Cette femme était une véritable diablesse ! House s'essuya le front d'une main tremblante, sa lettre l'avait mis dans tous ses états. Elle le provoquait ouvertement mais il devait bien avouer qu'il adorait ça. Il était fier d'être aimé par une femme si sûre d'elle. Il sourit et se mit à lui répondre, il aimait jouer lui aussi…
Oh Lisa…
Ce n'est pas très gentil de m'allumer comme ça, de jouer avec mes nerfs ! Si vous continuez ce petit jeu là, je ne réponds pas des conséquences… Vous êtes en train de me rendre fou !!! Mais… Moi aussi, je peux m'amuser à vous torturer…
Parce que moi aussi, j'ai envie de vous, comme jamais.
Quand je ferme les yeux, je rêve de ce que je vous ferais subir bientôt... Vous serez alanguie dans mes bras, votre corps frémissant sous les supplices répétés de mes mains et de ma bouche. Vous m'implorerez de combler votre désir mais moi, je prendrais tout mon temps. Je cajolerai, je grifferai, je mordrai, je lècherai la moindre parcelle de votre peau encore et encore. Jusqu'à l'ultime instant où je céderai enfin à votre attente et vous crierez mon nom. Oh oui Lisa, vous crierez...
Maintenant, peut-être devrions-nous revenir vers des terrains moins dangereux pour l'avenir de notre santé mentale à tous les deux, qu'en pensez-vous? Sachez cependant que vous avez gagné, désormais mon envie de vous ne me quitte plus un seul instant...
Ma Lisa, l'année qui vient de s'écouler fût vraiment dure. J'ai failli perdre la vie et mon meilleur ami. J'ai tué la femme de sa vie. Quand j'ai tenté l'opération de la dernière chance pour retrouver la mémoire et que j'ai compris que c'était foutu, j'ai souhaité secrètement ne plus me réveiller. Pour ne plus avoir mal, pour ne plus me sentir misérable et pour ne pas avoir à affronter le regard de Jimmy. Quand je me suis réveillé, mon seul réconfort, c'était votre main dans la mienne. C'est votre présence à mes côtés qui m'a donné la volonté de m'en sortir.
Vous êtes ma raison de vivre.
Greg
**********
Elle avait craqué. Oui craqué. Pourtant, cela ne lui ressemblait pas. Elle avait pris la route sans vraiment réfléchir. Elle devait le voir, le toucher, le sentir. Elle devait vérifier de ses yeux qu'il était là, bien devant elle, bien à elle. Après leurs quelques lettres enflammées, ils savaient tous les deux que rien ne serait plus jamais comme avant. Et malgré ça, il n'avait pas accepté tout de suite. Une fois de plus, elle avait dû se battre pour qu'il lui laisse une place dans sa vie.
Greg,
Nous venons à peine de nous séparer et je vous écris de ma voiture. Je me suis arrêtée sur le bas-côté, les yeux emplis de larmes et l'envie irrépressible de vous enlacer. Mais le temps qui nous était imparti est passé à une vitesse… Pourtant, je me sens bien. Je ne vais pas vous raconter ce que je vais vu, vous le savez aussi bien que moi si ce n'est mieux en vous observant tous les matins dans le miroir. Cependant, je dois vous avouer que vos mains enlaçant les miennes, vos lèvres embrassant ma peau et votre regard se perdant dans mes yeux n'ont fait que confirmer ce que je pense. Greg, je vous … je vous attendrais, toute une vie s'il le faut mais je sais que nous serons heureux. Je sais que vous êtes celui que j'attends depuis si longtemps, celui qu'il me faut. Je sais que vous êtes mon homme.
Dans votre regard, j'ai bien vu toute la tristesse qui vous rend si vulnérable. Parce que même si vous le niez, je sais que vous êtes fragile. Comme je sais que la mort d'Amber a cassé quelque chose au fond de vous, à tout jamais… La peur de perdre votre ami, la culpabilité, l'incompréhension. Toutefois, Wilson vous a pardonné et vous continuez à vous flageller. Parfois, je me demande de quoi vous auriez besoin pour comprendre que les gens autour de vous se soucient de vous et vous aiment. Mais nous avons déjà eu cette conversation. Maintenant, il faut juste nous faire confiance… Vous faire confiance. Vous êtes, malgré la piètre image que vous avez de vous, un homme bien. Ma présence vous a aidé à vous en sortir alors sachez qu'il en sera toujours ainsi. Je serai toujours là pour vous. Vous entendez : TOUJOURS.
Nous traverserons ensemble ces méandres, nous nous battrons ensemble contre vos démons et nous remonterons ensemble la pente de cet enfer que vous avez emprunté depuis la mort de Kutner.
J'ai envie de vous, j'ai besoin de vous. Si vous saviez combien les jours qui nous séparent de nos vraies retrouvailles me semblent longs.
Je vous attends.
Lisa
