Bonjour ou bonsoir à tous ! :D

Vous m'avez manqué !

J'ai le nez dans mes révisions pour le bac blanc qui approche à grand pas, et je dois bien vous avouer que j'ai eu très peu de temps pour moi. Cependant je vous présente ce nouveau chapitre avec le plaisir, en espérant sincèrement qu'il vous plaira ! :D

Alors, en parlant de mes révisions, je tiens à soulever un point important en rapport avec mes prochaines publications. Je risque de poster, grand max', jusqu'au chapitre 13 AVANT les vacances de noël, (car pendant les vacances, j'aurai bien plus de temps pour écrire :p) je suis désolé de ne pas pouvoir poster plus vite :/ J'espère cependant que vous me suivrez toujours, et que mes prochaines chapitres, aussi long seront-ils, vous plairont encore ! :) Je tiens à remercier tout le monde de prendre le temps de me lire et de me suivre :D

Et je dédicace ce chapitre à Laura-067, PetiteOtaku21, Chizumi-san et Chokella afin de les remercier pour leurs commentaires qui me font toujours autant sourire et me comblent (du moins pour mes 3 petites habituées maintenant, et pour la petite nouvelle, je suis vraiment contente aussi) :D J'espère aussi que vous avez bien reçu mes réponses, (parfois tardives), si ce n'est pas le cas je m'en excuse, je ne répondais pas toujours avec mon ordinateur, du coup je ne suis pas certaine que la connexion via mon téléphone marche à tous les coups :( Je remercie aussi Olympe2 qui a ajouté ma fiction à ses favorites!

J'embrasse tous les autres, et vous souhaite à tous, une bonne lecture ! :D


Tetsuya :

En appuyant sur la touche appel, de mon téléphone, je ne m'attendais pas du tout à entendre la voix d'Aomine. Ce qui était sûr, c'est que je m'étais trompé de contact. Je ne savais pas quoi dire. Une excuse, oui c'était évident, mais même pour ça, ma voix ne voulait pas sortir. Que faire ? Attendre qu'il raccroche ? Et pourquoi donc, c'est moi qui venait de me tromper...

-Tu ne veux toujours pas me parler en fait... L'entendis-je soupirer, la voix agacée.

Je me repris.

-Attends, j-je suis désolé...Pour tout de dire, ce n'était pas toi que je voulais appeler, mais un senpai.

-Ok, y'a pas de soucis Tetsu.

Son débit diminua lourdement. J'eus du mal à en entendre ses mots... Je m'inquiétai. Continuant mon chemin, je me reprochai des piliers, laissant passer des enfants qui couraient. Je me pinçai les lèvres, les humidifiant au passage. Puis repris :

-Tout va bien de ton côté ?

Je manquai de glisser. Même ici, la neige et le givre avaient frappé. N'entendant pas mon ami répondre, je l'interpellai, pensant que la conversation avait coupé.

-A-Allo ?

-Oui.

-Ah... Fis-je un peu gêné. Réponds, je pensai que tu avais coupé...

Un nouveau blanc, bien plus court, et la voix du basané sortit :

-Qu'aurais-tu fais, si j'avais réellement raccroché ?

-Hum...j-je t'aurais rappelé, évidemment... Assurai-je, d'une voix pourtant hésitante.

-Ne dois-tu pas appeler ton senpai ?

-Si tu raccroches, c'est que tu ne vas pas bien, et si tu n'es pas bien...je pense m'inquiéter nettement plus pour toi que pour mon senpai qui court après une demoiselle ! Ris-je.

Sa prochaine remarque me mis mal à l'aise...

-Alors, si un jour ça arrive, ne rappelle pas...

-Hein... ?

Je m'arrêtai. Fixant le vide, j'essayai de comprendre où il voulait en venir. Il était étrange...oui, Aomine-kun n'agissait pas comme d'habitude. Sa voix était lointaine. Tout ces blancs inexplicables et gênants. Que dire à sa remarque ? Que devais-je penser ? Mon ami me rendait mal. Et inquiet comme je l'étais, je n'arrivais pas à savoir s'il était plus sage de le laisser tranquille, ou bien d'appuyer sur ses mots, afin de lui faire sortir tout ce qui n'allait pas chez mon ami. Laissant glisser mes doigts sur les Torii...Une légère brise emporta les bouts de mon écharpe, les faisant flotter en arrière tout en emportant avec elles, des flocons qui se remirent à tomber silencieusement. Le bruit de mes pas claquant sur les dalles de pierre, retentirent avec un faible écho qui enveloppa notre silence. Je fermai les yeux... je pensai à lui... Je l'imaginai alors dos à un mur, le téléphone contre son oreille. Patient. Levant son regard vers le ciel noir... il fermerait les yeux. Et au moment de les rouvrir... Il aurait sa réponse.

-Je t'appellerai.

Je laissai mes yeux retrouver la lumière, soulevant mes paupières.

-Ne le fais pas...Tetsu. Sa voix se fit rauque...

Je frissonnai. Continuant de suivre mon chemin en caressant les piliers flamboyant de lumière.

-Pourquoi le ferais-tu... ? Me questionnait-il. Il se fit insistant et plaintif...

Mon cœur se serra. Qu'attendait-il de moi ? Que voulait-il que je dise... ? Pour moi c'était évident. Je m'inquiéterai... Je ne ferai que ça ! Il en ferait de même, alors pourquoi n'arrivai-je pas à lui dire ?

-Je te rappellerai, parce-que...

N'accélérant pourtant pas le rythme de mes pas, mon cœur semblait mourir. Mon souffle se coupait. Mes jambes tremblaient...

« Je voudrai juste entendre sa voix »

-Non... Murmurai-je en manquant de trébucher.

Je finis à genoux, sur les dalles recouvertes de neige et de givre. J'essayai de me calmer, mais Aomine-kun n'arrangea strictement rien. Car en effet... il avait raccroché.

-A-Aomine...-kun ?

J'avais soufflé son nom comme un appel au secours qui ne serait entendu que par les cieux...

Daiki :

Le froid mordant mes joues, mon corps assis, et recroquevillé sur ce banc gelé. Je te mettais au défis de me répondre, Tetsu... A ce moment, je n'étais pas au meilleur de ma forme. Ma famille saccageant mon humeur, ta voix déchirant mes pensées, et ton hésitation faisant brûler mon cœur. Je te mettais au défis de me répondre...

Je fixai l'écran tel un chat, prêt à sauter sur sa proie à tout moment. Si tu me rappelais, une chose allait être sûre pour moi...

« T'es alors encore bien incapable de faire ton choix...et je n'allais pas laisser ma chance passer »

Peu importe ce qu'il pouvait bien se passer lors de ce séjour avec Kagami. Si Tetsuya me rappelait, alors j'avais le droit... de...

Mes bras tremblaient.

« J'ai le droit... »

Ma vision se brouillait. Il ne me rappelait pas ?

« ...même si c'est un tout petit peu... »

Je serrai l'appareil entre mes mains et l'apportai contre mon front, le collant désespérément. Un flocon de neige se glissa sur ma nuque. Il ne me fit même pas frissonner...Car mon corps était déjà emparé par de faibles sanglots.

-Tetsu... j'ai le droit de t'aimer...

Je ne pouvais plus me retenir. Mes larmes se mêlèrent aux flocons.

-Rappelle-moi... ! Pleurai-je.

Les plaintes de mon cœur, semblaient étouffer ma voix, que je n'arrivai même plus à entendre. J'attendis.

-Rap-p...-moi...

Je n'arrivai plus à contrôler mes sanglots. C'était bien la première fois que je me laissai aller ainsi. Est-ce que...tout comme mes parents, cet être que je chérissais tant allait m'abandonner ? Tetsu me trouvait-il sans intérêts ? « Bien sûr que non... »

J'attendis encore une heure et demi sous la neige, à ne rien faire d'autre qu'espérer.

« Il avait de la considération pour moi... je le savais. Mais... »

Le téléphone ne sonna jamais.

« Je n'aurai rien de plus. »

Tetsuya:

Je courus. Aussi vite que je pus. J'avais retiré la batterie de mon portable, et avait enfoui le tout dans mes poches, décidé à ne plus rien toucher. Je glissai de nouveau, mais cette fois-ci je finis allongé sur les dalles. Ce que ce chemin pouvait-être horriblement long...

-Kagami-kun...

Je me relevai.

-Kagami-kun !

Mon genou droit me fit mal, mais je me remis à trottiner pour rejoindre mon ami. J'avais besoin de ses yeux...j'avais besoin de son regard brûlant, posé sur moi. Je voulais tout oublier. Tout ce que j'avais pus ressentir lors de ce dernier appel. Je voulais oublier les plaintes d'Aomine-kun. Ne plus rien penser à propos de lui. Alors je courrai. Les Torri défilèrent autour de moi, des gens qui m'avaient dépassé plus tôt se trouvèrent de nouveau derrière moi. Manquant de souffle, ma gorge commençait à me brûler. S'en m'en rendre compte, je continuai de prononcer le nom de mon ami. « Je veux le voir ».

Peut importe où...

« Je veux l'aimer ».

Peu importe pourquoi...

« Je veux lui dire... »

J'apercevais enfin les marches qui me mèneraient au temple. Les gravissant en titubant légèrement. Ma gorge douloureuse, déploya une dernière fois ma voix avec plus de puissance, lorsque je vis la silhouette de Kagami se tourner peu à peu vers moi, m'accueillant avec un sourire.

-Taiga !

Terminant ma course, droit contre lui. Je le fis reculer de quelques pas sous ma force et sa surprise.

-K-Kuroko ?! Paniquait-il, en me prenant maladroitement dans ses bras. I-il s'est passé quelque chose ? Balbutia t-il, ne comprenant pas mon état actuel.

Son blouson entrouvert sur son pull. Je vins nicher mon visage à l'intérieur, humant son parfum et me délectant de sa chaleur. Je repris mon calme, lâchant un soupir qui nous fit frissonner tous les deux. Il se détendit, et vint placer ses bras autour de moi, en me serrant fort. Je le sentis sourire sur le haut de ma tête.

Nous étions si biens... Le feu d'artifice commença, faisant briller le ciel sombre au dessus de nos têtes. Mais ni l'un ni l'autre ne relevait la sienne pour voir le spectacle. Je sentais de nouveau la chaleur envahir mon corps. Mes articulations me faisaient moins souffrir. Ma gorge, si, en revanche. Mais j'étais bien...

« Je ne veux pas le quitter... »

-Je t'aime... murmurai-je sereinement.

« J'aime être près de lui ... »

-Kuroko...soufflait-il dans mes cheveux.

Il s'écarta un peu, avant de plonger son regard brûlant d'envies dans le mien, qui se faisait tendre et amoureux. Ses yeux me firent trembler. Il me désirait encore... Je devais le faire. Pour lui. Je fermai les yeux et attendait que la suite arrive, nerveusement.

Taiga :

L'idiot. S'il n'était pas encore prêt, je ne pouvais pas le forcer. C'était dur, mais même pour un simple baiser je devrais me faire patient. Mais son expression était si mignonne. Amusante aussi. Je me moquai bien de lui, intérieurement. Les sourcils froncés par l'incertitude. Ses lèvres crispées. C'était très comique. Je me penchai pour déposer un long baiser sur son front. Il tressaillit, rouvrant les yeux avec incompréhension.

-Les toilettes c'est là-bas, lui fis-je d'un sourire moqueur.

Il rougit intensément, comprenant que je parlai de son expression.

-A-Abruti !

-Ahah ! Désolé, mais t'avais vraiment une tête de constipé. Je tournai le visage, étouffant mes ricanements dans ma manche.

Il m'affichait un moue boudeuse, me fusillant du regard. Ses pommettes rosées de honte, ne le rendirent pas crédible pour un sou. J'embrassai de nouveau son front, puis ses mains se glissèrent sous mon blouson. Je pouvais sentir le froid à travers mon pull, tellement ses mains étaient fraîches.

-Tu veux rentrer ? Lui demandai-je.

Il avait fermé les yeux, et câlinait mon torse avec son visage. Je rougis doucement. Mon cœur s'accélérait un peu, mes pulsions essayant de reprendre le dessus. Mais je me contrôlai. Baillant, je sentis la fatigue m'alourdir les paupières, cette longue promenade nous avait mis tous les deux K.O.

-Nos senpais ont trouvé Izuki. Il était déjà au temple avec sa donzelle. Ris-je.

-Ahah, il a réussi à l'aborder alors ?

-Si tu avais vu le palot qu'elle était en train de lui rouler... Lui annonçai-je alors, en repensant à la tête d'Izuki à ce moment là. Je repris dans un petit rire : Ça me rappelle quand Alex avait ses petits caprices et qu'elle se jetait sur moi !

Je compris ma gaffe un peu tard. Kuroko s'était déjà écarté, en fixant le sol. Ne voulant pas qu'il se sépare trop de moi, je lui agrippai doucement les bras en le secouant gentiment vers moi.

-Hé... C'est fini tout ça, elle est retournée en Amérique. Et puis même, tu sais bien que ce sont tes lèvres qui me font envie en ce moment...

Il posait son regard désolé sur moi. Je me pinçai les lèvres avant de reprendre :

-On va prendre tout notre temps...Tetsuya.

Mon ami m'adressa un doux sourire, puis vint câliner son nez contre le mien. Si j'avais été un chat, j'aurai ronronner comme un fou. C'était tellement agréable. Sa peau était tellement douce... Je frissonnai.

« Notre temps...hein ».

Il ne restait plus qu'à savoir jusqu'à quand, et jusqu'à où, mes limites allaient me tenir tranquille.

Satsuki :

Une truffe humide me chatouillant le cou vint me réveiller. Je souris, comprenant que le chien de Tetsu-kun avait quitté son sommeil depuis un moment. J'ouvris un œil pour le regarder, puis fis semblant de me rendormir. Le chien aboya une fois, en s'appuyant sur ses pattes avant. Il lâchait des petites plaintes, faisant le tour de ma tête pour me faire réagir. Sa voix était trop mignonne ! J'arrêtai mon petit jeu, quand je me rendis compte que je venais de faire peur au chiot, qui s'inquiétait pour moi. Je le pris dans mes bras pour faire cesser ses plaintes.

-Oh, bah alors mon p'tit bout. J'suis désolé, je ne voulais pas te faire peur...

Il me fit la fête, me léchant le visage avec affection.

-Ma peluche... Souris-je en lui grattant l'arrière de la tête.

Sortant de mon lit, Nigo me tournait autour en faisant des petits bons. Si seulement son maître pouvait me tourner autour comme ça. « Tetsu-kun rentre ce soir... » pensai-je, en effaçant mes pensées négatives d'un hochement de tête. Arrivée dans la cuisine, mon père me salua d'une caresse sur ma tête en me souriant. Ma mère m'embrassa, en prenant le chien dans ses bras.

-Je lui ai déposé une gamelle de croquettes sur le comptoir. Elle posa l'animal sur le plan de travail, ce dernier se jetant sur sa nourriture.

-Je veux ce chien... me plain-je d'un ai blasé sur mon petit déjeuner.

-Tu veux le maître, et maintenant le chien ! T'es bien comme ta maman ! Se moquait mon père, faisant rougir ma mère.

-Vas-tu te taire !

-Ahaha !

Il prit ma génitrice par la taille, pour embrasser sa joue. Je souris. Les voir tous les deux, si tendres l'un envers l'autre me donnait envie de trouver un peu de bonheur moi aussi. Personne ne me prenait au sérieux, lorsque je clamais haut et fort que j'aimais Tetsu-kun. Et pourtant, il n'y avait rien de plus véritable en moi. Mes sourires pour n'inquiéter personne n'étaient rien d'autre que des façades. Mes rires pour amuser mes amis, n'étaient que les échos de mon cœur qui souffrait de sa solitude...

Me remémorant mon rendez-vous à la patinoire avec mon ami, je soupirai en pensant à son chaleureux sourire...

« J'ai tellement hâte de te retrouver Tetsu-kun... »

Taiga :

Les pans de mon kimono étaient très largement ouverts. Mais je n'avais pas froid. Car un petit être au cœur palpitant paisiblement dans sa poitrine, était collé contre moi, encore assoupi. A travers la translucidité du papier de riz sur les portes. Je pouvais voir que le soleil était levé. Mais le visage serein de mon petit ami m'intéressait beaucoup plus... Il avait cherché la chaleur de mon corps, presque toute la nuit. Il a beaucoup gigoté aussi. Repensant à sa panique d'hier soir, en sortant du chemin de Torii, je me dis alors, que sa nuit agitée pouvait être expliqué parce qu'il avait bien pu se passer la veille. Mais maintenant, pour savoir quoi, ça allait être une autre paire de manche. Cependant je préférai penser à autre chose. Le fait d'avoir sentis ses mains frotter ma peau toute la nuit, m'avait rendu... un peu trop mal à l'aise. Ma peau frissonnait toujours. Si je voulais me montrer patient avec mon ami, je devais éviter de passer trop de nuit avec lui. Sinon mes limites risqueraient de bien vite céder.

-Comment je vais faire, moi ? Hein, Tetsuya...

Je caressai son visage d'une main, dégageant son front de ses mèches qui cachaient ses yeux clos. Je penchai vers ce corps, frêle et sans défenses... Je vins glisser mon autre main sous son kimono, caressant son ventre que je mis à nu. Les grains de sa peau étaient si lisses et doux. Elle était si pâle et désirée par mes lèvres qui frémissaient d'envie, de se perdre dessus. Je voulais goûter cette peau...

-Tetsuya...

Je me rapprochai un peu plus. Entrouvrant mes lèvres.

-...ne te réveille pas...

Encore un peu et j'allais savoir...

« Non ! »

D'un geste, je m'étalai sur le dos en cachant mon visage d'une main. « Je dois attendre... » Qu'est ce qui ne tournait pas rond chez moi ?! Profiter de lui pendant son sommeil, j'allais agir comme le pire des enfoirés... Fixant le plafond, et entendant Tetsuya se réveiller, je me dis alors que notre relation n'allait peut-être pas être si facile que ça.

A suivre...