverser sa colère contre la jeune fille.
-Malfoy ? Je viens de me souvenir de quelque chose, lorsque Lé… Lorsque j'ai était prévenue, corrigea-t-elle devant le regard assassin de Malfoy, il y avait d'autres bruits que sa voix dans ma tête. Je crois qu'il s'agissait d'une voix de femme.
-Oui, il m'a dit que parfois une femme se mettait à hurler au dessus de lui.
-Cette voix je la connais, c'est celle de Mrs Black.
Draco se figea, pourquoi n'y avait-il pas pensé ? La clé que Lupin avait trouvée à Privet Drive, son père l'avait sûrement perdue pendant un combat. C'était la raison pour laquelle personne n'était venu porter à manger à Lélio. Draco fouilla les poches de son pantalon mais n'y trouva rien, et son sac ne contenait que les fioles, la cape qu'il avait emporté, au cas où, et les deux petites boites de cuir. Il avait laissé la clé sur sa table de chevet dans la maison des Weasley. Il expliqua brièvement à Granger comment il avait récupéré la clé, ainsi que ses suppositions quand à la nécessité de cette clé pour récupérer son frère. Ils décidèrent d'un commun accord de retourner au Terrier la chercher. Mais le problème était de trouver une excuse pour repartir, surtout que Draco ne voulait pas attendre la fin du repas, et qu'ils étaient déjà en retard.
Les deux jeunes sorciers transplanèrent après s'être cachés dans une voie sans issues. Puis ils marchèrent rapidement jusqu'au Terrier.
-Désolée du retard, dit Hermione en entrant dans la cuisine. On va ranger tout ça à l'étage.
-Très bien Hermione. Prononça Ms Weasley. Et demande à tout le monde de descendre manger, on vous attendez. Draco, il faudrait mettre tes affaires dans la chambre des garçons tout de suite, les parents de Fleur viennent de me prévenir qu'ils se mettaient en route pour pouvoir nous aider dans les préparatifs.
-Vous pensez vous en sortir avec tous les préparatifs ? Demanda Draco.
-Oui. Ne t'inquiète pas.
-J'ai dit à M'man que Dobby se ferait une joie de l'aider à préparer le repas mais elle ne veut aucune aide. Ginny venait de les rejoindre dans la cuisine, certainement pour voir le cadeau d'Hermione.
Draco avait certainement visé juste car les deux filles se précipitèrent à l'étage.
-Si vous changez d'avis, j'ai un elfe de maison qui pourra se tenir à votre disposition.
-Une mère est tout à fait capable d'organiser le mariage de son fils, toute seule ! La mère des Weasley clôt la discussion sur un ton presque énervé. Maintenant, Draco, il faudrait que tu range tes affaires s'il te plait.
Draco s'exécuta. Il n'eut pas besoin de beaucoup de temps pour ranger toutes ses affaires. Il passa la clé autour de son cou, elle alla rejoindre sa médaille, puis amena son sac jusque dans la chambre de la belette où cinq matelas s'entassaient, il fourra son sac dans un coin de la pièce afin de ne pas prendre trop de place et sortit dans le couloir. Le repas se passa rapidement et les jumeaux ainsi que Ron, Harry et Ginny proposèrent de faire une partie de Quidditch dans le jardin. Draco fut invité mais déclina l'offre. Puis il lança un regard insistant à Hermione pour qu'elle aille voir Mrs Weasley.
-Mrs Weasley, Draco doit se rendre dans une des résidences de sa famille pour récupérer un objet avant son père et…
-Non, fit simplement la mère.
Malfoy bouillonnait de rage, si elle pensait le retenir ici, elle se trompait grandement.
-Hermione chérie, veux-tu bien surveiller le gâteau qui est dans le four. C'est pour l'anniversaire d'Harry. Je lui prépare une petite surprise. Je dois aller chercher quelque chose au grenier. Ne bougez pas d'ici tous les deux !
Une fois Mrs Weasley sortie, Draco s'avança vers Hermione.
-C'est l'anniversaire de Potter ?
-Oui.
-Tu as l'air préoccupée. S'inquiéta le blond.
-Non, c'est juste que je m'inquiète pour… enfin tu sais de qui je veux parler. Draco acquiesça, lui aussi s'inquiétait pour son frère.
-Potter sera majeur officiellement à quelle heure ?
-17h je crois. Pourquoi ?
-Je suppose qu'il attend avec impatience l'instant où il sera majeur, car il ne pourra plus être repéré par le ministère ;
-Je ne vois pas de quoi tu veux parler, Malfoy.
-A d'autres Granger. Je sais ce que cherche Potter, et partir d'ici ne l'aidera pas. Au contraire, s'il retourne à Poudlard, le Lord Noir ne s'inquiètera pas à son sujet. Il pensera que personne ne sait rien de son secret.
-Malfoy…
-Arrête, tu dois l'empêcher de partir.
-Pourquoi. En quoi ça t'intéresse.
-Je ne peux pas te le dire, mais s'il part, il perdra ce qu'il a de plus cher.
-Je ne comprends rien de tes idioties Malfoy.
-Tu crois que sa pseudo-rupture avec la belette junior était crédible ? Tu crois qu'il trompera le Seigneur des Ténèbres ainsi ?
Hermione fixait sans voix son interlocuteur.
-Crois moi, au moment où il quittera cet endroit, il condamnera sa chère et tendre. Elle est la première cible de Tom.
-C'est ta mission ?
-Quoi ?
-Tuer Ginny, c'est ta mission ?
-Je ne suis pas en mission.
-Menteur. Tu es en mission, c'est pour cela qu'il est sortit de la maison des Dursleys, sans me tuer. Tu lui as dit quelque chose en Fourche-Langue pour que je ne comprenne pas. Et je suis sûre que ça avait un rapport avec la raison qui t'a amené ici.
-La seule raison qui m'a amené ici est de protéger…
-Tu es un menteur Malfoy ! J'ai essayé de te laisser une chance, mais tu connais tous ses plans. C'est bien une preuve que tu es à son service. Et tu en sais peut-être même plus que les autres Mangemorts.
-Après mon échec de l'année dernière. Tu crois qu'il me ferait confiance ?
-Apparemment, cet échec n'était pas si grave vu que tu es toujours en vie.
-Je dois te rappeler ce que m'a coûté cet échec ?! S'emporta le blond. Il croyait qu'elle l'avait compris, pourquoi doutait-elle maintenant alors qu'il était à deux doigts de libérer son frère.
-Non, mais je ne sais pas si je peux te faire confiance.
-Que veux-tu savoir ? Qu'est-ce qui pourra t'aider à me croire ?
-Tu nous as caché trop de choses.
-Comme quoi ?
-Le fait que tu parles Fourche-langue ! Draco fixa immobile la jeune fille, il était plongé dans ses souvenirs. Voldemort est le seul à le parler, car il est le dernier héritier de Serpentard, Harry le parle, nous savons pourquoi. Mais toi ? Tu ne le parlais pas en deuxième année, d'ailleurs ça t'avait mis en rage qu'Harry ait ce don. Explique moi comment ça se fait que tu ais parlé Fourche-langue !
-Je ne peux pas.
-Pourquoi ?
Au moment où Draco allait répliquer Ms Weasley refit son entrée dans la cuisine.
-Merci, et si vous alliez avec les autres.
-Mrs Weasley…
-Draco, je ne veux pas entendre un mot.
Toutes les insultes possibles et imaginables brûlaient les lèvres du jeune sorcier. Il détestait vraiment cette famille.
-Vous n'avez pas d'ordres à me donner. Siffla-t-il entre ses dents.
-Non, c'est vrai, mais tu n'as pas le droit de quitter cette maison. Après tout, c'est toi qui as demandé à voir Harry et il a décidé que nous devions te garder ici. Et aussi longtemps que tu seras sous mon toit, tu devras m'obéir. Maintenant allez dans le jardin. Je veux que l'anniversaire d'Harry soir une surprise pour tout le monde.
Draco laissa Hermione sortir en première et ferma la porte après être lui-même sorti. Elle semblait préoccupée.
-Si je te dis comment il se fait que je parle Fourche-langue tu retiendras Potter ici ?
-J'essaierai.
-En quatrième année, après le retour de son maître, mon père était fébrile, même complètement stressé. Il n'arrêtait pas de dire qu'Il lui en voulait de ne pas l'avoir cherché, je crois que c'est le pire été que j'ai pu passer. Un matin peu de temps avant la rentré il m'a convoqué dans son bureau. Il a dit qu'il avait trouvé un moyen de replacer sa famille dans les bonnes grâces du Maître, que ce que le Maître aimait le plus c'était son lien avec Salazar Serpentard, et que si nous voulions être pardonnés il nous fallait un lien puissant avec Serpentard. Devant le rire d'Hermione, Draco leva un sourcil interrogateur.
- Excuse-moi, mais je trouve que la famille Malfoy était déjà bien assez Serpentard à mon goût.
-C'est vrai, mais au milieu des Sang-Purs et Mangemorts au service du Maître nous n'avions plus rien du prestige de la Première Guerre. Alors quand je suis arrivé dans son bureau, il y avait un drôle d'objet sur une des tables d'appoint. Un globe d'argent, pas plus gros que mon poing, mais il brillait d'une façon vraiment étrange. Mon père m'a demandé de lui amener cet objet mais au moment où je l'ai touché tout est devenu noir. Je me suis réveillé trois jours plus tard, mais je sentais bien que quelque chose s'était passé. Je me suis rendu compte que je pouvais parler Fourche-langue quand mon père a invité le Lord à venir.
Draco fit une pause dans son récit, il était maintenant bien trop près du terrain où les autres jouaient au Quidditch pour pouvoir parler sans être sûr qu'on ne les entende pas.
-Viens, on n'a qu'à faire un tour de la maison pendant que tu m'explique la suite. Proposa Hermione. Draco acquiesça mais la voix d'Harry retentit au dessus de leur tête.
-Mione, tu viens ?
-Non, Harry, on va faire un tour pour prendre l'air. Tu sais que je n'aime pas le Quidditch !
Harry semblait inquiet pour Hermione car il interrompit le match pour atterrir devant eux.
-Je ne veux pas que tu reste seule avec lui. Dit-il simplement à la jeune fille sans prêter attention au fait que Draco se trouvait juste à côté.
-Harry. Protesta la brune.
-Tu es déjà partie ce matin à Londres toute seule avec lui alors qu'on ne sait rien de ses projets. Je dois te rappeler que c'est un Mangemort.
-Mais Harry il n'est pas… Tanta vainement Hermione.
-Il porte la Marque Hermione, je refuse que tu reste seule avec lui sans surveillance.
-Je peux me défendre toute seule. Répliqua la jeune fille.
-Tiens Potter. Draco tendait sa baguette à Harry sous le regard suspicieux de ce dernier. Que veux-tu que je lui fasse si je suis désarmé ?
-Je ne te fais pas confiance, Malfoy. Tu n'es qu'un…
-Assassin, je sais. Retourne à tes parties de Quidditch Potter, je ne toucherai pas à un seul cheveu de ta précieuse amie.
-Si tu as un problème tu sais comment m'appeler Hermione ?
-Oui Harry, ne t'inquiète pas, on reste dans le jardin, et puis de là-haut tu nous verras forcément.
Hermione s'éloigna, Draco allait la suivre quand il sentit Potter le retenir.
-Si tu la touches, de quelques manières que ce soit…
-Ne t'inquiète pas Potter, je ne voudrais pas me salir. Il se dégagea de l'étreinte que le Survivant imposait à son bras et rejoignit Hermione.
-Tu veux bien continuer.
-Il fut vraiment surpris et demanda à mon père pourquoi il ne l'avait pas dit plus tôt. Il a dit qu'on venait de le découvrir, et quand il s'est approché de moi, je ne sais pas comment mais j'ai su que ce… ce semblant de sorcier se faisait passer pour un Sang-Pur alors qu'il n'en était rien. J'ai sentit au fond de moi remonter, des images, des souvenirs qui n'étaient pas les miens. Je suis sûr qu'il s'agissait de ceux du Lord Noir. Il est resté toute la nuit à me parler en Fourche-langue, et je ne sais pas pourquoi mais je le haïssais, je lui en voulais de parler la langue des Serpents alors qu'il n'était qu'un demi sorcier.
-Je ne comprends pas ce que tu veux dire.
-Je t'ai dit, Granger, que je ne pouvais pas t'expliquer comment je fais pour parler Fourche-langue, c'est parce que je ne le comprends pas moi-même. J'ai en moi cette chose qui déteste le Lord Noir pour ce qu'il est, et c'est cette même chose qui prononce mes mots lorsque je parle en Fourche-langue. Mais je n'ai aucune idée de ce que ça peut-être.
Hermione regardait le jeune homme perplexe. Il semblait presque paniqué et perdait le calme qui le caractérisait habituellement.
-Malfoy, tu crois que c'était un sortilège de magie noire ? Cette sphère contenait peut-être une sorte de malédiction.
-Non, c'est autre chose. Mais en tout cas, ceci n'aime ni les moldus ni les demi-sorciers. Je la sens se révolter au fond de moi, c'est comme une… comme si un serpent dormait en moi et qu'il était prêt à attaquer à tout moment.
-Mais, là tu es juste à côté de moi et tu as l'air de le supporter, même si c'est plutôt étonnant.
-Je ne sais pas, parfois, elle semble disparaître, comme lorsque l'on était à Londres. Mais elle est souvent là, et j'ai toutes ces images dans la tête. Des souvenirs qui ne m'appartiennent, des souvenirs beaucoup trop vieux pour m'appartenir.
-Je ferais des recherches.
-Tu vas chercher à « boule d'argent » ou peut-être à « ennemi mortel des Sang-de-Bourbe ». Laisse-moi rire. En attendant, la chose là plus importante est que je sorte Lélio de la maison des Black, je ne sais pas depuis combien de temps exactement il n'a pas mangé. Draco s'éloigna d'Hermione, ils étaient hors de vue de la cuisine, et même si Potter le voyait partir, il n'aurait pas le temps de le rattraper avant qu'il ne transplane.
-Mais, Mrs Weasley…
-Je ne t'oblige pas à venir Granger, mais il me sera dur de le mettre en sécurité tout seul. Nous serons revenu avant que Potter ne s'enfuit, ne t'inquiète pas.
Hermione jeta un regard inquiet au ciel, Ron et Harry lui en voudrait terriblement, mais elle voulait sauver Lélio. Elle sentait qu'elle devait y aller.
-Très bien. Mais, tu sais qu'il y a beaucoup de sortilèges qui protègent la maison des Black.
-Et que j'en suis un des héritiers, je pourrais passer outre toutes ces sécurités. Hermione acquiesça et se rapprocha du blond, elle avait vraiment du mal avec le transplanage.
-Je n'arriverai jamais aussi loin toute seule. Murmura-t-elle. Même en pleine forme, je crois que tu as compris que je ne suis pas un As du transplanage et l'aller-retour de ce matin m'a vraiment épuisée.
-Je m'en occuperais. Tu veux bien venir ?
-Harry nous regarde, il doit se demander ce qu'on attend à rester sur place, alors je compte jusqu'à trois et on courre jusqu'à la limite de la zone anti-transplanage. 1… 2… 3 !
Draco s'élança le plus vite possible en direction du village le plus proche du Terrier, Hermione était juste derrière lui. Il entendait aussi le sifflement du balai de Potter qui les avait vus s'enfuir en courant. Il le savait bien trop proche, il les rattraperait avant qu'ils n'aient eu le temps de transplaner. Il saisit la main de Granger pour la deuxième fois de la journée et l'encouragea à courir plus vite.
-Malfoy ! Lâche-là !
La voix de Potter résonnait encore dans les oreilles de Draco alors qu'il venait d'atteindre le limite d'anti-transplanage, il serra la Gryffondor contre lui et transplana, il eut juste le temps de voir le regard furieux mais aussi inquiet du Survivant.
Hermione avait gardé les yeux clos pendant le transplanage, elle détestait vraiment ce moyen de transport. Et le cri d'Harry… Il semblait tellement paniqué. Et s'il se lançait, à l'assaut du Manoir Malfoy pensant son amie prisonnière ? Il se trouverait face à Voldemort sans s'y attendre.
-Granger, je sais que je suis irrésistible, mais si tu pouvais me laisser respirer ce serait sympa.
-Oh pardon. Hermione desserra son étreinte, elle rougit fortement à l'idée qu'elle était accrochée au torse de Serpentard comme une de ces filles qui passaient leur temps à rêver de le trouver dans leur chambre.
-Je rêve où tu es complètement écarlate ?
-Non, tu te fais des idées. Hermione sentait son cœur s'emballer, certes Malfoy était plus humain qu'il n'y paraissait mais il restait un Malfoy.
-Je te fais de l'effet ? Il s'était rapproché d'Hermione pour se retrouver collé à elle. Dis, Granger, tu crois que tu mérite quelqu'un comme moi ?
Hermione reçut un immense coup au cœur, elle leva un regard dur vers le jeune homme mais ce qu'elle vit la foudroya sur place. Au lieu du regard acier impénétrable, elle croisa des iris noires, encore plus froides que celles de Rogue.
-Malfoy ? Tu es sur que ça va ! S'inquiéta-t-elle.
Elle regarda rapidement autour d'elle. Ils étaient cachés à la vu de tous, elle pouvait apercevoir le Square Grimmaurd au bout de la rue où ils venaient d'atterrir. Elle sentit qu'on lui attrapait les poignets, elle se retint d'hurler de douleur.
-Malfoy ! Tu me fais mal ! Mais qu'est-ce qui te prend ?
-Rien du tout. Tu as vraiment cru que j'étais un gentil garçon…
-Je croyais qu'on était venu sauver ton frère. Sanglota la jeune fille, la peur avait pris le dessus.
Puis d'un seul coup, elle sentit la tension retomber autour d'elle. La pression sur ses poignets se relâcha et lorsqu'elle leva à nouveau les yeux vers le Serpentard elle rencontra les iris gris habituels. Mais il semblait presque plus effrayé qu'elle, ses lèvres tremblaient et la peur se voyait dans ses yeux. Il murmura dans une voix roque.
-Elle peut prendre possession de mon corps…
-Quoi ?
-La chose. J'ai senti que je perdais le contrôle, elle peut tout diriger. Parfois je ressentais des sentiments qui ne m'appartenaient pas, mais elle n'avait jamais pris le contrôle.
-Je crois que l'on devrait se dépêcher de rentrer. On embarque Lélio, et on file. Proposa Hermione. Il faudra en parler au professeur Lupin.
Au grand étonnement de la jeune fille, Draco ne protesta pas. Ils avancèrent rapidement jusqu'au square Grimmaurd. Draco se plaça à l'endroit où devrait se tenir le numéro 12, puis il sortit une lame de sa poche et se coupa légèrement la paume de la main.
-Tu es fous ! Hermione voulu l'en empêcher, il fit couler quelque gouttes sur le sol et les deux maisons s'écartèrent pour laisser apparaitre le numéro 12.
-C'est le moyen le plus rapide pour lever tous les sortilèges de protections. Le sang avant tout…
Il s'avança et tourna la poignée, la porte s'ouvrit sans un bruit. Hermione le suivit, une fois la porte fermé elle se sentit oppressée. Cette maison lui rappelait beaucoup de souvenirs. L'absence de cris venant du tableau de la mère de Sirius l'inquiéta et elle en informa Draco.
-C'est parce que nous avons ouvert de façon « légale », Black ne savait pas qu'il ne fallait pas entrer avec des Sang-Impurs si on avait ouvert de façon « classique ».
-Je ne crois pas. Mais et ton père, quand il a amené ton frère ?
-Il n'est pas un Black. Il ne peut pas savoir. Je ne sais même pas comment il a fait pour lever les sortilèges, peut-être que Bellatrix l'a aidé.
Il pénétra un peu plus profondément dans la maison, traversa tout le couloir et s'arrêta devant une porte noire. Hermione se souvenait que l'Ordre n'avait pas su ouvrir toutes les pièces. Celle-ci en faisait sûrement partie. Draco sortit la clé de sa poche et la glissa dans la serrure, au bout de trois tour un clic retentit. Cependant le jeune homme ne bougea pas, il fixait la porte sans un bruit ni un mouvement.
-Malfoy ?
-Il ne m'a pas contacté depuis hier, je ne sais pas pourquoi. Et si…
-Ne t'inquiète pas, je suis sûre qu'il est en vie.
Draco porta la main sur la poignée et ouvrit la porte, un escalier plongeait au sous-sol, et une autre porte les attendaient juste en bas.
-Il y a deux portes… Ca veut dire, deux clés…
-Peut-être pas, on peut essayer, ce sera peut-être la même. Malfoy ?
-Reste ici, je t'appellerai.
Il retira la clé de la serrure et descendit les escaliers lentement. Il glissa la clé dans la serrure de la deuxième porte et tourna, au bout de cinq tour cette fois ci, le clic retentit. Hermione ne put empêcher un sourire de se former sur ses lèvres. Elle attendait toujours au rez-de-chaussée que Draco l'appelle. Il était entré dans la pièce depuis plus de vingt secondes mais elle n'entendait aucun bruit.
-GRANGER !
A ce cri elle dévala les escaliers, il fallut quelques secondes à ses yeux pour s'habituer à la pénombre mais elle repéra très vite Draco, agenouillé sur le sol, il tenait dans ses bras sa copie parfaite, Lélio, inconscient...
Note de la Bêta, Dairy22
Pourrais-je seulement vous dire que je suis aussi étonnée que vous ? C'était évidement la clef du mystère... Donnez vos impressions en laissant le maximum de reviews. Et franchement, atteindre les 200, c'est pas mal, nan ?
