HELLO tout le monde. Nous sommes en décembre et qui dit décembre dit NOEL. Et j'adore Noël huhu. Donc voilà un potit chapitre de Libération.
En espérant qu'il vous plaise.
Merci à Picotti pour me corriger et à Isabelle Pearl pour ses conseils. Et merci à vous pour les prénoms, j'en ai d'ailleurs choisi un ! La réponse au prochain chapitre !
Disclaimer : tout appartient à Queen JKR
ET BON ANNIVERSAIRE LOUFOCA GRANGER (oui, encore une fois, et c'est la dernière fois que je le souhaite pour cette année)
Chapitre 10 : Pardonner
Hermione remonta son sac sur son épaule alors qu'elle avançait dans le couloir de l'immense école. Il y avait bien évidemment plusieurs branches d'études magiques, ce qui expliquait la taille de l'université. La majorité des étudiants qui quittaient Poudlard venaient ici. Sauf ceux qui faisaient des études pour exercer un métier bien précis et qui allaient donc dans une école spéciale, tel que les Aurors. La jeune fille n'était donc pas étonnée de recroiser des visages connus, comme Neville qui était en botanique ou Luna en créatures et plantes magiques. L'année précédente, ils s'arrangeaient pour manger ensemble, mais au vu de son nouvel emploi du temps et du leurs, cela allait être compliqué.
Elle se dirigeait vers la bibliothèque, étant donné qu'elle avait trois livres à emprunter pour son cours de droit familial. Ce n'était pas obligatoire, mais elle préférait les lire en supplément. C'était encore le début de l'année, début septembre pour être précis, et les cours avaient à peine repris. Elle pouvait donc avoir tous les livres de la bibliothèque encore disponibles.
« Granger ! »
Elle venait de sortir de la salle avec ses trois livres sous le bras lorsqu'elle entendit qu'on l'appelait. Elle eut à peine le temps de se rendre compte que c'était Théodore Nott qu'il venait vers elle. Elle avait complètement oublié qu'il était lui aussi à la fac, ce qu'elle lui répondit.
« Nott. Le fait que tu sois dans cette école m'était totalement sorti de la tête.
_Appelle moi Théodore, ou Théo. Eh oui, en deuxième année de potions.
_Deuxième année ? Je croyais que tu venais de t'inscrire.
_J'ai fait des cours à domicile la première année, comme c'est juste de la théorie. »
Elle acquiesça et ne sut pas où continuer sa marche, il l'avait coupée dans son élan. Et là, elle ne savait pas l'issue de la conversation. Si bien que quinze minutes plus tard, ils étaient tous les deux à la cafétéria de l'université, autours du plat du jour. Et évidemment, à défaut de parler des cours, la conversation tourna autour d'un certain blondinet.
« Draco va bien ?
_La dernière fois que je l'ai vu oui, répondit-elle sans faire référence à leur petit accrochage. Sauf que je n'ai pas vraiment le temps d'aller le voir régulièrement depuis la reprise des cours.
_Tu l'as vu quand la dernière fois ?
_Le jour de votre visite. »
Elle vit le jeune homme grimacer mais il ne fait pas de remarque désobligeante. Elle savait elle aussi que cela faisait long, presque dix jours.
« Mais je comptais aller le voir aujourd'hui, se justifia-t-elle. Je finis à trois heures et il faut que je lui apporte des vêtements de toute façon.
_J'espère pour toi qu'il ne sera pas trop grognon.
_Je n'ai pas envie d'être constamment sur son dos. J'ai peur qu'il finisse pas m'envoyer bouler car je l'aurais trop couvert.
_Je comprends, puis tu as une vie à côté, c'est important. »
Contrairement à son ami Zabini, il ne lui mettait pas le couteau sous la gorge pour que l'affaire aille plus vite, ce qu'elle était incapable de faire. Et cela était plaisant. Ils finirent de manger et se quittèrent pour aller en cours, l'une allant en droit de succession et l'autre en potion thérapeutique.
Comme elle l'avait dit à l'ancien Serpentard plus tôt dans la journée, Hermione se rendit directement au Ministère à la sortie des cours. Elle devait récupérer des vêtements pour l'ancien prisonnier, comme il était indiqué sur la lettre du Magenmagot reçue la veille. Elle n'avait pas cours le lendemain matin et pouvait donc se permettre de ne pas être chez elle ce soir. Mais bon, il ne fallait tout de même pas prendre de retard dès les premiers jours.
Au lieu de passer par l'entrée des visiteurs étant donné qu'elle avait maintenant un genre de badge qui lui permettait de prendre la même voie que les employés. Elle transplana donc vers l'entrée des toilettes moldues les plus proches, et prendre ce chemin là lui rappela des mauvais souvenirs. Elle arriva dans le hall et se dirigea directement vers les ascenseurs. En haut, elle vit qu'un employé se dirigeait vers elle, un carton dans les bras. Ils se saluèrent mutuellement, et elle vérifia qu'il y avait bien tout ce qu'il fallait, comme convenu. Il la laissa seule et elle passa les sortes de garde présent à l'entrée. Elle entra ensuite dans la chambre de Malfoy après avoir toqué trois fois à celle ci et d'avoir levé le sort. En entrant, elle entendit le bruit de l'eau dans la douche et conclut logiquement qu'il était dedans. Elle posa le carton sur le lit et inspecta le reste de la chambre. De la nourriture, celle qui était contrôlée et qui n'avait donc aucun risque de l'empoisonner, les bouteilles d'eau aussi et … une autre bouteille. Du Whisky Pur Feu et des cigarettes. Elle fronça les sourcils et remarqua que le paquet était vide tout comme la bouteille. L'eau de la douche se coupa, et dix secondes plus tard, le jeune homme sortit de la salle de bain, vêtu des seuls affaires qu'il avait, du moins qu'il pensait avoir. Mais à voir la jeune femme avec la bouteille d'alcool dans la main et le paquet de clopes dans l'autre, peut être qu'il n'aurait pas dû sortir.
« Tiens, Granger.
_Je peux savoir ce que c'est que ça ? »
Il grimaça légèrement, mais ne se laissa pas abattre.
« De l'alcool et des cigarettes.
_Merci bien, je l'avais vu. Mais qu'est ce que cela fait dans ta chambre ?
_J'en avais envie. J'ai fait la demande et ça m'a été livré. Je suis majeur, je peux faire ce que je veux Granger. »
Mais apparemment, ce n'est pas la réponse qu'elle attendait. Ses yeux lancèrent des éclairs et elle paraissait vraiment, vraiment en colère. En quoi était-ce si grave ? Il allait avoir sa réponse.
« Mais tu es tellement inconscient, explosa-t-elle. Tu te rends compte de ce qu'aurait pu contenir cette bouteille ou ces cigarettes ? Tu ne penses pas que n'importe qui aurait pu mettre quelque chose dedans ? »
A mesure qu'elle parlait, il comprenait et commençait à pâlir.
« Eh bien oui, tu n'es pas aimé par tout le monde, et je peux même te dire que dehors, des gens veulent ta mort.
_Merci, ça fait toujours plaisir.
_Tu te rends compte que tu aurais pu mourir parce que tu voulais te bourrer la gueule ?
_C'est bon, je ne suis pas mort.
_Peut être que ça met du temps à agir. Tu n'as pas froid ? Tu ne te sens pas fiévreux ? »
Alors qu'elle parlait elle s'était avancée, et avait posé sa main sur son front.
« Je vais appeler un médecin.
_Non Granger, c'est bon, je vais bien.
_On ne t'a jamais appris à te méfier de ce que tu ne connaissais pas ? Tu n'avais pas besoin de ça.
_Arrête de me faire la morale. J'en avais besoin car comme tu le vois, je suis seul, enfermé dans cette minuscule pièce à ruminer toute la journée. Alors je n'ai rien de mieux que me bourrer la gueule comme tu dis. »
Elle culpabilisa. Car si elle était venue comme elle lui avait dit, peut être que ça ne serait pas arrivé. Et peut être qu'il ne serait pas en train de s'empoisonner comme il l'était probablement.
« Arrête de voir le mal partout, dit il comme s'il avait lu dans ses pensées. Je vais bien, et si je ne me sens pas en forme, je te préviendrais. Ne tire pas cette tronche. »
Elle l'examina une dernière fois pour voir s'il allait vraiment bien, et le laissa tranquille. Elle n'avait certainement pas envie qu'il meure. S'il mourait, elle serait triste car il n'aurait jamais découvert la liberté à nouveau, et son entourage serait triste. Mais au fond … elle savait que c'était plus que ça. Elle savait que ça lui ferait vraiment mal. Pendant les six jours où elle ne l'avait pas vu, elle avait eu comme un manque. Le soir, quand elle rentrait chez elle, elle se demandait toujours s'il avait tout ce qu'il lui fallait, s'il ne lui était rien arrivé. Elle s'inquiétait énormément pour lui, et avait peur d'en faire même trop. Car après tout, comme lui avait répété Edgard, c'était juste son client. Rien de plus. Une fois que l'affaire serait bouclée, ils retourneraient chacun dans leur vie respective, et ne se parleraient peut être plus jamais. Mais elle n'avait pas envie de penser ça, car bizarrement, cela lui faisait un pincement au cœur.
« Je t'ai apporté des vêtements.
_Encore ceux de McLaggen ?
_Non, c'est le Ministère qui te les fournit. »
En effet, il y avait dedans des robes de sorcier, beaucoup plus classe que le vieux t shirt de Weasley. Il en sortit une qu'il mit de coté, puisqu'il allait la mettre dès qu'il serait seul.
« Désolée de ne pas être venu depuis une semaine, mais j'ai repris les cours, et je devais garder le filleul de Harry.
_C'est rien. »
Il ne voulait pas s'attarder sur le sujet. Il ne voulait surtout pas lui dire qu'il s'était sentit incroyablement seul pendant ces jours où il n'avait vu personne. Que s'il avait demandé cet alcool, c'était pour ne pas y penser. Peut être pour ne plus faire les horribles cauchemars qu'il faisait chaque nuit, qui faisait qu'il se réveillait en sueur, le cœur battant la chamade. Il suffoquait, il n'en pouvait plus. Quelques jours qu'il était là et il n'en pouvait déjà plus. Il avait besoin de sortir, peut être était-il devenu claustrophobe. Il en avait l'impression. Sa cellule, cette chambre qui devenait peu à peu sa cellule. Et comme si Hermione avait lu dans ses pensées, elle mit fin à ces craintes.
« Tu seras bientôt avec tes proches. C'est plus qu'une question de jours. »
Elle était sorti juste avant le repas, étant donné qu'il avait prétexté avoir besoin de repos, et elle l'avait donc laissé. Elle rentrait chez elle, lorsqu'elle se fit interpeller par le Ministre en personne. Elle n'avait jamais vraiment su pourquoi il était intervenu personnellement le jour de l'audience, mais c'était tant mieux pour elle. Juste que tout avait un prix, et elle allait le payer.
« J'aimerais que vous soyez interviewée par la Gazette du Sorcier dans les jours qui viennent. Puisque, officiellement, vous soutenez le loi 4567. »
La loi. Stupide loi. Mais elle ne regrettait pas.
« Samedi après-midi si cela est possible. Et pourquoi maintenant ?
_Car je vais bientôt la proposer officiellement au Magenmagot, et elle sera approuvée. J'ai donc besoin de votre soutien officiel.
_D'accord. Mais je veux que l'interview soit faite par le Chicaneur.
_Entendu » dit il après avoir hésité un court instant.
Il commença à s'éloigner de la jeune fille mais cette dernière le rappela. Il se rapprocha donc d'elle, pour ne pas que des oreilles indiscrètes entendent leur conversation.
« Je … je voulais vous remercier d'être intervenu lors du procès. Je ne vous avais jamais demandé de faire ça, et je suis sûre que c'est grâce à ça que Malfoy est aujourd'hui dehors.
_J'ai fait ça de mon plein gré. Je ne pensais pas non plus qu'il avait sa place là bas. Et le fait qu'il vous ait sauvé justifie le fait qu'il n'a rien à voir avec ce qu'il a fait lorsqu'il était jeune. »
Elle n'eut même pas le temps de lui répondre qu'il était parti.
Elle se souvint que lorsqu'elle assistait à des réunions de l'Ordre, et cela arrivait peu de fois à vrai dire, il y avait souvent deux camps. Ceux qui ne voulaient de pitié pour personne, comme Sirius ou Maugrey, et ceux qui voulaient au contraire expliquer que beaucoup était dans le camp adverse sans vraiment se rendre compte de ce qu'ils faisaient, comme les enfants. Et le Ministre faisait parti de ce côté là, comme Lupin ou Molly. Comme quoi il n'avait peut être pas oublié le temps où Hermione et lui était du même camp.
« Je trouve ça bizarre que Kingsley te raconte ça juste après t'avoir obligée à faire une interview » remarqua Harry.
Lui et sa meilleure amie étaient installés chez le brun à lunettes et buvaient une bonne biéraubeurre pour se réchauffer. L'automne pointait son nez dans quelques jours, mais on pouvait déjà le sentir un peu.
« Il sait que je ne me retirerais pas. J'ai dit que je le soutiendrais, je le ferais.
_Et elle était comment cette interview ?
_Heureusement que Luna était là. Car son père posait des questions un peu hors sujet, j'espère qu'il n'a pas trop changé mes réponses.
_Ca ne devrait pas. Le dernier article qu'il a écrit sur toi était très bien. »
La jeune fille ne put qu'affirmer.
« Bon, tu restes manger ce soir ?
_Oh non, je mange avec Edgard, comme c'est mon anniversaire, et que tu ne m'as rien dit je …
_SURPRISE ! »
Elle fut tellement surprise que ses fesses se levèrent du canapé. Tout autours d'elle, il y avait à présent la plupart de ses amis, et des décorations étaient accrochées un peu partout, sûrement dissimulées par un sort jusqu'à présent. Elle sourit et se leva pour saluer tout le monde. Il n'y avait pas énormément de gens non plus, mais ses amis les plus proches. Camarades de Poudlard, famille, les personnes qui comptaient le plus pour elle. Mais elle fut mal à l'aise lorsqu'elle vit qu'il y avait ses parents dans la même pièce qu'Edgard. Car il voulait rendre tout officiel alors qu'elle n'avait certainement pas envie de faire les présentations si vite. Le jeune homme mit fin à son dilemme lorsqu'il arriva vers elle et l'embrassa. Merlin, elle n'avait pas besoin de ça.
Elle serra Ginny dans ses bras et la remercia de cette soirée, et fit le tour de la salle. Une fois arrivée devant ses parents, elle n'échappa à une remarque.
« Tu as des choses à me raconter n'est ce pas ? » ricana sa mère avec un large sourire. Sauf que derrière, son père ne souriait pas. Du tout.
« Une autre fois d'accord ? » réussit-elle à dire.
Elle ne voulait certainement pas parler de ça ici, devant tout le monde.
Un peu plus tard dans la soirée, après avoir bien mangé et bien bu, elle souffla ses dix neufs bougies devant tout le monde. Puis plus la soirée avançait, plus les gens partaient, si bien qu'il ne restait que dix personnes lorsque Ron vint la voir.
« Hum … je peux te parler ? »
Elle le suivit dans un recoin de la cuisine, là où il n'y avait personne, et il prit la parole sans même qu'elle puisse placer un mot avant.
« Je suis tellement désolé, je suis le pire crétin qu'il y a sur terre. Si tu savais à quel point je m'en veux de ne pas m'en être rendu compte avant. J'avais faux sur toute la ligne.
_C'est à dire ?
_Que je me mens depuis des mois. Je crois que je ne suis plus amoureux de toi et si je t'en faisais baver c'est parce que ma fierté en avait pris un coup. Je m'en veux tellement si tu savais.
_Oh Ron ! »
Elle lui sauta au cou et le serra dans ses bras. Elle avait attendu cette conversation depuis si longtemps car elle savait qu'ils ne pouvaient pas être en froid toute leur vie. Et quand elle l'avait vu dans son appartement ce soir, donc à sa fête d'anniversaire, elle savait qu'ils allaient discuter. Mais elle n'avait pas envie de faire le premier pas. Il l'avait fait, et elle allait lui pardonner. Car elle l'avait toujours pardonné pour tout à Poudlard, pour bien pire même. Et parce qu'il lui manquait horriblement, et qu'elle avait envie de lui à ses côtés.
« Harry m'a dit pour toi et l'avocat …
_C'est compliqué. Enfin je n'ai pas envie d'en parler. Je veux savoir ce qui t'est passé par la tête pour que toi, Ronald Weasley vienne t'excuser en personne. »
Il sourit et ses oreilles devinrent rouges. Une habitude qui avait tellement manqué à la brunette.
« Harry m'a passé un savon évidemment. Ginny aussi.
_Ils t'ont toujours passé des savons depuis des mois ... »
Elle avait l'impression qu'il ne lui disait pas tout. Et il savait qu'il ne pourrait pas lui cacher ça pendant longtemps.
« J'ai hum … rencontré quelqu'un. Et cette personne m'a fait ouvrir les yeux sur toi. »
Il avait peur qu'elle lui en veuille de revenir vers elle car quelqu'un lui avait dit de le faire, ce qui était totalement faux. Et elle l'avait bien compris.
« Oh ! Je la connais ? Vous êtes ensemble depuis longtemps ?
_Non tu ne la connais pas. Et on n'est pas encore ensemble.
_Mais tu l'as connue comment ? Chez les Aurors ?
_Non …
_Sur le Chemin de Traverse ?
_Non … »
Elle fronça les sourcils. Et il mit fin à ses questions.
« Elle est moldue. »
La bouche de la jeune femme fit un « o » bien net mais aucun son ne sortit de sa bouche. Elle ne s'était certainement pas attendue à ça.
« D'où mon problème.
_Comment ça ? Ça te pose un problème, dit elle avec une once de colère dans la voix.
_Du tout ! Juste que je ne sais pas du tout comment m'y prendre. »
Hermione vit où était son problème. Car Ron avait toujours baigné dans la magie, et ne savait pas du tout comment vivaient les moldus. Comme la majorité des sorciers à vrai dire.
« Hermione ? Tu ne me présentes pas ? »
Elle se tourna et sut qu'Edgard était derrière elle. Il s'avança et la prit par la taille. Elle n'avait jamais aimé ces gestes d'affection en public … mais elle le laissa. Il présenta sa main au rouquin et il la serra chaleureusement. Heureusement que c'était maintenant et pas une semaine en arrière. Il lui aurait sûrement mit sa baguette là où ça faisait mal.
« Edgard, voici Ron, mon meilleur ami.
_Je croyais que c'était Harry ton meilleur ami.
_Ben j'en ai deux. » dit elle logiquement.
Il ne s'attarda pas et après l'avoir rapidement embrassée, il transplana.
« Bon, fit finalement Ron, je vais partir aussi.
_On se voit bientôt. »
Il ne restait plus que Harry et Ginny qui l'aidaient à nettoyer et ils étaient tous deux ravis que les deux se soient réconciliés. Par contre, quelque chose avait besoin d'être éclairci.
« Mais je croyais que tu ne voulais pas que tout le monde sache que tu es avec Edgard ?
_Oui c'est vrai. Et j'ai beau le lui avoir dit, il m'affiche comme un trophée. »
Et la prochaine fois qu'elle le voyait, elle allait mettre les points sur les i.
Edgard ne dit rien quand elle lui fit remarquer ça. Il disait qu'il comprenait, il s'était même excusé et tout était reparti comme avant. Comme elle s'y était attendu. Il n'était pas du genre à faire des histoires pour rien comme l'avait été Cormac et c'était bien ça qu'il la faisait craquer chez lui.
L'article du Chicaneur avait conquis Kingsley et elle espérait ne plus avoir à faire la menteuse devant toute la population sorcière. Elle avait donné assez et n'avait plus envie d'avoir son nom l'affaire. Dans l'article, elle avait soutenu que les prisonniers étaient conscients de leur mort et que leur mort dépendait uniquement d'eux. Ce qui était totalement faux, bien évidemment. Et elle espérait de tout cœur que le Ministre de la magie se rende compte qu'il se trompait et qu'il freine le projet, même si elle savait que cela était impossible.
Comme elle avait pensé qu'il lui était impossible de faire sortir Malfoy de prison. Bref.
D'ailleurs, elle lui rendait visite aujourd'hui. Depuis qu'elle avait repris la fac, elle y allait moins souvent mais suffisamment pour ne pas qu'il se sente trop seul. Mais Harry lui avait dit que l'enquête du Ministère quant à l'appartement de Pansy, Zabini et Théodore avançait bien. Ce dernier lui disait, dès qu'il se voyait c'est à dire presque tous les jours, que la brigade qui inspectait leur habitat n'était pas vraiment respectueux et que Pansy avait fait un scandale lorsqu'elle avait vu deux hommes fouiller son armoire. Théodore en avait touché un mot à Hermione, qui elle même avait prévenu Harry et les Aurors étaient intervenus. Et ils accéléraient l'inspection.
« Je ne t'attendais pas aussi tôt.
_Je t'ai dit hier que je finissais les cours à midi et que j'apportais le déjeuner. »
Elle entra dans la chambre et vit que les affaires du jeune homme étaient toutes pliées sur le lit, comme s'il s'apprêtait à partir. Il fronça les sourcils, comprenant qu'elle n'était visiblement pas au courant de la super nouvelle.
« Potter ne t'a pas prévenu ?
_Prévenu de quoi ?
_L'inspection à l'appartement est fini. Je quitte cet endroit dans l'après midi. »
Hermione n'était pas au courant. Alors déjà, elle allait tuer Harry dès qu'elle le verrait et ensuite, elle lui passerait un savon pour ne pas lui avoir dit à elle en premier. Ou alors dans l'autre sens. Il fallait vraiment qu'elle revoit l'ordre de ses priorités.
« C'est vrai ? Oh mais c'est génial ! »
Et elle lui sauta au cou, sans vraiment savoir ce qu'elle faisait. Sans savoir à qui elle le faisait. Juste qu'elle avait l'impression que l'enquête restait au point mort alors qu'elle avançait plutôt bien d'après ce qu'elle venait d'apprendre. Et qu'elle était heureuse – enfin – dans sa vie. Et qu'elle était un peu folle sur ce point là. Car elle avait sauté au cou de Draco Malfoy.
Il s'était immédiatement tendu sous ce geste, mais ne l'avait pas non plus repoussée. Une mèche de cheveux caressa son nez et l'électrisa complètement. Son odeur arriva jusqu'à ses narines et il dut faire un effort surhumain pour ne pas qu'elle remarque son trouble. Parce que c'était la première femme qu'il touchait quelqu'un depuis plus d'un an et demi. Et parce que Granger sentait putain de bon. Il rougit et s'insulta intérieurement de penser une telle chose.
Heureusement, elle se rendit compte de son geste et s'écarta rapidement, elle aussi ayant les joues rouges.
« Désolée Malfoy »
Ce dernier tiqua sur la façon dont elle l'avait appelé mais balaya sa remarque d'un revers de main.
« Tu m'aides à emballer mes affaires ? Et tu m'excuseras, mais les affaires de tes crétins d'exs sont partis à la poubelle. »
Elle lui tira la langue comme une gamine et accepta, à condition qu'ils mangent avant. Et Draco prit donc son dernier repas dans cette pièce. En tête à tête avec Hermione.
N'hésitez pas à reviewer ! Le prochain chapitre sera en ligne dans deux semaines et s'appelle Douter ! A la prochaine :)
