L'avant dernier chapitre de la fic… L'épilogue est déjà écrit dans ma tête, je n'ai plus qu'à le retranscrire.

Ce chapitre est un peu court, mais le prochain, et dernier, devrait être mieux.

Bonne lecture !

« Si vous n'aimez pas les cercueils, on vous fera monter de la bière » Francis Blanche


Quand je rouvris les yeux, deux jours plus tard, ce fut pour m'apercevoir que je n'étais plus dans cette horrible cellule, que j'étais vêtu d'une espèce de chemise blanche, et surtout, que j'étais parfaitement seul. Ce fut d'ailleurs ce manque de présence qui me convainquit d'ouvrir les yeux et de regarder autour de moi. La chambre où je me trouvais était sans nul doute une salle d'hôpital. Tout était blanc autour de moi, à m'en donner mal à la tête.

Je ne voyais pas la porte, au fond à droite, mais je devinais les mouvements derrière. Déjà, à peine réveillé, des milliers de questions m'envahissaient les sens, et je crois bien que si je n'étais pas solidement attaché, j'aurais paniqué et tout détruit depuis longtemps. Mais de toute façon, je croyais être trop faible pour bouger seulement le petit doigt.

Je surpris sur mon bras une perfusion moldue, destinée à me nourrir et à me redonner des forces. Cette constatation seule m'effraya encore. Combien de temps avait passé depuis mon enfermement ? Ou était Harry ? Sur mon poignet, des bandages. Avait-il survécu ? Je croyais bien avoir vu ses yeux se rouvrir avant que je ne tombe… Mais c'était si flou…

Et je lui avais donné de mon sang… Presque sans m'évanouir… Je n'en revenais pas moi même… Pour peu, j'en aurais sauté de joie, mais j'avais d'autres préoccupations en tête.

Déjà, savoir ce qu'il en était de la situation actuelle. Puis apprendre ce qui s'était réellement passé. Et trouver des solutions pour l'avenir.

Parce que je n'oubliais pas une chose. Si j'étais à l'hôpital, quelqu'un avait dû forcément me reconnaître… Et qui le ferait irait me dénoncer aux Aurors. Et je serais arrêté… Je l'étais peut être déjà, même, d'où ces entraves…

Au fond, la porte s'ouvre, et une femme en uniforme s'approche. Elle croise mon regard éveillé, et je lis de la surprise dans ses yeux bleus. Puis elle se reprend, et me sourie chaleureusement.

« Bonjour Mr Malfoy, dit-elle d'une voix douce. Comment vous sentez vous ? »

Bonne question… Comment me sentais-je ? Je fermais les yeux une seconde, opérant comme on me l'avait apprit pour savoir comment je me sentais réellement… Et la réponse vint instantanément.

« Perdu… »

Ma propre gorge était sèche, et le son qui en sortait était trop rauque pour que je le reconnaisse comme m'appartenant. Je fronçais les sourcils, et d'un nouveau regard, quémandais quelques informations à la jeune femme restée sur le palier. Cette dernière soupira, referma la porte derrière elle, et vint s'asseoir sur une chaise près de moi.

« Vous êtes à St Mangouste, Mr Malfoy. On vous a retrouvé il y a deux jours dans un entrepôt du Sud de Londres, après qu'il y ait eu une grande explosion. On ne sait pas exactement ce qui s'est réellement passé, les Aurors interrogent Mr Potter en ce moment. Mais vous, on vous a trouvé en très mauvais état… Il semblait même que vous vous soyez ouvert les veines, c'est pour cela qu'on vous a immobilisé… »

J'ouvris de grand yeux surpris à sa dernière phrase. Sous entendait-elle que j'avais voulu me suicider ? Je secouais vigoureusement la tête pour réfuter cette information, et articulais avec difficulté.

« C'était… Pour le sauver…

-Qui ça ?

-Harry Potter… On était enfermé, on s'affaiblissait, et je croyais qu'il allait mourir…Alors je lui ai donné de mon sang pour qu'il survive.

-Tu l'aime ? retentit alors soudainement une voix près de la porte, rouverte en silence. »

L'infirmière sursauta, et se tourna vers la nouvelle venue, qui n'était d'autre que Granger, en blouse de médecin, les bras croisés et le regard sévère. Je me mordis les lèvres, songeant brusquement qu'elle était la source de tous ces ennuis.

« Granger, je pensais qu'avec ton bon sens, tu aurais quitté le pays, parce que si on en est à ce stade, c'est de ta faute.

-Elyse, quittez la pièce, s'il vous plait, j'ai quelques mots à dire à notre patient… »

La jeune femme aux yeux clairs obtempéra immédiatement, et, en quittant la pièce, me jeta un drôle de regard sympathique… Cela m'intrigua, moi qui était devenu beaucoup plus habitué aux gestes de haine que d'amitié… La brunette vint s'asseoir sur la chaise, et croisa les jambes en me fixant, très sérieusement.

« Bon, Draco… Autant que je te le dise tout de suite. Les Aurors savent que tu es là, ton procès aura lieu dès que tu sortiras. »

Un frisson me parcourut l'échine tandis que j'accueillais cette nouvelle, portant instinctivement mon masque de naissance. Mais intérieurement, j'étais encore plus pâle que la mort… Mon procès ? Je n'aimais pas ce mot… Mais Hermione poursuivit, aussi neutre que moi.

« Mais ça devrait bien se passer, si tu nous aide… Tu as dis avoir donné ton sang à Harry alors qu'il allait mourir, c'est bien ça ?

-…Oui…

-Et tu l'aime ?

-Tu le sais déjà…

-J'ai besoin que tu le dises maintenant.

-Oui, je l'ai… Mais pourquoi maintenant ?! Oh… »

Je m'interrompis brusquement, tournant la tête à droite, en direction du mur trop nu pour être réel. Evidemment… C'était sans doute un mur transparent de l'autre côté, qui permettait aux Aurors de tout voir… De me voir aussi faible… La jeune femme me jeta un regard compatissant, confirmant mes pensées, et poursuivit.

« Bien, est ce que tu connais le rituel de la dernière Offrande, Draco ?

-J'en ai entendu parler… C'est octroyer à l'être aimé ce qui est le plus important pour nous au seuil de la mort, pour lui permettre de jouir d'une force sans pareil…

-Oui… Et cela réclame l'amour le plus pur possible.

-Tu veux dire que… J'ai fais ce rituel, là bas, dans la cellule ?

-Oui, et d'après ses dires, Harry s'est réveillé immédiatement après, et sa force s'est vue telle qu'un rayon d'énergie pure a transpercé l'entrepôt de part en part, tuant vos bourreaux, et vous libérant par la même occasion. »

Je fronçais les sourcils, la regardant avec circonspection. Je n'étais pas sûr de croire à ces choses là. Je ne l'avais pas fais dans le but du rituel !

« Je voulais seulement le sauver… Pas faire ce rituel…

-Mais grâce à cela vous êtes encore en vie tous les deux. C'est après l'explosion qui nous a attirés… Moi, auparavant, je n'avais pas pu vous retrouver, ils avaient entouré le lieu de puissants sortilèges.

-Donc c'était vraiment pas prévu…

-Non… Vos ravisseurs volontaires se sont fais surprendre juste avant de « prendre » Harry, par les autres. Je n'ai pu que m'enfuir et essayer de joindre les Aurors. Je suis désolée Draco…

-Ca n'enlève pas le fait que je t'aurais étripé si je n'avais pas ces liens qui me clouaient au lit.

-Pure sécurité, renchérit-elle avec un sourire amusé.

-Ouais, bah, je l'aime pas ta sécurité. Où est Harry ?

-Au Ministère… Il va défendre personnellement ton cas, bien que je pense que maintenant, c'est presque gagné… Tu lui as sauvé la vie, Dray… C'est grâce à toi qu'il respire aujourd'hui, et qu'il accepte de ressortir… La communauté sorcière ne peut que te remercier.

-Ouais, bah, si elle veut vraiment me remercier, elle n'a qu'à me laisser en paix avec Harry, c'est tout ce que je demande… J'en ai assez de me cacher… Même si la cachette était habilement trouvée !

-C'était la meilleure, approuva Hermione d'un vigoureux signe de tête. »

Et sans savoir pourquoi, je lui rendis son sourire. Toutes les zones d'ombres n'étaient pas encore éclairées, mais je savais à présent que l'avenir n'était plus aussi sombre. D'une, je n'allais pas mourir, et de deux, Harry me défendait… Je n'avais pas à avoir peur…

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Trois jours plus tard, mon état me permettait de nouveau de bouger sans problème. J'allais pouvoir sortir.

Je n'avais pas revu Harry depuis l'enfermement, je m'inquiétais, bien entendu, mais je ne le montrais à personne, des souvenirs de mon cauchemar revenant régulièrement me hanter. Et s'il ne venait pas, au final ? Je n'osais même l'envisager, tellement cela me blesserait.

Alors je me concentrais sur mes progrès, et sur ma vie à moi. C'était égocentrique, mais nécessaire pour que je survive.

Je profitais en plus de ces moments là pour parler avec Hermione. Sa compagnie m'était devenue des plus agréables, et je me surpris même à apprécier nos discussions.

J'appris par ailleurs l'identité de mes ravisseurs, ce qui était l'une de mes plus grandes préoccupations. Et comme je le craignais, il s'agissait d'anciens mangemorts, dont les idées préconçues les avaient amené à attraper Harry et à se venger du traître que j'étais. On retrouva leurs corps en très mauvais état après l'intervention du brun. De mon côté, mon agenda était dès à présent pourvu d'une nouvelle réservation. « Aller cracher sur leur tombe ». Tellement simplement, mais purement exutoire.

J'eu également l'occasion de croiser quelques fois les Aurors qui me surveillaient, et même s'ils conservaient une certaine distance et une méfiance non feinte à mon égard, je sentais bien qu'ils étaient détendus. Je n'étais pas un danger pour eux. Et le simple fait qu'ils le pense m'amenait à supposer que tout se passait bien au dehors.

En fait, en dehors de l'absence de Harry, tout se passait bien. J'ai même réussis il y a quelques heures à me retransformer et j'ai constaté avec joie que je devenais maintenant un tigre à chaque fois. D'après Hermione, il s'agirait des réminiscences de l'onde de choc. Moi, je m'en fiche, je suis beau, encore plus que mon futur.

Je suis un Malfoy après tout.

Ce matin, un homme est entré dans ma chambre, alors que je faisais un peu d'exercices, et il m'a insulté copieusement. C'est donc avec joie que j'ai pu, pour la première fois depuis longtemps, emprunter gentiment une baguette à l'Auror qui me surveillait, et jeter un sortilège de stupéfiction sur l'impudent.

L'Auror en question ne cacha pas son sourire amusé, et je sus que la partie était gagné.

Dès que le procès serait finit, je serais libre.

Il avait lieu le lendemain, et je n'étais pas plus stressé que ça. J'avais confiance en cet imbécile qui refusait de venir me voir…

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Le jour vint donc où je pu sortir, et immédiatement, la route que les deux Aurors me firent prendre fut celle du ministère. A mes côtés, Pansy Parkinson essayait de me convaincre qu'elle avait toujours été de mon côté, et qu'accessoirement, elle m'aimait toujours… Vu son comportement dans la maison quelques semaines plus tôt, j'avais du mal à la croire.

Mais j'étais trop heureux pour tenir compte de ses paroles, et c'est le cœur gonflé d'allégresse que je franchis les portes du Magenmagot. Les jurés m'observèrent quelques secondes, surpris de l'engouement de leur accusé, mais une relecture rapide de leur note les renfrogna bien vite.

Je m'assis sur la petite chaise au centre, croisant les jambes avec classe, et fis de même avec mes mains, attendant simplement l'annonce de ma remise en liberté.

J'entendis soudainement un rire derrière moi. Un son chaleureux et reconnaissable entre mille qui me fit sourire. Evidemment, il n'y avait que lui pour rire de mon attitude de noble. Je sentis mon cœur se gonfler de joie. Il était là. Dans la salle. Je ne voulais pas me retourner pour le regarder, mais sa seule présence me réconfortait.

Et je pouvais me dire vraiment prêt pour ce procès.

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Evidemment, tout se passa à merveille. Tout du long, on ne cessa de trouver des excuses à chacun de mes agissements, même les pires, si bien que parfois moi même, j'haussais mon sourcil gauche de surprise, assez étonné que le meurtre d'un Auror puisse être racheté par un autre refus de tuer…

Une fois même, Harry s'est levé de son séant, est descendu jusqu'à moi, et, une main affectueusement posée sur mon épaule, a crié à l'assemblée qu'elle devait se souvenir non pas de mon nom de famille, mais de mes actes et de mon courage…

Ouais, tu, parles, courage de partir se cacher, déguisé en chaton, chez mon pire ennemi… M'enfin, j'allais pas le contredire non plus, il paraissait si fier de lui.

Je gardais donc le silence, préférant sourire aux jurés de mon air le moins ironique possible, ce qui était une tâche délicate, et pour peu, j'aurais agité la main en l'air, tel la Reine d'Angleterre moldue… Mais nous étions dans un lieu un minimum sérieux, et même si le procès était gagné, je ne voulais pas leur donner la moindre excuse de me tuer. Je voyais bien que certains malgré tout tenaient à me faire enfermer, et si Harry n'était pas là, je crois bien qu'ils auraient eu gain de cause.

L'heure de la sentence arriva bien vite, et c'est avec émotion que je me levais, Harry toujours à mes côtés, et, instinctivement, je lui pris la main. Si quelques personnes le remarquèrent, personne ne sembla s'en offusquer, trop occupés avec le Ministre qui revenait, le parchemin de délibération en main. Une voix douce retentit à mon oreille, m'envoyant des frissons jusque dans le bas du dos.

« Tout va bien se passer Dray… C'est dans la poche. »

Je jetais un regard angoissé aux yeux émeraudes à mes côtés. Je ne pouvais empêcher tout de même cette petite inquiétude que l'on pas. Cet infime « Et si… » qui nous taraude à chaque seconde. Je serrais plutôt sa main contre la mienne, et sentis que sa paume était moite… Cela me fit sourire, je n'étais pas le seul à m'inquiéter.

Je levais mes yeux argentés vers le juge, qui prononçait son discours avec une certaine sévérité.

« M Draco Lucius Malfoy, ici présent pour des meurtres, des tentatives de meurtre, appartenance au corps des mangemorts, et multiples coups et blessures, en raison des pouvoirs qui me sont conférés, est déclaré non coupable !

-YEEEEEEEEEEEEEEEEEESSSSSSSSSSSS !! »

La voix, ce n'était pas moi. C'était le brun à mes côtés qui n'avait pu se retenir de sauter de joie devant la situation. Je me contentais d'afficher le sourire le plus heureux de la planète, mon regard pétillant de mille feux. Et pour ajouter encore à ce bonheur de la liberté retrouvée, Harry se tourna vers moi, et rapprocha nos visages de façon à me donner un baiser vertigineux.

Dès que mes lèvres rencontrèrent les siennes, je sentis les légendaires papillons se mettre à voler dans mon estomac, et je soupirais de bien être. Oui, sa langue contre la mienne, nos corps enlacés, telle était ma place… Certainement pas dans une prison.

Ce furent les applaudissements qui interrompirent notre baiser, et nous nous séparâmes avec un sourire gêné, sans pour autant quitter la main de l'autre. Et contre mon oreille, mon petit ami me murmura, confiant :

« C'est finit maintenant… Le pire est passé, on va pouvoir vivre tranquille… »

Je hochais la tête vigoureusement. Oui, maintenant, nous n'avions plus de raison de trembler… Nous étions libre après tout, n'est ce pas ?


Voilààà !!

Bon, je peux dors et déjà annoncer que la chute est déjà écrite, et que ce sera du même goût que Cœur Brisé (Une chute quoi !), en attendant, j'aimerais que vous posiez toutes vos questions maintenant, pareil pour les zones d'ombres que j'aurais oublié, pour que je puisse rattraper mon erreur dans l'épilogue.

Par avance, pour vous contrer, il sera expliqué le cas de Zabini. Voilà, sinon, comme d'habitude, j'attend vos commentaires en masse, comme la fic est bientôt finie, c'est le moment de le faire !

Merci à vous

Hanakaya

Juillet 08